ZABA dans un oued, le peuple dans un autre !

Sûrement vous avez lu, vu ou entendu le discours du 25 juillet 2001, une copie certifiée conforme du discours du 7 novembre 1987, les promesses, non tenues, sont les mêmes mais la réception du peuple est différente, ZABA n'a pas changé alors que ses cons-citoyens sont devenus plus mûrs et responsables !!! On ne va pas vous donner le discours en entier car il est difficile à avaler mais avec une politique des étapes, chère a notre ancien dictateur.

Premiére étape :

"Commet peut-on garantir la démocratie et assurer les libertés hors du cadre de la loi ? La liberté d'expression a-t-elle un sens lorsqu'elle se mue en injures, en calomnies?", s'est interrogé ZABA.

Tawfik Ben Brik répond :



TBB . Tunis 25 juillet 2001 .
Deuxième étape :

" Il n'y aura pas de place pour quiconque croirait être hors de portée de loi, en ayant l'illusion d'être protégé, que ce soit de l'intérieur ou de l'extérieur ", ZABA l'air menaçant !

Sadri Khiari réplique :

Le juge Yahiaoui a la rage : Au lendemain de la publication de sa lettre ouverte au président de la république, le juge Mokhtar Yahiaoui s’est vu accusé par les autorités de réagir par « dépit » à une affaire judiciaire dont il serait sorti perdant. Aujourd’hui, notre ministre des droits de l’homme et de la communication, nous apprend que ce magistrat est coupable de bien d’autres crimes :

- d’avoir blessé un piéton avec sa voiture,
- de circuler sans assurance automobile,
- de délaisser ses fonctions de magistrat pour gérer ses biens immobiliers,
- d’être « fortuné » et, par conséquent, probablement coupable de corruption.

Demain, des choses encore plus terribles nous seront sans doute révélées. On saura ainsi que les diplômes du juge sont des faux, qu’il a pour habitude de voler le fisc et de battre sa femme au retour de quelques beuveries, qu’un contrôle de routine dans la cave de sa luxueuse villa aura permis la découverte d’une cache d’armes en provenance du Soudan et qu’une vidéo amateur prouverait qu’une demi-douzaine au mois de ses secrétaires ne le laisse pas indifférent. Quand on veut tuer son chien, dit-on, on l’accuse de la rage. Le juge Yahiaoui a la rage, le choléra, la maladie du légionnaire, la grippe espagnole, les 3 hépatites et des croûtes sur la tête. Le juge Yahioui est gravement contagieux. Il a le virus foudroyant de la démocratie. Qu’y pourrez-vous ?

Sadri Khiari
Troisième étape :

"La loi est appliquée et la justice suit son cours dans le cadre d'un pouvoir judiciaire dont nous veillons à garantir l'indépendance", a déclaré ZABA, ajoutant que personne n'a été traduit en justice en raison de ses opinions ou de ses choix politiques

Marzouki voulait vérifier !!!

Le Dr Moncef Marzouki s'est présenté aujourd'hui à l'aéroport Tunis Carthage accompagné d'une délégation composée de membres du Congrès Pour la République ( CPR ) dont il assure la présidence. Il voulait se rendre en France dans le but de rencontrer sa famille qu'il n'a pas vue depuis longtemps. Toutefois, il n'a pas pu prendre place au vol Tunis air n°722 de 14 heures en partance pour Paris. Les agents qui ont interdit l'accès à l'avion au président du CPR, lui ont notifié qu'une interdiction de quitter le territoire était toujours en cours contre lui, mais sans donner d'autres explications.
Pour le Bureau Politique Le responsable de l'information : Chokri Hamrouni

Source : 10 000 000 de témoins. Tunis, jeudi 26 juillet 2001 .
Quatrième étape :

"La justice n'a pas eu à se prononcer sur des affaires autres que celles qui sont en rapport avec des actes tombant sous le coup de la loi et touchant au droit commun", a-t-il poursuivi.

Omar Mestiri témoigne

Toujours emprisonnée, Sihem Bensedrine est victime de vexations et de brimades de la part de ses gardiens : Alors que la situation de Sihem Bensedrine en prison semblait s'améliorer, il apparaît au contraire que la journaliste fait l'objet, depuis quelques jours, de brimades et de vexations de la part de l'administration pénitentiaire. Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières (RSF), Sihem Bensedrine est soumise à des traitements humiliants depuis le 19 juillet. Selon son avocate, maître Nasraoui, et son mari, Omar Mestiri, des fouilles corporelles, pendant lesquelles elle est déshabillée, lui sont imposées notamment après les visites de sa famille ou de ses proches. Sihem Bensedrine ne peut toujours pas voir un médecin malgré l'angine contractée en prison et les douleurs dues aux séquelles des violences subies l'année dernière de la part de la police. Sihem Bensedrine, directrice du magazine en ligne Kalima (www.kalima.com), secrétaire générale de l'Observatoire pour la défense de la liberté de la presse, de l'édition et de la création (OLPEC, affiliée au réseau international de RSF) et porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) est emprisonnée suite à une intervention dans "Le Grand Maghreb", sur Al Mustaquilla, télévision arabe basée à Londres, le 17 juin, où elle évoquait la corruption en Tunisie. Elle avait fait l'objet d'un mandat d'amener et avait été arrêtée dès son retour en Tunisie, le 26 juin, à l'aéroport de Tunis-Carthage. Sihem Bensedrine n'a toujours pas été entendue par le juge d'instruction et aucune date d'interrogatoire n'a encore été fixée. Elle aurait pourtant dû être libérée le 5 juillet dernier, mais le juge avait ordonné son maintien en détention.

Virginie Locussol (moyen-orient@rsf.org / middle-east@rsf.org)
Bureau Maghreb et Moyen-orient / North Africa and Middle-East desk

Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris - FRANCE
Tél. (33) 1 44 83 84 84
Fax. (33) 1 45 23 11 51

26 juillet 2001. SBS EST EN PRISON DEPUIS UN MOIS !!!!!!!!!!!!!!!!!
Cinquième étape :

ZABA a affirmé son adhésion au "dialogue fondé sur le consensus" comme une "plate-forme de base pour l'exercice de la démocratie" et au "droit à la différence" comme fondement du système républicain.

Marzouki réclame, sans succés, son droit à la différence ?!!

L'opposant tunisien Moncef Marzouki a annoncé mercredi, jour du 44e anniversaire de la proclamation de la République en Tunisie, la création d'un nouveau parti politique baptisé le ''Congrès pour la République tunisienne'' (CPR). Dans une déclaration annonçant sa création, le CPR se propose d'être ''un mouvement au service de la démocratie''. Il affirme notamment vouloir militer pour ''l'exercice entier de la liberté de parole, d'association, de manifestation, la tenue d'élections libres et honnêtes'', ainsi que pour la promulgation d'une nouvelle constitution assurant ''la stricte séparation des pouvoirs exécutif, législatif, et judiciaire ainsi que la plus grande indépendance de la justice''. Le Congrès pour la République s'engage également à faire de la lutte contre la corruption ''une priorité nationale'' et préconise à cet effet la mise en place d'une ''structure nationale''. Portant 33 signatures dont celles d'avocats et de militants des droits de l'Homme, la déclaration du CPR se montre également hostile à une révision de la Constitution tunisienne permettant à l'actuel président Zine el Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, de briguer un quatrième mandat lors des élections prévues en octobre 2004. Ces dernières semaines, des appels avaient été lancés par les militants du parti du président, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), pour que M. Ben Ali présente sa candidature aux élections de 2004. Membre fondateur du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu), Moncef Marzouki doit comparaître devant la Cour d'appel de Tunis le 29 septembre prochain, après avoir été condamné en décembre 2000 à un an de prison notamment pour appartenance à une association illégale.

TUNIS (AP). Tunis, jeudi 26 juillet 2001
Sixième étape :

ZABA a en outre exprimé son souci de poursuivre le processus de réformes engagées par lui dans les domaines des libertés, du travail, de la justice, en faveur des familles, des femmes, des enfants et des "catégories sociales vulnérables"

 
Marzouki est une catégorie sociale vulnérable !!!

Suite à l'annonce de la constitution de notre parti le Congrès Pour la République, les autorités tunisiennes ont procédé à la coupure des lignes téléphoniques de MM Moncef Marzouki président du CPR et de son frère Mokhles Marzouki. Par ailleurs, la surveillance policière autour de la maison de M. Marzouki a été vivement renforcée et les visiteurs du Dr, notamment les autres membres du parti, ont été systématiquement fouillés et bassement insultés. Ce déploiement policier sans commune mesure témoigne de l'affolement du régime et de son incapacité à donner des réponses politiques à l' aspiration de plus en plus grandissante de notre peuple à la souveraineté populaire, à la légitimité de l'Etat et à la dignité du citoyen . Le Dr Marzouki, étant dans un état de siège et coupé du reste du monde, regrette de ne pas pouvoir communiquer avec ses compatriotes et tous les amis de la Tunisie ( son tél., son fax, son e-mail sont indisponibles pour le moment ).
Pour le bureau politique, Le responsable de l'information : Chokri HAMROUNI
Contacts: +33.6.10.83.07.44 / +33.1.39.84.24.80

 
La chute :



Ettounsi en genéral et ettounsi en particulier :

M. le président sur ce dernier point on est tous d'accord, pas besoin de le répéter à chaque fois, on est ni amnésiques ni atteint de troubles de la mémoire et personne ne peut nous donner des leçons de patriotisme même pas vous, capito capo !!!.

TUNeZINE. Tunis, jeudi 26 juillet 2001 .