Droit de réponse
Téléchargez le bulletin du CRLDHT du 13-07-2001

Qui sont les vrais traitres les gougeas ou l'opposition

Un des rédacteurs de TUNeZINE à rêvé hier ce qui va suivre :
... ettounsi : Maître, vous voyez ce qui nous arrive dans notre chère patrie on veut du bien à tous nos compatriotes mais des gens n'arrêtent pas de nous discréditer !!?
Molière : la grande réponse qu'on doit faire aux outrages c'est la modération et la patience.
Fou de rage ettounsi montre à Molière des articles parus dans la presse tunisienne : Comment doit-on agir selon vous, est ce qu'ils méritent notre modération et notre tolérance ?
Molière : Je ne mâche point ce que j'ai sur le cœur.
Fin du rêve et de la trêve !!!

TUNeZINE et le Comité national des laissés pour compte, en réunion extraordinaire au fief du CNLC (non reconnu, même pas de l'opposition démocratique !), bar el mestiri, rue de l'ex-Yougoslavie Tunis et après un blitz réussi chez TBB, s'emparent d'une arme secrète et très efficace appelée Sarcasme(genre Patriot), et se mettent d'accord pour passer à la lutte armée. La Tunisie va connaître une vague d'attaques meurtrières (de rire). Trois piliers stratégiques du régime La presse, Ech-chourouk et El hadeth seront attaqués dés la fin de la réunion, le texte final de l'assemblée est le suivant :

- Le code de la presse (La vraie) stipule un droit de réponse, à cœur joie on va user et en abuser.
- La lecture de ce droit de réponse est formellement interdite aux mineurs et aux âmes sensibles.

Ces papiers toilettes qu'on appelle en Tunisie journaux ( et on s'excuse auprès du papier toilettes, lui au moins il est hygiénique ) sont devenus des armes redoutables contre toutes les voix qui s'élèvent pour une Tunisie meilleure, des attaques virulentes et injustifiées sont lancées chaque jour contre tout ce qui rime avec liberté et émancipation. Notre patience ayant des limites et nos nausées de dégoût s'accentuant on a vite atteint le seuil de la tolérance et on a décidé de faire la fête à ces troubles fêtes. Le chef de file de ces intégristes de la plume s'appelle Abdelaziz Jeridi, ses boutades sont dignes de Hamma Ejjeridi (la piéce de théâtre), ce flic est l'inventeur du slogan de notre ministère de l'intérieur " On fait salement un sale boulot ", c'est toujours lui qui révèle en premier les cassettes vidéos pornographiques des opposants aux régime (Cheikh Mourou, M'zali ...), les albums photos nus (SBS...), les fausses factures... Ce maniaque sexuel à une tendance mazo-sadique et on est sûrs qu'il va apprécier cet article. Passons maintenant à notre clown préféré, un judas qui prétend être tunisien, cet ottoman s'appelle Moncef Gouja (Dictateur de La Presse de Tunisie ) et c'est ça son point faible car il a trahit le nom de sa famille en ôtant un T, son vrai nom est Moncef Goujat voyons voir la traduction de goujat : n.m. Homme sans usage, manquant de savoir-vivre et d'honnêteté, et dont les indélicatesses sont offensantes ... ce malotru (n.m. Goujat) qui est traduit aujourd'hui avec un dictionnaire, et bientôt traduit devant la justice belge a osé traiter notre élite de traîtres, et il est encore en liberté ??!! Le fait qu'il existe est un crime contre L'Humanité, Le monde et le Canard enchaîné. Tu sais infâme qu'elle est la différence entre un journaliste de chez nous et un soi disant journaliste comme toi ? Bien sûr tu ne le sais pas, débile, nous on a un petit Robert dans la tête et toi un gros Robert dans le c.. . Comment ose tu dire que ton supérieur hiérarchique, le directeur du journal et de la chaîne nationale Almustakillah, est "maigre" en français tu ne sais pas que nous sommes tous Nuls en orthografe( ©TAkRIZ ) mais patriotes et on a appris dés le jeune âge comment écrire Tunisie (Regardez la gaffe de la presse du 12-7-2001 en image). On est certain que vous avez fait ça exprès, car les ennemis de l'Internet dont ta "Tunisi" occupe une place de prédilection, sont allergique à ce petit "e" surtout quand il tourne si bien comme ces jours ci. M. zéro faute, notre juge Mokhtar Yahiaoui fait la une de Le monde et toi tu fais l'aveugle, tu nous fait de la pitié minus. Passant maintenant au journal le plus tiré( par les cheveux, bien sûr) en Tunisie, cette calamité obscure nommée Ech-chourouk, qui a toujours semer notre chemin d'épines (Ech-chouk, c'est son vrai nom) est une société anonyme où tout est anonyme même les articles, ses "journalistes" qui sont toujours en état d'ivresse, munis d'un ciseau dernier cri et d'un litre de colle bas de gamme (dont ils sniffent la moitié=ikalfrou) ont une obsession démesurée pour le plagiat et le jour où ils prennent une RICHA ( mot arabe n.f. Plume, hémorroïdes ) ils oublient qu'ils faut la mettre entre les doigts et ils l'enfoncent là où vous pensez! et après ils se plaignent des hémorroïdes. Maintenant vous avez compris pourquoi ces journaux sentent la chiasse et la merde !!? Revenons à La Presse (samedi 14 juillet 2001) ce quasi-journal vient de s'attacher les services d'un mercenaire nommé Mamadou Diop (ingénieur agronome) qui essaye sans succès de cultiver les pages d'un journal plus aride que sa terre natale et transformer un journal noir sur blanc en un journal noir sur noir, ce journaliste du dimanche s'est trompé de jour, de cause, et de pays et vient s'entrainer à l'art de la coiffure pour orphelins (el h'jema fi rous litema) dont on est champions du monde, camarade on vas te dire une chose et en choeur : " Vas te faire ... ailleurs, Forza RSF" et arrêtes de mettre la richa là où il ne faut pas, viens prendre des cours gratos ici, nous on ne fait pas de chantage comme le chargé de mission auprès du ministre de l'enseignement supérieur qu'on imagine qu'il t'as dit " La bourse (universitaire) ou la vie?" pour te pousser à écrire cette obscénité.


Déclaration de guerre aux gougeas :


A votre chef (M. 2 COLONNES) et à vous tous mercenaires de la kalima ce proverbe en hommage aux centaines de prisonniers politiques et d'opinion et à tous ceux qui ont laissés leurs vies sur le champ de l'honneur et de la gloire : Si tu te grattes les couilles le matin et que tu en trouves quatre, saches que ton ennemi n'est pas loin.


Envoyez ce texte de toute urgence et par toutes les voies possibles à toute personne appartenant au clan mafieux des gougeas. Tous les journaux tunisiens sont contraints par la loi à publier ce droit de réponse.

Les portes paroles du CNLC. Le samedi 14 juillet 2001 ..
Une distinction accordée à Sihem Ben Sedrine

Amnesty International a accordé son prix pour les défenseurs des droits humains et de la liberté d’opinion et d’expression à Sihem Ben Sedrine, détenue depuis son retour à Tunis, le 26 juin 2001. Son mari, Omar Mestiri, cofondateur du CNLT et membre du Forum pour les Libertés et le Travail, l’a représentée pour la remise de ce prix à Londres.
Félicitations à Sihem, cofondatrice et porte-parole du CNLT, ex-vice Présidente de la LTDH, Secrétaire Générale de l’OLPEC (Observatoire pour la Liberté de la Presse, de l’Edition et de la Création), Directrice du journal en ligne “ Kalima ” et de la maison d’édition “ Aloès ”.

CRLDHT bulletin d'information. Vendredi 13 juillet 2001.
Sihem Ben Sedrine et Mohamed Mouadda

Après le report du prononcé de jugement de l’appel dans l’affaire de Moncef Marzouki (cf. ), les situations de Sihem Ben Sedrine et celle de Mohamed Moadda continuent de susciter perplexité et inquiétude. Au lendemain de l’audition de Sihem Ben Sedrine, le 5 juillet, par le juge d’instruction et le refus opposé par ce dernier d’accueillir l’ensemble des avocats qui se sont constitués, la procédure d’instruction de Sihem est au point mort. On prête à la hiérarchie politico-judiciaire l’intention de déférer Sihem directement devant le tribunal, moyennant un artifice de procédure qui, en l’état d’instrumentalisation de la justice, n’a pas besoin d’être fondé ou crédible. En attendant, Sihem a un très bon moral, malgré les tracasseries concernant les journaux et les livres, et tous les avocats qui lui ont rendu visite sont impressionnés par sa combativité et l’assurance de son bon droit.

La situation de Mohamed Moadda continue, quant à elle, à susciter une grande inquiétude. La nouvelle procédure dont on a prétendu qu’il faisait l’objet, est toujours au point mort et, sous le prétexte que Mohamed Moadda effectue à présent le reliquat de sa peine de 1996, on lui refuse tout contact avec des avocats. Très éprouvé par une santé déficiente et par la grève de la faim qu’il a entamée la semaine dernière, Mohamed Moadda se considère, à juste titre, pris en otage dans le cadre de l’hystérie qui s’est emparée du pouvoir et de ses courtisans à la suite de la série d’émissions de la chaîne “ Al Mustaquella ”.

Le parlement décor de Tunisie a adopté, la semaine dernière, un amendement renforçant les contraintes concernant la mise en liberté conditionnelle. Les bénéficiaires de cette forme d’élargissement, aux effets pervers, seront, encore plus que par le passé, soumis au bon vouloir du Prince avec le risque, à tout moment, d’être embastillés en vertu d’une véritable lettre de cachet.
La campagne de solidarité avec les détenus politiques en Tunisie et avec les trois victimes emblématiques les plus récentes se développe en dépit du creux de l’été. Au nombre des échos et des commentaires de presse, outre les radios (RFI, BBC, etc… ), le magazine “ ELLE ”, la “ une ” de l’Humanité, “ Courrier International ”, le “ Soir ” de Bruxelles, presse algérienne, le journal “ Hebdo-Maroc ”, etc…
Six pétitions sont affichées à la signature sur divers sites Internet. Ce mouvement doit s’amplifier car le régime tunisien table sur la torpeur de l’été pour consacrer ses mauvais coups.
La mission parlementaire européenne qui s’est rendue à Tunis, le 7 juillet, a publié le communiqué de presse ci-dessous et, de son côté, Caroline Stainier a diffusé l’appel suivant pour les signatures en Belgique (où un rassemblement a eu lieu, à Bruxelles, devant l’Ambassade de Tunisie, à l’appel de la ligue belge d’A.I. Belgique, d’ASF-Belgium et de l’association pour le soutien aux libertés en Tunisie.), enfin, le réseau euro-méditérranéen des droits de l’homme a rendu compte de l’active mission effectuée en Tunisie, du 5 au 7 juillet, par Abdel Aziz Banani, Président du REMDH, et Anna Bozzo qui, depuis son retour à Rome, multiplie les contacts avec les ONG et les médias italiens.

CRLDHT bulletin d'information. Vendredi 13 juillet 2001.
Agression à Tunis contre Maître Abdel Aziz Mezoughi

Avocat au barreau de Tunis et membre du comité national pour la défense de Bensedrine, Moadda, Marzouki, Maître Mezoughi a été agressé, le jeudi 12 juillet, en fin d’après-midi, à la terrasse du restaurant Le Malaga, rue du Libéria, au Belvédère, à Tunis, par un “ inconnu ” armé d’un sabre ébréché. L’agresseur, portant un uniforme kaki, était installé à une table voisine et avait prêté une oreille très attentive aux commentaires de Mezoughi concernant l’initiative du juge Yahiaoui. Le poste de police de l’avenue Barthou a refusé de recueillir la plainte de Mezoughi et lui a demandé de se représenter vendredi. Ayant établi un certificat médical, Mezoughi a décidé d’en référer au Conseil de l’Ordre et de revenir à la charge pour le dépôt de sa plainte.

CRLDHT bulletin d'information. Vendredi 13 juillet 2001.
La piovra é l'omerta!

C'était jeudi 28 décembre 2000, 2ème jour de l'aïd, Mahbouba, sa mère était venue apporter à Riadh Bouslama des petits gâteaux à la prison civile de Monastir où il attendait son jugement depuis quelquesmois. Il était plutôt bien portant dira-t-elle et a même plaisanté avec elle sur les voyages qu'il comptait faire. Ryadh, un jeune de 22 ans, natif de Sayada, un village de pêcheurs du Sahel, s'est laisser entraîner dans un réseau de dealers et s'est fait attraper. A l'instruction, il cite des noms de quelques puissants de la région, impliqués dans le réseau. On lui fait comprendre qu'il a intérêt à se taire et on joue les prolongations, des fois qu'il changerait d'avis ! Mais Ryadh est têtu ; il ne comprend pas qu'il met ainsi sa vie en danger. En prison Il fait l'objet de mauvais traitements et de harcèlements continus. Il s'en était ouvert à sa mère cet été et lui demande de le signaler à qui de droit ; cette dernière fait le tour de tous les responsables : le directeur de la prison, le chef de la brigade judiciaire, le juge d'instruction (3e bureau de Monastir. Mais personne ne veut rien entendre. Le lendemain, vendredi 29 décembre 2000, Mahbouba Sayadi apprend que son fils est mort par pendaison ! Elle refuse d'y croire. Elle demande des explications et reçoit en retour des menaces émanant de plusieurs responsables : le Délégué de Sayada, le chef de poste de police de Sayada, le chef de la brigade judiciaire ainsi que le chef du secteur. Tous lui demandent de s'en tenir à la version de la pendaison, sinon gare… ! Au moment de préparer le corps pour l'enterrement, son frère Othman Bouslama constate les traces de sévices sur le corps de Ryadh. La famille constitue des avocats pour demander l'ouverture d'une enquête sur les circonstances du décès et exige qu'on lui remette le rapport d'autopsie. Ce dernier est gardé au secret et ses avocats se voient refuser l'enregistrement de la plainte par deux fois (5 et 13 janvier 2001). Le 17 janvier, de guerre lasse, la mère envoie une lettre au Président de la République, demandant l'ouverture d'une enquête pour homicide volontaire avec préméditation. Ne voyant rien venir, c'est le frère, Othman qui écrit le 24 janvier à laPrésidence pour qu'une enquête soit ouverte. Cette fois il ne mâche plus ses mots à l'égard de ceux qui continuent de le menacer et l'accusent de complicité :
- Rachid Amara (ex chef de District de la sûreté de Monastir)
- Ridha Khelifi (le chef de la brigade judiciaire de Monastir)
- Nabil Ben Abdallah (Substitut du juge d'instruction du Tribunal de premiére instance de Monastir)
- Abdessalem Boukhama (le chef de poste de police)
- le directeur de la Prison civile de Monastir
- Le Délégué de Sayada
- Le premier juge d'instruction de Monastir
Dans sa lettre, Othman demande que l'enquête soit dirigée à partir de Tunis. Othman est naïf ; il croit que le déni de justice est un phénomène local. Mais, encore silence radio ; à moins qu'on apprenne bientôt l'emprisonnement de Othman, qui ne comprend pas qu'ici il faut savoir se taire.
14-15 juin 2001 Un jeune homme de Benarous Banlieue sud de Tunis est mort dans des conditions trés mystérieuses, par pendaison lui aussi dans la geôle du poste de police, la version officelle l'a emporté encore une fois !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Croisez vos bras la prochaine fois c'est peut être vous ou moi ?.

Don't forget : winter 2000-summer 2001.