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Tunisie :
Répression sauvage contre
la
mobilisation pour la liberté de réunion
Paris,
le 25 février
2006
Plusieurs
centaines de jeunes, de
militants politiques, associatifs et syndicalistes se sont déplacés
hier
après-midi pour un rassemblement au siège du FDTL à Tunis. Ils
répondaient à
l’appel lancé par le collectif 18 octobre pour les droits et les
libertés en
Tunisie.
Un
énorme dispositif policier a été
déployé aux alentours de la rue d’Angleterre, où se situe le lieu du
rassemblement, empêchant toute personne d’y accéder. Les groupes qui
ont pu se
constituer dans les rues avoisinantes ont été refoulés par la police et
plusieurs militants ont été sauvagement tabassés. Ainsi, Mohamed Mzem,
syndicaliste étudiant, a été blessé à la tête ce qui a nécessité deux
points de
sutures ; Abdallah Garram, syndicaliste, s’est retrouvé avec une
blessure à la
main ; Abdelhamid Sghaïer, étudiant, et Ahmed Khaskhousi,
universitaire, ont
aussi été agressés ; Néjib Chebbi, Hamma Hammami et Ayachi Hammami ont
été
brutalement bousculés par la police.
Nabil
Yahyaoui, Samir Taâmallah, Mounir
Flah, Walid Azzouzi ont été battus et arrêtés avant d’être relâchés
quelques
heures plus tard. Les avocats Khaled Krichi, Fayçel Jadlaoui et Adel
Mbarki,
ont été détenus pendant plus de deux heures.
Plusieurs
militants venant de
différentes régions du pays ont été empêchés d’arriver à Tunis, c’est
le cas de
Anouar Kousri qui arrivait de Bizerte, de huit militants qui venaient
de
Kairouan, de Néjib Hosni et d’autres militants qui ont été bloqués au
niveau de
Borj El Amri. L’avocat Hédi Mannai a été brutalisé et bloqué au niveau
de
Sidjoumi aux environs de la capitale et Abderahmane Hédhili n’a pas pu
quitter
la ville de Monastir.
Le
rassemblement d’hier s’inscrivait
dans le cadre de la campagne lancée par le collectif 18 octobre pour
exiger la
liberté de réunion en Tunisie. Depuis quelques mois, l’acharnement
de la
dictature s’est accentué, empêchant systématiquement toute action
indépendante.
Les activités du collectif 18 octobre ont toutes été interdites par la
police
politique, et ce depuis sa création ; Les manifestations et les
réunions
organisées par les associations et les partis indépendants, y compris
ceux qui
sont légalement reconnus, ont également subi le même sort. Nous venons
d’apprendre
ce matin que le procès contre la ligue tunisienne pour la défense des
droits de
l’homme a été renvoyé au 6 mai prochain, ce qui signifie la poursuite
de
l’interdiction des activités de la LTDH et de l’ensemble de ses
sections
locales.
Le
collectif du 18 octobre à Paris qui
s’associe à cette campagne tient à réaffirmer sa solidarité avec les
tunisiennes et les tunisiens qui se battent avec courage et
détermination pour
arracher leurs droits et mettre un terme à la dictature. Il appelle les
démocrates du monde entier à soutenir cette lutte.
Collectif
18 octobre à Paris
Pour les droits et les
libertés en Tunisie
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Comité de coordination du Collectif 18 octobre à Paris
Pour les droits et les libertés en Tunisie |