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« Internautes de Zarzis » : Térésa Quinta organise un concert à Paris pour la libération d’Omar
Elle dit qu’il est menacé
Correspondante à Paris
Aujourd’hui aura lieu à Paris un concert organisé par une mère portugaise pour faire libérer son fils et les autres « Internautes de Zarzis », emprisonnés en Tunisie depuis 2003. On allègue qu’ils auraient incité à des actions terroristes par le moyen d’Internet.
« Mon fils, Omar Chlendi, qui a aujourd’hui 23 ans, a été torturé ; même son visage n’a pas été épargné. Ils lui ont fait des injections dans les pieds, il a été gravement blessé. Il dort à même le sol, s’assied sur un seau, n’a pas d’eau pour se laver, et l’eau potable est rationnée. Il y a un an que j’attends des autorités tunisiennes qu’elles délivrent une autorisation pour qu’il subisse une intervention chirurgicale au genou » déclare au JN Térésa Quinta Chopin, 46 ans, résidente en France depuis 36 ans.
Depuis que son fils a été emprisonné en Tunisie, le 8 février 2003, « pour avoir discuté avec ses amis, sur le Net, amis qui étaient en Allemagne, en France, en Suède » Térésa partage son temps entre la maison de retraite où elle travaille et l’organisation d’initiatives et de conférences en Europe, avec le soutien d’institutions humanitaires et d’ONG.
D’après Térésa, « les familles des cinq jeunes et de leur professeur ne peuvent parler ouvertement de l’affaire car elles subissent des menaces », « c’est la vie de nos enfants qui est en jeu, je connais ces familles, quand elles se rencontrent, elles sont toujours surveillées par un envoyé du gouvernement, ainsi que mon ex-mari qui n’a que le droit de lui apporter des fruits et des légumes une fois par semaine, j’ai même reçu des menaces verbales lors d’une conférence : « vous feriez mieux de parler d’autre chose », raconte-t-elle. Les visites à son fils à la prison de Borj El Amri sont conditionnées par sa qualité d’étrangère. Elle y a eu droit grâce à l’appui du gouvernement français qui lui a obtenu, via son consulat en Tunisie, un permis de visite.
Térésa rétorque que « ce n’est pas une question politique, mais humanitaire ». Elle sait qu’elle gêne le gouvernement mais poursuit son inlassable combat, car elle ne peut « laisser un pays torturer des êtres humains ». Parmi ces jeunes, « un seul n’a pas été torturé, car il avait la double nationalité, allemande et tunisienne ».
(Source : Jornal de noticias, 17 février 2006)
(traduction ni revue ni corrigée par l’auteure de la version en portugais, LT) |