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ORLY (AP) - Deux cent trente-cinq passagers de la compagnie charter tunisienne Karthago ont passé la nuit de mercredi à jeudi dans des hôtels de l’aéroport parisien d’Orly après avoir refusé d’embarquer à bord d’un Airbus A300 affrété par la compagnie.
Les passagers doivent s’envoler jeudi à 18h30 et 18h40 à bord de deux Boeing 737 de Karthago pour leur destination initiale, Djerba en Tunisie, a-t-on appris auprès du tour-opérateur Promovacances, qui organise le séjour.
"Nous avons gracieusement affrété deux avions qui partent cet après-midi", a expliqué par téléphone à l’Associated Press Sofiane, un responsable du service ventes de Promovacances ne souhaitant communiqué que son prénom. "Ce sont deux avions que nous avons sortis de notre chapeau à nos frais".
Par ailleurs, plusieurs des passagers ont occupé jeudi midi une agence Promovacances dans le Xe arrondissement de Paris pour être remboursés. Selon le responsable du service ventes, "une douzaine de personnes qui ne veulent plus partir et qui souhaitent être remboursées" ont occupé les lieux "pendant une demi-heure".
Mercredi soir, l’A300 a décollé à destination de Djerba mais a fait rapidement demi-tour pour une vérification technique. Les passagers ont alors refusé de remonter dans l’appareil, constatant en outre qu’il s’agissait d’un avion affrété par Karthago à la compagnie turque Fly Air.
"On devait décoller à 20h20. On a dû décoller vers 21h45", a expliqué Anaïs Savoyen, une passagère du vol, par téléphone sur LCI. "On a eu quelques coupures de courant et ensuite le pilote nous a dit qu’on avait un problème technique, qu’on avait perdu une génératrice et que légalement il n’avait pas le droit de voler mais que ça n’était pas grave".
"C’était le silence dans l’avion, les gens avaient un peu peur", a-t-elle poursuivi. "Un monsieur tunisien assez âgé s’est mis à faire la prière super fort dans l’avion et puis on a ratterri".
Les 235 passagers ont donc passé la nuit à Orly, hébergés par la compagnie Karthago dans des hôtels de la plate-forme. AP |