Une personne m'a envoyé cet e-mail trés interessant qui montre que le combat pour les droits de l'homme est un tout où toute discrimination est exclue, aussi les militants pour la liberté ne doivent pas utiliser les méthodes pratiquées par ZABA et la fin ne justifie pas les moyens ici, car notre référence à tous c'est la déclaration universelle des droits de l'homme ni plus ni moins. A vous maintenant le message incriminé et la reponse : Dans Tu...@y..., 52...@t... a écrit URGENT : Bonjour à tous, je viens d'apprendre à l'instant , selon des sources fiables , que les autorités penitencières en Tunisie ont procedé à des mesures suspectes envers les prisonniers politiques et d'opinion ; elle a placé les détenus de droit commun atteint de virus du SIDA dans les mêmes chambres de séjour des prinonniers politiques dans les grands prisons ( 9 avril de Tunis, Bourj Erroumi, El Mehdia ...), ce qui met leurs santés en danger de mort vue qu'il n'y a aucun moyen de protection de ces personnes fragilisés par de longues années d'emprisonnement : surpeuplement des chambres, manque des soins medicaux, mauvaise alimentation, état de stress continue... Le regime Tunisien n'hésite pas et est capable de commettre des crimes sans limites. C'est une tentative volontaire pour en finir avec les prisonniers et ce qui constitue en soi un crime contre l'humanité. Veuillez réagir vite, s'il vous plaît, pour éviter le pire et avant qu'il sera trop tard. Auteur : T.B.D. Fribourg le 7 juillet 2001 La réponse : Je rappelle que le virus du sida se transmet uniquement par le sperme ou par le sang. Vivre, côtoyer, embrasser, parler avec un malade du sida ne peut en aucun cas transmettre le virus. Il n'y a donc aucune « mise en danger de mort » du simple fait de partager sa cellule avec un malade du sida, quel que soit l'état de sa santé. Par contre, l'incarcération tue les malades du sida. L'enfermement est inhumain et dégradant, et de ce fait n'est pas compatible avec l'état de santé d'une personne atteinte de pathologie grave. Les détenus séropositifs ou malades du sida, qu'ils soient de droit commun ou incarcéré pour leur activité politique, ont aussi des droits. Aux militants des droits de l'homme en Tunisie ou ailleurs de se battre pour leur libération, pour en finir avec la honte, silence et l'ignorance autour de ce qu'ils vivent, et pour l'égalité des droits face à la maladie. Suis-je naïf d'espérer que peut-être la rencontre entre des militants politiques incarcérés et des détenus malades du sida provoquera, chez les militants des droits de l'homme, une prise de conscience de l'urgence de s'organiser, ici en France ou dans nos pays d'origine, pour survivre à cette épidémie? Pour en savoir plus: survivreausida P.S. Vous écrivez depuis la Suisse, je vous conseille donc vivement de vous informer des modes de transmission du virus du sida auprès de l'Office fédéral de la Santé Publique, tél. +41 31 322 8044. |
| Dimanche 8 juillet 2001 . |
Chargée de couvrir le procès de la militante des droits de l'homme tunisienne, Sihem Bensedrine (procès qui s'est ouvert jeudi matin au tribunal de Tunis ), notre consoeur Souhila Hammadi a été retenue pendant trois heures, mercredi soir, à l'aéroport de Tunis. Dès son arrivée à l'aéroport Tunis-Carthage, notre envoyée spéciale s'est vue (sans explication aucune )confisquer son passeport par un officier de la police des frontières en civil. Ce dernier lui intimera, non sans agressivité, l'ordre de s'asseoir et d'«attendre toute la nuit s'il le faut». Une demi-heure plus tard, à bout de patience et très éprouvée physiquement, notre cons¦ur commence par apostropher un policier en tenue qui, face à son insistance, lui rétorquera qu'elle n'a pas le droit de pénétrer sur le territoire tunisien. A vingt heures, Souhila Hammadi, qui a fini par joindre par téléphone portable la rédaction, se dirige vers un autre agent pour le tenir au courant des dispositions prises par les responsables du journal. La direction d'El Watan a en effet saisi, par écrit, le ministère algérien des Affaires étrangères l'informant de cette grave atteinte à la liberté de circulation d'une citoyenne algérienne, de surcroît en mission de travail. Entre-temps, l'ambassadeur de Tunisie à Alger téléphone au directeur du journal, pour lui proposer un deal : «Souhila peut être libérée dans un quart d'heure, mais n'écrivez plus sur la Tunisie, comme vous avez l'habitude de le faire.» Propos jugés irrecevables par le directeur (la discussion, telle qu'elle s'était engagée, ne pouvait durer ); la direction d'El Watan n'avait rien à négocier. Souhila Hammadi a été envoyée à Tunis pour couvrir le procès d'une collègue tunisienne, jetée en prison de manière arbitraire. Pendant ce temps, notre cons¦ur est à nouveau apostrophée par un autre agent qui lui demande de le suivre dans une autre zone cette fois et d'attendre le temps d'une réponse qui devait émaner de... ? Une fois de plus, soit à 22 h 15, notre cons¦ur se verra une fois de trop «escortée» vers un bureau. Et c'est là que des fonctionnaires ont exhibé les propres reportages, «incorrects vis-à-vis de la Tunisie», rédigés par la journaliste d'El Watan dans le cadre d'une mission de travail sur le régime Ben Ali qu'elle avait effectuée en octobre dernier. Alors que le site d'El Watan est, apprend-on, bloqué depuis au moins huit mois... L'officier finit par lui remettre son passeport non sans lui rétorquer : «Cette fois, c'est bon, mais fais attention !» Jeudi matin, Souhila Hammadi a eu la visite du premier conseiller de l'ambassade d'Algérie. Elle sera informée que son cas est pris en charge par les responsables consulaires et, en effet, elle a eu, hier, à rencontrer le consul d'Alger à Tunis. |
| N. R.-El Watan. Alger, samedi 7 juillet 2001 . |
TUNEZINE a lancé dimanche 8 juillet 2001 un appel à ses lecteurs afin de sortir de leur mutisme et participer à l'édification de la Tunisie plurielle, 3 heures plus tard Omar Khayam renait de ces cendres !!! Jugez vous mêmes ce que ZABA nous fait perdre avec son Etat-RCD : "J'ai été toujours fasciné par l'histoire extraordinaire des mots. Ils sont comme les humains nombreux, ils se comptent par millions, mais aucun ne ressemble à l'autre. Leur destin aussi est aussi tragique que celui des hommes. Il y a des mots qu'on arrête à la frontiére, des mots qu'on pourchasse dans la rue, qu'on met sur écoute. On a même vu, à l'automne 1999, des mots qu'on achéte par milliers et qu'on brule vivants. Consolons-nous avec les paroles de Sigmund Freud " C'est déja un progrés pour la civilization, avant on brulait les auteurs, maintenant on brule les livres!" L'année derniére on a même tiré à bout portant sur des mots. Heureusement l'attentat a echoué et les mots sont encore vivants. En août 1999 on casse les bras a des mots, mais leurs blessures n'ont fait qu'augmeter leur résistance physique au point que, l'année suivante, ils ont fait la grêve de la faim! Les mots ont maigri, perdu du poids mais, fait extraordinaire, plus ils maigrisssent et plus ils font peur! Et encore cette autre histoire des mots qui tombent du ciel et qu'on ne peut saisir ni detruire. En regagnant la terre, ils acquierent un pouvoir explosif inoui, ils font trembler des palais. Et puis il y ces mots qui puent, ces mots-cadavres qui n'attendent qu'une humble sépulture. Et on se demande encore pourquoi certaines rédactions sentent le cadavre, le pourri! On se bouche le nez dés qu'on y penetre. Ayez pitié de ces mots, je suis pret a creuser avec vous leur tombeaux. Enfin, il y a ces mots qui émigrent clandestinement en Europe, par milliers chaque jour, pour n'y rester que quelques heures, puis qui "brulent" pour... le sud de la Mediterannée! Ces mots sont têtus, irrationels, inconscients. A-t-on jamais vu des hommes "bruler" pour le Sud ?". |
| Message posté sur notre forum par Omar Khayyam. Dimanche 08 Juillet 2001 |
Attac Maroc était présente lors de la conférence de presse tenue le samedi 30 juin à Tunis au siège du RAID par le militant Sadri Khiari. Attac Maroc était présente lors du premier congrès du RAID qui sest tenu à Tunis le dimanche 1° juillet 2001. Attac Maroc a pu saluer sur place le courage et la ténacité des militants qui oeuvrent pour le respect des libertés démocratiques. Attac Maroc a pu constater sur place le sérieux et le degré de motivation avec lesquels les militants du RAID travaillent à la défense des citoyens et de leurs droits politiques, économiques et sociaux. Aussi Attac Maroc exprime son indignation à lannonce du procès intenté aux militants et dirigeants du RAID Fathi Chamkhi, Mohamed Chourabi et Iheb El Heni, pour le simple fait duser de leur droit constitutionnel à créer une association et en tenir un congrès. Attac Maroc réitère son soutien à Sadri Khiari et à tous les tunisiens privés de leurs droit à la libre circulation. Attac Maroc se joint à lensemble des forces démocratiques qui, en Tunisie et dans le monde entier, sinsurgent contre les violations répétées du droit de la personne humaine perpétrées par le régime tunisien. Comme elles, elle réclame le respect des libertés publiques, lamnistie pour tous les prisonniers politiques en Tunisie, la libération immédiate de Sihem Ben Sedrine et Mohamed Moada, larrêt des poursuites contre Moncef Marzouki et tous les militants du RAID. Attac Maroc annonce dores et déjà quelle a invité les militants du RAID à participer aux travaux de son premier congrès qui se tiendra dans les prochains jours au Maroc et quelle met en garde les autorités tunisiennes contre toute entrave à la liberté de circuler qui empêcherait tout militant du RAID de se joindre à ce congrès. |
| Mohamed El Azizi Président dAttac Maroc. Rabat, dimanche 8 juillet 2001 . |