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Au nom de Dieu seul
Je me suis rendue le 22 septembre 2005 à la prison de Borj Er Roumi pour y rendre visite à mon mari Mohammed Habib Ayachi, prisonnier politique condamné dans le cadre de l’affaire du mouvement de la Nahdha par le tribunal militaire de Bab Saadoun en 1992 à vingt ans d’emprisonnement dont il a déjà purgé quinze dans des conditions très pénibles.
J’ai remarqué que mon mari paraissait épuisé et accablé. Il m’en a expliqué la raison et m’a dit qu’il avait commencé une grève de la faim illimitée pour qu’on lui rende sa liberté.
Mon mari a passé quinze années ballotté entre les différentes prisons de la Tunisie, détenu dans des conditions très éprouvantes après avoir été gardé à vue dans des conditions inhumaines, ce qui a altéré sa santé et a engendré diverses maladies chroniques.
Il est père de deux enfants qu’il a laissés en bas âge (Mohammed Amine, un an -Motassambillahi, quatorze jours). Il a également laissé une épouse sans soutien et deux parents exténués par la maladie et la tristesse d’avoir perdu leur fils aîné.
Afifa Bouziri
Tunis, le 26 septembre 2005
(source : Tunisnews du 27 septembre 2005)
(traduction ni revue ni corrigée par l’auteure de la version en arabe, LT) |