Incroyable mais vrai !!!

Marzouki entrain de relire Machiavelli

Le RCD, et je ne parle pas de la république du Congo démocratique mais des destouriens, n'a pas trouvé mieux pour décourager notre Docteur Marzouki que d'envoyer une bande de gamins innocents sur ces traces afin de l'insulter en plein jour et devant une foule de passants qui croyait que c'était le fou du village !!! mais le plus invraisemble c'est que notre cher professeur était accompagné en ce moment là de ses 7 gorilles de la police politique, qui étaient bien sur fous de joie comme des gamins !!! et attendaient avec impatience une réaction de Moncef Marzouki pour l'arrêter. Rappel pour ceux qui ont oublié, la Tunisie de ZABA a ratifié toutes les traités concernant la protection de l'enfance, contre l'exploitation et les mauvais traitements mais le RCD n'a pas été avisé. Le docteur et comme d'habitude a gardé un calme olympien. Morale de l'histoire un professeur doit toujours donner des leçons même s'il est licencié et quand le poête arabe disait "les professeurs sont presque des prophétes" il pensait surement à Jesus au moment de sa crucification !.

 
Moncef Marzouki : Verdict reporté

Le docteur Moncef Marzouki

Le verdict en appel dans l'affaire de l'opposant tunisien Moncef Marzouki, condamné en décembre dernier à un an de prison, a été reporté au 29 septembre prochain pour ''prolongation de délibération'', a-t-on appris samedi auprès de son avocat Me Néjib Hosni. La cour d'appel de Tunis avait initialement fixé le verdict au 7 juillet. Membre fondateur du Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu), Moncef Marzouki avait écopé en première instance d'un an d'emprisonnement pour ''appartenance à une association illégale'' et ''diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l'ordre public''. Professeur de médecine à la faculté de Sousse (135km au sud-est de Tunis), cet ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme avait été licencié de son emploi en juillet dernier pour ''abandon de poste'', selon le motif invoqué alors par les autorités.

Tunis, samedi 7 juillet 2001 .
Message de remerciement de Sadri Khiari

Il y a déjà plus d’une semaine que j’ai arrêté la grève de la faim que j’avais entamée le 14 juin pour défendre mon droit de voyager librement. Les témoignages de solidarité continuent d’affluer ainsi que les propositions d’action. Tout cela m’encourage, incontestablement, à ne pas renoncer à revendiquer mes droits. J’exige que le juge d’instruction lève l’interdiction de quitter le territoire et que soient annulées – purement et simplement – les poursuites judiciaires à mon encontre relatives à des affaires montées de toutes pièces pour donner un semblant de légalité à la décision du juge de m’interdire de voyager. Je rappelle également que la police des frontières de l’aéroport de Tunis-Carthage m’a confisqué arbitrairement une disquette contenant des documents en rapport avec la thèse que je dois soutenir à Paris. Cela s’est déroulé le 19 juin lorsque j’ai voulu embarquer pour la France. J’exige la restitution de cette disquette. Big brother. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le signaler, l’appartement situé sur le même palier que le mien est depuis plusieurs mois occupé par la police. On peut dire que la surveillance rapprochée, dont je suis l’objet comme tant d’autres militants en Tunisie, se rapproche de plus en plus et je ne serais pas étonné que la police finisse par s’installer à demeure chez moi. Chaque défenseur des droits humains pourrait d’ailleurs se voir contraint à concéder une pièce de sa maison à un « commissariat d’appartement » et une autre à une cellule du RCD. Ainsi, le dispositif qui interdit toute vie réellement privée (écoute téléphonique, contrôle du courrier et des emails, surveillance et filatures, peut-être micros..) serait excellemment complété. Alors que j’exprimais mon étonnement à un policier en civil qui m’interpellait par mon prénom, je me suis vu répondre : « toi, tu ne me connais pas mais, moi, je te connais par cœur ! »Remerciements. Je voudrais pour conclure remercier toutes les personnes qui m’ont apporté leur soutien durant ces dernières semaines et en particulier les centaines de personnes qui m’ont rendu visite : les responsables et militants du CNLT, de la LTDH, du RAID, de l’ATFD, de l’ATJA, du Comité de soutien à H. Hammami, du Comité pour K. Jendoubi ainsi que l’équipe de Kaws el Karama. Je remercie également les nombreux syndicalistes qui sont venus m’exprimer leur solidarité : les représentants du Conseil des cadres du syndicat de l’enseignement supérieur, Néji Gharbi, le secrétaire général du syndicat des professeurs et maître de conférence, Jilani Hamammi, ancien secrétaire général de la fédération des PTT et le nouveau secrétaire général Mahmoud Chatti. Je remercie tout particulièrement Ilhem Marzouki, Ahmed Maaroufi, Larbi Chouikha qui ont notamment impulsé la création d’un Comité de parrainage international et, bien sur, encore une fois, mon médecin, membre du comité de liaison du CNLT, Tahar Mestiri. Je n’oublie pas Georges Adda, membre du Raid et, depuis hier, président du comité de soutien à Sihem Ben Sedrine, Moncef Marzouki et Mohamed Moadda. A l’étranger, je remercie naturellement mon amie et camarade Olfa Lamloum qui a été la cheville ouvrière de tout le travail de solidarité, ainsi que Vincent Geisser et Chokri Hamrouni en France, Zouhir Latif en Grande Bretagne, Jemal Jani au Canada, Dominique Houyoux (et ses éléves) en Belgique, Dina Heshmat en Egypte et Claudio Jampaglia en Italie. Je remercie Attac-Maroc, Attac-Italie, Attac-Québec et Attac France pour leur solidarité active et, en particulier, Jean Luc Cipière et mes amis d’Attac-Rhone. Ma gratitude va également au syndicat Sud-PTT, à Amnistie Internationale, à Human Rigth Watch, au CSLCPT, au Comité de défense des prisonniers politiques en Tunisie basé à Paris, aux sites Naros et Tunisienews ainsi qu’à la chaîne El Mustakilah qui ont relayé l’information. Je remercie vivement les membres de la délégation venus m’apporter leur soutien à l’occasion de la conférence de presse que j’ai donné le 30 juin à mon domicile : les eurodéputés Hélène Flautre et Roselyne Vachetta, le sénateur italien Tommaso Sodana, le président d’Attac-Maroc, Mohamed Lazizi, Kaddour Chouicha, coordinateur national adjoint du Conseil national de l’enseignement supérieur (Algérie), Jean Paul Lainé, membre du BE du SNESup chargé des relations extérieures (France), Jean Luc Cipière et Paul Renty pour Attac France et Jean Paul Garagnon pour le réseau méditerranéen MedBadil. J’en oublie très certainement, qu’ils ne m’en veuillent pas. D’autres aussi, par crainte de représailles toujours possibles, n’aimeraient pas être cités ; je tiens à leur exprimer toute ma reconnaissance ainsi que ces milliers d’anonymes qui ont envoyé des courriers aux autorités tunisiennes.
Sadri Khiari Tunis, dimanche 8 juillet 2001
La maison d'édition "ALOES" n'est pas orpheline !!!

Une réunion publique d'information et de débat sur le procès et le droit de RAID (Attac-Tunisie) d'exister légalement a été organisée le 7 juillet 2001 au local d'ALOES à Tunis. La réunion qui a été organisée par le comité de coordination de RAID, a été présidé par Fathi CHAMKHI (porte parole de l'association) et par Georges ADDA, membre fondateur de RAID. Etaient notamment présents à cette réunion Mohamed CHOURABI et Iheb EL HENI, ainsi que les députés européens, Harlem Désir (PSE, France) et Olivier Dupuis (radical Italie), et David CARRETTA (journaliste à Radio Radicale - Italie). Etaient aussi présents : Nizar AMAMI, Sami SOUIHLI, Sadri KHIARI et Nabil AKACHA (membres du comité de coordination de RAID), et Ali Ben Salem (résistant et militant démocrate infatigable depuis l'époque coloniale, membre fondateur de RAID). Droits fondamentaux, solidarité active, résistance citoyenne, démocratie et développement durable étaient les thèmes centraux autour desquels s'est organisé un débat riche de plus de deux heures . Par ailleurs, la réunion a tenu à exprimer son soutien total et sa solidarité indéfectible avec les prisonniers d'opinion en Tunisie et notamment, Madame Sihème BEN SEDRINE, propriétaire d'ALOES, porte-parole du CNLT et membre de RAID. Les participants ont aussi exprimé leur solidarité avec Sadri KHIARI qui est toujours privé de son droit de quitter le territoire national et avec le Dr. Moncef MARZOUKI, ex-porte-parole du CNLT et membre de RAID, dont le jugement en appel a été renvoyé pour le 29 septembre prochain, au motif que " l'arrêt de première instance (de décembre 2000 ) n'a pas été joint au dossier" (sic).

Fathi CHAMKHI Porte-parole de RAID (Attac Tunisie) Tunis, samedi 7 juillet 2001