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21-02-2006
Encore des soutiens pour les internautes de Zarzis

La Présidente de la Sous-commission aux droits de l’homme et députée au Parlement européen, Hélène Flautre, a envoyé hier à la Portugaise Térésa Quintas Chopin un message d’incitation à la mobilisation pour la libération de son fils, Omar Chlendi, et des autres internautes de Zarzis. « Les condamnations des jeunes pour utilisation d’Internet à des fins d’activités terroristes obtenues sans preuves sont absolument insupportables. Elle symbolisent tristement le caractère liberticide et autoritaire du régime tunisien », peut-on lire dans le document envoyé par Hélène Flautre. L’affaire remonte à 2003, après la promulgation de la loi antiterroriste en Tunisie, quand Omar Chlendi, six de ses amis et un professeur, ont été accusés d’inciter à des actes de terrorisme par le biais d’Internet. Cinq ont été emprisonnés en Tunisie et deux qui vivaient en Suède et en France sont en liberté. Ayoub Sfaxi, réfugié politique, exerçant comme agent de sécurité dans une entreprise privée en France, et Tahar Guemir, étudiant en informatique en Suède, ont affirmé au JN, lors de concert de solidarité avec les « internautes de Zarzis » (www.zarzis.org) à Paris, qu’ils avaient seulement discuté de sujets ordinaires, entre amis, « relatifs à la vie de chacun ». Après avoir appris l’arrestation de ses amis en Tunisie, Sfaxi a effectué une recherche de son nom sur Internet. Il a alors découvert qu’il était condamné à une peine de 19 ans et 3 mois dans son pays d’origine. Tahar Guemir a fait de même, mais n’a pas trouvé son nom. Il sera surpris d’apprendre qu’il avait fait l’objet d’une accusation correspondant à une peine de 26 ans et 3 mois. Tous les deux disent avoir gardé quelques copies des échanges avec leurs amis et espèrent qu’elles pourront constituer des preuves de leur innocence.

(Source : Jornal de Noticias, 19 février 2006)

(traduction ni revue ni corrigée par l’auteure de la version portugaise



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