Je veux parler pour ceux qui sont loin de chez eux ...

C'est dur les jours de fête comme ce 25 juillet quand on est loin de sa famille, ses proches et ses amis ça tourne souvent au chagrin et aux larmes. On se culpabilise et on se demande pourquoi on a pas fait comme le reste du troupeau ? Pourquoi on défend des gens qui se désintéressent de notre calvaire ? Pourquoi on a refusé cette maudite carte du RCD ? Pourquoi on a parlé mal de ce dictateur qui empoisonne notre existence ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? La réponse est toujours et restera toujours la même C'EST PARCEQUE ON EST DES ETRES HUMAINS et un homme né libre n'a pas trop de choix dans ce bled pourri ou bien il part à ses risques et périls vivre là où il y a un semblant de liberté ou bien il reste ici et lutte jusqu'au jour où il fait le pas qui mène de la grande prison qu'est la Tunisie vers une prison ordinaire. On parle ici des exilés qui ont peur de téléphoner chez eux pour dire bonnes fêtes car ils savent que quelques minutes après leur coup de téléphone des policiers vont tabasser les membres de leurs familles et saccager la maison de leur enfance !!! On parle d'un prisonnier politique qui pleure comme un gosse réveillé chaque jour par l'hymne national surgit de la radio de la Mercedes du directeur du pénitencier. On parle de la pauvre Zakia Jhinaoui qui fait la navette entre les prisons tunisiennes pour voir ceux qui restent encore en vie de ses 9 enfants... On parle de 10 millions de Tunisiens qui croient encore que la Tunisie est indépendante ?!!!

ettounsi. Mercredi 25 juillet 2001 .
Dis moi ZABA ? tu nous porterais pas un peu la poisse ?

Avec une humeur rancunière qui fermente dans des cœurs vindicatifs, ZABA et ses deux sinistres de l'intérieur et de la justice ont décidé sans surprise, de nous priver de la joie d'une amnistie générale, ils ont simplement libéré quelques places prises par des prisonniers non politiques pour trouver où incarcérer la bande à Marzouki qui continue sa lutte acharnée contre le kaiser de Carthage et son clan mafieux des gougeas. En pleine sinistrose une série de bonnes nouvelles nous fait oublier notre déception et nous invite à croire en un futur meilleur et comme le dit si bien Bob Marley " Don't give up the fight ".

 
Un nouveau parti, un nouveau comité...

Le docteur Moncef Marzouki et 30 autres membres de la société civile ont fondé un nouveau parti politique, en même temps l'élite de l'élite tunisienne met sur pieds un comité pour l'indépendance de la justice, on ne dispose pas d'autres informations pour l'instant mais on reviendra avec plus de détails. L'ère cédée (RCD) agonisante, vit ces derniers jours car ils y a désormais plus d'associations interdites et de prisonniers politiques que d'adhérents au RCD.

 
Indomptable !

Sihem Ben Sedrine surnommée la lionne s'avère de plus en plus indomptable, malgré toutes les fouilles corporelles humiliantes et la privation de journaux, livres, papier, stylos, gommes, taille-crayons .... réussit a lancer un autre rugissement plus fort que le précédent qui va faire trembler comme d'habitude les colonnes du palais de l'injustice !!! La reine du Zoo-Tunisie lance un appel à une espèce en voie de disparition appelée "Homo sapiens" pour qu'ils luttent pour la survie, nous on rappelle a ceux qui ont oublié que les mots de la lionne sont des ordres, et que si vous êtes encore indécis sachez qu'il n'y a plus de places dans les prisons car elle sont pleines à craquer !!!




SBS de sa taniére de la Manouba .
La belle du rebelle

Doucement monsieur le juge vous parlez un langage bien étrange aux gougeas, ces mafieux comprennent à peine le dialecte tunisien, comment veux tu qu'ils assimilent cette merveille eux qui n'excellent que dans un seul registre : la langue de bois !!!

Mokhtar Yahiaoui. Tunis, mercredi 25 juillet 2001 .
La gifle de Florence Beaugé

L'ennemi de la presse libre "M. 2 colonnes" vient de recevoir une gifle impressionnante de la part de la journaliste vedette du journal Le Monde (Florence Beaugé), ce calomniateur a voulu dénigrer notre juge sur les colonnes de ce journal prestigieux avec un courrier portant la cachet d'un ministère tunisien pour intimider ses interlocuteurs, Le Monde a bien sûr refusé de publier une telle obscénité car ils croient dur comme fer à la présomption d'innocence !!! Ce sinistre à causé un tort inestimable à l'image de la Tunisie car c'est la première fois à notre connaissance qu'une chose pareille arrive !!! Un conseil à ce sinistre malhonnête essaye la prochaine fois de publier les articles dictés par ton analphabète de patron sur PIF, Picsou ou 100 blagues mais on est sûrs qu'ils vont les mettre à la poubelle car l'endroit idéal pour tes chefs d'œuvres c'est comme d'habitude l'un de vos papiers toilettes made in Tunisi ( cf. assabah du mardi 24 juillet 2001 page 4).

UN TRAITRE. Tunis mercredi 25 juillet 2001 .
Couscous connection

En avril 2000, Kamel Msakeni, entrepreneur tunisien résidant à Paris, a reçu à son domicile de Mahdia en Tunisie une convocation au service des enquêtes douanières de Tunis. Etant à l'étranger et ne pouvant répondre à la convocation, les services de Douane ont saisi tous ses biens en Tunisie et ont émis un mandat d'arrêt à son encontre. De ses amis et connaissances, il a appris qu'il est accusé de fausses déclarations douanières concernant l'exportation de 3 conteneurs de tabac à Narghileh (près de 30 tonnes), qui non seulement n'ont jamais quitté le territoire mais qui ont même été écoulés sur le marché local. Le jeune Kamel Msakeni ne se souvient d'aucune opération d'exportation et d'aucune formalité douanière dans ce sens. La seule chose dont il se souvient, c'est qu'étant souvent l'hôte de Moncef Trabelsi, lors de ses courts séjours à Tunis, ce dernier lui demandait parfois de lui confier son passeport, en sa qualité de non résident, pour pouvoir effectuer des achats de cigarettes et d'alcool hors taxes. De Paris, il s'est alors résolu à appeler son "ami" Moncef Trabelsi pour s'enquérir de l'usage qui aurait été fait de son passeport à son insu. Ce dernier le rassure en lui garantissant que l'affaire est "sous contrôle" et qu'il n'a rien à craindre. Il lui conseille toutefois de ne pas rentrer en Tunisie pour l'instant. Quelques mois plus tard, et ne voyant rien changer à sa situation, Kamel Msakeni en vient à menacer son ancien ami de porter l'affaire à la connaissance du président, et de la divulguer même à la presse. Moncef Trabelsi menace à son tour son "prête-nom malgré-lui" de ses représailles, en plus des poursuites douanières, s'il continue à l'importuner. Par ses propres investigations et grâce à des amis " bien introduits ", Msakeni apprend que l'affaire a coûté 500.000 DT (près de 450.000 $) au trésor public, que Moncef Trabelsi a empoché en quelques heures. De ces différentes révélations, il ressort que le mécanisme du trafic est le suivant : un non-résident commande à la Régie Nationale du tabac des conteneurs destinés à l'exportation, donc non soumis aux droits locaux. En cas de problème, il suffit de demander à l'immigré de ne pas rentrer pour couper tout lien avec les vrais commanditaires. Les conteneurs quittent l'usine de la Régie à destination du port d'embarquement. En cours de route, les conteneurs sont vidés, et scellés à nouveau pour continuer leur trajet vers le port où des douaniers complices les déclarent exportés. Le contenu est distribué à un réseau de revendeurs pour l'écouler sur le marché local. Le bénéfice réalisé sur de telles opérations est généralement de plus de 400% et vu la demande sur les produits, la réalisation de la plus-value prend rarement plus de quelques heures. L'imprévu dont Kamel Msakeni a eu à en partir a été de tomber sur un douanier non "affranchi" ou "affranchi" par un clan rival à celui des Trabelsi. Mais de tels imprévus ne risquent plus désormais de perturber la quiétude de tels trafics car le clan, parrainé par la "présidente" elle-même, semble l'avoir définitivement emporté sur ses rivaux après avoir réussi à placer ses hommes à tous les postes sensibles. Comme le pot aux roses a été découvert, Moncef Trabelsi intervient et fait classer l'affaire. Kamel Msakeni rentre en Tunisie en janvier 2001 juste pour signer des procès verbaux préparés à l'avance, et reprendre possession de ses biens. Telle est l'opération rapportée par Sihem le 17 juin et qui lui a coûté son incarcération actuelle. Comme par hasard, et quelques jours seulement après l'arrestation de Sihem Ben Sedrine, le directeur général des douanes en appelle aux citoyens, dans une interview au quotidien local Assabah , pour lui rapporter les cas "d'abus de pouvoir et de népotisme dans les transactions douanières". Qu'il commence donc par se pencher sur le cas cité par Sihem !

Source : Kalimatunisie .
Soutien aux prisonniers