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Bonne lecture !
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La guerre des étoiles filantes Il ny a pas très longtemps dans une galaxie pas très lointaine 1987 lan pire Profitant de labsence des chevaliers du golfe du Jedi, linfâme PalpaZine va semparer du pouvoir dans la galaxie tunizoïde. Appuyé par une armée de clones bleus sur coulis de matraques, il renversera sans difficulté le vieux bourguibaniamonastir. Fort de cette victoire, lensemble des chevaliers Jedi sera lobjet dune persécution qui conduira à leur quasi extermination. Dark Charfor remettra la tête du maître des chevaliers du golfe du jedi au Maître des forces du mal, lempereur PalpaZine . Pensant victorieuses les puissances de lobscur, il mettra sous son joug la planète tunizoïde. Pendant ce temps, près de la petite cité de Ban Erous, un androïde, R2MER2 porte un message au jeune Zouhairkin Starsurfeur. Lhologramme dune drôle de petite bonne femme Maîtresse Sophaïe lui délivre le message suivant : (fonds musical : tin tin tin tin tintin tin tintin) Jeune Zouhairkin libre tu es libre tu resteras ton destin est ce que tu en feras » (fin du fond musical et de ce monologue mystico savoureux).
Après avoir réfléchi pendant 2 espaces temps coefficient point interstellaire, le jeune Zouhairkin décide quil est temps darrêter de réfléchir et de passer à laction. (plan sur la cité des carthophages pouvoirovores) Ben Jabbar le Hutt Maître du crime sur la planète Tataoïne depuis de nombreuses années, Ben Jabbar décide d'en finir une fois pour toutes avec Marzousolo qui lui doit de l'argent depuis longtemps. C'était sans compter sur la détermination de Zouhairkin Starsurfeur qui causera sa perte. Dark Charfor Il est la terrifiante personnification du Côté Obscur de la Force et l'homme de main de l'Empereur PalpaZine. En devenant Dark Charfor, étant attiré par le mal, il accepte le titre de Seigneur Noir des EducaSiths. C'est un homme incapable d'accepter l'échec des autres et prêt à tout pour atteindre ses fins machiavéliques. Pourtant, cet être véritablement mauvais montre qu'il lui reste un soupçon de bonté quand il se tait. Princesse Radhleia Retenue comme esclave dans le palais de ben Jabbar après avoir sorti Marzousolo de son état d'hibernation, Radhleia accompagne ce dernier dans sa mission sur la planète Endor visant à détruire le générateur de l'écran de protection de l'Etoile De La Mort. Elle apprend également de Zouhairkin qu'elle est en réalité sa sur les jours pairs Lempereur PalpaZine Maître du côté obscur de la FORCE, PalpaZine a été à l'origine de la destruction totale de l'ordre Jedi bien des années auparavant. Il fît basculer, Dark Charfor vers le mauvais côté et tente aujourd'hui de faire de même avec son fils. Devant le refus de ce dernier à se joindre à lui, il entreprend de l'éliminer mais ne peut pas prévoir que son fidèle bras droit va finalement se rebeller contre lui. (he he) A venir, la fiche de Marzousolo et son fidèle ami : Chubbakarkar.
Hasni
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tunizoïde, 10 janvier 2003
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Signification de TUNeZINE Beaucoup de gens et même des intervenants sur le forum ne comprennent pas la vraie signification du nom du site et posent parfois des interrogations. TUNeZINE a prêté à l'équivoque dés le début du fait de son caractère politique intransigeant vis avis du pouvoir et du rapprochement du second moitié de son nom avec le prénom du président Zine el Abidine. Pour lever cet équivoque et rendre à ce nom sa véritable signification "au vrai sens du mot". TUNeZINE est un mot composé de trois parties :
Ce qui veut simplement dire :"Magazine électronique de la Tunisie". Sachant que le mot e-zine est universellement connu pour désigner tout journal électronique pour les initiés à l'informatique. Je crois que la précision est utile pour tout ceux qui ne l'ont pas compris
Mokhtar Yahyaoui
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Tunis, le 2 janvier 2003
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تكوين " لجنة من أجل الإفراج عن زهير اليحياوي" في تونس
مضت ثمانية أشهر على اعتقال أول سجين إنترنت في تونس
الشاب زهير اليحياوي، المؤسس لموقع "تونزين" على
الإنترنت ويعد اعتقاله انتهاكا لأبسط حقوق المواطن
التونسي في الاتصال وممارسته لحرية التعبير و الرأي.
وعلاوة عن هذه المظلمة يعيش زهير اليحياوي ظروفا سجنية قاسية جدا، إذ حشر في غرفة مكتظة تنعدم فيها أبسط الظروف الصحية، وهو يحرم من حقه في المراسلة و الكتب، خلافا للقوانين المنظمة للحياة السجنية. لقد كانت محاكمة زهير اليحياوي مظلمة لم يحترم فيها أبسط شروط المحاكمة العادلة. حوكم خلالها بسنتين سجنا، في بادرة هي الأولى و قد مست جيلا كاملا يمثله زهير اليحياوي، رأَى في مواقع الإنترنت المخرج الوحيد في تونس لممارسة حريته وسط إغلاق جميع المنابر الإعلامية في وجهه. إن دفاع المجتمع المدني عن زهير اليحياوي هو دفاع عن حق المجتمع بأسره في منابر حرة، وفي رفض أي رقابة على الإنترنت و مستعمليها في ظل ما يعيشه العالم من انفجار إعلامي. وانطلاقا من هذه القناعة المبدئية تم تشكيل "لجنة من أجل الإفراج عن زهير اليحياوي" تتكون من: توفيق بن بريك، رشيد خشانة، سهام بن سدرين، سهير بلحسن، صلاح الدين الجورشي، العربي شويخة، لطفي حجي، نزيهة رجيبة (أم زياد). و ستعمل هذه اللجنة على تكوين هيئة موسعة لنفس الغرض. و تهدف اللجنة إلى الإفراج عن زهير اليحياوي وتجنيد كل القوى لتحقيق هذا الهدف كما تسعى للدفاع عن حق التونسيين في التواصل مع شبكة الإنترنت بكل حرية. Constitution, en Tunisie, d'un Comité pour la Libération de Zouhair Yahyaoui Traduction : Lecteur Assidu Huit mois se sont écoulés depuis l'arrestation du jeune Zouhaïer Yahyaoui, premier prisonnier de l'internet et fondateur du site internet TUNeZINE. Son arrestation est une atteinte aux droits les plus élémentaires du citoyen tunisien à la communication et à la jouissance de sa liberté d'expression et d'opinion. Outre cette injustice, Zouhair Yahyaoui vit des conditions d'emprisonnement très difficiles. Il a été incarcéré dans une cellule surpeuplée, aux conditions sanitaires très mauvaises. Aussi, Il est privé de livres et de son droit à la correspondance et ce, à l'encontre des lois régissant les conditions carcérales. Le procés de Zouhair Yahyaoui a été un simulacre où étaient absents les conditions les plus élémentaires pour un jugement équitable. Malgrè ça il a été condamné à 2 ans d'emprisonnement. Un pécédent qui touche, à travers Zouhair, toute une génération de jeunes qui s'identifiait à lui. Une génération qui a trouvé grâce à l'internet le seul échapattoire en Tunisie à la chappe de plomb qui régne au dessus de l'exercice de la liberté, puisque les autres médias sont censurés. En défendant Zouhair Yahyaoui, la société civile défend le droit de la société toute entière à l'accès à des tribunes libres et exprime son refus de toute forme de censure ou de surveillance de l'internet et de ses utilisateurs, à l'instar de ce qui se passe dans le reste du monde concernant l'évolution des nouvelles technologies de l'information. Partant de ce constat, il a été décidé de créer un "Comité pour la Libération de Zouhair Yahyaoui" constitué de : Taoufik Ben Brick, Rachid Kchana, Sihem Ben Sedrine, Souhayr Belhassen, Slaheddine Jourchi, Larbi Chouikha, Lotfi Hajji, Naziha Rjiba (Om Zied). Ce comité veillera à la constitution d'une instance élargie visant le même objectif. Le but du Comité est la libération de Zouhair Yahyaoui ainsi que la mobilisation de toutes les forces vives pour faire aboutir cette démarche. Le comité veillera également à la défense du droit des tunisiens à se connecter à l'internet, en toute liberté.
لجنة من أجل الإفراج عن زهير اليحياوي
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تونس في 10 جانفي 2003
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Le 31 décembre en Tunisie (lu sur Maghreb DDH) Un mot pour vous raconter ce 31 décembre que nous avons passé à Tunis Hubert et moi-même. Il a commencé le matin par la préparation d'un couffin (des poissons frais et des salades), pour l'apporter à Zouhair Yahyaoui avec sa mère dans sa prison de Borj el Amri. L'occasion pour nous de comprendre ce que vivent chaque semaine les familles de ceux qui sont emprisonnés dans ce lieu isolé de tout, à une cinquantaine de km. Pour ceux qui n'ont pas de voitures, il faut prendre plusieurs bus qui n'arrivent même pas devant la prison. La seule solution c'est d'attendre des "taxis de campagne". Des heures de trajet et d'attente pour simplement déposer un couffin, sans voir le prisonnier si ce n'est pas le jour de visite. Pour nous les choses étaient plus simples, puisque Radhia Nasraoui nous a emmenés en voiture. Mais à l'arrivée, alors que la mère de Zouhair se joignait, sous une pluie battante, à la file des autres familles chargées de couffin, nous avons eu la déception de la voir revenir le couffin plein. On le lui avait refusé, sous prétexte que ce n'était pas son jour habituel. Heureusement après quelques palabres, aller et retour du gardien entre la porte d'entrée et le bureau du directeur, qui a pu vérifier l'identité de ces visiteurs imprévus et probablement passer quelques coups de téléphone...
Enfin, le gardien est venu rechercher la mère qui a pu apporter le couffin....Bien sûr, nous en avons profité pour demander des nouvelles de Zouhair. Son moral semble excellent, il ne souffre plus de la dent qu'on lui a arraché mais a encore des problèmes de maladie de peau, due aux conditions désastreuses sur le plan de l'hygiène dans cette prison.
Nous avons aussi mis au courant la famille de Zouhair de toutes les initiatives qui se prennent en ce moment à Paris et à l'étranger et pour lui promettre que son fils pouvait compter sur un large soutien. Inutile de dire qu'elle nous a chargé d'un tas de messages de bonne année pour vous tous. Nous l'avons quitté devant chez elle les bras chargés d'un repas qu'elle avait préparé à notre attention, mais d'autres amis nous attendaient à Bizerte. En effet, c'est avec Hamma Hammami, Samir Taamallah, Abdeljabbar Madouri et Amar Amroussia (en compagnie bien sûr de Radhia Nasraoui et Najoua Rezgui) que nous avons fini l'année 2002 et commencé l'année 2003 chez Anouar Kousri et sa femme Naima. Une soirée entre amis, pleine de chaleur et d'émotion. Nous avions rencontré Samir, Abdeljabbar et Ammar pour la première fois le 2 février dernier alors qu'ils sortaient de clandestinité, et nous les retrouvions après cette longue période des procès et de la prison. La vie est difficile pour eux en particulier sur le plan matériel puisqu'un des moyens favoris du pouvoir tunisien de "punir" ses opposants est de les asphyxier financièrement en les empêchant complètement de travailler ou même de faire des études (comme dans le cas de Samir Taamallah). Mais ils sont libres (ils l'étaient même en prison, dans leur tête) et prêts à relever tous les défis. Inutile de vous dire que tous ceux qui ont participé à cette lutte étaient là dans nos esprits et qu'à minuit nous avons ouvert une bouteille de champagne à la santé de tous. Nous espérons vous avoir fait un peu partager ces moments qui donnent leur sens à la phrase rituelle : bonne année à tous.
Marguerite Rollinde et Hubert de Beaumont
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Lu sur Maghreb DDH, le 2 janvier 2003
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Avis aux amateurs de farces électorales Tunisien, Tunisienne, citoyens du monde, Après le succès de la comédie du 26 mai 2002 «Référendum à la tunisienne» qui vous a fait tant rire et a fait connaître la Tunisie au monde entier, la troupe «Ben Ali pour farces électorales» vous présente léternelle comédie : «élections présidentielles à la tunisienne», version 2004 Veuillez prendre note que léternelle comédie «élections présidentielles à tunisienne» version 2004, ne sera pas présenté en onemen show comme ça été le cas en 89 et 94, ni interprété par trois comédiens (Ben Ali pour le rôle principal, Tlili et Belhaj Amor pour les rôles «très» secondaires) comme en 99.
En effet, léternelle comédie «élections présidentielles à la tunisienne» version 2004 sera interprété par la fine fleur des comédiens tunisiens. À leur tête, on va retrouver linamovible et lindéboulonnable «Notre ami Ben Ali», un comédien hors pair qui na pas cessé depuis 15 ans de faire rire les 10 millions de Tunisiens ainsi des millions détrangers des «pays frères et amis» pour qui la Tunisie est devenue le synonyme du «Pays des merveilles politiques et électorales». Les rôles «très» secondaires doivent «normalement» être interprété par les illustres et charismatiques Tlili (encore lui), Bouchiha, Béji, Boulehya et Harmal. Il sagit là dun pur produit de lécole tunisienne de formation de clowns pour spectacles et farces électoraux (ETFCSFE) :-)
La réalisation de léternelle comédie «élections présidentielles à la tunisienne» version 2004 est luvre du holding et société familiale RCD et ses succursales MDS, PUP, PDU, PL, Ettajdid ainsi que la chambre des députés du ministère tunisien de lintérieur. Les billets sont en vente au siège du ministère tunisien de lintérieur, sise 1er, Avenue Bourguiba, Tunis et dans toute les succursales RCD en Tunisie ainsi qu'à l'étranger. Vous pouvez également commander vos billets sur le site internet : www.electionspresidentiellesalatunisienne.com.tn/version 2004/ si vous disposez bien sûr dune carte visa-RCD. Tunisiens, Tunisiennes, citoyens du monde, Soyez nombreux pour cette comédie qui fait rire des millions de personnes de tous les âges en Tunisie et dans le reste du monde depuis 15 ans ! Spectacle garanti :-)
Ghassen
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9 janvier 2003
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Le goût de la misère Lors de mon séjour dans lun des pays européens, jai rencontré un tunisien, un chercheur reconnu dans son domaine qui enseignait dans lune des grandes universités de ce pays. Un homme pas ordinaire. Il avait à peu près la cinquantaine, vivait seul dans son appart, ni femme ni enfants. Quand il a fini ses études doctorales aux années soixante, il sest retourné en Tunisie pour « servir son pays », il ny est resté quune matinée, il a fait exactement dans lun des ministères de lépoque 6 heures de travail au bout desquelles il a signé sa démission pour faire un marche arrière vers lEurope. Ce qui mavait surtout impressionnée chez cet homme cest que ce prof duniversité laissait tomber son boulot, ses recherches (cest pourquoi dailleurs il ny est que vacataire) pour aller bosser dans les chantiers de construction en tant quouvrier non qualifié même cad « mrammaji ». A chaque fois quil présentait son dossier, on le croyait fou mais heureusement pour lui yavait des gens qui aimaient sa folie et qui samusaient à le voir dans leurs chantiers. Je lai vu un jour rentrant chez lui après une dure journée de travail, il avait du mal à se tenir debout, souffrant dune maladie qui ne supporte pas la fatigue physique mais rien nempêchait cet homme daller jusquau bout de ses idées. Je narrêtais pas à me demander pourquoi il faisait ça, quest ce quil y trouve, cet homme discret, plein de secrets. Jai eu loccasion un jour de parler avec lui, je nai pu tirer que quelques mots et avant de partir et sans se retourner, il ma soufflée une phrase : « ne ty implique pas trop » (on parlait de la Tunisie), « tu finiras par sombrer ». Je nai pas aimé ce quil ma dit, depuis je ne mintéressais pas trop à lui. Mais je nai jamais pu loublier. Un mrammaji docteur, ça soublie pas, le pourquoi qui tournait dans ma tête nayant pas encore trouvé de réponse surtout que je sais très bien que cet homme ne fait rien pour rien. Il fallait donc vivre lexpérience. Quand jai pris la décision, jétais déjà en Tunisie. Personne naccepterai une fille dans une mramma alors je me suis choisie le boulot le plus proche : le travail agricole. Bref, un pantalon avec une jupe longue dessus, un foulard sur la tête, changer un peu ma manière de parler et hop me voila une fille mesquine qui doit travailler pour nourrir ses sept frères. Pas trop difficile de trouver un boulot, cétait la période de cueillette dartichauts et on avait besoin de main duvre surtout femmes. Le premier jour, levée depuis laube, je devais parcourir quelques kilomètres à pied pour arriver à 7h moins le quart selon les instructions, la cueillette commence à 7h pile. Pour arriver à la ferme, il fallait parcourir des terres agricoles désertes. Il faisait noir, tellement noir que je pouvais même pas voir ma main, je ne voyais rien sauf des taches blanches qui se déplaçaient de loin : cétaient les chiens blancs de race locale quon appelle couramment chiens arabes (ilkleb il3arbi) connus par leur férocité. Je tremblais de froid malgré tous les vêtements que je mettais. Javançais lentement, javais la trouille, Jattendais à tout moment que quelquun me saute de lobscurité qui mentourait de tous les coins. Limage de mon lit tiède bien couvert narrêtait pas à me sauter aux yeux. Tout ce dont javais envie en ce moment cétait de tout laisser tomber et de rentrer chez moi et de me plonger dans mon lit et doublier toutes ces folies. Mais jétais déjà au milieu de la route, reculer nétait pas plus facile quavancer. Il était 6h 20 quand le ciel a commencé à séclairer un peu, je pouvais enfin voir les quelques mètres qui mentouraient. Rassurée, je me répétais que tout va finir dans quelques minutes, oui ça ira, ça ira bien, tu verras, avance et nai pas peur, je me parlais à haute voix. Soudain jai entendu un chien qui aboie, cétait pas la première fois mais cette fois ci cétait très proche de moi, devant moi : un gros chien blanc en position dattaque, le regard fixé sur moi, je pouvais plus bouger, clouée dans ma place, je savais plus ce que je devais faire, je savais très bien que ce genre de chien est capable de tuer un homme surtout quils nagissent quen groupe. Pour eux, je suis un inconnu sur leur territoire quil fallait en débarrasser. Jai choisi de rester immobile. Pendant un moment, il ma semblé que le temps sest arrêté et que dans le monde il nexiste plus que moi et ce chien devant. Dans la seconde qui suit jai entendu le bruit dune calice qui venait de derrière et la voix de quelquun qui encourageait son âne ou mulet à avancer. Il sest arrêté juste à côté de moi. Sans le vouloir jai recommencé à marcher, en fait lhomme me faisait peur plus que le chien, quand jai entendu la voix dun vieillard qui me demandait de faire attention : « hé, attention le chien, ya binti win mechia ? », je me suis arrêtée, « tu travailles à la ferme de « flen » ?» jai répondu que oui, il ma proposée de maccompagner jusque là bas, « monte, je temmènerai, il faut jamais marcher toute seule ici, les chiens sont partout, lautre jour ils ont failli tuer quelquun » je suis monté, javais les larmes aux yeux, je ne sais pas si cétait à cause du froid où à cause de quelque chose dautres, mon compagnon était à la soixantaine à peu près, ce qui mavait rassurée un peu, à vrai dire, cet homme pour moi était lange sauveur, sa voix est restée gravée dans ma mémoire « mnin inti ? Tu nes pas dici nest ce pas ? Je connais toutes les filles qui travaillent chez flen, je ne me rappelle pas de tavoir vue » je ne répondais quavec des signes de la tête, javais peur que si jouvre ma bouche je finirai par dire la vérité et lui demander de me ramener en ville pour que je puisse rentrer. Il continuait à parler, la lumière est devenue assez suffisante pour voir la couleur bleue du ciel. De loin je voyais les foules de femmes qui se dirigeaient vers la ferme. « Dorénavant tu viens avec elles, daccord ? » me conseillait le vieux. Il ma déposée à quelques mètres de la ferme juste derrière la foule que jai suivi timidement. On sest arrêté devant les bureaux de ladministration, les responsables de la ferme nayant pas encore arrivé. Je navais pas besoin de jouer le rôle de la fille timide, je létais vraiment. Javais du mal à supporter les regards curieux et pleins dexclamations des femmes qui commençaient déjà à chuchoter entre elles se demandant qui je suis. « jdida inti ? », enfin la fameuse question arrive. Jai répondu que oui pour me taire juste après, je navais aucune envie de mentir à ces misérables, jai du inventé mille histoires au gérant le premier jour, je nen ai trouvée aucune. Je nai trouvé quune seule question : pourquoi je suis là ? Plongée dans mes idées, je ne me rendait plus compte de ce qui se passait autour de moi. Le bruit dun vieux moteur marracha de mes pensées, une vielle isuzu apparaît de loin avec trois jeunes hommes dedans. Dès quelle a approché, les chuchotements et les rires des femmes se sont arrêtés, leurs regards fixés sur la voiture. Nétant plus leur centre dintérêt, jai profité de loccasion pour contempler ces jeunes silhouettes. Elles étaient à majorité entre 20 et 30 ans dâge. Les visages rougis par le froid, portaient toutes des petits couffins ou des sacs en plastique, elles devaient y conserver leurs nourritures. « Quest ce que vous attendez imbéciles ? Je vous ai pas dit hier daller directement sur le champ ? Allez vite bougez » cria lun des trois hommes en venant vers nous. Je mapprêtais à suivre la foule vers le champ dartichauts quand le même homme marrêta pour me faire tout un questionnaire durant lequel jai pu remarquer que ce con qui se prenait pour un boss est presque analphabète, quil ne connaissait rien de lagriculture ni de quoi que ce soit. Après mavoir largement expliquée la charte que je dois respecter, il ma laissée filer. Jai senti son regard curieux me suivant. Le champ se trouvait à 2 kilomètres de ladministration. Quand on est arrivé, lisuzu y était déjà avec le con à côté. Il nous a partagées en groupes de travail. Tout de suite après, jétais plongée, le dos courbé, dans la cueillette dartichauts. Jétais beaucoup moins rapide que les autres filles, celle qui était juste à côté de moi la vite remarqué « tu nes pas habituée à le faire nest ce pas ? mais ne ten fais pas, le premier jour cest toujours comme ça » le premier jour !, je suis encore dans le premier jour ?, javais limpression quune année vient de s'écouler depuis que jai quitté chez moi ce matin ou cet aube plutôt mais pourtant ce ne sont que quelques heures. Ne pouvant plus supporter la position dans laquelle jétais, je me suis levée pour reposer un peu mon dos « Hé, quest ce que tu fais ? » cria discrètement ma voisine « il va te virer sil te vois debout, tu ne le vois pas ? Il est là bas ? Au dessus de la ponte, il nous regarde avec ses jumelles, vite reviens au travail ! », En me tournant vers la ponte jai pu voir le con avec ces jumelles et son isuzu à côté. Jai vite repris mon ancienne position. En interrogeant ma voisine, jai pu savoir que cest le neveu du big boss, un bon à rien sauf à donner des ordres, virer des ouvriers et surtout draguer les filles. Elle en avait longtemps souffert avant quelle se marie à son cousin. Elle croyait quelle nallait plus voir son visage mais « elkhobza morra ». Son mari est chômeur le jour et saoul le soir. Un mois après la naissance de son premier bébé, elle a été obligée de revenir au champ. Je commençais à avoir mal au dos et plein de bulles sur les doigts mais cette fois ci jai pas essayé de me lever. La voix de ma collègue si douce, si profonde mentraînait petit à petit dans son monde. Ses paroles sincères, simples, qui touchent directement le coeur, ses rires denfants, ses soupirs dès quelle commence à penser à son bébé mont fait oublier les maux de mon dos, mont fait oublier ma chambre et mon lit tiède, mont fait oublier que là bas au-delà de cette ponte, y a un autre monde, je nentendais plus que sa voix, je ne voyais plus que la traduction de ses paroles dans mon imagination : son bébé qui pleure, son mari qui rentre saoul, la petite chambre quelle habite dans la maison de son beau père, sa famille nombreuse, ses surs qui travaillent toutes à la ferme, sa vielle mère malade depuis des années «cheii inti 7walek te3ba barcha» cétait monsieur con bien sur. Javais envie dune seule chose : le gifler. Je voyais en lui tous les cons du monde. « Cest son premier jour, osber 3liha ya si x, tu verras elle sera m3allma très prochainement, elle apprend très vite » me défend ma voisine sans interrompre son travail. Il ma regardé un moment sans parler. Sans voir son visage, jai pu comprendre ce qui se passait dans sa tête. Jai pris soin de ne pas me retourner. Je lai senti bouger, je lai cru partir vers son isuzu, mais ses pas ont vite fait demi tour. Il a apporté une caisse vide et sest assis dessus et il a fait exprès que ce soit dans le champ de ma vision. Il a fait sortir un portable de sa poche et a commencé à parler. De temps en temps il injectait des mots français dans la conversation pour nous regarder juste après. Il avait besoin de voir cette expression dinfériorité dans les yeux de ces filles misérables. Ça ma rappelée vivement les discours de 7 novembre. Je ne les écoutais que pour voir les expressions qui se dessinent dans les yeux du caporal. Sa manière de regarder laudience. Lui aussi il cherchait une expression dans leurs yeux, il cherchait un aveu : tes le plus fort, tes le plus intelligent, tes le chef. Ces gens là ont besoin de se voir dans nos yeux, ils dépendent de nous, ils vivent en nous, sans nous, ils disparaissent, ils périssent comme périt tout parasite abandonné par son hôte. Javais encore limage du caporal devant les yeux quand une voiture de garde nationale apparaît de loin. Ils ont senti lodeur de leur chef dans mes pensées ou quoi ? Quelques instants plus tard jai compris que cest plutôt lodeur de lartichaut quils ont senti. Le con nous a données lordre moi et ma voisine de porter 4 caisses pleines dartichauts à la voiture des chiens. Je lai fait « kima ilmra il3atia », pourquoi pas ? Ça ma donné loccasion découter quelques mots de leur conversation. Ils parlaient de bons dessence. « Bech yeklou eddennia ouyetsa7rou bilekhra ». Ils ont fini par remplir la voiture dartichauts et prendre le con à ladministration pour avoir les bons. Lheure de manger est arrivée, nous avons enfin eu le droit à un moment de repos. Les filles se sont rassemblées dans un coin du champ pour manger. Javais rien apporté avec moi et javais honte de leur partager leur nourriture mais on ne ma pas donnée loccasion pour hésiter. Jai mangé avec appétit. Il me semble que jai jamais mangé autant. Cétait une m7amsa 3arbi très piquante que dhabitude jaime pas manger. Là bas, le goût de la m7amsa devient différent, le goût de la vie devient différent. En buvant le thé, jai repris ma discussion avec ma nouvelle amie. Je lui ai demandée combien elle gagne par mois.
Lheure de reprendre le travail est arrivée pour me sauver des exclamations de ma nouvelle amie. On a vite repris nos positions de travail. Je ne me rappelle pas avoir détesté lartichaut autant que ce jour là dailleurs depuis je ne le mange plus. Encouragée par mon amie, jai continué quand même la cueillette mais jai pas pu mempêcher de me lever le dos de temps en temps, la douleur que jy sentais étant devenue insupportable, et jen profitais pour lancer un petit regard sur ce nouveau monde qui mentourait, contempler les dos de parabole, y a tunis 7, la garde nationale et les chiens arabes et non arabes (fruit des travaux immenses développés par létat dans le domaine de la biotechnologie et lamélioration des races).
Jai repris mon chemin vers la ferme ensuite vers le village. A 17h30, il faisait de nouveau noir. Jai couru jusquau village et je nai repris mon souffle que dans le bus. En route vers Tunis, les images du jour narrêtaient pas à défiler devant mes yeux. Javais une envie énorme dy retourner le lendemain (mais plus forte que mes maux de dos). Comment peut on bâtir autant de liens en une seule rencontre ? Comment peut on vivre autant de jours en un seul jour ? Sacré docteur mrammaji, il savait que dans les chantiers, on peut donner une autre dimension à sa vie. ![]() Quelques jours plus tard, cinq honorables hommes rassemblés dans le plateau de tunis 7 ont passé 3 heures à la télé à répéter quon a éradiqué la pauvreté en Tunisie. Après lexpérience réussite en Tunisie, les efforts sont orientés maintenant vers léradication de la pauvreté dans le monde.
Rana
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reçu par mail sur contact@tunezine.com, le 10 janvier 2003
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Le vrai rallye de la femme tunisienne
Un hommage sadresserait plutôt aux centaines de milliers de femmes tunisiennes qui font tous les jours et en moyenne des vingtaines de kilomètres à pied ou à dos dâne pour chercher leau et ou couper le bois pour le chauffage domestique dans les régions montagneuses du Nord-ouest tunisien du 21 ème siècle.
Sil faut rendre hommage ce serait pour ces femmes anonymes dépourvues de tout financement public (de lATCE, du ministère du tourisme ou de que sais-je) qui souffrent quotidiennement des tâches ménagères dans les régions montagneuses délaissées depuis lindépendance. Selon le rapport 2002 de la Banque Mondiale dans le cadre du projet de développement des zones montagneuses et boisées du nord-ouest NMFAD (Northwest Mountainous and Forestry Areas Development Project), je cite «les conditions socio-économiques du nord-ouest de la Tunisie restent plus difficiles dans cette région que dans beaucoup dautres parties du pays, dune part, à cause des conditions difficiles qui règnent dans cette zone agro-écologique et, dautre part, des carences qui continuent de caractériser les infrastructures et les services dappui publics». Sil y a lieu de senorgueillir de la femme tunisienne arabe et berbère ce serait celle qui se présenterait comme candidate à la présidence de la république en 2004 ou à la limite elle deviendrait une astronaute. Mais dans tous les cas, je ne rendrai pas hommage à ces trois femmes-tunisiennes, qui font plus que parader dans ce rallye Paris-Dakar où lendurance, la résistance, etc pour ne pas dire la masculanité, sont des exigences primaires des compétiteurs. Ainsi, je ne rendrai pas hommage à ces trois participantes tunisiennes alibi du régime de ben ali.
Commentaires
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Tunis, le 6 janvier 2003
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Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement ! Vu les confusions,les analogies malheureuses,les imprécisions et le manque de clarté avec lesquelles des mots et des concepts importants ont été usité dans les débats houleux précédents, je me permet d'y participer non par un post incendière, outrageant ou partisan qui ne saurait qu'augmenter la confusion ambiante mais par la donnée de quelques définitions ( qui sont discutables naturellement) des notions qui ont été utilisés ici et la. Cet ensemble peut être enrichi au fur et à mesure de l'avancement du débat.
Laïc, ïque adj. et n. [Au masc., on rencontre les deux formes, mais laïque est plus courant que laïc dans les emplois adjectivaux. Au fém., on utilise toujours laïque.] 1. Qui n'appartient pas au clergé. Missionnaire laïque. 2. Qui est indépendant de toute religion. L'enseignement laïque. École laïque (par opp. à école religieuse). Laïcité n. fém. 1. Caractère laïque de quelque chose. 2. Principe de séparation de l'État et de l'Église, qui se trouve ainsi privée de tout pouvoir politique. La laïcité de l'État, en affirmant la neutralité religieuse de la société civile, place toutes les Églises sur un plan d'égalité. En contrepartie, l'État s'abstient d'intervenir dans les affaires des Églises. Athée n. et adj. Personne qui souscrit à l'athéisme. Athéisme n. masc. Doctrine niant l'existence de Dieu. L'athéisme théorique peut être absolu, ou refuser seulement l'existence du Dieu personnel, créateur et transcendant des religions révélées. L'athéisme pratique consiste à agir comme si Dieu n'existait pas. Synonyme irreligion. Agnostique adj. et n. (gr. agnôstos « ignorant »). 1. Relatif à l'agnosticisme. 2. Partisan de l'agnosticisme. Agnosticisme n. masc. Position selon laquelle il est impossible de connaître les réalités métaphysiques, donc de se prononcer sur leur existence. Ce mot a été employé pour la première fois par T.H. Huxley (1889). Islamiste adj. et n. Adjectif. Qui se rapporte, qui appartient à l'islamisme. Nom. Adepte de l'islamisme. Islamisme n. masc. Doctrine qui prône l'islamisation générale des institutions politiques, sociales et juridiques dans les pays musulmans. Islam n. masc. ( mot arabe « soumission » ou « abandon à Dieu »). 1. Religion des musulmans, fondée par le prophète arabe Mahomet, et qui repose sur la révélation du Coran. Musulman,ane adj. et n. Adjectif. Qui se rapporte, qui appartient à l'Islam. Nom. Adepte de l'Islam comme religion.
klemellil
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posté sur le forum TUNeZINE, le 8 janvier 2003
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LTDH : Infos Express 10 janvier 2002 Ligue Tunisienne pour la défense des droits de lHomme ------------------- Le doyen des juges dinstruction M Amor Ben Mansour a informé , le 9 janvier 2003 m Radhia Nasroui , de la levée dinterdiction de voyager a lencontre de M Sadri Khiari (membre de Raid /Attac Tunisie et du CNLT) Rappelons que M Sadri Khiari est victime dune interdiction de quitter le territoire depuis 3 ans . ------------------- Le tribunal de Monastir a examiné le 8 janvier 2003 laffaire de M Abderrahman Hedhili membre du comité directeur de la LTDH qui a déposé une plainte contre M Chakib Ben Frej président dune cellule du RCD (parti au pouvoir ) qui la agressé en avril 2002 .Les avocats de M Hedhili ( Mes Mohamed Jmour, Anouar Kousri, Youssef Lahmer Nasr Ben Ameur , Hamed Limeim) nont pas pu assister à laudience vu quelle a eu lieu avant lheure habituelle des audiences qui débutent a 9h00le jugement na pas été rendu public. ------------------- M Abdallah Zouari (journaliste /ancien détenu dopinion libéré le 6 novembre 2002 a été empêché le 8 janvier 2002 de se rendre à Médenine (siège du gouvernerat ou il réside ) M Zouari est de fait interdit de circuler même dans le gouvernerat de Médenine . ------------------- La Ligue Tunisienne pour la défense des droits de lHomme a été informé que la famille de M Nabil El Ouaer ( détenu dopinion /actuellement à la prison de Borj Erroumi à Bizerte ) a été empêchée de le visite et de lui remettre le couffin ***le mardi 7 janvier 2002 sous prétexte quil « refuse de recevoir des visites », M Nabil Ouer est atteint de maladies et la LTDH craint pour sa vie . ------------------- M Yves Aubin de la Messuziere nouvel ambassadeur de France en Tunisie a rendu visite à la LTDH jeudi 9 janvier 2002, il a été reçu par le président de la LTDH M Mokhtar Trifi , M Slaheddine Jourchi 1er vice président de la LTDH , Mme Souheyr Belhassen vice présidente chargée des relations extérieures et des membres du comité directeur. ------------------- La section de Bizerte de la LTDH organise le 11 janvier 2003 une réunion de solidarité avec le peuple Irakien lors de laquelle M Abdelmejid Abdelli donnera une conférence . ------------------- La LTDH organise a loccasion de la journée internationale de la femme un séminaire sous le thème :«Droits des femmes : instruments et mécanismes internationaux » les 8 et 9 Mars 2003 au siège de la LTDH 21 rue Baudelaire Tunis . ------------------- La LTDH organise 28 et 29 Mars 2003 à Mahdia un séminaire sur le thème : Les dynamiques Migratoires en méditerranée ( limigration clandestine tunisienne , les communautés maghrébines à létranger et lémigration inter-maghrebine seront les principaux axes de travail de ce séminaire. ------------------- Le congres de la section de Sidi Bouzid de la LTDH se tiendra le 18 Janvier 2003 à la Maison de culture de Sidi Bouzid . ------------------- Le congrès de la section de Médenine de la LTDH se tiendra le 26 Janvier 2003 à la Maison de culture de Médenine .
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posté sur le forum TUNeZINE le 10 janvier 2003
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A tous les avocats de la liberté Le Barreau tunisien, vieux de plus de cent ans, s'est toujours attaché à assumer ses obligations de défense du droit et de la liberté avec un certain côté patriotique et humaniste. Au lendemain de l'indépendance, il s est consacré à la consolidation de l'instauration de la république, à la défense de ses valeurs et de ses institutions... Pour la société civile, il a été une citadelle de défense des droits et des libertés publiques et individuelles . Depuis que le pouvoir actuel a commencé à détruire l'état de droit en Tunisie, les valeurs de liberté et de tolérance qui furent la fierté de ce pays. La confrontation entre le barreau et le pouvoir était inévitable, surtout que beaucoup d'avocats sont des dirigeants d'associations de défense des droits de l'homme. 21 textes de lois ont été promulgués pour limiter le champ d'action des avocats, un projet de loi de division du barreau, emprisonnement des avocats, saccages des bureaux, interdiction de voyager, coupures de téléphones, filatures constantes et rapprochées, vols de voitures. Pour réponse, les avocats ont choisi un des leurs, ancien prisonnier politique, comme bâtonnier. Ces derniers temps, des avocats furent tabassés en plein centre ville de la capitale par des agents des polices politiques rien que parce que quelques uns ont crée avec le juge Yahyaoui une association de défense des prisonniers politiques ! Le 29.12.2002 des bandes des polices politiques, avec des gestes et des menaces de bandits plutôt que de police, ont barricadé l'entrée du bureau de Me Kilani où allait se tenir la réunion du centre pour l'indépendance de la magistrature et des avocats ! Avec un petit nombre d'associations de défense des droits de l'homme, les avocats restent aujourd'hui le dernier carré de résistance en Tunisie. Nous appelons tous nos Confrères, tous les Avocats de la liberté, à nous épauler dans notre lutte pour la liberté. LES CONFRERES PROPOSENT LA JOURNNEE DU 16.01.2003 COMME JOURNEE DE SOLIDARITE. CAR LE 19.1.2003 LES AVOCATS DE TOUTE LA TUNISIE TIENNENT UNE A.G. EXTRAORDINAIRE. Les signataires : ME NEJIB HOSNI
Néjib Hosni
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Source Tunisie2000, reçu sur le forum TUNeZINE le 5 janvier 2003
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Les démocrates tunisiens appellent Chirac à libérer Bové Lettre de démocrates tunisiens à M. Jacques Chirac, Président de la république française, pour demander la grâce de M. José Bové[1] Monsieur le Président, M. José Bové, le porte-parole national de la Confédération paysanne, a été condamné à une peine de 14 mois d'emprisonnement, prononcée par la Cour d'Appel de Montpellier le 21/12/2001, peine rendue définitive par la Cour de Cassation le 19/11/2002. Ces peines ont été prononcées pour des actions de neutralisations d'OGM, menées par la Confédération paysanne en 1998 et 1999 dans le cadre d'une campagne contre l¹introduction des OGM dans l'agriculture et l'alimentation. Par delà la dimension strictement pénale de cette affaire, l'incarcération de M. José Bové, dont les interventions citoyennes, portées par un idéal de justice et de démocratie, ont reçu un très large écho dans l'opinion publique mondiale et notamment dans les pays du Sud, aurait une grave signification politique. Outre qu'elle altérerait l'image de la France en tant que pays des droits de l'homme et du citoyen, elle serait comprise comme une stigmatisation des causes défendues par José Bové et par ceux qui les partagent. Le peuple tunisien et l'ensemble des peuples de la région arabe sont particulièrement reconnaissants au porte-parole de la Confédération paysanne pour le soutien actif qu'il a apporté à la cause du peuple palestinien et de la paix en Palestine comme pour ses multiples prises de position en faveur d'un monde humain, pacifique et juste. ![]() C'est la raison pour laquelle, Monsieur le Président, nous, citoyens tunisiens et membres de la société civile indépendante, avons l'honneur de solliciter la grâce de M José Bové en vertu des pouvoirs qui vous sont conférés par l'article 17 de la Constitution française. Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre très haute considération. 1 - Ayadi, Abderraouf Secrétaire général du CNLT, membre du Conseil de l'Ordre des avocats 2 - Bechri, Mohamed Universitaire, ex-Président de la section tunisienne d'A.I. 3 - Belhadj Hamida, Bochra Avocate, ex-Présidente de l'ATFD 4 - Belhassen, Souhayr Journaliste, Vice-présidente de la LTDH 5 - Ben Jaafar, Mustapha Médecin, Secrétaire général du FDTL 6 - Ben Salem, Ali Président de l'ANAR 7 - Ben Sedrine, Sihem Porte-parole du CNLT 8 - Bhiri, Noureddine Avocat 9 - Bida, Jameleddine Ex-Secrétaire général de l'Ordre national des avocats 10 - Chaabouni, Hatem Hôtelier, Vice-président de la LTDH, membre du Comité politique d'Ettajdid 11 - Chamkhi, Fathi Universitaire, Porte-parole du RAID Attac Tunisie 12 - Charrad, Fayçal Universitaire, membre fondateur du CNLT et cadre syndical (UGTT) 13 - Chebbi, Mohamed Néjib Avocat, Secrétaire général du Parti Démocrate Progressiste 14 - Cherif, Khedija Universitaire, membre du Bureau de l'ATFD 15 - Chouikha, Larbi Universitaire 16 - Hammami, Hamma Porte-parole du PCOT 17 - Hosni, Néjib Avocat, Chargé des relations extérieures au CTIJ 18 - Jani, Jamel Porte-parole de l'ADPM 19 - Khechana, Rachid Journaliste, membre du BP du Parti Démocrate Progressiste 20 - Khiari, Sadri Artiste-peintre, responsable des communications au RAID Attac Tunisie 21 - Hedhili, Abderahman Enseignant, membre du Comité directeur de la LTDH et syndicaliste 22 - Maaroufi, Ahmed Universitaire, membre de la Commission nationale du Syndicat de l'enseignement supérieur et de la recherche (UGTT) 23 - Marzouki, Moncef Médecin, Président du CPR 24 - Mestiri, Omar Directeur de Kalima, membre dirigeant du FDTL 25 - Moalla, Taïeb Journaliste, membre de l'ADPM 26 - Nasraoui, Radhia Avocate, membre de l'Assemblée générale de l'OMCT 27 - Omrane, Nadia Rédactrice en chef d'Alternatives Citoyennes 28 - Trifi, Mokhtar Avocat, Président de la LTDH 29 - Yahyaoui, Mokhtar Juge, Président du CTIJ 30 - Zaouia, Khelil Secrétaire général du syndicat des médecins hospitalo-universitaires (UGTT) Liste des sigles : LTDH, Ligue tunisienne des droits de l'homme, CNLT, Conseil national des libertés en Tunisie, UGTT, Union générale des travailleurs tunisiens, A.I., Amnesty International, PCOT, Parti communiste des ouvriers tunisiens, RAID Attac Tunisie, Rassemblement pour une alternative internationale de développement, ADPM, Association des droits de la personne au Maghreb (Canada), CPR, Congrès pour la république, Parti Démocrate Progressiste, Parti démocratique progressiste, FDTL, Forum démocratique pour le travail et les libertés, ATFD, Association tunisienne des femmes démocrates, CTIJ, Comité tunisien pour l¹indépendance de la justice, ANAR, Amicale nationale des anciens résistants, OMCT, Organisation mondiale contre la torture ------------------------------------------------------------------------ [1] Campagne José Bové, contact sadri_khiari@yahoo.fr
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Ben Ali réagit aux articles du Matin Jilani, le remplaçant potentiel de Ben Ali, agressé à Tunis Correspondance de Tunis, Le Matin, Nouri Hendaoui Les incidences de la première correspondance de Tunis, publiée par Le Matin du 18 novembre et intitulée « Mme Leïla Ben Ali s'empare du pouvoir », ne se sont pas fait attendre. D'habitude, quand il s'agit de plats de la vengeance et de représailles, Zine El Abidine Ben Ali préfère les manger froids, après avoir longuement fait macérer leurs ingrédients dans l'eau de sa rancune. Les Tunisiens savent maintenant, après près de quinze ans de pratique du « benalisme », que leur Président prend du temps pour faire germer les scénarios les plus cruels tout en prenant le plus grand soin de ne pas apparaître comme leur initiateur. Cette fois, cependant, le séisme a été tel qu'il a été contraint à une série de réactions qui, pour avoir été rapides et impulsives, se sont révélées médiocres et, finalement, auto-accusatrices. Première incidence : Zine El Abidine Ben Ali charge son ambassadeur à Alger, Fadhel Khelil, de faire auprès du gouvernement algérien une démarche officielle de protestation contre la publication par un journal algérien, Le Matin en l'occurrence, d'un article jugé « offensant et diffamatoire contre la personne d'un chef d'Etat ami ». « Curieuse, inopportune et maladroite. » C'est en ces termes que les milieux politiques tunisiens ont jugé la démarche de protestation de leur ambassadeur, en ce qu'ils sont parfaitement au courant du statut de réelle indépendance dont jouit la presse écrite algérienne. Une démarche qui instruit à leurs yeux plus sur l'état d'esprit totalement décalé du Pouvoir tunisien, de sa lucidité très contestable et de son sens politique inachevé. Evidemment, la protestation a tourné court. Les autorités algériennes ont eu beau jeu de rappeler à leurs voisins, avec une courtoise ironie, apprend-on, que la presse algérienne est libre et qu'elles en sont elles-mêmes les premières victimes. Ben Ali aurait donc mieux fait de s'épargner le camouflet. Mais ainsi semble être le Président Ben Ali : il a comme un appétit insatiable de camouflets. Ce qui avait fait dire un jour au Président Chirac : « Je ne comprends pas cette manie qu'il a de multiplier les bêtises. » Sous-entendu les affaires Ben Brik, Ben Sedrine, Hammami, etc. Et la démarche de protestation auprès des autorités algériennes en est une nouvelle Deuxième incidence : Ben Ali opère un virage à 180 degrés dans son jeu d'alliances avec les siens. « Nous sommes en train de suivre attentivement, nous disent nos sources, un spectaculaire réchauffement de ses relations avec son gendre Slim Chiboub, époux d'une de ses filles issues de son premier mariage et ennemi mortel de son actuelle épouse Leïla. Avant son mariage avec cette dernière, Ben Ali, qui est cruellement privé d'héritier mâle, tenait Chiboub pour un fils. Il en avait fait un homme à l'influence et à la richesse considérables sans aucun rapport en tous cas avec son rudimentaire niveau de représentant commercial de produits détergents. Il sera néanmoins progressivement réduit à un rôle de figurant au fur et à mesure que Leïla, devenue épouse de Ben Ali après avoir été une de ses maîtresses, organisait diaboliquement sa montée en puissance. Le réchauffement inattendu des relations de Ben Ali avec son gendre, immédiatement après la publication par Le Matin de l'article-bombe au sujet de son épouse pour le mettre en otage, prouve bien, si besoin est, que Ben Ali en est maintenant convaincu. Ce qui constitue un véritable tournant qui va immanquablement donner lieu à un règlement de comptes à mort Troisième incidence : des informations persistantes émanant de tous côtés et confirmées par les journaux on-line ainsi que par le mensuel L'Audace font état, depuis la parution de l'article, d'une agression physique contre Hedi Jilani, l'homme que Leïla prépare pour remplacer son mari-ennemi. Le patron des patrons tunisiens a été, selon ces informations, ni plus ni moins que sérieusement corrigé. Après vérification, nous sommes en mesure de le confirmer. L'apparition de Hedi Jilani sur les écrans de la télévision présentant ses vux avec l'ensemble des cadres de la nation à Ben Ali à l'occasion de l'Aïd El Fitr, après une éclipse de trois jours qui a couvert son temps de rétablissement, n'a pas mis fin à la rumeur puisque désormais Hedi Jilani, au vu et au su de tout le monde, circule flanqué de deux inséparables gardes du corps. Il ne les avait pas avant la parution de l'article. Quant à la mise en scène organisée par Leïla qui a consisté à rompre le jeûne en famille dans le restaurant d'un grand palace de la banlieue nord de la capitale (l'hôtel Renaissance) pour atténuer la fièvre qui s'est emparée de Tunis à la suite de la divulgation de son plan, elle a produit l'effet tout à fait inverse. Tout le monde a bien remarqué que Ben Ali n'a pas adressé durant le dîner un seul regard à son rival placé en plus au bout de la table et resté religieusement silencieux. Son souci n'étant plus de s'épargner une disgrâce, mais d'éviter le pire Du reste, les corrections physiques sont le propre de la « méthodologie pédagogique » de Ben Ali. Kamel Eltaief, l'homme d'affaires à qui Ben Ali doit son accession à la magistrature suprême, n'a-t-il pas été victime à deux reprises d'une sauvage expédition punitive et restée jusqu'à ce jour impunie : la première lui ayant mis à sac le siège de sa société et la seconde sa voiture, et ce pour avoir voulu, entre autres, avertir Ben Ali contre les serpentueuses intentions de son épouse ? Quant aux opposants qui ont eu à subir soit une agression physique contre leur personne, soit une violation avec destruction de leurs bureaux, soit une disparition de leur voiture, ils se comptent par dizaines. Une prochaine correspondance sera consacrée à cet état de faits. Aussi, l'agression contre Jilani a-t-elle été rapidement considérée par l'opinion publique comme portant la signature caractéristique de Ben Ali. Elle n'en est pas moins significative en tous cas de l'atmosphère délétère et pourrie de ce qui tient lieu de vie politique en Tunisie, et dont l'article du Matin n'aura été finalement qu'une sorte de révélateur chimique. Quatrième incidence et non des moindres de par l'importance de sa signification : Ben Ali vient de renforcer, nous apprennent nos informateurs qui semblent plus que jamais décidés à alerter l'opinion tunisienne et étrangère, le dispositif de sa protection personnelle. Désormais, il ferme sa chambre à coucher à double tour avant de pouvoir y chercher un sommeil de plus en plus fuyard. Un des hommes qui le côtoient régulièrement avoue qu'il craint pour l'équilibre nerveux de Ben Ali à force de s'abreuver de drogues et de médicaments de toutes sortes pour lutter contre le stress et l'insomnie. Il y a de quoi, en effet. En fait, la peur de Ben Ali est née bien avant que le plan de sa femme pour le mettre en otage ne soit révélé à l'opinion et à lui-même. Elle se manifeste d'une manière on ne peut plus criante à l'occasion du moindre de ses déplacements en dehors du palais de Carthage. Les dispositions sécuritaires qui y sont prises sont hors du commun. Au-delà de l'imaginable. Deux jours avant son déplacement, l'endroit où il se rend est passé, à un kilomètre à la ronde, au peigne fin. Pas une maison entourant le lieu de sa visite qui échappe à une fouille méticuleuse, pas un toit d'un édifice public qui ne soit investi par des agents le doigt sur la gâchette, pas une personne soupçonnée de simple sympathie avec l'opposition qui ne soit éloignée. Sous une couverture aérienne d'un ou de deux hélicoptères, son cortège est composé d'une impressionnante suite de voitures blindées qui ouvrent et ferment le convoi Quant aux personnes invitées à être présentes au lieu du déplacement, elles sont sévèrement sélectionnées et préalablement fouillées, fussent-elles membres de l'establishment Une innovation structurelle est apparue en outre récemment. Ce draconien dispositif sécuritaire est désormais assuré par une garde spéciale, prétorienne, dont l'autorité dépend directement et exclusivement de Ben Ali et qui transcende tous les corps constitués, y compris la police, la garde nationale et l'armée. C'est à elle et à elle seule qu'est dévolue la tâche d'assurer la protection rapprochée de Ben Ali. Ses membres agissent dans un mépris total de toute autre forme d'autorité que la leur. Ils bousculent tout durant l'accomplissement de leur mission sans aucun égard à qui que ce soit. Les militants et les fonctionnaires du siège central du RCD - parti au pouvoir - ne reviennent toujours pas de ce qu'ils ont eu à endurer quand Ben Ali s'y était rendu au mois d'octobre pour présider la réunion du comité central. Le siège - un immeuble ultramoderne de 24 étages - a été examiné à la loupe, centimètre par centimètre. Les bureaux ont été vidés, sans ménagement aucun, de leurs occupants. Pas un coin ou recoin, y compris les sous-sols, qui ne fut regardé de près. « C'était ahurissant, raconte un militant qui porte toujours en lui un profond sentiment d'humiliation, nous avons été traités comme si nous étions des assassins potentiels ». C'est dire si celui qui a fait de la sécurité son fonds de commerce politique n'a pas réussi lui-même à vivre en sécurité Quoi qu'il en soit, des événements et des évolutions à la fois importantes et imprévisibles sont attendues à Tunis par tout le monde. D'autant que la situation économique, contrairement aux images d'Épinal sur « Le dragon de l'Afrique » que serait la Tunisie, est catastrophique et fera l'objet de notre prochaine correspondance. Le bras de fer entre les deux clans est entré dans une phase décisive qui exclut d'ores et déjà la possibilité qu'ils puissent coexister encore longtemps ensemble. Ben Ali n'a plus en fait le choix. Il doit trancher sur le vif s'il ne veut pas lui-même se retrouver tranché de sa propre raison d'être : le pouvoir.
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Reçu sur le forum TUNeZINE le 7 janvier 2003
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Source d'infos Union Générale Tunisienne du Travail EDITO Irak : Bruits de bottes La résolution 1441 du Conseil de sécurité de lONU censée écarter les risques dune nouvelle tension en Irak résonne étrangement ces dernières semaines comme une déclaration de guerre tant ladministration américaine semploie à la vider de toute substance et à linstrumentaliser pour des fins militaristes et guerriers. Sans même attendre les conclusions des experts de lONU concernant les documents sur le programme militaire de lIrak que Washington sest prorogé le droit dacquérir dune manière indélicate, musclée et illégale, ladministration américaine multiplie les déclarations hostiles et met en place un dispositif militaire et un arsenal qui tout porte à croire quil sonne déjà le glas à une nouvelle campagne contre lIrak, avec ou sans laccord du Conseil de sécurité et de la communauté internationale. LUGTT et les travailleurs tunisiens sopposent à une nouvelle campagne de destruction dun pays déjà terrassé par 12 ans dembargo. Nous estimons que de nouvelles frappes américaines nauront pour résultats que plus de morts parmi les civils, plus de souffrances pour les femmes et les enfants, plus de destructions des usines et lanéantissement des moyens de subsistance des travailleurs irakiens. Nous estimons que le mouvement syndical international libre se doit de sopposer aux nouvelles visées américaines et défendre , comme il la toujours fait, les droits humains, la paix et la justice dans le monde. LEVENEMENT ICAP : Un exemple éclatant de solidarité syndicale Le dénouement heureux de laffaire ICAP donne la preuve de lefficacité de la solidarité syndicale et de limportance de la collaboration entre les partenaires sociaux. Laccord conclu le 10 décembre 2002 entre la partie syndicale, la partie patronale et les représentants locaux de ladministration a permis un épilogue satisfaisant de laffaire ICAP et larrêt de la grève de la faim entamée depuis le 13 novembre 2002 par 22 des employés de cette entreprise mixte de textile de la région de Moknine au sahel. Cet accord stipule la réintégration de certains employés, lindemnisation conséquente des employés licenciés abusivement par ladministration de lentreprise depuis le mois daoût dernier, la possibilité pour certains de bénéficier de la retraite anticipée et lengagement de ladministration à faciliter la reconversion des plus jeunes dentreeux dans dautres secteurs de services. Licenciés depuis le 7 août dernier dune manière abusive, 22 des employés dICAP ont entamé une grève de la faim le 13 novembre 2002 au siège de lunion régionale du travail de Monastir pour protester contre le refus de toute négociation de la part de la direction de leur entreprise mixte de textile qui était jadis le fleuron de lindustrie textile du pays. En effet, cette entreprise étatique dans les années 60 a été privatisée en lannée 2000 ouvrant ainsi à sa nouvelle direction franco-tunisienne la voie dune gestion arbitraire et abusive : en lespace de deux ans des centaines douvriers ont été licenciés sous couvert dun plan de restructuration, des dizaines de machines ont été démontées, celles qui fonctionnaient encore ne sont plus quà la moitié de leurs capacités ; et pour mieux dilapider le patrimoine de lusine, la direction a décidé de vendre les 48 milles mètres carrés de terrain appartenant à lentreprise. Tout cela accompagné par des mesures abusives contre les ouvriers et un mépris total de leurs droits. La solidarité sans faille entre les travailleurs de ICAP et le sens de la responsabilité chez les responsables syndicaux de la région de Monastir, soutenus par le bureau exécutif de lUGTT ont fini par vaincre lentêtement de la direction dICAP. Mais ce dénouement de cette affaire ne devrait pas occulter un comportement dangereux de plus en plus répandu du côté des investisseurs étrangers opérants dans le pays consistant au mépris des lois et des droits des travailleurs locaux. Cest dans ce sens que laffaire ICAP sonne la sonnette dalarme pour que lengagement dans la voie de la privatisation de léconomie et lencouragement à linvestissement ne soit pas au détriment des intérêts de la force de travail. ACTUELLES Le Bureau Exécutif de la CISL à Tunis ? Le prochain Bureau Exécutif de la CISL pourrait se tenir à Tunis. Le principe a été retenu lors de la dernière réunion de la CISL à Bruxelles mais la décision finale sera prise ultérieurement. Au cours de cette réunion, la candidature de lUnion des travailleurs palestiniens, appuyée par lUGTT a été acceptée à lunanimité. La Palestine devient ainsi le 9e pays arabe membre de la CISL. Les effets de les mondialisation sur le secteur de la métallurgie La Fédération internationale des ouvriers de la métallurgie, FIOM, a organisé en collaboration avec lUGTT du 18 au 18 décembre 2002 à Tunis, une réunion régionale des organisation affiliées au Maghreb : Tunisie, Algérie, Maroc, Libye et Egypte. Les participants à cette réunion ont discuté les répercussions de la mondialisation sur le secteur de la métallurgie et les moyens de promouvoir la présence de la femme dans un secteurs dactivité traditionnellement accaparé par les hommes. Plusieurs communications dexperts ont apporté des éclairages sur ces deux axes longuement discutés par les participants à cette réunion. Le 6e congrès de lorganisation africaine de métallurgie et de Pétrole se tiendra à Tunis Lorganisation africaine des syndicats de la métallurgie, du pétrole et des industries chimiques a tenu le 12 et 13 décembre à Casa, au Maroc les assises de son Conseil Central qui a décidé de tenir son prochain congrès à Tunis au cours du deuxième semestre de lannée 2003. Par ailleurs, le Conseil Central de cette importante organisation sectorielle régionale a accepté la candidature de nouveaux membres. Il sagit du Gabon, le Mozambique, le Congo et la Palestine. Rappelons que la délégation tunisienne à été conduite par Mohamed Sehimi, secrétaire général adjoint de lUGTT et composée par Hassen Issaoui, Hasnaoui Semiri et Faouzi Chibani. LUSTMA fête son 13e anniversaire LUnion Syndicale des Travailleurs du Maghreb Arabe a fêté le 7 décembre 2002 son 13e anniversaire. Créée à Casa au Maroc en 1989, cette jeune organisation syndicale régionale regroupe les organisations syndicales ouvrières des cinq pays du maghreb. A cette occasion, le secrétariat général de lUSTMA dont le siège est Tunis a organisé le 9 décembre dernier une cérémonie pour célébrer lévénement. CISA : quels rapports entre les syndicats arabes et les ONG ? Le secrétaire international de lUGTT, Mohamed Trabelsi a pris part aux travaux de la commission statutaire des relations arabes et internationales de la Confédération internationale des syndicats arabes, CISA, qui ont eu lieu du 14 au 17 décembre à Damas. Les membres de la commission ont analysé la situation syndicale dans les pays arabes et certains pays africains notamment la Somalie, Djibouti et Mauritanie, les relations de la CISA avec les organisations syndicales internationales, ses relations avec les syndicats des pays africains et ses rapports avec les différentes organisations non gouvernementales. LUTTES OUVRIERES De nouveaux accords dans les entreprises publiques Les négociations sociales dans les entreprises publiques sont sur le point daboutir. La semaine dernière, un accord a été signé portant sur les augmentations salariales triennales des agents de la Société nationale des chemins de fer tunisiens. Peu avant, deux accords ont été conclus concernant lOffice de laviation civile et des aéroports et lOffice de la marine marchande et des ports. Avant eux, à la fin du mois de novembre dernier, 15 accords concernant les agents des sociétés de transport des voyageurs ont été signés. Rappelons que les négociations salariales triennales concernant le secteur privé et les agents du secteur public qui se sont étalées sur six mois depuis avril dernier ont abouti à des résultats probants qui ont préservé les droits et les acquis des travailleurs tout en prenant en considération les difficultés économiques du pays suite à trois années de sécheresse et aux incidences fâcheuses de lattaque du 11 septembre 2001 sur le tourisme tunisien. Grèves Les travailleurs de la raffinerie de pétrole de Bizerte ont observé le 20, 21 et 22 novembre dernier une grève de protestation contre le refuse de la direction de tenir des réunions de négociation avec leurs représentants. · Les travailleurs du complexe du sucre à Jendouba, nord ouest, ont observé le 25 décembre dernier une grève de 4 jours pour protester contre le blocage des négociations sociales dans leur entreprise. Rappelons que ladministration propose des augmentations salariales qui ne représentent que 59% des augmentations de la période 1999 2001. Bien entendu, ces propositions ont été rejetées par les représentants des travailleurs et une première grève de 2 jours avait même été observée le 10 décembre dernier pour pousser ladministration du complexe du sucre à réviser ses positions. En vain. · Le bureau exécutif de lunion régionale de travail de Gabès au sud du pays, a adressé aux autorités compétentes un préavis de grève concernant la Société de marbre. Cette grève de 3 jours (du 6 au 8 janviers 2003) entend marquer le mécontentement des employés de la société de marbre Gabès après le refus de la direction de respecter les accords conclus avec la partie syndicale. · Les employés des 3 entreprises appartenant au groupe Triki à Sfax ont observé le 12 novembre une grève pour défendre le droit syndical et sopposer aux mesures abusives prises systématiquement par la direction du groupe contre les représentants des travailleurs. · La grève des employés de la santé dans le région de Sfax au sud du pays a été un sucées. 100 pour cent des employés de la santé ont répondu à lappel du syndicat le jeudi 12 décembre pour défendre le droit syndical et réclamer la réintégration de leurs camarades licenciés. · Les marins de la région de Sfax ont observé le 9 décembre dernier une grève pour protester contre une circulaire ministérielle concernant les contraventions et les amendes jugées excessives et arbitraires par les métiers de la mer et leurs représentants . · Les employés de la briqueterie de Bizerte ont porté le 16 décembre le brassard rouge en signe de protestation contre leur direction qui refuse de tenir une réunion de négociation avec les représentants des travailleurs concernant plusieurs revendications professionnelles et sociales.
Union générale tunisienne du travail /UGTT
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7 janvier 2003
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Enseignants universitaires : à quand la prime Yahyaoui, le juge Je voudrai attirer votre attention sur ce forum sur cet état de chose et vous détourner des analyses trop théoriques, dogmatiques et des débats stériles entre islamiques et laîcs comme ci on se trouve à un deuxième tour des élections démocratiques. Et comme disait OM ZIAD: "dans le noir, on ne distingue pas les couleurs". Un complexe résidentiel au profit des magistrats à Bizerte Un complexe résidentiel va être construit à Bizerte au profit des magistrats exerçant dans la région. Le complexe comprendra 29 appartements sur une superficie totale de lordre de 3.526 m2, soit 100 à 135 m2 par appartement en moyenne. Une enveloppe de lordre de 1,880 million de dinars devrait être consacrée à la réalisation de ce projet dont les travaux seront engagés au cours du premier trimestre de lannée 2003. La concrétisation du projet devrait sétaler sur 12 mois. Beaucoup plus docile envers le régime de ben ali, beaucoup plus effacé de la dynamique de la société civile exigeant une vraie démocratie et des vraies libertés civiles, le corps des enseignants universitaires (dans sa majorité) n'en est pas pour autant choyé que le corps des magistrats et des juges. En effet, pour des diplômes plus élevés (minimum requis bac+6), la moyenne des salaires (primes et avantages en nature comprises) que touchent les enseignants des universités tunisiennes est beaucoup moins élevée que celle des juges et magistrats qui dans leur majorité sont dépourvus de diplômes post-universitaires. Ce qui me permet de déduire que la prime "juge Yahyaoui" n'est pas exclusivement fonction exponentielle positive de la variable "docilité" (avoir même la carte du Rcd pour un grand nombre d'universitaires faisant partie de la génération ben ali). Salut
Commentateur
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10 janvier 2003
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A quand la délivrance ? Par ces quelques lignes, je vais tenter dexprimer la lassitude, la souffrance, le désespoir de tout un peuple, peuple au passé noble, a lhistoire millénaire. Tout tunisien, digne de ce nom, se doit de réagir aux atteintes à la dignité humaine, aux droits fondamentaux que subit tout un chacun depuis le 7 Novembre 1987. Fête nationale pour le système et ses privilégiés, jour sombre pour toute une nation. Depuis laccession au pouvoir, Tonton BENALI na cessé dopprimer toute personne qui osait exprimer une opinion différente de la sienne. Des milliers dopposants ont été jetés en prison dans des conditions inhumaines, certains depuis plus de dix ans, pour avoir exprimer leur opinion pour le bien de tout un peuple. Ajouté a cela, le harcèlement que subissent les familles des détenus politiques, tels que la privation des droits essentiels (droit aux soins médicaux, a léducation, a lemploi). Au fil des ans, notre président élu sest bâti tout un empire
économique, avec laide de sa famille, voire sa belle-famille, en se servant
dans les caisses de létat, au détriment des citoyennes et citoyens
tunisiens luttant tous les jours contre les affres de la pauvreté tout en
tenant compte de leur privation de tout ce qui peut se rapporter aux
normes de la liberté, la dignité, la loyauté, la persévérance et de la
décision. Dans une telle situation, des milliers de jeunes tentent une
fuite vers dautres cieux plus cléments au détriment de leur liberté et de
leurs vies. Exemple pris sur les quatorze (14) noyés sur les plages
italiennes.
Dignité ? Ehh Qui ose dire vivre un état desprit dans lequel il peut se voir maître de lui-même sans se voir pencher la tête tout en sassourdissant deffets mesquins dont il ne peut échapper dans son quotidien. Dire ne plus avoir son propre droit à se faire monter une idée ou un projet même si ces derniers constituent pour lui un propre rêve déclinant dune énergie tenace propre a son concept familial axé de son propre phénomène sous réserve quil soit père, fils ou enfant. Loyauté ? Comment et quand ? Pourront espérer vivre ou toucher un instant où quiconque rien que par son origine et dire honorablement Tunisien sentira, vivra la paix de choisir en premier et en dernier des effets de ses pensés ou de ses actes. Il suffit de voir ou de vivre lobsession du jeune tunisien perdu au plus profond de lui-même pris entre lenclume de ses espérances et le marteau de son entourage exprimé par une mauvaise volonté de parvenir a lui tendre la main dans lespoir de réaliser un rêve pour en faire de lui une personne de bonne volonté et de sainteté desprit. Malheureusement, penser comme tout tunisien le sait ne fait pas plus partie dun espoir mais plutôt dun horrible cauchemar évident du moment où la moindre de ses manifestations se rapporte ou touche au milieu politique ou Présidentiel, car et malheureusement encore faut-il se poser réellement la question : Est-ce que le peuple tunisien octroi et vie concrètement un régime présidentiel ou il ne sagit que dun nouveau type de dictature caché sous des griffes de peine et de malheur. Malgré tout et ce nest pas tout, vivre avec un réel esprit tunisien nous conduit tout le temps et malgré tous les obstacles, vivons lespoir et lesprit de la persistance et de loptimisme quant a une nouvelle année la où nous ne céderons pas et nous ne baisserons pas les bras et ce a travers nos diverses énergies comme nous le faisons a travers notre association qui encore une fois vous invite a avoir lesprit lucide quant a notre volonté de vivre libre et saint de tout malfaisant pouvant nuire au minimum et au plus superficiel de la qualité et lesprit tunisien. Tout en gardant une pensée pour un peuple qui souffre tous les jours, en leur souhaitant une année pleine de liberté et de paix. Que vive la Tunisie libre
Mehrez Drandi |
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03 janvier 2003
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