Les portes de la gloire

" Ce qui vient au monde pour ne rien troubler
ne mérite ni égards, ni patience " - René Char -

La Tunisie vit ces jours ci un moment décisif de son histoire contemporaine, certains pionniers ont compris que leurs noms doivent être gravés a jamais dans la mémoire collective, d'autres hésitent encore mais la grande majorité garde un silence complice, parmi ces gens la les artistes. Dans tous les pays et dans toutes les civilisations, des poètes, des peintres, des chanteurs ... ont exprimé le refus du peuple contre l'oppression et la marginalisation mais il y a toujours une exception et cette anomalie s'appelle la Tunisie de ZABA !!! Les artistes tunisiens aiment la liberté car c'est la matière première de tout chef d'œuvre mais ne font rien pour la mériter, ils attendent, attendent, attendent... ou partent vivre ailleurs laissant leur peuple face a ses tortionnaires. D'autres arrivent a composer avec cette dictature en donnant une image erronée d'eux mêmes au peuple et dés qu'ils sont mis a l'épreuve on découvre qu'ils ne sont que des courtisans du pouvoir, et c'est a ces artistes la qu'on demande des explications, il est inadmissible de les voir courir dans un futur proche, derrière un train qui est parti depuis belle lurette, eux qui devaient servir de "charbon" a notre locomotive. TUNeZINE demande a ces personnes célébrez et respectées, du pouvoir et de l'opposition, de choisir leur camp de façon moins nuancée : Tawfic Jebali, Lamine Nahdi, Raouf Ben Yaghlene, Kamel Touati, Adem Fethi, Mohamed Essghaier Ouled Ahmed, Nouri Bouzid, Imed Ben H'mida, Mohamed Kalbi, Lotfi Ben Sassi, Amina Fakhet, Slah Mosbah, Fadhel Jaïbi, Jalila Baccar, Mohamed Garfi, Raja Ben Ammar... Les portes de la gloire sont grandes ouvertes a vous, ne manquez surtout pas ce rendez vous avec l'histoire, vous êtes avertis personne n'aura droit a un billet de retard !!!

Le traitre trahi. Vendredi 20 juillet 2001 .
Salah Karkar



Salah Karkar. mercredi, 18 juillet 2001 .
Moncef Marzouki



Moncef Marzouki.
Nouvelle agression a Marseille des barbouzes du régime tunisien

Alors qu'il effectuait un affichage pour l'amnistie et la libération des prisonniers politiques et d'opinions en Tunisie, le militant Jalloul BEN HAMIDA, membre du comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie, a été agressé et brutalisé une nouvelle fois ce matin du 19 juillet 2001 devant l'entrée du port de Marseille par une demi douzaine de nervis du pouvoir tunisien. Jalloul a été pris a parti par ces agents à la solde du régime tunisien, brutalisé et jeté à terre. C'est en effet la deuxième fois en l'espace de dix jours que, Jalloul a subi une agression de la part de ces mêmes nervis qui sont dirigés par un individu nommé Abdelatif. Dans la nuit du vendredi au samedi 7 juillet 2001, pendant qu'il affichait au même endroit avec son camarade Oueslati Ramzi, ils ont fait l'objet d'une tentative d'agression par des agents du RCD (rassemblement constitutionnel démocratique – parti au pouvoir).Ces barbouzes portant de badges du RCD et accompagnés par un chien (du type rodweller), étaient encadrés par des agents de la sûreté nationale tunisienne planqués dans une voiture ayant une immatriculation diplomatique. Faudra-t-il attendre un drame pour qu'il soit mis fin aux agissements de ces sinistres individus. Nous ne comprenons pas l'impunité dont bénéficient ces barbouzes qui sont connus des services de police nationale et locale. Pourquoi tolère-t-on leur présence au abord du port de Marseille ? La présence de ces bandes sur le sol français est inacceptable. Leurs relations notoirement connue avec les autorités consulaires tunisiennes sont scandaleuses. Sous couvert d'associations dirigées parfois des diplomates tunisiens,. les barbouzes à la solde du régime tunisiens mènent une véritable campagne de terreur contre les défenseurs des droits de l'homme en Tunisie. Les autorités doivent arrêter de tergiverser et doivent assumer leurs responsabilités en matière de protection aux militants défenseurs des libertés démocratiques en Tunisie qui agissent pacifiquement et conformément aux principes universels des droits de l'homme. Il est invraisemblable que le régime du Président Ben Ali puisse trouver en France un terrain propice à ses pratiques dictatoriales; et ce peu de temps après la visite du Ministre de la Coopération M Josselin a Tunis qui n'a malheureusement pas eu de résultats positif en matière de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés an Tunisie. C'est le contraire qui s'est produit.

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
21 ter, rue Voltaire 75011 Paris- France
Tél : (33)321964099 - Fax : (33) 3 21964307 E-Mail : crldht@aol.com
http :// www.maghreb-ddh.sgdg.org
Membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

C.R.L.D.H. Tunisie. Paris, le 19 juillet 2001 .
Ennahda communique



Cheikh Rached Ghannouchi. Londres, lundi 16 juillet 2001 .
L'UGTT : dialogue en vue d'une amnistie générale en Tunisie

L'Union Générale des Travailleurs Tunisiens (Centrale syndicale unique), s'est prononcée pour un dialogue politique en vue d'une amnistie générale et de la promotion de la démocratie et des libertés en Tunisie, selon un communiqué reçu dimanche par l'AFP à Tunis. Le secrétaire général de la centrale syndicale, M. Abdessalem Jrad, a appelé à un "dialogue franc et objectif devant conduire nécessairement à une amnistie générale pour permettre le retour des exilés et l'élargissement des prisonniers d'opinion". M. Jrad, qui s'exprimait à l'occasion d'un congrès syndical régional à Sfax (300 km au sud de Tunis), a affirmé que la voie du dialogue est "susceptible de promouvoir le processus démocratique et les libertés et à concrétiser le pluralisme dans tous les domaines" de la vie publique. Plusieurs associations et partis d'opposition se sont joints fin juin à la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) pour lancer une campagne pour une loi d'amnistie générale en Tunisie. Le secrétaire général de l'UGTT a en outre invité les médias à s'ouvrir à la libre expression "sans tutelle, ni censure" et souligné "l'importance de l'indépendance syndicale pour le développement du pays et la préservation des droits sociaux". M. Jrad a déploré par ailleurs l'absence de représentants de l'UGTT au parlement et affirmé le droit des syndicalistes d'être représentés autrement qu'à travers les partis politiques "pour être associés à la promulgation des lois qui les concernent", a-t-il estimé.

AFP-Tunis, dimanche 15 juillet 2001 .