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Bonne lecture !
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Appel du comité de suivi de grève d'Hamadi Jebali Le Comité de suivi de la grève de la faim du prisonnier politique, le journaliste Hamadi Jebali, appelle les avocats plaidant dans le procès politique de 1992 à se donner rendez-vous mercredi 19 février à 15 heures devant le siège de la section de la LTDH de Bizerte au 75 avenue Farhat Hached, où ils doivent se rendre ensuite à la prison d'Ennadhour lieu d'incarcération de monsieur Jebali. Un rassemblement est prévu sur place pour protester contre le refus systématique des autorités d'accorder le droit de visite aux avocats comme le stipule la loi en vigueur. Ils réclameront la fin de ces mesures arbitraires et discriminatoires à l'encontre de leur client qui n'a fait qu'exercer son droit à la libre expression. Le Comité lance à cette occasion un vif appel aux journalistes ainsi qu'aux défenseurs des droits de l'Homme en Tunisie et à l'étranger pour venir assister à cette action pacifique et témoigner par delà de l'extrême nervosité et de la volonté d'étouffement avec lesquelles les autorités ont géré cette affaire depuis le début, la négation de l'hospitalisation de monsieur Jebali n'en est qu'une phase dans ce triste feuilleton. Pour le Comité
Maître Abdelwahab Matar. Rassemblement ajourné Le 19 février 2003 Un rassemblement de protestation et de soutien au journaliste et détenu politique Hamadi Jbali devant la prison de Nadhour a Bizerte prévu aujourd'hui après midi a été annulé. Certain militant se sont déplacés de différentes régions du pays. Les renforts de police qui ont eu parait il connaissance de l'initiative ont quadrillé la ville de Bizerte et bloqués tous ses accès des information de Bizerte indique que la ville a été complètement investie de force de sécurité. L'initiative de nature symbolique pour attirer l'attention des autorités et l'opinion publique nationale et internationale sur l'état très préoccupant dont se trouve Hamadi Jbali après 40 jours de grève de la faim. L'ajournement de cette manifestation n'entame en rien la détermination des démocrates Tunisiens et des défenseurs des droit de l'homme de la réaliser de la façon la plus efficace et la mieux appropriée. Yahyaoui Mokhtar
Les autorités tunisiennes démentent l'hospitalisation d'un détenu islamiste samedi 15 février 2003, 18h14 TUNIS (AP) - Le dirigeant du mouvement islamiste tunisien Ennahdha (interdit), Hammadi Jebali, actuellement en détention, a été transféré en milieu de semaine au service des soins intensifs de l'hôpital de Bizerte (60km au nord de Tunis), selon l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP - non autorisée). Une information catégoriquement démentie samedi par les autorités tunisiennes. Condamné depuis 1991 à 17 ans de prison pour divers délits liés à ses activités au sein du mouvement islamiste, Hammadi Jebali, 54 ans, observe, selon l'AISPP, une grève de la faim depuis un mois pour protester contre ses conditions d'incarcération. Contactés par l'AP, plusieurs de ses avocats refusaient samedi de confirmer son hospitalisation. De leur côté, les autorités tunisiennes ont catégoriquement démenti que ce détenu islamiste avait été transféré à l'hôpital. "L'intéressé n'a jamais été hospitalisé et a même reçu ce jour (samedi) dans son lieu de détention, la visite de son épouse et de ses soeurs", ont-elles déclaré dans un communiqué officiel diffusé aux médias. Une visite qu'ont confirmée les avocats de Hammadi Jebali. Dans les milieux officiels tunisiens, on qualifie l'information diffusée par l'AISPP "d'intox entretenue par certaines parties liées à des formations intégristes", en allusion au mouvement Ennahdha, formation islamiste démantelée au début des années 1990. Plusieurs ONG dont Amnesty International affirment qu'il existe "un millier de prisonniers politiques" en Tunisie. Islamistes pour les plupart, ces derniers sont considérés par les autorités tunisiennes comme des détenus de droit commun. AP Hamadi Jebali transporté à l'hopital aprés un mois de grève de la faim 14février 2002 TUNISIE En grève de la faim depuis plus d'un mois,Hamadi Jebali a été transporté d'urgence à l'hôpital Hamadi Jebali, directeur de l'hebdomadaire Al Fajr, en grève de la faim depuis le 13 janvier, a été transporté, le 12 février, à l'hôpital Habib Bougafta, à Bizerte. "Si les autorités continuent d'opposer leur indifférence aux revendications légitimes de ce journaliste, elles porteront l'entière responsabilité de ce qui pourrait lui arriver. Nous réitérons notre demande au président Zine el-Abidine Ben Ali : la libération immédiate et inconditionnelle de Hamadi Jebali", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général. Le 12 février, Hamadi Jebali, en grève de la faim depuis un mois, a été transféré de la prison de Nador à l'hôpital Habib Bougafta, à Bizerte (nord du pays). Un membre de l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques en Tunisie (AISPP) s'est rendu à l'hôpital le 13 février mais n'a pas pu voir le journaliste. L'épouse de Hamadi Jebali, Wahida Jebali, qui lui rend visite chaque samedi, a confié à Reporters sans frontières qu'elle était très inquiète et qu'elle ne savait même pas si elle pourrait voir son mari le15 février. "Depuis qu'il est incarcéré, Hamadi a fait plusieurs grèves de la faim, mais c'est la première fois qu'il en fait une qui dure aussi longtemps", a-t-elle ajouté. Hamadi Jebali, directeur de l'hebdomadaire Al Fajr, organe du mouvement islamiste An Nahda, est détenu, depuis1991 , dans une cellule individuelle. Un membre de Reporters sans frontières qui avait demandé à lui rendre visite à la prison de Nador, a essuyé un refus, le6 février, auprès de la Direction générale des prisons. L'avocat du journaliste, Mohamed Nouri, également. Wahida Jebali a confié à l'organisation qu'elle n'avait pu voir "directement" son mari (sans grillages entre eux) pour la première fois que le 25 janvier2003 . Madame Jebali a, par ailleurs, expliqué que son époux a été soumis à des pressions, de la part de membres de la Sûreté de l'Etat, pour cesser sa grève de la faim. Suite à une présence constante de policiers devant chez elle, Wahida Jebali a été obligée de s'installer, avec sa fille cadette, chez sa belle-s¦ur, à Sousse. L'épouse et les filles du journaliste sont aujourd'hui privées de passeport. Hamadi Jebali observe une grève de la faim depuis le 13 janvier pour protester contre ses conditions de détention et exiger sa libération. En1992 , il avait été condamné par la Cour militaire de Tunis à seize ans de prison pour "appartenance à une organisation illégale". Il venait de purger une peine d'un an de prison pour avoir publié un article qui critiquait le système des tribunaux militaires. Reporters sans frontières
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
حمادي الجبالي 34 يوما من الإضراب عن الطعام
Hamadi Jébali: 34 jours de grève de la faim sur fond d'isolement et d'ignorance
على خلفية العزلة و التعتيم يواصل السجين السياسي و الصحفي السيد حمادي الجبالي إضرابه عن الطعام الذي بدأه يوم 13 جانفي 2003 و ذلك لليوم الرابع و الثلاثين و قد تدهورت حالته الصحية بصورة خطيرة تبعث على الانشغال على حيات و قد تحولت زوجته من مدينة سوسة برفقة بشقيقتيه لمقابلته بمناسبة الزيارة الأسبوعية ولم يتمكنوا من ذلك بصورة طبيعية حيث كان محاط بعدد كبير من الأعوان حالوا دون تمكينهم من التخاطب معه. و قد بدت على السيد حمادي الجبالي علامات الإنهاك و كان ممسكا بالستار الحديدي الفاصل بين الطرفين و اقتصر على تطمينهم و لم يستطع أن يتفوه بأكثر من كلمةْْْ لابأس... لابأس. و الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين إذ تعبر عن انشغالها البالغ عن الوضعية الصحية التي أصبحت تهدد حياة السجين السياسي حمادي الجبالي تطالب. 1- بوضع حد للعزلة المفروضة عليه خاصة و أن استمرار عزلته في مثل هذه الضر وف يؤدي إلى نتائج لا يمكن تداركها من جراء أي أزمة صحية قد يتعرض لها. 2 - توفير رعاية صحية مستمرة ووضعه تحت المراقبة الطبية الفائقة و تمكين أفراد عائلته من فحصه بواسطة من تراه من الأطباء و تقديم العلاج الضروري له و تحمل السلط المعنية تبعات أي تقاعس في الاستجابة لهذا المطلب. 3 - إن الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين تدعم بقوة المطالب التي أعلن من أجل تحقيقها السجين السياسي و الصحفي حمادي الجبالي إضرابه عن الطعام و تدعو إلى الإفراج عنه و عن كل مساجين الرأي و المعتقلين السياسيين بالسجون التونسية. عن الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين رئيس الجمعية الأستاذ محمد النوري Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques Tunis, le 15 février 2003 (traduit de l'arabe par A W Hani sur la foi de l'e-original transmis par le juge M Yahyaoui) Le journaliste et prisonnier politique, Monsieur Hamadi Jébali, continu sa grève de la faim débutée le 13 janvier2003 , et ce pour le 34e jour consécutif. Son état de santé s'est gravement détérioré et il risque pour sa vie. Son épouse et ses deux soeurs se sont déplacées depuis Sousse (140 km au sud de Tunis, puis 60 km de Tunis à Nadhour, ndlr) pour la visite hebdomadaire. Les agents présents en grand nombre ont empêché le déroulement normal de la visite ( 10agents en civil et un gendarme brandissant son arme, pour une visite de 5 minutes en tout, ndlr) et ont tout fait pour éviter à la famille de s'adresser au détenu. Mr Hamadi Jébali est paru épuisé, en essayant de s'accrocher au grillage métallique qui sépare les deux parties. Il a eu juste le temps de rassurer les siens en pronoçant "je suis bien" (labès..labès), sans rien pouvoir ajouter. L'AISPP, qui exprime sa plus profonde inquiètude face à la grave détérioration de l'état de santé de Mr Hamadi Jébali qui risque pour sa vie:
Pour l'AISPP,
Le président
Me Mohamed Nouri Hamadi Jebali en danger Tunis le 16 février 2003 Le CNLT alerte lopinion publique sur laggravation de létat de santé de monsieur Hamadi Jebali, directeur de l'hebdomadaire Al Fajr et dirigeant dEnnahdha, en grève de la faim depuis plus dun mois. Lors de la visite hebdomadaire, sa femme sest présentée le 15 janvier à la prison du Nadhour, à Bizerte et la trouvé très affaibli, tenant à peine sur ses jambes. Contrairement à son habitude, Il était entouré par de nombreux gardiens en présence du directeur de la prison, dans le parloir séparé par un double grillage, ce qui a rendu lentretien avec la famille presque impossible. Lors de sa dernière visite, sa femme et ses enfants ont été soumis à une fouille corporelle illégale par ladministration pénitentiaire et à une surveillance rapprochée par la police politique. Hamadi Jebali avait entamé une grève de la faim depuis le 13 janvier 2003 pour protester contre ses conditions de détention et exiger sa libération ainsi quune amnistie générale pour tous les prisonniers politiques. Il souffre dinsuffisance cardiaque et cette grève risque davoir de graves répercussions sur sa santé. Il avait été transféré le 12 février, à l'hôpital Habib Bougafta, à Bizerte, mais remis le lendemain dans sa cellule malgré son affaiblissement et la détérioration patente de son état de santé par cette grève qui dure depuis plus dun mois. Rappelons que Hamadi Jebali est détenu depuis plusieurs années en isolement, en violation de la législation tunisienne et internationale qui prohibe lisolement et lassimile à un traitement cruel. Emprisonné depuis 1990 pour un délit de presse, Hamadi Jebali a été condamné à 16 ans demprisonnement en 1992 par le tribunal militaire de Bab Saadoun, pour appartenance à une association non reconnue, dans un procès inique selon les rapports de toutes les ONG qui ont observé ce procès. Hamadi Jebali a déjà purgé injustement une peine de plus de 12 ans de prison. Il est temps que son calvaire cesse. Le CNLT appelle à ce que toute forme de persécution de sa famille cesse et exige la libération immédiate et inconditionnelle de Hamadi Jebali et fait assumer aux autorités publiques la responsabilité de toute conséquence malheureuse sur sa santé ou sa vie. Pour le Conseil, la Porte-parole
Sihem Bensedrine Résolution des Avocats tunisiens au sujet de Hamadi Jébali Nous, avocats soussignés, Considérant la détérioration de l'état de santé du journaliste Hamadi Jébali, directeur du journal Al-Fajr, qui a été contraint à une grève de la faim depuis plus d'un mois, après un isolement total de plus de 12 années. Considérant les risques encourues pour sa santé. Considérant que le procès de Monsieur Hamadi Jébali, ainsi que des personnes jugées devant les tribunaux militaires au courant du mois d'août1992 , n'a été qu'un procès d'opinion, fait à un parti politique adversaire du parti au pouvoir. Estimant ainsi que son incacération, depuis douze ans, représente une atteinte à ses libertés individuelles et une torture continue à sa personne. Et partant de ces faits,
Les signataires: Me Saïda Akrémi, Me Radhia Nasraoui, Me Samir Ben Amor, Me Youssef Rezgui, Me Hnifi Fridhi, Me Mohsen Rabii, Me Hédi Abdelkébir, Me Omar Haj-Khlifa, Me Abdelbasset Ouni, Me Latifa Habbachi, Me Mohamed Néjib Ben Youssef, Me Khaled Krichi, Me Boubaker Thabet, Me Abdelwaheb Maatar, Me Mohamed Nouri, Me Néjib Hosni, Me Leila Ben Mahmoud, Me Saïd Mchichi, Me Ayyachi Hammami, Me Arbi Abid, Me Rabeh Khraïfi, Me Lotfi Ayadi, Me Ridha Totkhani, Me Nabil Smii, Me Fahem Mansour, Me Faïçal Jédlaoui, Me Nadhir Ben Yedder, Me Andelhamid Abdallah, Me Kamél Hamdi, Me Monia Chaabani, Me Mourad Blibech, Me Mohamed Bouthelja, Me Jamelledine Bida, Me Abderraouf Ayadi, Me Anouar Ouled-Ali, Me Tarek Nouri, Me Riadh Chihaoui, Me Thabet Gouider, Me Ali Gharsalli, Me Abdelmounem Sahbani, Me Samir Dillou, Me Hichem Qerfi, Me Mohamed Abbou, Me Mohsen Saoudi, Me Oussama Bouthelja, Me Mohamed Bouthelja, Me Mohamed Jmour, Me Mohamed-Lazhar Akrémi, Me Sami M'barek, Me Salem Ben Ahmed, Me Noureddine B'hiri, Me Ali Gharsalli, Me Héchmi Jegham, Me Tarek Nouri, Me Néjib Haj Salem (traduit de l'arabe par A W Hani sur la foi de l'e-original envoyé par Me S Ben Amor) |
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15-16 février 2003
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Appel à la manifestation du 19 février Arrêtons le soutien aux dictateurs ! Soutenons les peuples africains ! Le prochain Sommet France-Afrique se tiendra du 19 au 21 février 2003à Paris. Sont attendus une cinquantaine de chefs d'État, parmi lesquels les amis de toujours de la France et de ses réseaux : les Ould Taya (Mauritanie), Eyadéma (Togo), Bongo (Gabon), Compaoré (Burkina Faso), Ben Ali (Tunisie), Déby (Tchad), Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Biya (Cameroun). Ceux-là et d'autres dictateurs responsables du massacre des populations africaines et de leur maintien dans la pauvreté et dans la voie de la marginalité, viendront comme à l'accoutumée s'assurer du soutien politique, économique et militaire de leur ancienne puissance coloniale. CONTRE :
Nous, organisations françaises et africaines mobilisées à l'occasion de l'Autre sommet pour l'Afrique, exigeons un partenariat euro-africain réellement constructif pour le développement et l'émancipation de l'Afrique. POUR :
Manifestons contre la Françafrique ! Rassemblement Mercredi 19 février2003, Place de la République, Paris, à 18 h30. Premières organisations signataires : Burkina-Faso : COFANZO; Cameroun: UPC, FARIDA; Centrafrique: FPP France, RDC France, OCS, KODRO; Comores: FAC, FDC; Congo-Brazzaville : CICOP, FCD-RCN, ERDDUN, Fondation Jacques Opangault; Congo-Kinshasa: UDPS; Côte d'Ivoire : CDIF, ADDL, MIDJ; Djibouti: FRUD; Madagascar : CSPMD; Mali: PARENA; Mauritanie: FLAM, SOS esclaves Mauritanie, OCVIDH, PLEJ, AVOMM, AC, CSDM, RFD, Forces Nouvelles, FPM; Sénégal: And Jëf/PADS-France; Soudan: AND, Organisation Soudanaise des Droits de l' Homme ; Tchad : SARIA ; FAR, ACTUS, CMAP, FNTR ; Togo: CTR, UFC, RNDP, CDPA; Tunisie : SOS Tunisie, CCTE, Solidarité Tunisienne. France : Act Up Paris ; Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme ; Agir Ici ; AIRCRIGE ; AITEC ; Alliance Panafricaine ; Alliance zapatiste de libération sociale; Amis de la Terre ; BPEM ; CADTM France ; CEDETIM; CNT; Collectif AFRIQUE; Commission arabe des droits humains; Coordination Nationale des Sans Papiers (CNSP) , DEAPADSE ; Diaspora Afrique ; Droits Devant ! ; groupe "Clara Zetkin" Egalité Paris ; G 10Solidaires ; Info-Birmanie ; Ligue Communiste Révolutionnaire ; Mouvements Jeunes Communistes ; Mouvements des Jeunes Socialistes ; MRAP ; Palestine en Marche ; Parti Communiste Ouvrier de France ; Radio Méditerranée ; Souris Verte ; Survie ; Union Jeunesses Maghrébines ; UL CGT Massy ; Les Verts. CONTACT : survie@wanadoo.fr |
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Chine - Sept ans de prison pour un opposant internaute Reuters |17 .02. 03|12 h 23 Un dissident chinois a été condamné à sept ans de prison pour ses écrits sur internet affirmant que la Chine est au bord de l'effondrement économique, rapporte lundi le site officiel China Court Net. Tao Haidong a été reconnu coupable par un tribunal d'Urumqi, dans l'extrême ouest du pays, de subversion et diffamation envers des officiels de haut rang ainsi que de diffusion de déclarations réactionnaires, est-il précisé. Les autorités judiciaires se sont refusées à tout commentaire. L'association new-yorkaise de défense des droits de l'homme Human Rights in China avait annoncé le mois dernier que Tao, 45 ans, avait été arrêté en juillet pour ses articles sur internet. Ce dissident avait été libéré en 2001 d'un camp de travail où il avait purgé une peine de 14 mois de prison pour la publication d'un livre contesté par les autorités, selon l'association.
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Une vingtaine d'internautes interpellés ! TUNIS, 17 fév (AFP) - Une vingtaine de jeunes tunisiens interpellés récemment à Zarzis (sud) sont actuellement interrogés par les services de sûreté d'Etat à Tunis, apprend-on lundi auprès de leur avocat. Ces jeunes gens âgés de 18 et 22 ans, des lycéens pour la plupart, sont soupçonnés d'activités subversives sur internet, a indiqué à l'AFP Me Samir Ben Amor. Lors de leur arrestation le 5 février dernier à Zarzis (500 km au sud de Tunis), la police a saisi et confisqué du matériel et des équipements informatiques utilisés par le groupe, dont les membres ont été transférés à Tunis pour interrogatoire par les services de sûreté de l'Etat. Les membres du groupe vont être inculpés et traduits en justice, a ajouté l'avocat. Selon une source de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), ces arrestations seraient liées à l'utilisation d'internet et à la fréquentation de mosquées. Cette nouvelle affaire a coincidé avec une campagne pour la libération de Zouhair Yahyaoui, un cybernaute condamné à deux ans de prison en juillet dernier. Fondateur d'un site internet hostile au régime tunisien, Zouhair Yahyaoui a été le premier internaute à être inculpé et jugé pour diffusion de "fausses nouvelles" sur le net. Communiqué: Arrestation de jeunes internautes à Zarzis Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques Tunis, le 17 février 2003 L'AISPP vient d'apprendre l'arrestation d'une vingtaine de lycéens par la police de Zarzis, parmis eux se trouve Mohamed Bourguiba, Walid Ben Amor, Mohsen Mahroug et Ahmed Friia. L'arrestation de ces jeunes, agés de 18 à 22 ans, remonte au mercredi 5/2/2003. Ils ont été présentés devant la brigade régionale des "enquêtes et des recherches" (abhaath wa taftichat) à la gendarmerie de Ben Guerdène et leurs ordinateurs ont été saisie. Les familles n'ont pas réussi ni à les visiter ni à connaître leur lieu de détention. Elles ont été informées du transfert de leurs enfants à Tunis pour interrogatoire devant la Direction de Sûreté de l'Etat. Les chefs d'accusation portent sur "l'appartenance à une organisation non autorisée". L'AISPP, qui appelle à la libération immédiate de l'ensemble de ces détenus, demande aux autorités de respecter les délais de garde à vu, d'informer les familles des lieux de détention et de présenter les détenus à un examen médical conformément aux dispositions de la loi. Pour l'AISPP Le président Me Mohamed Nouri (traduit de l'arabe par A W Hani sur la foi de l'e-original transmis par Me S Ben Amor) Les internautes de Zarzis : action urgente PUBLIC AI Index: MDE30 /002/2003 UA47 / 03Risk of torture/Ill-treatment 18 February 2003 TUNISIA Walid Ben Amor (m) Mohamed Bourguiba (m), aged 17 Mohsen Mahroug (m) Ahmed Friia (m) Sami Nouiri (m) Several other students (names unknown) Walid Ben Amor, Mohamed Bourguiba, Mohsen Mahroug were arrested in the town of Zarziz (380km south of the capital Tunis) on 5 February, reportedly by plainclothes police. In the days that followed, Sami Nouiri and Ahmed Friia and other individuals, most of whom were students aged between 17 and23 , were also arrested. All are reportedly being held in incommunicado detention and are at risk of torture or ill-treatment. The students might have been arrested for belonging to an unauthorized association. According to information received, they were first detained at the Gendarmerie (a body of the security forces) in the town of Ben Guerdane, southern Tunisia. They were then transferred to amn ad-dawla, the State Security Department, at the Ministry of Interior in Tunis. Their families were reportedly not informed of their whereabouts. The detainees have reportedly not been brought before a magistrate and have not had access to lawyers. BACKGROUND INFORMATION In Tunisian law, under Article 13 bis of the Code of Penal Procedure, detainees may be held without charge (garde à vue) for up to three days, extendable for a further three days by order of the public prosecutor. After these six days the detainee must either be brought before the examining judge or released. If a person is held in garde à vue, their family must be informed and they have the right to a medical examination. In practice, the security forces routinely ignore these requirements. For years, Amnesty International has received numerous reports of torture and ill-treatment by the security forces, including by agents of the State Security Department at the Ministry of Interior in Tunis. In most cases, allegations of torture are not investigated and the perpetrators not brought to justice. RECOMMENDED ACTION: Please send appeals to arrive as quickly as possible, in Arabic or your own language: - expressing concern that Walid Ben Amor, Mohamed Bourguiba, Mohsen Mahroug, Ahmed Friia, Sami Nouiri and several other individuals arrested on5 February and in the days that followed are reportedly being held in incommunicado detention; - urging the authorities to give them immediate access to their family and to any medical care they may require; - insisting that they are immediately released unless they are charged with a recognizably criminal offence; - if they are to be charged, call for the detainees to be brought immediately before the judicial authorities and to be given access to the legal counsel of their choice, in compliance with Tunisian law and international human rights treaties which Tunisia has ratified. APPEALS TO: Minister of Justice and Human Rights M. Bechir Tekkari 31Av. Bab Benat 1006Tunis - La Kasbah Tunisia Telegram: Minister of Justice, Tunis, Tunisia Fax: +106 568 71 216 E-mail: mju@ministeres.tn Salutation: Monsieur le Ministre / Your Excellency Minister of the Interior M. Hédi Mhenni Ministère de l'Intérieur Avenue Habib Bourguiba 1000 Tunis Tunisia Telegram: Minister of the Interior, Tunis, Tunisia Fax: +888 340 71 216 E-mail: mint@ministeres.tn Salutation: Monsieur le Ministre / Your Excellency COPIES TO: Diplomatic representatives of Tunisia accredited to your country. PLEASE SEND APPEALS IMMEDIATELY. Check with the International Secretariat, or your section office, if sending appeals after 1 April 2003 .
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NON A LA GUERRE ! Aujourdhui 15 février 2003 , des millions de terriens manifesteront contre la dernière folie américaine, la guerre pour le pétrole irakien. Les peuples de cette petite planète, appelée Terre, exprimeront leur ras-de bol devant larrogance et de légoïsme du vieil Oncle Sam. Le message est clair et univoque : ce petit fils à papa, ce crétin de George Bush doit faire machine arrière et respecter lopinion de ses co-planétaires. Les manifestants ne sont pas les amis du dictateur sanguinaire Saddam Hussein, mais les frères solidaires du peuple irakien, victime dun des embargos les plus inhumains et meurtriers de lhistoire moderne. Si les Etats-Unis veulent apporter la démocratie, quils commencent par le régime wahabite moyenâgeux dArabie Saoudite. Sils veulent débarrasser la région des armes de destruction massive, quils sattaquent en premier lieu à Israël, qui possède dénormes stocks darmes nucléaires, chimiques et biologiques. Sils cherchent le respect des droits humains au Proche-Orient, quils interviennent sans tarder en Palestine pour protéger une population qui vit sous loccupation de puis 35 ans. Les manifestations ne sont pas dirigées contre un peuple, celui des USA, mais contre une administration qui veut jouer le rôle de gendarme de la planète. Cette administration est dirigée par une équipe de Texans qui puent le pétrole. Ils ne peuvent plus cacher leur jeu. Les peuples de la terre savent tout sur les réelles motivations de léquipe Bush, surtout grâce à des Américains honnêtes, tels que Edward Said et Noam Chomsky. Aujourdhui les citoyens du globe terrestre crieront dans toutes les langues : NO MORE WAR ! NO A LA GUERRA ! NON A LA GUERRE ! NO ALLA GUERRA ! NIET VOINYI ! WIR WOLLEN KEINEN KRIEG MEHR ! Omar Khayyâm Réalités du 13 février
وفد جامعي تونسي يؤدي زيارة تضامن إلى العراق
أدّى وفد من الجامعيين التونسيين زيارة تضامن إلى العراق من 16 إلى 22 جانفي 2003، وقد ضم الوفد 19 مدرسا ينتمون إلى 6 جامعات تونسية اشتروا تذاكرهم إلى دمشق على حسابهم ثم اكتروا سيارات أقلتهم مسافة 1000 كلم إلى بغداد التي وصلوها يوم الخميس 16 صباحا. وقد تزامن وجودهم في بغداد مع تظاهرات علمية وأخرى نقابية إذ انعقد مؤتمر الجغرافيين العرب بجامعتي البصرة وبغداد من 19 إلى 21 جانفي ومؤتمر اتحاد المعلمين العرب في بغداد من 20 إلى 22 جانفي.
وزيادة على مشاركتهم في التظاهرات العلمية والنقابية حيث أن الجغرافيين والنقابيين كانوا يمثلون أغلبية الوفد قام أعضاء الوفد بزيارة إلى ملجإ العامرية الذي وقع الاعتداء عليه من طرف الطيران الأمريكي في فيفري 1991 وقتل فيه من جراء الاعتداء أكثر من 400 شخص من سكان حي العامرية الذين كانوا محتمين فيه خوفا من القنابل الأمريكية، فعاينوا آثار العدوان، كما قاموا بأنشطة أخرى تمثلت في مسيرة يوم الأحد 21 جانفي سارت في شارع أبي نواس حتى مقر الأمم المتحدة في بغداد أين سلموا رسالة إلى الأمين العام تقول بالخصوص: إن الوفد الجامعي التونسي الموجود ببغداد للتعبير عن تضامن الجامعيين التونسيين مع الشعب العراقي: - يذكّر بأن دور الأمم المتحدة هو إقرار السلم في العالم وتجنب الحروب، - يطالب أعضاء مجلس الأمن الدولي حالاًّ برفع الحصار الذي يعاني منه الشعب العراقي ظلمًا منذ 12 سنة، - يطالب الولايات المتحدة الأمريكية وحلفاءها بوضع حدّ للاعتداءات اليومية على الأراضي العراقية والكفّ عن التهديد بالاعتداء على العراق، - يطالب الأعضاء دائمي العضوية بمجلس الأمن باستعمال حقّ الفيتو لدعم السّلم العالمية وتجنّب الحرب والحيلولة دون تحويل الأمم المتحدة إلى أداة في خدمة المصالح العدوانية للولايات المتحدة الأمريكية، - وأخيرا يجدّد الوفد الجامعي التونسي دعمه للشعب العراقي وتضامنه مع الزملاء العراقيين من مدرسين جامعيين وباحثين الذين يتعرضون لتحرش لاأخلاقي واستفزازات من قبل مفتشي الأمم المتحدة. وشارك الوفد في مهرجان كبير انعقد في الجامعة المستنصرية ببغداد أخذوا فيه الكلمة مثل الوفود الأخرى للتعبير عن تضامنهم وتضامن الشعب التونسي مع الشعب العراقي وانتهى المهرجان بمسيرة باتجاه مقر الأمم المتحدة. كما قام بعض أفراد الوفد بزيارة إلى مستشفى صدّام حيث عاينوا آثار اليورانيوم المنضّب على مواليد ما بعد 1991، وزار آخرون مقر اتحاد النقابات العراقية للتعبير عن تضامنهم أين استقبلهم الأمين العام، وزار أساتذة الهندسة الكهربائية والهندسة الصناعية الذين ينتمون إلى الوفد مقر الجامعة التكنولوجية ببغداد أين استقبلهم رئيسها وقدّموا بعض الهدايا لزملائهم المحرومين من المنشورات العلمية منذ 1990. مسيرة الوفد التضامني التونسي المتكون من 19 مدرسا ينتمون إلى 6 جامعات تونسية أمام مقر الأمم المتحدة في بغداد يوم الأحد 21 جانفي 2003 أين سلموا رسالة إلى الأمين العام. Manifestation de soutien à l'Irak dispersée par la police: 20 blessés AFP |16 .02. 03|14 h 35 Une manifestation de soutien à l'Irak, organisée dimanche en Tunisie par l'Union régionale tunisienne du travail (URTT) de Sfax, dans le centre de la Tunisie, a été dispersée par la police, faisant une vingtaine de blessés dont deux graves, apprend-on auprès des organisateurs. Selon des témoins contactés par téléphone par l'AFP depuis Tunis, plusieurs centaines de manifestants étaient réunis dans le centre de Sfax, ville industrielle et côtière située à 270 km au sud de Tunis, pour manifester leur solidarité avec l'Irak. "La police a chargé brutalement les manifestants en les frappant à coups de matraques sur la tête, faisant une vingtaine de blessés qui ont été soignés aux urgences de l'hôpital", selon les mêmes sources. Deux personnes auraient été gravement blessées et la police aurait procédé à une quinzaine d'interpellations. Un responsable de l'URTT -qui est membre de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT)-, interrogé par l'AFP peu après les incidents, a indiqué que la centrale régionale de Sfax envisageait de lancer un mot d'ordre de grève générale et d'organiser une nouvelle manifestation lundi dans cette même ville. Déjà en décembre dernier, une manifestation de solidarité envers l'Irak et contre une éventuelle frappe sur ce pays avait été interdite à Tunis par les autorités pour "raisons de sécurité", provoquant une protestation de ses organisateurs. La manifestation avait été annoncée par une coordination conduite par le Parti démocrate progressiste (Parti Démocrate Progressiste, opposition légale), et comprenant d'autres partis d'opposition légale et non reconnus, ainsi que le Conseil de l'Ordre des avocats, la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH) et le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu). SOLIDARITE AVEC L'UNION REGIONALE DU TRAVAIL DE SFAX (TUNISIE) Paris le 17 février 2003 C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie 21ter rue Voltaire 75011 Paris- France tél : 0321964099 - fax : 0321964307 E-Mail : crldht@crldht.org http:// www.crldht.org Membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l'Homme SOLIDARITE AVEC L'UNION REGIONALE DU TRAVAIL DE SFAX (TUNISIE) ET AVEC LES VICTIMES DE LA REPRESSION DE LA MANIFESTATION CONTRE LA GUERRE EN IRAK. Alors que des millions de femmes et d'hommes dans le monde entier ont manifesté le 15 février contre la guerre en Irak, la police tunisienne a dispersé violemment une manifestation pacifique appelé par l'Union Régionale du Travail de Sfax hier 16 /02/2003 , à laquelle ont participé des militants de la section locale de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l'Homme, des militants du mouvement démocratique et de tous les partis d'opposition de la région. Cette manifestation qui a regroupé des milliers de personnes a été brutalement réprimée par les forces de l'ordre en frappant les manifestants à la tête, causant ainsi de graves blessures et traumatisme craniens. Environ 17 manifestants ont été hospitalisés d'urgence : (Raouf Elfkih ; Mohamed Elyazdi ; Foued Belguith ; Ali Khléïf ; Mouhédine Youssfi ; Férid Najar ; Chokri El Mechri ; Foued Ben Jemâa ; Sarra Charfi ; Ességhaïe Ben Nasser ; Najla Gharssalah ; Ali Mrabet ; Moncef Elfkhih ; Néji Marzouk ; Maher Haneïne ; Ridak Smaïn ; Abdelhamid Elhassaïri) dont 7 sont encore aujourd'hui dans un état grave, des dizaines d'autres ont été interpellés. En réaction à ces violences et cette atteinte à la liberté de manifester, l'Union Régionale du Travail de Sfax a appelé à un rassemblement aujourd'hui d17/02/ 2003devant la bourse de travail de Sfax à 16 heures avec le soutien et la participation des forces démocratiques et des défenseurs de droits humains. Le CRLDHT vient d'être informé que la police a investi la ville de Sfax et a fermer tous les accès conduisant au lieu du rassemblement. Le CRLDHT craint une nouvelle vague de répression et de nouvelles brutalités. Le CRLDHT exprime son soutien et son entière solidarité avec la l'Union Régionale du Travail de Sfax, et à toutes les victimes des brutalités policières. Le CRLDHT a alerté ses partenaires du réseau de défense des droits de l'homme sur la gravité de la situation à Sfax, il demande aux forces démocratiques et syndicales partout dans le monde de soutenir le droit des travailleurs et des citoyens tunisiens de s'exprimer librement et pacifiquement pour la paix et contre la guerre annoncée contre l'Irak. Le CRLDHT considère que le pouvoir tunisien est entièrement responsable des brutalités commises à l'encontre des manifestants de Sfax ; il dénonce l'attitude du régime tunisien à museler toutes formes d'expressions et sa persistance à employer la répression violente contre les tunisiennes et les tunisiens. Pour le CRLDHT Répression sauvage dune manifestation pacifique à Sfax Tunis le 17 février 2003 A lappel de lUnion régionale de lUGTT (Union générale des travailleurs de Tunisie) de Sfax, et avec la participation de nombreuses ONG et partis dopposition, une manifestation contre la guerre en Irak partait du siège de lUR à Sfax (2e ville du pays) ce dimanche 16 février. Dès le départ, elle a été violemment réprimée par des forces de police régulière et en civil qui ont chargé brutalement les manifestants en les frappant à coups de matraques sur la tête, faisant de nombreux blessés. Dix sept dentre eux, souffrant datteintes graves aux membres et de traumatismes crâniens, ont été admis à aux urgences de l'hôpital régional de Sfax. Six personnes, dont une femme gravement blessée à la tête, sont encore maintenues en observation à lhôpital. La police a également procédé à une quinzaine d'interpellations. Rappelons que le 13 décembre 2002, une manifestation de solidarité avec l'Irak et contre une éventuelle frappe sur ce pays- à lappel des partis dopposition et des ONG de la société civile - avait été interdite à Tunis par les autorités pour "raisons de sécurité" et des forces de police avaient quadrillé les principales artères de la capitale toute la journée usant de violences contre les passants. Le CNLT affirme son entière solidarité avec les victimes de cette répression sauvage. Il relève que tous les peuples de la planète ont pu exprimer leurs sentiments contre cette guerre injuste annoncée par une puissance qui fait fi de la légalité internationale et entend imposer son diktat au monde. Seuls les peuples de la région arabe ne disposent pas de ce droit élémentaire à sexprimer par des démonstrations de rue pacifiques. Il relève également que la puissance américaine qui prétend représenter les intérêts du monde libre est le principal soutien des dictatures du monde arabe qui maintiennent leurs citoyens sous le joug dautoritarismes anachroniques. Il dénonce avec la plus grande fermeté cette grande mystification de ladministration américaine qui prétend « libérer » le monde arabe des dictatures et encourage au même moment des « dictateurs présentables » à soumettre ces peuples à leur joug. Il rappelle aux autorités tunisiennes, signataires des conventions internationales, la Résolution de l'Assemblée générale 53/144 qui stipule notamment dans son article 5 : « Afin de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales, chacun a le droit, individuellement ou en association avec d'autres, aux niveaux national et international de se réunir et de se rassembler pacifiquement » Et dans son Article 12 : « 1. Chacun a le droit, individuellement ou en association avec d'autres, de participer à des activités pacifiques pour lutter contre les violations des droits de l'homme et des libertés fondamentales. 2. L'État prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d'autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l'exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration. » . Il exige de lEtat tunisien le respect de ses engagements internationaux. Il se félicite du choix fait par la société civile tunisienne qui consiste à exercer ses libertés fondamentales et à les défendre contre toutes formes de terrorisme dEtat.
Pour le Conseil, La Manifestation de Sfax réprimée: Liste des victimes Sfax a connu, dimanche 16 février 2003, une manifestation pacifique de refus de la guerre qui s'annonce contre l'Iraq. A l'appel de la section de Sfax de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et avec la participation de l'ensemble des partis d'opposition présents dans la région et de la section locale de la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme (LTDH). Les manifestations ont essuyé une répression féroce par les forces de l'ordre et des agents en civil, faisant des dizaines de blessés à des degrés divers. Monsieur Maher Hnine, Secrétaire général régional du Parti Démocratique Progressiste (PDP), nous a trasmis la liste des blessés transférés dans les hôpitaux et les cliniques privées:
Tunis, le 16 février 2003
Mokhtar Yahyaoui
Jugenet - Un jour à marquer d'une pierre blanche Aujourd'hui, 15 février2003 , est un jour historique. Un jour à marquer d'une pierre blanche. Oui, blanche, malgré la terrible menace de la guerre. Car aujourd'hui, pour la première fois, des millions de citoyens ont manifesté simultanément dans le monde entier : de l'Australie à l'Amérique, de l'Afrique du Sud à l'Europe du Nord, de l'Asie à l'Afrique. Des manifestations aussi importantes avaient déjà eu lieu, il est vrai, contre la guerre du Vietnam, déjà engagée par le gouvernement de la même superpuissance. Mais, cette fois, peut-être est-il encore temps ? Mais, cette fois, presque tout le monde a manifesté en même temps. Le même jour, presqu'à la même heure, compte tenu des différences horaires. Grâce à l'appel du forum mondial pour une autre mondialisation, grâce au travail de fourmis et aux insomnies de femmes et d'hommes dont nous ne connaîtrons jamais le nom, la vague de fond remuant femmes, hommes, adolescents, enfants, dans leurs foyers si différents a pu s'exprimer en même temps. L'humanité n'est pas un vain mot. Nous avons raison d'y croire. Malgré tout. A travers tout. "Plus jamais ça" ? C'est rien moins que certain au vu des intérêts en présence. Mais aujourd'hui des millions de citoyens -ceux qui ont manifesté et les autres- refusent de donner un blanc-seing à ceux qui ont les moyens de lancer la foudre sur le monde. Pas en notre nom ! Not in our name !
Et l'on se prend à rêver que l'organisation des Nations-Unies reprenne son sens,.... Grâce aux citoyens du monde. Vous trouvez cela grandiloquent ? Ce l'est peut-être. Je pourrais entretenir 36 discours, plus ou moins maîtrisés, au sujet de l'événement, discours politiques, juridiques, philosophiques. Mais je n'ai pas envie de cacher le sanglot d'émotion qui me monte à lagorge. Bien à vous,
Marie-Anne Swartenbroekx
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Pour sortir de la crise de ce régime dictateur Les tunisiens sont devenus matérialistes, les intellectuels veulent chacun être le chef de tous, nos malheurs,à nous les Tunisiens, sont causés par eux, les jeunes ne trouvent aucune lueur de confiance sur laquelle ils peuvent compter pour les faire sortir de l'impasse, et l'école aussi a un rôle important dans la société, Bourguiba avait introduit les outils et les conditions du culte de la personnalité dans le système politique, il semblerait qui celui qui goûte au délice du pouvoir ne peut plus s'en passer, il s'y accroche par tous les moyens, quel que soit le niveau auquel il se trouve. Le régime actuel a profité de la situation dans laquelle se trouve le pays, moi je pense pour sortir de cette situation il y a deux solutions: 1ere : Il faut que toute la société civile prenne ses responsabilités, envers la société qui enlève leur idéologie, personnellement je n'ai pas vu encore une idéologie bien fondée sur une base solide qui soit toute importée dune culture étrangère à la nôtre et qui ne colle même pas à notre civilisation. Il faut trouver un terrain dentente pour tous, et que chaque personne pardonne lautre pour quon puisse se réunir. 2em : il faut choisir une personnalité de la société civile, qui soit courageuse, qui puisse affronter lobstacle et qui soit connue par son courage comme par exemple Mokhtar Yahyaoui, un homme qui, par sa bonne volonté et son courage, a perdu sa place dans la société, il est juriste et homme de confiance, accepté par les grands mouvement au pays, homme de terrain, très connu maintenant au niveau international et national, nous ne trouverons pas quelquun de mieux que lui, il eet centriste et conservateur de culture arabe. C'est la seule solution dans la situation actuelle pour changer ce régime vers la vérité, et enlever cette peur qui frappe le peuple entier, toutes tendances confondues. Un tunisien musulman qui veut du bien a tous.
tunien
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Revu par Sophie - si l'auteur n'est pas d'accord avec mes retranscriptions, qu'il me fasse signe, 16 février 2003
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A la recherche du foulard perdu La Turquie dAtatürk a connu la « guerre du fez », la Tunisie de Zaba est en train de vivre la guerre du foulard. Malgré la résistance de quelques « têtes dures » attachés à leurs chéchias jusquà la mort, les Turcs ont fini par enlever leur couvre-chef, pour éviter les sévères sanctions du Chef. Mais, apparemment, la guerre anti-hijab de Haj Zaba ne sera pas gagnée aussi facilement que celle menée, il y a70 ans, par le « Père des Turcs ». Qui aurait pensé que la guerre anti-voile finirait par se retourner contre son instigateur et toucher la tête de lEtat, au sens littéral des mots « toucher » et « tête » ? La douce moitié de Zaba, Hajja Leila, serait-elle, après lincident daujourdhui, la dernière victime de cette guerre absurde contre un bout de tissu ? En descendant de lavion présidentiel qui la ramenait de la Mecque, où le couple présidentiel venait deffectuer le rite du pèlerinage, Hajja Leila, impatiente de retrouver sa famille qui lattendait dans le hall de laéroport, prend congé de Haj Zaba et se faufile parmi les passagers ordinaires. Elle passe sans encombre le contrôle de la police des frontières et des douanes et quitte la salle débarquement presque en courant. Elle se jette, sans tarder, dans les bras de sa mère, connue sous le pseudo Hajja Nana. La tribu Trabelsi est là pour accueillir la sainte pèlerine. Après les émouvantes retrouvailles, la caravane des « Tripolitains » se dirige lentement vers le cortège de voitures qui les attend dehors. A peine quelques minutes après, se produira un incident qui fera jaser tout Tunis. Dès que la porte coulissante souvre devant Hajja Leila, elle se trouve nez à nez avec deux policiers de la brigade anti-voile. Le visage béat de la pieuse pèlerine sest tellement métamorphosé après le pèlerinage que les flics nont pas reconnu la « patronne ». Ils linterpellent sur-le-champ et lui intiment lordre denlever son foulard. Leila croit rêver. Comment deux simples flics peuvent-ils sattaquer à la numéro deux du régime ? Elle est tellement en colère quelle ne peut plus parler. Elle tente de gifler un des flics, mais son collègue lui retient le bras avec sa main de boxeur. Un agent limmobilise et lautre lui enlève son foulard. La « présidente » malmenée commence à crier et demande de laide. Les frères et les neveux de Hajja Leila, qui ont mis du temps pour réaliser ce qui était en train de se passer, se jettent sur les deux flics. Les deux agents réussissent à lancer un SOS, avant dêtre neutralisés par une vingtaine de Trabelsi mâles enragés. Les policiers de la circulation présents devant laéroport courent au secours de leurs collègues. Les renforts ne tardent pas à arriver pour rétablir lordre. Aux voitures et fourgons de la Garde nationale de lAouina, se joignent des dizaines de voitures de police de lAriana, del-Menzah, del-Manar, de Cité la Gazelle et de Cité el-Khadhra. Alerté par la salle des opérations du Ministère de lIntérieur, le commissaire de laéroport, accompagné de ses hommes, intervient pour calmer les esprits et finit par faire dégager les deux policiers anti-voile, gravement blessés. Il présente ses excuses à Hajja Leila et essaye de calmer les esprits encore agités. La police éloigne les curieux et interdit la circulation automobile jusquau départ de toute la tribu de Hajja Leila. Les deux policiers blessés, soignés durgence par les médecins de lhôpital du ministère de lIntérieur à la Marsa, conscients de la gaffe quils viennent de commettre, sattendaient au pire. Ils croyaient leur carrière brisée à jamais. Pourtant, cest le contraire qui sest passé. Que ne fut leur surprise lorsque Haj Zaba en personne les appela avant leur sortie de lhôpital pour senquérir de leur santé et les remercier pour leur zèle et leur fidélité absolue à ses instructions. Mais le dossier du voile de Hajja Leila est loin dêtre clos. Dans la limousine qui la ramène au Palais présidentiel, elle se rend compte de la perte de son voile. Au cours de la rixe qui a opposé la horde des Trabelsi aux flics anti-voile, le foulard de la présidente gisait par terre et aucun na eu lidée de le ramasser après la fin de la « bataille ». Elle prend son cellulaire et appelle tous le membres de sa famille. Aucun deux na vue le foulard en question. Elle appelle alors le commissaire de laéroport afin quil déclare le lieu de lincident zone interdite, en attendant larrivée des gorilles du Secret Service de Carthage. Une cinquantaine dagents de la Sécurité Présidentielle part en trombe à la recherche du foulard perdu. En réalité, ce nest pas la perte du foulard lui-même qui fait peur à Hajja Leila. Elle craint que quelqu'un puisse tomber sur lun de ses cheveux collés au foulard et lui jette un mauvais sort. Cette recherche effrénée qui dure maintenant depuis des heures et qui continuera vraisemblablement toute la nuit, ajoute de la crédibilité à une rumeur qui circule depuis des mois à Tunis. Les mauvaises langues disent que le couple présidentiel, obsédé par sa survie et préoccupé par la mystérieuse maladie de Haj Zaba, non seulement croit à la magie mais loue depuis des années les services de voyants, magiciens, cartomanciens et autres chamans. A entendre toutes ces histoires abracadabrantes, on dirait que le royaume de Haj Zaba ne tient plus quà un cheveu !
Omar Khayyâm
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12 février 2003
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Ben Ali à la Mecque: quand le ridicule le dispute à l'absurde Habitués que nous sommes des frasques du despote tunisien et voilà encore une fois qu'il nous "gratifie" d'une pièce de théâtre d'un très mauvais goût. Drappé de tissu blanc l'épaule découverte et flanqué de ses gardes du corps le voilà déambuler dans les lieux Saints sans aucun scrupule et sans aucune pudeur. Lui qui a interdit la lecture du Coran dans les mosquées, lui qui garde sous les verroux plus d' 1milliers de prisonniers dont le seul crime c'est de faire la prière, lui qui fait ses ablutions à la Boukha Boukhobza, le voilà encore une fois jouer la carte de Dieu pour rester au pouvoir. Ainsi il croit se donner une nouvelle virginité, se purifier du bain de sang qu'il a perpétré contre ses compatriotes. Qui croit-il tromper, les Tunisiens? Certes, la population est prête à avaler des couleuvres mais pas à ce point, le venin ne passera pas. "Haj" Ben Ali tente de se servir de Dieu pour redorer son blason auprès d'une population privée du libre exercice de son culte, dans un pays où les minarets sont interdits de parole, où les portes des mosquées restent fermées pour les fidèles. " Haj" Ben Ali ta dernière tartufferie ne passera pas. Remet tes habilles de parrain elle te vont comme un gand et rentre dans ton buncker et arrête de souiller les terres saintes que tu foules avec des pays de criminel. Quant à la première dame et le voile qu'elle porte, là on touche le fond. Le même voile interdit dans le pays du despote est arboré tel un costume maladroitement ajusté sur le corps désarticulé d'un mauvais acteur de théâtre de rue. Elle qui "élève sa fille dans le respect des preceptes de l'Islam" comme le dit l'autre Tartuffe, des précéptes qui se traduisent par des soirées de débauche dans les boîtes de nuit de Hammamet et ce depuis l'âges de 8 ans. Des précéptes de débauche et de frime. Va te rhabiller dans le costume qui a fait ta fortune, le costume qui a séduit plus d'un général! Ridicule, vous avez dit ridicule? c'est même pire car ils croient tromper les gens, ils se rendent encore plus ridicules qu'on le pensait, c'est pitoyable, aussi pitoyable que l'état de déliquescence dans lequel le pays a sombré. Men Lam Ystahi Fel Yafa'l Me Yache'
ABOU RAAID
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11 février 2003
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Communiqué de presse le 5 février 2003 Les journalistes condamnent linacceptable politique de la Tunisie envers la presse et exigent la libération des journalistes incarcérés. La Fédération Internationale des Journalistes a accusé aujourdhui la Tunisie d "inacceptables" atteintes à la liberté dexpression et aux droits fondamentaux de la personne, et a appelé à la libération immédiate de deux figures emblématiques du journalisme tunisien. Les journalistes Zouhair Yahyaoui et Hamadi Jebali ont subi tous les deux des mauvais traitements en prison, a déclaré la FIJ, et ont eu recours à la grève de la faim en signe de protestation. "Il est inacceptable que la Tunisie demeure le pays des atteintes flagrantes et persistantes contre la liberté dexpression," a déclaré le secrétaire général de la FIJ Aidan White. "Il est révoltant de savoir que nos collègues sont en train de souffrir en prison et quils sont martyrisés pour avoir tout simplement exercé leurs droits fondamentaux." Yahyaoui, créateur du site TUNeZine, a été condamné en juillet2002 à deux ans de prison pour "propagation de fausses nouvelles". Il a utilisé le site pour la publication darticles et de textes critiques au gouvernement. Il a récemment mis fin à une grève de la faim, quil avait entamé le 13 janvier pour protester contre ses conditions de détention dans une cellule partagée avec 100 prisonniers. Il est malade mais il na pas été soigné et il a été torturé durant son interrogatoire pour révéler le mot de passe de son site. Son collègue, Hamadi Jebali, rédacteur en chef du de lhebdomadaire Al Fajr, organe de mouvement islamiste interdit An-Nahda, continue sa grève de la faim quil avait commencée le 13 janvier. Il a été arrêté en janvier 1991 et a écopé de plusieurs peines de prison pour, entre autres, "diffamation", "incitation à la violation de la loi" et "appartenance à une organisation illégale". Les organisations des droits humains indiquent que son troisième procès en août 1992 était inéquitable. Jebali est incarcéré, lui aussi, dans une sinistre prison surpeuplée, située à Bizerte et lon rapporte quil a été victime de torture. La FIJ exige la libération des deux journalistes et demande avec fermeté au gouvernement tunisien de mettre fin aux persécutions des journalistes et de tous ceux qui critiquent le régime. "Les droits Fondamentaux doivent être respectés," a déclaré Aidan White, " en loccurrence, le droit à la liberté dexpression, le droit à un procès équitable et le droit à des conditions de détention décentes - sur tous ces points, le bilan de la Tunisie est déplorable." Pour plus dinformations: + 00 22 235 2 32 La FIJ représente plus de 500 000 journalistes dans plus de 100 pays.
traduit de langlais par Omar Khayyâm
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La liberté derrière les barreaux Dans lune de ses nouvelles, lécrivain américain OHenry raconte lhistoire dun SDF new-yorkais qui tente maintes fois de contrevenir à la loi juste pour pouvoir passer lhiver en prison. Ce scénario risque de reproduire dans deux ans en Tunisie lorsque les prisons de demain seront fin prêtes. La République de demain est en train de préparer une agréable surprise pour les dix millions de Tunisiens : Les prisons de demain. Ce nest pas une blague, cest le ministre de lintérieur lui-même qui vient de dévoiler les projets futuristes de lArtisan de la Nouvelle Ere Carcérale. Les Tunisiens libres ne seront pas les seuls à devenir encore plus libres. Des dizaines de milliers de Tunisiens qui vivent derrière les barreaux auront, eux aussi le droit au meilleur des mondes possibles. Les libertés promises par le 26 mai envahiront aussi lunivers carcéral. La nouvelle constitution apporte plus quune bouffée dair, cest de la liberté pure à consommer sans modération. Le ministre de lintérieur, jovial et souriant, expliqua aux journalistes pendant sept longues heures les projets, tenus jusquici secrets, concernant les prisons de demain. Il fut le premier responsable à révéler ce projet audacieux et futuriste qui sintégrera en toute beauté dans lagréable décor de la République de demain. Trois gigantesques complexes pénitenciers remplaceront toutes les prisons daujourdhui. Avec une capacité totale dun million de lits, la Tunisie sera le pays dAfrique le plus développé et le plus moderne en matière de prisons. Pour préserver léquilibre régional, les trois complexes pénitenciers se répartiront entre le nord (région de Bizerte), le centre (Mahdia) et le sud (Gabès). Ces grands centres pénitenciers seront tous construit en bord de mer pour ne pas priver les prisonniers de leur baignade quotidienne durant lété. Chaque prisonnier aura droit à une chambre individuelle climatisée, dotée dun poste télé, programmée pour recevoir une centaine de chaînes satellitaires, un magnétoscope, une chaîne stéréo et un PC connecté à Internet. Chaque chambre aura une kitchenette pour que le prisonnier puisse préparer ses repas. A lintérieur de ces complexes pénitenciers, seront construits des hammams et des piscines chauffées pour lhivers, des salles de sport et de gymnastique, des stades de foot, de basket et de tennis. Les seuls prisonniers frustrés seront les joueurs de golfe, car faute despace ladministration na pas prévu laménagement de terrains de golfe. La chambre individuelle ne signifie pas lisolement du détenu, car les détenus seront libres de circuler à lintérieur de lespace carcéral. La grande nouveauté, qui classera la Tunisie parmi les pays les plus avancés en matière de droits des prisonniers consistera dans la visite hebdomadaire prolongée du conjoint. Non seulement il ny aura plus de grillage, mais le visiteur ou la visiteuse pourra passer le week-end avec son conjoint. Des espaces de jeux seront prévus pour les enfants-visiteurs, qui peuvent eux aussi passer la fin de semaine avec le parent incarcéré. Dailleurs, si le mari est la femme sont tous deux en prison, ils seront placés ensemble dans un nouvel espace carcéral, appelé laile des mariés. Daprès le ministre, dans la République de demain, les deux mondes, celui des personnes libres et celui des détenus, se rapprocheront tellement que les observateurs étrangers trouveront de la difficulté à les distinguer.
Omar Khayyâm
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19 février 2003
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Tunisie: des mesures pour améliorer la situation dans les prisons lundi 17 février 2003, 23 h52 TUNIS (AP) - Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a pris lundi une série de mesures visant à améliorer la situation dans les prisons qui fait l'objet de vives critiques de la part plusieurs organisations non gouvernementales. Ces mesures font suite à la remise au chef de l'Etat du rapport de la commission d'enquête qu'il avait chargée en décembre dernier d'effectuer des investigations sur la situation dans les établissements carcéraux. Cette commission conduite par le président du comité supérieur des droits de l'homme et des libertés fondamentales, Zakaria Ben Mustapha, et composée d'universitaires, de juristes et de médecins, a visité une dizaine de prisons sur les quelque 26 établissements pénitentiaires que compte le pays. Parmi les mesures décidées, désormais les auteurs de délits "ne présentant pas un danger pour les personnes et les biens" pourront bénéficier de mesures de mise en liberté avec ou sans caution. En outre, la détention préventive sera considérée comme "mesure exceptionnelle". Au plan sanitaire, le président tunisien a donné des instructions pour doter les prisons qui en sont dépourvues d'unités sanitaires multidisciplinaires et d'appareils de radiologie pour les prisons éloignées des établissements hospitaliers. Les mesures portent également sur le renforcement de l'encadrement sanitaire et psychologique des détenus et la mise en place de programmes spéciaux d'enseignement et de formation professionnelle en leur faveur. La panoplie des mesures arrêtées prévoit, d'autre part, la révision les conditions de la grâce de réhabilitation "afin d'en faire bénéficier le plus grand nombre possible de détenus en leur assurant une source de revenu permanente après leur sortie de prison". AP Précisions et commentaire: Ce n'est certainement pas la bonne façon de procéder Le site de propaganda tunisieinfo donne, dans sa version arabe, des noms des membres de cette fameuse commission. On y trouve:
La complaisence avec laquelle Me Béhi à géré le barreau dans les années noires laisse à deviner son rôle dans cette fameuse commission. Personne ne peut oublier son rôle de supplétif de la police politique lors des grands procès de 1992 devant les tribunaux militaires. Ses déclarations et ses félicitations après lesdits procès sont concignés dans les registres de la justice. Le dernier rapport du CNLT en a fait état. Ca donne à vomir. Quant au Dr Ben Zarrouq, ses prises de position dans les médias tunisines, dans les réunions des comités ONUsiens et des réunions internationales ne font pas de doute sur son "organisation" qui se distingue par son "soutien sans faille au projet de société du changement et ....". D'ailleurs, ce type à d'énormes problèmes à régler avec l'Association héponyme: "Médecins Sans Frontières" (MSF) et l'ensemble du mouvement sans-frontièriste. Mais ça c'est une autre histoire que notre ami, le bienvaillant, Khaled Ben M'barek ne lâchera pas. Toujours est-il que M Z E A Ben Ali ne se conforme pas aux recommandations et aux normes en vigueur ordonnant l'institution d'une autorité indépendante de contrôle et de suivi des établissements pénitentiers. En attendant, la Tunisie doit ouvrir ses prisons, ses pensionnats pour personnes agées, ses centres de traitement psychiatrique et ces orphélinats aux visites des rapporteurs des Natiosn Unies, de la Commission Internationale des Juristes, d'Amnesty International, du Comité International de la Croix Rouge, de Penal Reform International, de la Commission Arabe des Droits de l'Homme, de la ligue Tunisienne des Droits de l'Homme, du Conseil National pour les Libertés en Tunisie, du Centre de Tunis pour l'Indépendance de la Justice... Mr Z E A Ben Ali a certainement des choses à cacher. Pourtant, ce sont ces visites, basées sur les principes d'Humanité, d'Indépendance et d'Impartialité, qui permettent d'apporter un regard utile à la réforme de la condition carcérale. La participation d'anciens détenus est plus que souhaitable. Nombre de militants ds droits de l'homme, de juristes et de responsables d'assoiations professionnlles sont d'anciens détenus politiques: Le Bâtonnier Essid, Sihem Ben Sédrine, SG du CNLT, Khmaïes Ksila, SG de la LTDH, Khaled Ben M'barek, coordinateur du CIDT-T, Ahmed Othmani, président de PRI... Leur intégration dans le contrôle et la réforme de la condition carcérale est d'une grande utilité. Quant aux Slim, Qotran, Béhi, Ben Marzouq, Ben Miled et l'ancien directeur de la Sûreté Ben Mustapha qui a dirigé la mission, leur place de technocrates est certainement ailleurs.
Abdel Wahab Hani
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Paris, nuit du 17 au 18 février2003
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