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Bonne lecture !
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Bon Anniversaire Zouhair Categorynet perpétue son attachement à la liberté de la presse et à son filleul Zouhair. Tout ce 8 décembre, il fera la « Une » de Categorynet. Cordialement, Greg Manset Categorynet - Press services network Press and media Manager http//www.categorynet.com/ Bureau Bruxelles +32(0)496.25.58.81 Bureau Paris +33(0)1.56.72.92.54
Le Nouvelliste, quotidien suisse, apporte tout son soutien à son filleul, Zouhair Yahyaoui. Nous lui souhaitons un bon anniversaire, même sil doit malheureusement se fêter au fond dune cellule. Parce que, en ce 21e siècle, les droits de lhomme se doivent dêtre respectés, Parce que la liberté de presse et dexpression est un droit fondamental, Zouhair Yahyaoui doit être libéré. Yann Gessler Journaliste Le Nouvelliste Suisse A l'occasion de son anniversaire, tous ceux qui souhaitent soutenir le cyberdissident peuvent demander sa libération en envoyant, par e-mail, au ministère tunisien de la Justice (mju@ministeres.tn) une carte avec le texte suivant : Depuis six mois, il est derrière les barreaux Il a été condamné à deux ans de prison Son crime avoir critiqué le Président Ben Ali Zouhair Yahyaoui, le fondateur de TUNEZINE, Aura 35 ans le 8 décembre LIBEREZ -LE ! Reporters sans frontières Une délégation chez la famille de Zouhair Yahyaoui Aujourd'hui, dimanche 8 Décembre 2002, le prisonnier d'opinion Zouhair Yahyaoui, "fête" son 35ème anniversaire incarcéré dans la prison de Borj El Amri. A cette occasion, une délégation de militants du mouvement démocratique tunisien composée de Chokri Latif, de l'ex-prisonnier politique Abdelmoumen Belanès et de Ridha Barakati, syndicaliste et frère du martyre Nabil Barakati assassiné sous la torture, a rendu ce dimanche une visite à la famille de Zouhair pour exprimer à ses parents leur solidarité et leur transmettre le soutien de tous les démocrates tunisiens ainsi que leur détermination dans la lutte pour le recouvrement de Zouhair de sa liberté et de tous ses droits. |
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8 décembre 2002
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Joyeux Anniversaire Zouhair
Sachant que ton engagement à côté de toutes les
âmes libres de notre Tunisie est pour le bonheur,
sachant que ton combat (notre combat) est un combat pour
la vie et non pas pour la mort,
pour le bonheur et la
joie pour toutes et tous,
je viens par le présent mail (ô
combien modeste) pour t'exprimer non sans amertume un
joyeux anniversaire malgré tes geoliers et tes
oppresseurs.
Mais surtout avec beaucoup de respect que je tiens à saisir ce jour (date de tes 35 ans) pour te dire que tu n'es pas seul et que de par le monde ton image est celle de la révolte contre la barbarie, du plaisir de l'Être contre le vice de l'Avoir et celle des forces vives contre les forces réactionnaires. Les oppresseurs (qu'ils soient du nord ou du sud) ont eu un grand mal à comprendre ta/notre capacité à savourer les "petits" plaisir malgré la cruauté de notre réalité. Un jour disparaitra ce calvaire, sans le rêve et sans l'utopie le monde aurait pu être tout autre. Zou, imagine ce monde sans des rêveurs comme une Leila Khaled, une Sana M'hidli, une Jamila Bouhired, un Fadhel Sassi, un Nabil Barkati, un Che, un Mandela, un Neruda, un Rafael Alberti...il serait d'une platitude et d'une absurdité impitoyables. Grâce à toi et à tous les militants et militantes de par le monde le futur aura une autre couleur et un sens différent. Bon anniversaire et bonne fête de l'aïd. Hasta la victoria siempre. Ali Baba
Salut Un petit mail de Suisse pour te dire que l'on pense bien à toi dans ces moments difficiles. Joyeux Anniversaire quand même, et tout de bon. Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde - Suisse Je suis une étudiante de Genève et j'ai appris que Zouhair Yahyaoui, a été emprisonné déjà depuis quelques mois et que malheureusement il fête son anniversaire aujourd'hui privé du droit le plus élémentaire, sa liberté. Ce petit mot pour saluer son courage pour continuer a lutter contre cette machine écrasante qui baffoue les droits humains le plus élémentaires. Courage, courage, courage. Je suis de tout coeur avec lui. Lecca tous mes voeux pour Zouhair... Nassim de lausanne, suisse Bon anniversaire Zouhair ... et longue vie loin des geôles de la dictature Ivan Le terrible Je lui souhaite un joyeux anniversaire meme s'il ne pourrait l'etre en prison. J'espere que justice lui sera rendue un jour. La Colombe Bon anniversaire Zouhair , vive la liberté d'expression... habeascorpus Sana Hilwa Ya Zouheïr...malgré tout Joyeux anniversaire cher ami. Lecteur Assidu Happy birthday to you :o) Decepticus Happy Birthday Zohair ! Hopefully for your next birthday you will be out of threre... Tonton d'Amérique Joyeux Anniversaire Zouheir Et vivement ta sortie que tu souffle les bougies de la liberté... Aichfakir Happy birthday Zou... What doesn't break your back makes you stronger. Maherbaal Je ne suis jamais à l'heure pour les anniversaires mais je viens quand même : Un bon anniversaire à toi Zouhair !!! Hasni Mes voeux les plus sincères tsar boris Aid milad said Zouhair ... Chaque jour qui passe me pousse encore plus vers la contestation et il est temps de passer à la vitesse supérieure. Tout ça est grâce à toi. Merci tu m'a ouvert les yeux. Tarek ibn Ziad |
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8 décembre 2002
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"TMA' DELENDA EST" DÉTRUISONS NOTRE VRAIE PRISON Je ne sais pas si Salah si c'est par fougue politique ou autre, mais j'avoue que l'idée que vous vous faites de la société civile Tunisienne n'est peut-être pas ce qu'elle est en réalité. Pour ma part, je ne crois pas que c'est Ben Ali qui, à lui tout seul, a broyé cette société civile et toutes ses organisations représentatives... Je songe à l'UGTT que vous avez mentionnée et bien d'autres. Je pense sincèrement, et sans complaisance aucune à l'égard de mes compatriotes, que c'est la société civile, elle-même, qui s'est laissé faire broyer par le régime de Ben Ali. Oui, Certes, la culture de la peur est en train de faire des ravages. Mais il y a autre chose bien pire que la peur qui a rongé et qui ronge encore notre pays. C'est le TMA' (un mélange de cupidité et de vénalité) combiné à une culture de l'autocratie. C'est ce mélange qui incarne la véritable prison des Tunisiens... encore plus que les geôles de Ben Ali. Je m'explique : Qui a fait l'UGTT et qui fait l'UGTT ? Ce sont les travailleurs. Ce sont eux qui votent, certes dans des conditions caricaturales, mais qui acceptent de voter dans ces mêmes conditions pour élire les représentants de cette organisation. Pourquoi le font-ils ? Qui fait l'UTICA ? Ce sont les patrons dans les mêmes conditions caricaturales. Pourquoi le font-ils ? Pourquoi soutiennent-ils encore qui vous savez, alors que, comble de l'hypocrisie, ils crient aujourd'hui de plus en plus fort leur colère à l'égard du climat de corruption insupportable (il faut reconnaître pourtant, ils y participent volontiers pour faire tourner leurs affaires !! ) Qui fait l'université tunisienne que vous avez mentionnée? Ce sont les étudiants... les mêmes qui assistent dans les amphithéâtres à des cours de droit, de libertés publiques ou d'économie dispensés par un enseignant qui vient de quitter le gouvernement de Ben Ali. Le même enseignant qui expliquait à ses étudiants ce que c'est que le droit, la justice, la démocratie et l'État de droit. C'est le même enseignant qui, à peine Ben Ali lui fit-il signe de rejoindre le gouvernement, que celui-ci, comme de nombreux autres accourait pour servir l'infamie. Et le plus affligeant, c'est que, après avoir été l'outil de cette infamie, le même enseignant, après s'être fait viré du gouvernement, retourne, comme si de rien était, enseigner à ses étudiants des principes et des valeurs totalement opposés à ce qu'il venait à peine de pratiquer dans le gouvernement auquel il a appartenu. Je ne vise pas quelqu'un en particulier, car nombreux sont dans ce cas-là. Et il faut bien réaliser... ce qui est choquant, ce n'est pas tant la démarche de l'enseignant, mais surtout le fait qu'il puisse revenir enseigner sans être rejeté par les étudiants et par sa corporation. Pourquoi ne le rejettent-ils pas ? - par pure générosité peut-être !!! De même, comment expliquer que certains universitaires -qui avaient pourtant su garder leurs distances à l'égard du régime- se mettent soudainement à apporter leur caution morale à cette réforme constitutionnelle qui incarne, à non point douter ; la pire insulte que le peuple tunisien n'ait jamais affrontée depuis l'instauration de la République ? Cette caution vise-t-elle une future nomination au sein de cette infâme chambre des conseillers ? Si oui, le plus désolant ce n'est point cette ambition déshonorante de ceux qui y ont succombé, mais que ce déshonneur ne fasse pas l'objet d'un rejet et d'un mépris sans équivoque de la part du milieu socioprofessionnel de ceux qui y ont succombé. Par ailleurs, qui fait les associations des différents ordres professionnels: pharmaciens, journalistes, médecins, architectes, vétérinaires, ingénieurs, experts comptables, magistrats, agriculteurs, etc; en somme les mêmes ordres qui ont inondé la presse locale d'invites "EXHORTANT" Ben Ali à se représenter aux élections de 2004. Certes, tous ces professionnels n'approuvaient pas nécessairement ces communiqués. Mais alors pourquoi ne rejettent-ils pas les représentants de leurs professions, ceux-là mêmes qui se font instrumentalisés pour servir des intérêts strictement privés? Ces ordres sont pourtant une composante non négligeable, voire très représentative, de la société civile. Certains pourront toujours dire que les représentants de ces corporations n'ont pas eu le choix. Ce n'est pas ce que je crois. J'ai plutôt tendance à croire- et je vais me faire beaucoup d'ennemis- que la plupart de ces représentants de la société civile exercent leurs charges pour servir leurs propres intérêts en se rapprochant du pouvoir. Ont-ils tort ? Pas si sûr; puisque ceux qu'ils sont censés représenter adhèrent, parfois passivement, pour faire partie de la " clientèle " de ceux dont l'ambition est d'être proche du régime quel qu'en soit le prix. Et ceux qui pensent que ces associations issues de la société civile ne peuvent pas faire autrement, je les invite à observer ce que fut et ce qu'est devenu le Conseil de l'ordre des avocats et la personnalité du bâtonnier qui le représente aujourd'hui, comparée à celles de ses prédécesseurs. J'invite également à observer les réactions des rares associations qui ont résisté aux sirènes du pouvoir et à ses tentatives de noyautage, à l'instar de la Ligue Tunisienne des droits de l'Homme, du RAID-ATTAC ou du Conseil de l'Ordre des avocats mentionné. Voyez-vous si Salah, je crois que le mal est beaucoup plus profond que la simple personnalité d'un général dictateur. Et j'ai beaucoup de mal à croire que les millions de Tunisiens qui ont accroché le poster de Ben Ali dans leurs lieux de travail descendent dans la rue pour se réapproprier des libertés qu'ils ont volontairement IGNORÉES AU PROFIT D'UN COMPORTEMENT ÉGOÏSTEMENT CLIENTÉLISTE. Est-il possible que tous ces gens qui ont accroché ce poster pour être en bon terme avec leur 'OMDA, le président de la cellule du RCD de leur quartier -quand bien même ils haïssent ce parti- leur maire ou leur percepteur descendent dans la rue ? Est-il possible qu'ils puissent renoncer à ce clientélisme qui vise une licence d'un débit de tabac, celle d'un taxi, d'un café, d'un permis de construire ou simplement pour obtenir un quelconque document administratif ? J'en doute. Est-ce à dire qu'ils ne descendront jamais dans la rue ? Je n'en sais rien. Peut-être suffit-il d'un rien pour que cela arrive. Mais ce dont je suis sûr, c'est que, s'ils ne changent pas eux-mêmes, rien ne changera même après un soulèvement populaire. Et s'agissant d'un éventuel soulèvement populaire, il est vrai que, même lorsqu'un régime est basé sur le clientélisme et les passe-droits, il lui arrive de ne plus pouvoir suivre la demande tant celle-ci devient importante... et je partage le diagnostic selon lequel le régime de Ben Ali a de moins en moins de ressources à distribuer. Et je ne doute pas un instant que si le régime de Ben Ali tombait, cela sera sûrement en grande partie dû à l'insatisfaction des besoins mentionnés. Et parce qu'aucune révolution, aucun " bain de sang " n'est porteur en soi de ressources matérielles, je ne pense pas que la violence puisse fondamentalement transformer une société du jour au lendemain. C'est pourquoi je crois plus à l'opposition citoyenne de tous les jours et de tous les instants, à une opposition pacifique qui dit "ça suffit le bourrage des urnes" qui dit "ça suffit les slogans hypocrites" qui dit "ça suffit les passe-droits et la corruption" qui dit "halte à toute collaboration de la part de la société civile avec le pouvoir en place". Oui et indiscutablement, tout régime ne peut survivre que s'il arrive à satisfaire les besoins de ceux qu'il gouverne. Or toute la question est de savoir quand, parmi les besoins du peuple tunisien, la satisfaction du besoin de liberté, de dignité et de justice va-t-il devenir plus important que le besoin d'obtenir une licence d'un débit de tabac, celle d'un taxi, d'un café ou d'un permis de construire en usant de tous les passe-droits ? Depuis quelque temps, l'on ne cesse de rappeler que la Tunisie est devenue une grande prison. Ce point de vue je le partage. Mais cette prison est peut-être d'une nature différente de celle que l'on croit, et les vrais prisonniers ne sont certainement pas ceux qui sont derrière de vrais barreaux pour avoir refusé la honte et le déshonneur.
Astrubal
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le 8 décembre 2002
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RAID Attac Tunisie : grève de la faim en solidarité avec les ouvriers dICAB José Bové solidaire des ouvriers dICAB Notre ami José Bové, porte-parole de la Confédération paysanne (France) a apporté aujourdhui son soutien aux ouvriers dICAB en grève de la faim, par téléphone, vers 14h. Il leur a exprimé son soutien à titre personnel et la solidarité de la Confédération paysanne. Ont téléphoné également : Samir Ibrikh, responsable de la fédération de lenseignement public algérien, Eric Toussaint, président du Comité pour lannulation de la dette du tiers monde (Belgique) et Alain Krivine, porte-parole de la Ligue Communiste révolutionnaire (France) et député européen. Ces derniers jours, dautres députés européens avaient également apporté leur soutien aux ouvriers dICAB : Yasmina Boudjenah, Alima Boumedienne, Arlette Laguiller etc. Parmi les nombreux soutiens qui se sont exprimés aujourdhui celui de Badara Ndiaye, responsable de la communication au sein du Comité pour lannulation de la dette du tiers monde (CADTM) du Sénégal de même que le CADTM de Suisse. Attac-Rhône a également lancé un appel de solidarité. Par ailleurs, une délégation du RAID Attac Tunisie sest déplacée aujourdhui à Moknine pour réitérer son soutien aux 12 ouvriers de lusine ICAB licenciés arbitrairement et qui ont entamé le 13 novembre dernier une grève de la faim pour obtenir leur réintégration. Cette délégation était composée du porte-parole de lassociation, Fathi Chamkhi, accompagné par Abbès Hanachi, Tarak Mahdahoui et Mokhtar Ben Hafsa. Tous les quatre étaient en grève de la faim de solidarité de même que dautres militants du RAID Attac Tunisie ainsi que des syndicalistes qui nont pas pu faire le déplacement à Moknine. Il sagit de :
Afifa Souissi (Raid)
Ali Ben Jeddou (Raid) Chouikha Abdelhak (Raid) Hamza Hamza (Raid) Hedi Messaoud (UGTT) Iheb Heni (Raid) Khouloud Mahdhaoui (Raid) Majda Chamkhi (Raid) Mohamed Chourabi (Raid) Mohsen Mselmi (Raid) Nabil Akacha (Raid) Nabil Montassar (CDTT) Sadri Khiari (Raid) Salem Haded (UGTT et LTDH- section de Monastir) Sami Swihli (UGTT) Souad Kedidi (Raid) Younes Latifi (Raid) La délégation du RAID Attac Tunisie a pu constater létat de santé alarmant des ouvriers grévistes. Saïd Achour, lun dentre eux, qui avait été hospitalisé le 30 novembre à la suite dun coma hypoglycémique (il est diabétique), a déjà des troubles moteurs. Il poursuit néanmoins son jeûne. Hédi Tahar, par contre, qui souffre dun grave ulcère à lestomac, a été obligé de salimenter sur ordre express des médecins. Les autres ouvriers sont très affaiblis mais ils sont déterminés à poursuivre leur mouvement jusquà la satisfaction de leur revendication. Plusieurs dizaines de syndicalistes se sont rassemblés aujourdhui à lUnion locale (UGTT) de Moknine pour apporter leur soutien aux ouvriers dICAB, témoignant ainsi du fort mouvement de sympathie dont ceux-ci jouissent dans cette région qui subit de plein fouet les conséquences de la libéralisation économique et de la privatisation. Face à cette solidarité, le pouvoir manuvre en vue de casser la grève de la faim. Ainsi, à la veille de la fête de lAïd, les ouvriers se sont vus proposer une prime de 540DT (420 Euros) à condition quils aillent fêter lAïd chez eux. Ils ont bien évidemment refusé. Hier, le Délégué (sous-préfet) de la région et le chef du district de la Police se sont rendus auprès des grévistes accompagnés dun médecin, Mohamed Riahi (par ailleurs chef de la « cellule » du RCD dans le secteur de la Santé). Ce dernier a examiné les ouvriers et a convaincu 8 dentre eux de se rendre à lhôpital au prétexte dy poursuivre les examens. Deux ambulances avaient dailleurs déjà été prévues pour les transporter. Une fois à lhôpital, on a cherché à leur faire rompre la grève. Les ouvriers ont refusé et ont immédiatement rejoint leurs camarades en grève de la faim au siège de lUnion locale de lUGTT. Hier, à la séance parlementaire consacrée au bilan des privatisations dans le cadre de lexamen du projet de budget 2003, Moncef Hergli, secrétaire dEtat à la Privatisation a déclaré que celle-ci se déroulait dans la plus grande transparence et que lEtat suivait de près le respect des Cahiers de charge des entreprises privatisées et quil veillait à la sauvegarde des acquis sociaux ! Les ouvriers dICAB savent ce quil en est réellement. De même quils expérimentent dans leur chair les prétentions du pouvoir à faire de la politique sociale. Le refus des autorités de satisfaire les revendications légitimes des ouvriers dICAB serait-elle, en effet, leur manière de « faire de la dimension humanitaire de la politique sociale une uvre de tous les jours » comme la déclaré le président de la république au ministre des Affaires sociales et de la solidarité (La Presse, le 08/12/02) ? Il est vrai que le ministre du Développement avait avoué récemment que « lapproche sociale nest quune mesure daccompagnement, mais ce nest pas lessentiel » (LEconomiste maghrébin, N°325 du 16/10 au 30/10/02.) Le RAID Attac Tunisie pense exactement le contraire : lapproche sociale est lessentielle parce que pour les ouvriers tunisiens comme pour la majorité du peuple elle est essentielle ! Cest pourquoi le RAID Attac Tunisie soutien la Journée nationale de solidarité organisée par le Comité de soutien aux ouvriers dICAB mardi 10 décembre 2002 et appelle lensemble de la société civile en Tunisie et ailleurs à manifester sa solidarité.
Sadri Khiari |
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Tunis, le 8/12/02
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Communique #1... THE GROUP MAHERBAAL AND THE SEVEN DEVILS would like to remind Si Ali B.Romdhane,a pioneering member of this and that committee .and vice-Roy of the UGTT (or what remains of it) to act dutifully and according to the Charta of the UGTT in order to lend a helping hand to the striking workers at the IKAB .
Maherbaal & the seven devils |
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4 décembre 2002
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Hommage à Farhat Hached 50° Anniversaire de la disparition du1° secrétaire général de l'UGTT Farhat Hached, lhomme, le militant et le martyr 5 Décembre 1952 - 2002 En janvier 2002, Amna la veuve de Farhat Hached, (72 ans) ayant demandé au président Français dintervenir, afin de faire la lumière sur lassassinat de son mari le 5 Décembre 1952 à lâge de 38 ans. Ayant laissé 4 enfants, Noureddine né en 1944, Naceur né en 1946, Jamila née en 1950, dont la plus jeune, Samira née en 1952, cette dernière fille qui porte est actuellement âgée de 50 ans, restée sur leur soif de savoir les assassins de leurs père, dont la mémoire est célébrée tous les ans, sans plus. Le 5 décembre 1952 à midi, la radio annonce sa mort, ce qui provoque un soulèvement sans précédent à Kerkennah, Sousse et Sfax. Le corps du martyr est transporté sur un petit navire, dit Garde-pêche militaire, de la Goulette jusquà Kerkennah pour être remis à la famille Hached elle-même à bord dune petite embarcation. Son épouse Emna, qui a passé la nuit du 5 au 6 Décembre 1952, chez Habib Achour à Sfax, apprend la décision de ladministration française denterrer le leader syndicaliste au cimetière de Kerkennah. Elle sy oppose, décidant à son tour dinhumer son mari dans un jardin de la place et, dabord, didentifier le mort. Trois ans plus tard, le corps du grand militant est transféré à la Kasbah de Tunis, là même où Farhat Hached avait pris lhabitude de haranguer les foules. Les années 1950 et 1951 seront pour lui celles de la propagande quil colportera dun pays à lautre et durant lesquelles il se consacrera entièrement à la cause des Tunisiens opprimés de manière générale et à celle de la Tunisie particulièrement. Aux yeux des colons, Hached est tout simplement lennemi numéro un et un cas spécial dont il faudra songer à régler le compte, sinon pour ses interventions décisives lors de batailles telle celle dEnfidha, du moins pour son militantisme intrépide et téméraire jusquen 1952 où il se rend aux Etats-Unis soutenir la même cause devant lONU. A son retour, et à défaut de pouvoir lincarcérer en raison de limmunité syndicale dont il jouissait, on laisse néanmoins courir la menace de bombarder sa maison de Radès. Farhat, qui sent pourtant se resserrer autour de lui létau implacable, ne semble pas y prêter une attention particulièrejusquà la fin du mois de novembre1952, quil reçoit une lettre de menaces de mort sur son bureau de lUnionquil garde dans son portefeuille sans en divulguer la teneur à personne. Mais il supplie Oum El Khyr son épouse de prendre les enfants et de retourner à Kerkennah.Seul Noureddine, en raison de ses études au Collège Sadiki, est resté à Radès et dont la charge est confiée à la famille Filali, vieux amis des Hached. Quant à Farhat, la main effleurant en permanence le portefeuille renfermant la lettre du malheur, il se savait désormais menacé très sérieusement. Il la voyait venir. Il la sentait derrière son dos, à chaque instant, dans chaque impasse, dans chaque rond-point, dans chaque coin de rue. Et il sen moquait. Daprès lhistorien français Charles André Julien, son rapprochement de la Confédération CISL, soutenue par lUSA, et ses distances prises vis à vis du Parti Communiste Tunisien ont causé ce drame et que le Résident général français dalors a été au courant du projet dassassinat, donc complice pour non assistance dune personne en danger. Dautres historiens vont plus loin puisquils affirment que les autorités de Paris étaient au courant, pire, ils ont donné leur feu vert. Il est du devoir le lEtat Tunisien, pour que lhistoire de Tunisie soit écrite, dune façon impartiale, comme il a été le cas sous lancien président. Cest un devoir vis à vis des prochaines générations pour quils soient fier de leur pays. Il est temps, que lEtat Tunisien prenne ses responsabilités et met le paquet pour éclairer lopinion public national et international sur les véritables commanditaires des circonstances de disparitions des personnalités de premier plan tel que les leaders nationalistes comme Farhat Hached, Salah Ben Youssef (Ex-Secrétaire Général du Néo-Destour assassiné en 1962) dont lEtat Tunisien doit reconnaître quil est le premier responsable, Ali Belhaouane ou Ahmed Tlili. Pour une opposition UNIE Il faut absolument qu'elle soit UNIE autour d'idées dans lesquelles la majorité de gens peuvent se retrouver ; mais cette union ne doit pas se faire n'importe comment.Concernant lopposition tunisienne actuelle, jamais ladage bien connu « lunion fait la force » naura autant prouvé, par labsurde, sa véracité. Cest sa division qui fait sa faiblesse. Il ne sagit pas de multiplier les partis et organisations hostiles au pouvoir en place mais de mettre en place une stratégie commune pour, ensemble, parvenir à implanter la démocratie en Tunisie. Ceci nest pas possible tant que certains persisteront à ne voir que leurs intérêts propres et pas plus loin que leurs idéologies. La démocratie est un projet commun qui dépasse les idéologies de parti. Tant que les Nahdhaouis rejetteront Charfi qui sest pourtant déclaré comme lennemi juré des Islamistes , il y aura-t-il un point commun sur lequel M. Charfi et les Islamistes peuvent se rencontrer. Pour M. Charfi qui a mis son projet déradication des islamistes en exécution durant 6 ans dexercice au gouvernement de Ben Ali et qui continu de mettre en haut de son organigramme, rien ne changera. Lopposition est-elle capable de sorganiser sans M. Charfi et ses semblables, la réponse est oui. Par contre lopposition sans les Islamistes ne représente pas grand chose. Il est tout à fait normal, quon ne peut ignorer ceux qui ont payé la plus lourde tribu. Cest à lopposition sil existe une qui sappelle ainsi à choisir. Les Islamistes nont plus rien à perdre de plus Il ny a pas mieux que la démocratie, à condition que les règles ne soient pas faussés. Cest lintérêt de la Tunisie qui est en jeu, et non ceux dun groupuscule dont les intérêts sont en dehors de la Tunisie. Le problème de la Tunisie est un problème politique et non d'intégrisme comme cela plait à certain de le traiter ainsi, et la Tunisie n'est pas la Turquie, quand aux rêves de certains gauchistes à vouloir faire sortir le pays de son identité Arabo musulmane ne dépend ni de Ghannouchi, ni de Mohamed Charfi, mais des Tunisiens dans leur ensemble, sans distinctions d'idéologies.
La Tunisie a besoin d'une véritable démocratie où le peuple dans sa totalité aura la liberté de faire son choix en toute liberté, ce qui coupera lherbe sous les pieds de tous ceux qui prétendent parler en leur nom, sans qu il n ont aucune représentativité sauf dans leurs rêves Stalino-Marxistes dévolus. Et que la compétition politique entre les différentes mouvances de l'opposition tunisienne se baserait alors sur des propositions concrètes dans le respect de lidentité de la Tunisie et de son histoire de 14 siècles.
Quelle stratégie prendre ? Comment mettre en place un régime démocratique dans lequel chacun acceptera totalement les règles du jeu ? Ceci concerne non seulement la façon d'accéder au pouvoir, mais la façon d'en user et de gouverner. Si un choix est opéré par une majorité, un gouvernement démocratique (au sens des droits de l'homme) se doit de protéger ses minorités, et de ne pas les brimer, ni jeter l'opprobre sur elles. La démocratie n'est pas une dictature de la majorité prolétaire, ou capitaliste mais de citoyens égaux devant la Loi, émanant dun Parlement élu démocratiquement, dans la transparence la plus totale en présence dobservateurs neutres. Cest le droit de chaque citoyen, dans le respect des lois de la République, dans le respect des conventions internationales signées au nom de la Tunisie qui engagent lEtat de Tunisie, depuis son indépendance à ce jour. On peut penser à toute sorte de jugements moraux et de lois portant atteinte à la liberté fondamentale de disposer de soi-même et son droit à choisir sa tenue vestimentaire, ou de participer à la vie active de son pays. On pourrait citer certains mouvements inspirés de petits livres rouges ou du "Capital". Sil existe deux types d'opposition, reconnue et non reconnue, l'impression de débandade de l'opposition, d'absence d'idées, de projets, de démarches militantes est persistante. Bien sur, ici ou là, on peut assister à des gesticulations médiatiques qui apparaissent comme des SOS mis dans des bouteilles lancées dans une mer déchaînée malheureusement indispensables pour sauver les meubles ou attirer l'attention sur la situation de nos camarades martyrisés. Pourtant, l'opposition n'est pas contagieuse. La mayonnaise de la mobilisation ne prend pas. Il est temps de se demander pourquoi et d'en tirer rapidement les conséquences. Mes réflexions sont basées simplement sur l'observation. D'abord, l'opposition, toutes tendances confondues, ne se parle qu'à elle-même. C'est à dire qu'elle ne cherche pas à convaincre, à expliquer la situation et ce qu'elle pourrait proposer en échange. Avec un discours passéiste, et des moyens de communication obsolètes et même les mots utilisés des années 50 plutôt qu'à une ligne politique d'avenir. Dés lors, comment reprocher à certains de nos camarades d'avoir des objectifs personnels et non collectifs. Les mots sont importants. Il faut en finir avec les discours pré formatés qui ne sont pas différentes des méthodes d'une certaine presse officielle. Brandir sans cesse les maux du pays comme un étendard sans rien apporter en face est inutile. Chacun connaît la situation. Elle a été dénoncée avec virulence par les uns, reconnus à demi mots par les autres. Au delà des discours généraux, même les analyses qui se veulent plus thématiques souffrent d'à peu prés. Il faut arrêter la langue de bois. Arrêter de se regarder le nombril et passer à une vitesse supérieure pour la mise en place de la démocratie. Je rejoins ceux qui reprochent à l'opposition actuelle : - La personnalisation du pouvoir, on ne voit pas le parti politique mais l'homme qui est à sa tête. - Les jeux d'alliances dictées uniquement par des objectifs d'influence - Les querelles puériles (de personnes) entre les partis ou au sein d'un même parti - L'absence de données sur leur représentativité et le refus de ces formations de tenter de compter ceux qui les soutiennent - L'absence totale de propositions d'action, de projet de mobilisation - Les leaders actuels qui pensent que ceux et celles qui les rejoignent ne sont que des " petites mains " au service de leurs ambitions - Le vieillissement des leaders qui préservant leur pré-carré ne pensent pas à renouveler les cadres et à assurer leurs successions - Le refus des confrontations d'idées lors de débat entre les différents partis - L'enfermement des discours sur quelques thématiques cachant leur incapacité à avancer des idées (dénonciation d'un régime autoritaire ou recherche de compromis, dénonciation du projet islamiste ou recherche de compromis) - Pas de rationalisation de leurs faibles moyens - Pas de développement d'outils de réflexion (observatoire, mise en ligne de compte rendu...), de communication ou d'information - Ignorance totale de la jeunesse qui représente pourtant la majorité des tunisiens. - Pas de recherche de constitution de réseau - Fort ancrage sur les méthodes et discours des années 60-70 - Un machisme rampant. Voilà pourquoi, l'impression dominante sur l'opposition est celle d'avoir un groupe de quinquagénaires (voir sexa ...) gérant un plan de carrière politique à titre uniquement individuel et prêts à faire concessions et alliances dans l'unique but de promouvoir une notoriété. Ce qu'il faudrait faire ? Il n'y a pas 36 solutions, il n'y en a qu'une, la plus simple, consiste à : Allez à la rencontre des tunisiens là où ils se trouvent, les faire parler de leurs besoins, de leurs attentes, les écouter. C'est à dire aussi bien l'étudiant qui a des problèmes de bourses non perçues ou de logement, que la mère de famille qui veut parler de problèmes du couple, que l'agriculteur qui veut parler d'eau, que la femme qui ne comprend pas pourquoi le chômage féminin est plus important que le chômage masculin, que l'ouvrier qui veut parler formation professionnelle, le cinéaste ou le musicien qui ne trouvent pas les moyens de répandre ses productions, etc. ... Il faut reprendre contact avec le terrain, aller vers les " vraies " gens et une fois qu'ils auront collecté les problèmes, les besoins, les attentes, ils devront bâtir grâce à des cercles de réflexion un programme, un projet de société pour y répondre. Un document « projet des priorités » précis et détaillé, et non des déclarations générales d'intention, pour l'ensemble des secteurs (économique, social, éducation, culture, sécurité...) en tenant compte du budget de l'Etat afin d'affecter les ressources. Cette démarche leur permettra de plus de faire émerger dans leurs propres mouvements de nouvelles têtes qui j'en suis persuadé ont des idées qu'elles ne peuvent exprimer aujourd'hui. Au delà de la méthode, mon avis est que ce projet de société devra débuter par la mise en place d'une assemblée constituante afin de rendre au peuple ce qu'il lui revient : La souveraineté. La Coordination Démocratique dont le Congrès Pour la République est partie intégrante considère que le départ du président actuel est une première étape, nécessaire certes, mais aucunement suffisante. Il ressort des termes de cette nouvelle Coordination une volonté de sinterroger sur les modalités à suivre pour faire émanciper la compétition politique dans notre pays. Ce qui appelle une réflexion, depuis toujours reportée à linfini, sur les prérogatives accordées à la politique, les mécanismes de sélection à adopter, et sur la place et la nature des rapports que doit entretenir le politique avec le citoyen et la société. Je dis quil faut distinguer entre ceux qui sont prêt à accepter le verdict du peuple dans sa majorité, et ceux qui veulent exclure une partie qui ne rentre pas dans le moule quils lui ont fabriqué outre-Mer, entre ceux qui veulent jouer la Démocratie et ceux qui sont emprisonnés par leur idéologie stalinienne. Il faut distinguer entre ceux qui veulent rendre au citoyen sa fierté dappartenir à une civilisation, qui les honore, qui a pu guider le monde vers la civilisation à un certain moment, cette civilisation de dialogue, avec lautre, sans complexe. Il faut mettre lêtre humain au centre de toute politique, qui doit être au service du citoyen, sans le respect de ses particularités, dans le respect du droit des minorités à sexprimer. Ceux qui veulent imposer au peuple leurs idées et ceux qui veulent servir le peuple dans le respect de ses racines, de ses traditions et de sa culture. Ceux qui veulent ancrer le pays, dans sa civilisation, et ceux qui veulent les écorcher pour les attacher à une civilisation doutre-Mer qui ne veut pas deux. Je crois qu'il existe énormément des chantiers à ouvrir, que l'avenir est à construire, que de nouvelles formes de revendications sont à imaginer, qu'il existe énormément de personnes qui peuvent agir en dehors des cercles habituels, et que si l'opposition ne le fait pas, la rue le fera. Propositions prioritaires. 1. Développer une démocratie de participation. Il s'agit de remplacer le modèle de la pratique de la vie politique représentative actuelle en l'enrichissant par la participation plus active et mieux informée des citoyens. Le peuple doit pouvoir exercer plus souvent sa souveraineté par la voie du référendum (local ou national), 2. Il s'agit de favoriser, à tous les niveaux de la décision, la prise de parole des citoyens, l'interpellation directe et publique du pouvoir politique par ceux-ci, pour l'inviter à rendre des comptes périodiquement, à prendre des engagements qu'il devra tenir. 3. Faire une large place à la concertation de proximité, pour concevoir un nouveau mode d'action publique. En instaurant une véritable responsabilité politique. En Tunisie, on préfère la stabilité et la puissance des gouvernants (nationaux et locaux) à leur contrôle démocratique. 4. Le président de la République a des pouvoirs de gouvernement énormes; le Premier ministre et les ministres devront être collectivement responsables devant le Parlement. 5. Le Parlement, ne dispose pas de moyens efficaces pour contrôler laction de lexécutif ; les exécutifs locaux (maires, présidents de conseil général ou régional) sont le plus souvent de véritables monarques en leur fief, dispensés de rendre des comptes sur l'exécution de leur mandat, etc. 6. Le Parlement doit pouvoir créer des commissions denquête sur les activités des Gouverneurs et les Maires, cela suppose que les élus disposent de réels moyens de contrôle et d'investigation comparables. 7. Il manque en Tunisie une véritable organisation et une culture de la responsabilité politique qui implique que les gouvernants et les élus doivent rendre des comptes sur l'usage qu'ils font ou ont fait de la confiance qui leur a été accordée par leurs mandants. 8. Il faut créer des permanences assurés par les députés dans leurs circonscriptions mutuelles au siége de chaque commune, dune façon périodique hebdomadaire de préférence. Ils doivent au moins çà à ceux qui lont élus. 9. Il faut alors inventer des mécanismes institutionnels permettant que pouvoir et responsabilité aillent véritablement de pair, car telle est l'une des premières conditions véritables de la démocratie. 10. Un système de gouvernement où le chef de l'exécutif est l'émanation d'une majorité plurielle mais formée de députés ayant porté devant les électeurs un programme en forme de contrat passé avec les citoyens. 11. Aménager des pouvoirs équilibrés qui se contrôlent. La séparation des pouvoirs est une condition essentielle de la démocratie. Pourtant, le système politique en place ne connaît pas un régime équilibré de séparation des pouvoirs. 12. Le pouvoir monopolisé par le Parti au pouvoir qui organise, la confusion entre le Parti - Etat. Tout laisse à penser que les relations entre le législatif, l'exécutif et le judiciaire, la séparation fonctionne à sens unique, au profit du Palais de Carthage. 13. Dans les collectivités territoriales, c'est à la confusion des pouvoirs que l'on assiste, les Assemblées délibérantes étant présidées par les gouverneurs qui sont soumis aux directives du Ministre de lIntérieur. 14. La justice, n'est même pas reconnue par la Constitution comme un pouvoir autonome. Il faut que les pouvoirs soient séparés de façon équilibrée comme dans tous les véritables régimes parlementaires , qu'ils collaborent dans le respect de l'autonomie de chacun et qu'existent des contre-pouvoirs disposant de vrais moyens. 15. Vers une réelle distinction des compétences et des fonctions des collectivités territoriales, par des garanties d'indépendance de la justice, par la mise en place de mécanismes d'information et de contrôle croisé dans les relations entre l'exécutif et le législatif. 16. Vers un véritable statut accordé à l'opposition est l'une des solutions, parmi beaucoup d'autres, pour aboutir à cet objectif. La confiance du peuple çà se mérite, par la persévérance aux côtés des couches populaires les plus défavorisés. Qu'est ce que l'on peut entendre par opposition ? Cest une race dhommes et de femmes de lombre, ceux qui ne sont pas contents, et qui en ont conscience, et qui agissent pour un vrai changement des choses, pas forcement dans le cadre d'un parti politique. Ce sont ceux qui sont conscients qu'il y a un problème en Tunisie. Ceux qui courent pour avoir, un siége à lassemblée nationale au prix de leurs convictions et de leurs consciences ne font pas vraiment partie de l'opposition. 17. Réhabiliter le rôle des représentants élus de la nation. Les représentants du peuple ont été dépouillés de leur pouvoir législatif et de contrôle au profit de gouvernants tout-puissants qui s'appuient sur une technocratie qui répugne à rendre des comptes. Ils ne peuvent plus nous représenter dignement et efficacement. L'un des enjeux majeurs de la République est de rétablir la réalité de la représentation politique, dans sa grandeur et dans ses servitudes. 18. Il faut des élus qui nous représentent vraiment, à plein-temps, sans autres charges ; qui ont les moyens juridiques, financiers et humains ; qui nous représenteront en étant représentatifs dans notre diversité sociologique et politique sans exclusion daucune famille politique ? 19. Tout cela suppose que soient supprimés les mécanismes qui interdisent toute véritable initiative parlementaire pour la création de commissions d'enquête. Cela suppose que nos élus puissent véritablement peser sur la dimension maghrébine de la politique nationale et internationale. 20. Etablir une justice indépendante et égale pour tous. C'est l'institution judiciaire dans son ensemble qu'il faut repenser, afin d'aboutir à une véritable indépendance de la justice, au service des citoyens, dont elle doit garantir l'égalité devant la loi ; lindépendance de la justice et, dans le même temps, responsabilité des juges, car le pouvoir de juger doit aller de pair avec la responsabilité de ceux qui jugent. Une justice indépendante et responsable, mais aussi égale pour tous, doit être une justice qui est accessible à tous. 21. Enfin, il faut instituer un véritable front pour défendre la République et la Démocratie. La République des citoyens, celle du peuple et à ses représentants, l'invitation est désormais lancée. 22. Organiser des Etats -Généraux, dans tout le pays, où la parole sera donnée au peuple pour quil sexprime sur tous les sujets politiques, économiques et sociales, sans quil ai peur, pour sa vie, sa famille ou ses biens. Sous forme dune assemblée Constituante, afin dabolir le monopole du pouvoir du Parti-Etat, qui détient toute ladministration à tous les niveaux régionaux et locaux. 23. Toutes les familles politiques qui acceptent le changement par la voie démocratique dans toute sa pluralité, sans exclusion seront inviter à débattre à travers les médias, dans le respect de la morale et les bonnes murs, sans aucune censure. DLMM qui continue à uvrer pour lassainissement du climat politique et milite pour linstauration dune vie publique pluraliste et démocratique afin de garantir à chaque citoyen de jouir de ses droits et des libertés énoncées dans la déclaration universelle et garantie par la constitution, cette demande pour combien de temps une partie de la population qui a participé aux élections en 1989 et qui représentent 20% du corps électoral soit ignorée et exclue de la participation de la vie publique de leur pays. Partant du principe que les Droits de lHomme sont universelles et indivisibles qui est la Défense et le soutien de la personne humaine en faisant abstraction de ses idées politiques ou idéologiques et à plus forte raison lorsquil refuse la violence comme moyen de changement politique de la société. Nous réaffirmons notre attachement à la concertation, au dialogue et à la négociation comme seul et unique moyen pour mettre un terme à ce climat de démission collective pour la chose publique et qui ne peut servir la démocratisation du pays où la question sécuritaire a pris le pas sur la concertation et la liberté de penser selon les règles démocratiques, la matraque qui a pris le pas sur lurne et où les journalistes sont priés de changer de profession et les partis d(opposition) se sont contentés dapplaudir les bienfaits du système en place. DLMM rappelle son attachement au Droit de circulation pour tout citoyen et la lutte contre les préjugés politiques ou idéologiques, et par lacceptation de lautre avec ses différences et lui donner sa place dans la société, dans le respect des valeurs identitaires et républicaines. DLMM appelle et continue à appeler à une amnistie générale qui se concrétisera par : - La libération de tous les prisonniers politiques dopinion. - La reconnaissance de toutes les organisations populaires et syndicales et estudiantines - Labolition des privilèges du parti au pouvoir en faisant du chef de lEtat, le Président de tous les Tunisiens - Louverture dune enquête publique sur la mort dans des conditions mystérieuses et responsabiliser les tortionnaires et leurs commanditaires, et engager des réparations des préjudices causés aux victimes de la torture - Le retour des exilés dans la dignité - Rassembler tous ceux et celles qui refusent la violence comme moyen de changement de la société autour dun projet de réconciliation pour la Tunisie du 21° siècle.
Le Président de D.L.M.M. , |
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Noisy-Le-Grand, le 5 Décembre 2002
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Dépêche de la TNA (Tunezine News Agency) MALGRE LABOLITION PAR DECRET DU CULTE DE LA PERSONNALITE, LA MESURE PRESIDENTIELLE NEST PAS TOUJOURS RESPECTEE TUNIS (TNA)- Deux ans après la courageuse décision de Ben Ali, certains Tunisiens continuent à passer outre les directives présidentielles. En effet, le Président Zine el-Abidine Ben Ali a signé le 13 mai 2000 un décret interdisant à jamais le culte de la personnalité. Cette décision prise par le Chef de lEtat suite au dénouement heureux de la soit-disant affaire Ben Brik est non seulement un éclatant témoignage du courage de lArtisan du Changement et de la grandeur son uvre, mais aussi une brillante démonstration de sa clairvoyance politique. Ce décret sinscrit dans le cadre de la sage politique éclairée poursuivie par le Président de la République depuis laube du 7 novembre 1987. ![]() Rappelons que ce décret interdit aux commerçants, aux chauffeurs de taxi, aux tenanciers de cafés et de bars et aux fonctionnaires de lEtat dafficher plus de 7 portraits du Président. Selon le même décret, les bulletins dinfo de la radio et de la télé ne peuvent consacrer plus de 120 minutes aux activités présidentielles. Les journaux et les magazines, quant à eux, ont été astreints à sept pages au maximum pour rapporter et commenter les activités et les initiatives présidentielles. Cette mesure présidentielle a été malheureusement contournée par certains commerçants. Puisque la réglementation leur interdit dafficher plus de sept photos du Président, certains propriétaires de cafés et de bars ont eu lingénieuse idée de graver limage de Ben Ali sur les tasses de café et les verres de bière ! Pour contourner la «censure» présidentielle, dautres cafetiers et restaurateurs ont décoré les murs de leurs locaux par des miroirs qui démultiplient la photo du Président à linfini. Enfin, au lieu de détruire leur « excèdent photographique », les chauffeurs de taxi ont dissimulé les portraits supplémentaires dans les plis des drapeaux et des rideaux et sous le capot de leur voiture. Soucieux dinformer leurs lecteurs de lactivité débordante du Président et du riche contenu de ses discours fleuves, les journalistes tunisiens ont tout de suite perçu le plafond de sept pages qui leur avait été imposés comme une camisole de force. Heureusement pour eux, un directeur de journal a eu une brillante idée pour contourner les mesures légales de mai 2000. Les autres médias nont pas perdu de temps pour lui emboîter le pas. Tout en respectant la «limite sept» pour leurs pages principales, les journaux et les magazines ont commencé à publier des suppléments «Spécial Président » de 8 pages, les sept premières étant consacrées à Ben Ali et la dernière à la publicité. Leur initiative est légalement irréprochable. Dailleurs, certains journaux nont pas hésité à ajouter des annexes à leurs supplémen ts. La méthode des suppléments et des spéciaux a été aussi adoptée par la télé et la radio pour dépasser allégrement la limite des 120 minutes imposée par le décret sus-cité. Un conseiller présidentiel dit que le Président est exaspéré par ses tours de passe-passe juridiques, mais quil ne prendra aucune mesure pour mettre fin à la « diarrhée » benaliste de certains médias. Une telle mesure serait perçue par les journalistes tunisiens comme une entrave à la liberté dexpression. Selon ce même conseillé, le Président lui avait récemment confié «Jai déjà donné lordre aux journalistes dêtre libres et il est hors question que je révise ma décision». Et le Président de conclure «Je ne suis moi-même ni benaliste ni même benalisant, mais de quel droit empêche-t-on un journaliste dêtre benaliste ?».
Omar Khayyâm
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8 décembre 2002
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Aidkom Mabrouk à tous et particulièrement à Ettounsi
عيد بأي حال عدت يا عيد بما مضى او بأمر فيك تجديد
اما الأحبة فالبيداء دونهم فليت دونك بيدا دونها بي
يقول احمد فؤاد نجم يا حبايبنا يا حبايبنا فين وحشتونا لسه فكرينا ولا نسيتونا؟ دحنا في الغربة م الهوى دبنا و انتوا في الغربة جوة في قلوبنا اوعوا تفتكروا اننا تهنا مهما فرقونا ولا بعدونا يا حبايبنا اهدا ء الى زهير من رفيقه القارئ الملهوف
Lecteur Assidu
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4 décembre 2002
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Malgré tout Aïd Mabrouk ! A l'occasion de l'Aid, les sentiments qui devraient être au beau fixe ne le sont pas ! Comment devraient-ils l'être ?? Alors que des milliers de familles souffrent l'absence d'un fils vivant à l'étranger malgré lui, à cause de ses opinions, ou d'un père emprisonné à cause d'un article paru dans un journal critiquant la politique officielle, ou d'un fiancé qui n'aura pas la possibilité de se marier à cause d'une lourde peine infligé par la dite justice du totalitarisme régnant dans la Tunisie pour sa dissidence et la liste de la tristesse et de la haine est très longue Pour les victimes de la junte, vous êtes tous dans nos curs et dans nos esprits, nous saisissons ces moments pour réciter la Fatiha pour les martyrs de cette année Abdelwahab Boussaa et Lakhdar Sdiri, une petite prière pour les otages dans les lieux d'incarcérations pour que le tout puissant leur donne force et courage pour surmonter et convaincre la politique de la mort lente, pour Zouhaier afin qu'il puisse résister l'épreuve à laquelle il est soumis et ainsi il fêtera l'Aid et son anniversaire... En effet, passer l'Aid dans la prison est une épreuve très dure. Mais la conviction de défendre les valeurs humaines soutiendra l'être dans cette épreuve pour faire de lui un symbole ou un héros. Notre caporal a bien réussi d'allonger la liste de nos héros par sa répression systématique de son régime néo-fasciste. Malgré le bilan obscur d'une quinzaine d'année de règne, nous avons un sentiment solide qu'il y aura une issue et que le changement est notre destin, pourvu qu'il ne soit pas trop tard pour les victimes, mais la dictature n'aura pas le dernier mot à dire et sa fin n'est pas aussi loin qu'on le conçoit et peut être le prochain Aid sera meilleur et on fêtera tous ensemble une Tunisie sans prisonnier d'opinion.
Mqas
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5 décembre 2002
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Courage, courage et courage Je suis fier aujourdhui parce que jai compris que je ne suis pas seul, je suis fier de vous tous, je suis fier parce que nous avons de vrais hommes et de vraies femmes qui luttent jour et nuit pour le bien de notre pays. Je suis fier parce que je viens de découvrir tout un monde autour de moi. Ce monde que je crois juste, même si nous somme encore loin de le voir en réalité, mais il existe dans des millions des têtes. Je viens de découvrir des grands écrivains, des grands politiciens, je viens de découvrir que la Tunisie nest pas stérile. Je viens de découvrir que beaucoup des cadres veulent changer notre monde. Je viens de découvrir que des tunisiens de trop grand calibre ont beaucoup de choses à dire et faire, le plus beau que ces-gens là sont compétents dans leur domaine; ils savent quoi faire et comment le faire. Je viens de découvrir des gens crédibles et honnêtes. Je suis fier de vous. Oui autrefois je ne savais pas que nous avions des têtes dans tous les domaines. Jai toujours eu de la haine pour ce peuple digne de bonheur. Je croyais que nous navions pas d'hommes ni de femmes qui peuvent diriger ce pays normalement et le mettre sur les bons rails. Je me sens fier de vous. Encore et encore, cest avec vos mots et vos écritures que vous allez changer notre monde, cest avec vos poumons que les jeunes respirent et voient le bout du tunnel. Je vous demande décrire encore et encore, de bien décrire vos rêves, expliquer encore et encore vos idées à la langue de peuple. Le peuple tunisien a besoin de vous, a besoin de vous écouter. Courage, Courage et Courage mes salutations les meilleures à vous tous, mes meilleurs vux dAid.
Kacem
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6 décembre 2002
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To the pro-bla bla bla.... What I am trying to say is that we have reached a dead end (wikfit ezzanka lissarik). Therefore, we need to pause, reflect and evaluate what we have achieved so far. What course of action we need to take in the future? What are our goals? What are we trying to achieve with our struggle? do we have a vision for the future of our country? Personally, my eager desire is to live in an RCD-FREE Tunisia, that cancerous regime responsible of most of our problems (though not all of them) must be terminated, it dominated Tunisian politics since the congress of ksar hellal back in 1934, one year after Hitler came to power and is still casting its dark shadow on us and on the future of our country. The RCD is a fascist party through and through, thus it cannot reform itself, the desire of its members to hold on to power, at any price, is unabated. on the contrary, new blood has been transfused into the veins of that monster (BA and his cohorts). With the advent of BA's neo-fascist regime, Tunisia entered its darkest period since independence, the new ruler promised a lot of things but failed to live up to his words. B A also failed to transform his party into a modern political institution. Instead he destroyed the last social bonds which connected the people to the old party. On the ruins of the PSD he built a coalition of guilt composed of opportunists drawn from all level of society. What brings these peoples together is of course the opportunities given by this regime and the fear of what will happen to them if the regime collapses. To me and many others, collapse is change, collapse comes always before change. The question is: should we wait until it collapses of its own weight or should we help precipitate its downfall?
Maherbaal
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6 décembre 2002
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Prix Palm de la liberté de la presse Intervention de Mme Sihem Bensedrine à l'occasion de la remise du Prix Palm de la liberté de la presse Shordorf (Allemagne), 1 décembre2002 Honorable Assemblée, Mesdames et messieurs les membres de la fondation Johann-Philipp-Palm, Chers amis, Je voudrais vous dire tout d'abord mon bonheur d'être aujourd'hui parmi vous, provisoirement libre de mes mouvements. Certains de mes concitoyens ne jouissent pas de cette liberté de se déplacer comme moi. Je pense à Sadri Khiari, membre fondateur du CNLT qui est interdit de quitter le territoire pour soutenir sa thèse de doctorat à Paris. Je pense au juge Mokhtar Yahyaoui qui ne peut se rendre à Genève à l'invitation du rapporteur spécial des Nations Unis sur l'indépendance de la Justice, lui aussi interdit de quitter le territoire.
Je pense au jeune cyberdissident Zouhayer Yahyaoui qui purge une peine de 2 ans de prison ferme dans des conditions inhumaines pour avoir osé critiquer le régime de Ben Ali dans son forum « Tunezine » sur Internet. Je pense au millier de Tunisiens dans les geôles tunisiennes, privés de leur liberté à cause de leurs opinions. Je pense à tous mes concitoyens dans la grande prison aux barreaux invisibles qu'est devenue la Tunisie. Dans cette société fermée, le défi de la communication est la clé de la démocratisation de la société. Le fait pour la société de se dire, de se révéler à travers les médias est un facteur essentiel de sa libération. Les autorités tunisiennes l'ont bien compris puisque pour eux, le crime est de révéler le crime et non celui de le commettre et le plus grand délit qu'elles répriment est toujours le délit d'opinion et de presse. Honorable Assemblée, Chers amis, Ce combat que Johann-Philipp-Palm a engagé depuis deux siècles et qu'il a payé au prix de sa vie est un combat de tous les temps. Chaque époque, chaque civilisation a ses tribunaux d'inquisitions, ses chasses aux sorcières et fait peser un interdit sur la libre pensée et la libre parole. Car cette liberté fait peur aux forces de conservation et porte en elle les germes du progrès de l'humanité. Aujourd'hui, la liberté d'expression continue d'être menacée dans les pays du Sud dont les peuples aspirent à leur émancipation en tant que citoyens, cela n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau c'est qu'elle est également menacée en Occident et particulièrement aux Etats-Unis où l'on invoque le patriotisme pour la brider. Le cataclysme du 11 septembre et ses suites n'ont pas fini de produire leurs conséquences sur les libertés fondamentales dans le monde. La voie choisie par les Etats-Unis et leurs alliés pour réduire le terrorisme développe de désastreux effets pervers et met en danger, à l'instar des actes terroristes, les fondements de la sécurité collective que sont la justice et le droit. Les appels aux croisades et aux guerres saintes menacent notre planète et ceux qui osent aller à contre courant sont persécutés et traités en traîtres. Voilà pourquoi le combat de Johann-Philipp-Palm est plus que jamais actuel. Son combat signifie qu'on accepte d'être minoritaire et d'aller à contre courant pour défendre ses idées. Il signifie également qu'on accepte d'en payer le prix, quel que soit ce prix. Honorable Assemblée, Chers amis, Le prix dont vous m'honorez aujourd'hui me flatte et me comble. Je le reçois comme un geste de reconnaissance du combat de tous les Tunisiens pour la liberté de pensée et d'expression et vous promet de le transmettre fidèlement comme un message à tous mes concitoyens. Je vous promet aussi de rester toute ma vie fidèle à cet engagement pour la liberté.
Sihem Bensedrine
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Le 1er décembre 2002
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لا نامت عين الجبناء
لا نامت عين الجبناء
أطلقت جناحي لرياح إبائي، أنطقت بأرض الإسكات سمائي، فمشى الموت أمامي، ومشى الموت ورائي، لكن قامت بين الموت وبين الموت حياة إبائي، وتمشيت برغم الموت على أشلائي، أشدو، وفمي جرح ، والكلمات دمائي، (لا نامت عين الجبناء) ورأيت مئات الشعراء، مئات الشعراء، تحت حذائي ، قامات أطولها يحبو، تحت حذائي ، ووجوه يسكنها الخزي على استحياء ، وشفاه كثغور بغايا، تتدلى في كل إناء، وقلوب كبيوت بغاء، تتباهى بعفاف العهر، وتكتب أنساب اللقطاء ، وتقيء على ألف المد ، وتمسح سوءتها بالياء ، في زمن الأحياء الموتى ، تنقلب الأكفان دفاتر ، والأكباد محابر ، والشعر يسد الأبواب، لا نامت عين الجبناء أطلقت جناحي لرياح إبائي، أنطقت بأرض الإسكات سمائي، فمشى الموت أمامي، ومشى الموت ورائي، لكن قامت بين الموت وبين الموت حياة إبائي، وتمشيت برغم الموت على أشلائي، أشدو، وفمي جرح ، والكلمات دمائي، (لا نامت عين الجبناء) ورأيت مئات الشعراء، مئات الشعراء، تحت حذائي ، قامات أطولها يحبو، تحت حذائي ، ووجوه يسكنها الخزي على استحياء ، وشفاه كثغور بغايا، تتدلى في كل إناء، وقلوب كبيوت بغاء، تتباهى بعفاف العهر، وتكتب أنساب اللقطاء ، وتقيء على ألف المد ، وتمسح سوءتها بالياء ، في زمن الأحياء الموتى ، تنقلب الأكفان دفاتر ، والأكباد محابر ، والشعر يسد الأبواب، والشعر يسد الأبواب. فلا شعراء سوى الشهداء
احمد مطر
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Posté par Chahid sur le forum TUNeZINE, le 3 décembre 2002
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