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13-09-2004
Les autorités tunisiennes privent Abdallah Zouari de ses droits civiques élémentaires

Conseil National pour les Libertés en Tunisie
Tunis, le 13 septembre 2004

Communiqué

Les autorités tunisiennes privent Abdallah Zouari de ses droits civiques élémentaires

Le journaliste emprisonné Abdallah Zouari a été libéré vendredi 10 septembre 2004 après avoir purgé une peine prononcée par la Cour d’Appel de Médenine le condamnant à treize mois d’emprisonnement.

Il avait été arrêté le 29 août 2003 et accusé d’avoir enfreint la législation sur le contrôle administratif. C’est le deuxième jugement prononcé à son encontre après avoir passé onze ans derrière les barreaux. En effet, il était retourné en prison en juillet 2002 et avait été condamné à huit mois d’emprisonnement pour infraction à la loi sur le contrôle administratif. Il avait ensuite bénéficié d’une libération conditionnelle. Mais dès les premiers pas à l’extérieur de la prison, la main de fer policière s’était abattue sur Abdallah Zouari : son domicile de Zarzis avait été assiégé sans discontinuer par une voiture banalisée et une motocyclette. Le harcèlement s’était étendu à sa famille qui vit à El Mourouj 5 près de Tunis. Le 10 septembre, son épouse avait été soumise à un interrogatoire, portant notamment sur le propriétaire de son logement et sur les aides qu’elles aurait reçues pour le louer. Puis le lieu avait fait l’objet de la surveillance policière.
Madame M’barka Ben Hamed, épouse d’Abdallah Zouari, réside avec ses enfants Khaoula, Intissar, Taher et Aymen, à El Mourouj 5 tandis qu’Abdallah Zouari était, lui, assigné à résidence à Zarzis lors de sa libération en juin 2002.

Il a été informé cette fois-ci qu’il ne pouvait quitter la ville de Zarzis sans en demander l’autorisation au préalable, ce qu’il refuse pour l’avoir déjà fait et n’avoir pas reçu de réponse.

Le CNLT rappelle que tout individu a le droit de circuler librement à l’intérieur du territoire et d’y fixer librement son lieu de résidence (article 12 du Pacte relatif aux Droits civiques et politiques, article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, article 10 de la constitution tunisienne)

Le CNLT exige des autorités tunisiennes qu’elles cessent les persécutions sécuritaires contre Abdallah Zouari et sa famille et lui octroient son droit plein et entier à circuler et à choisir son lieu de résidence ainsi que le stipule la loi.

Pour le Conseil
La Porte Parole Officielle
Sihem Ben Sédrine

(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)

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