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23 août 2002 - La FIJ a accusé aujourd’hui la Tunisie "d’abus flagrant" des droits de l’Homme en renvoyant en prison un journaliste qui avait déjà été condamné à 11 ans de prison par le passé. Le journaliste, Addallah Zouari, a été condamné cette fois à 8 mois de prison. Le procès et la condamnation ont eu lieu plut tôt ce matin, après l’arrestation et la déportation qui a eu lieu le 19 août.
M. Zouari, journaliste du quotidien Al-Fajr, a déjà été emprisonné pour avoir exprimé ses opinions. Il a été emprisonné en même temps que le directeur du journal, Hamadi Jebali, au début des années 1990. Il a été relâché récemment mais la police l’a arrêté à son domicile de Tunis lundi dernier, pour être déporté au sud du pays, suivant les ordres du ministère de l’Intérieur en juillet. Cependant, des sources indiquent que Zouari n’a pas été emmené dans le sud pour être libre, mais placé à la prison de Harboub près de Gabès où il a été emprisonné.
"Ceci est une violation flagrante des droits de l’Homme," a dit Aidan White, Secrétaire Général de la FIJ, "Il s’agit d’un acte de représailles honteux et revanchard de la part d’un régime intolérant qui n’a virtuellement aucun respect pour la démocratie."
La FIJ a reçu des rapports réguliers sur les atteintes aux droits des journalistes en Tunisie et déclare que le cas de M. Zouari montre que la situation ne fait qu’empirer. " Nous exigeons qu’il soit relâché et qu’il soit libre de vivre avec sa famille ", a déclaré M. White.
La FIJ a appelé l’Association des Journalistes Tunisiens et les organisations des droits de l’Homme à défendre ce dossier. |