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Le 22 septembre étaient interpellés à Tunis et mis sous les verrous Jalel Ben Brik et son frère Nejib. L’un est militant politique (trotkyste), l’autre syndicaliste. Mais le chef d’inculpation, lui, relève du droit commun : "possession d’arme blanche", semble-t-il. En réalité, Jalel et Nejib ne sont autres que les frères du journaliste et écrivain TaoufiK Ben Brik, connu lui aussi pour son opposition à M. Ben Ali, président (à vie) de Tunisie.
Rappelons que Taoufik Ben Brik avait annoncé au printemps dernier son intention de se présenter à l’élection présidentielle du 24 octobre prochain et que ses deux frères précisément le soutenaient dans cette démarche... Un crime de lèse-majesté aux yeux du régime tunisien. Cette élection-mascarade sera le quatrième mandat d’affilée du général Zine Abidine Ben Ali (seuls trois comparses se présentent à ses côtés et appelleront à voter pour lui quelques jours avant le scrutin !). La presse tunisienne bien sûr n’évoque pas ces arrestations arbitraires, et la mobilisation des militants des droits de l’homme en Tunisie n’est pas encore très forte.
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