Un scoop à canette 7 : D. Mitterrand est une hajjela (veuve)

La védova allégra

Qui l'aurait cru : Danielle Mitterrand est veuve !!! C'est le conseiller de ZABA qui est venu en personne nous annoncer et en première mondiale que la veuve de François Mitterrand est hajjela, quelle honte ! Qui pouvait imaginer ça de la femme d'un ex président français? La police des airs et des frontières est désormais invitée à faire des contrôles plus stricts sur les vols en provenance de la France, c'est très dangereux une hajjela pour le moral des troupes en pleine campagne présidentielle, les douaniers fautifs doivent payer cette négligence très cher !!! Beaucoup de nos concitoyens ont eu un entretien en tête à tête avec la hajjela française et le risque d'une épidémie est très élevé, le ministère de l'intérieur est invité d'urgence à isoler la population touchée par ce fléau virtuellement transmissible, la famille Marzouki a été la première a bénéficier de la bienveillance de ZABA en effet toutes leurs lignes téléphoniques ont été coupées pour exclure tout risque de contagion. Sihem ben Sedrine et Mohamed Mouadda l'ont échappé belle grâce à la clairvoyance de notre ministre de la justice qui a refusé la visite de la hajjela à ces deux rescapés de la société civile. Le docteur Marzouki a été empêché de justesse de quitter le territoire pour se soigner en France son état est très critique et l'image de la Tunisie saine risquait d'être ternie à jamais. Questionné sur les sources de son scoop inouï Sadok Châabene à souligner que tous les conseillers du président avaient un doute même avant que Danielle Mitterrand débarque en Tunisie, car un bon conseiller de ZABA est avant tout un WELD HAJJELA SARF.

Hajjel eddine ech-chihi . Tunis, mardi 31 juillet 2001 .
Slim ya dawla !



Tunis, Mardi 31 juillet 2001 .
Punition collective !!!

Depuis l'annonce de la création du Congrès Pour la République, les exactions et autres mesures répressives se sont notablement accrues ces derniers jours contre le Président du CPR, le docteur Moncef Marzouki ainsi que ses proches. Après les coupures des lignes téléphoniques, le renforcement de la surveillance policière, les agressions physiques et verbales à l'occasion de la journée nationale de solidarité avec Sihem Ben Sedrine le 27 juillet dernier; les autorités tunisiennes n’ont pas hésité de couper la ligne téléphonique du Dr Mokhles Marzouki le frère du président du CPR, privant ses patients du suivi médical indispensable notamment pour le traitement de l’asthme. Considérant qu’il s’agit ici d’une mesure arbitraire portant atteinte à la liberté d’exercice de la médecine, nous appelons l’Organisation Mondiale de la Santé, ainsi que les syndicats du secteur médical et les ONG de défense des droits de l’homme à dénoncer la répression que subit le corps médical tunisien dans l’exercice de la profession et à exiger des autorités tunisiennes de mettre fin à de telles pratiques humainement inacceptables.

Imad Daimi Membre du CPR. Paris, le 31 juillet 2001 .
Relever la tête, relever l'Etat, relever le pays

Le nouveau comité Marzouki en action !

Chers amis, le 1er Mars dernier s'est passé quelque chose que d'aucuns ont considéré comme inoui et que j'ai consideré, pour ma part, comme faisant partie de l'évolution ou plus exactement de la dégradation normale de la dictature Rappelez-vous : je devais passer le témoin à Sihem Ben Sedrine à la tête du CNLT. La police s'était opposé par la force à la réunion en tabassant Khadija Cherif , Abdelkader Ben Khmiss , en me bousculant, etc... Mais c'est de ce qui s'est passé le lendemain dont je veux vous parler .
A neuf heures du matin, je me présente au siège du CNLT, pour voir ce qui se passe. Une horde de policiers me barre le passage et me prie de dégager. Je n'ai pas l'habitude de discuter, encore moins de me chamailler avec des subalternes. Je fais demi tour en maugréant.
Surprise !
La horde me suit en m'abreuvant d'injures et à haute voix.
- Eh le pédé, va donc téléphoner à El Jazira .
- Traître, vendu, salaud,crie une autre voix. La horde me suit du ''Passage'' jusqu'à l'avenue Bourguiba .Ces malfrats déguisés en policiers ou ces policiers déguisés en malfrats, continuent à me coller, redoublant de sarcasmes et d'injures.
Je connais bien cette flicaille, depuis le temps que je l'ai sur les talons.
En général, ils sont à la limite de l'obséquiosité, là ils sont à la limite du passage à tabac. Je reconnais le phénomène de l'amplification propre à l'exécution des ordres dans une dictature.
En Démocratie, un ordre est exécuté de façon professionnelle sans plus.En dictature, il est toujours amplifié dans un sens ou dans un autre.
Les subalternes sont si apeurés qu'il vont en rajouter. Quand on leur dit d'être polis, ils sont carpette, quand on leur dit d'être méchants, ils font les dobermans.
Donc on leur a donné des ordres, mais mes lascars en rajoutent quand même un peu beaucoup.
La situation est pénible et franchement gênante, surtout avec tous ces regards inquiets des passants, qui ont bien vu à qui ils ont affaire (le walkie talkie et tout le tralala).
Je suis non insultable, certes mais quand même !
Exit l'idée de faire face.
Un pugilat avec ces armoires à glace où même le cerveau doit être fait avec du muscle ! Hors de question .
J'ai souvent reproché à certains de mes amis , qui n'ont rien à prouver sur le plan du courage physique, d'en venir aux mains avec ces drôles de policiers.
Quelle idée d'aboyer avec un chien qui vous aboie ou pire encore de l'attraper pour le mordre sous prétexte qu'il vous a mordu.
Or ces hommes ont accepté de se défaire de leur dignité et de faire le chien. De toutes les façons, ce n'est pas avec eux que j'ai un litige , mais avec le maître qui les a lâchés sur moi.
Exit l'idée de protester . Auprès de qui ?
Reste une troisième idée à évacuer. Je la sens fuyante, essayant se cacher, un peu honteuse d'elle même,et pour cause .
- Dis donc l'idée, oui toi la bas , au fond du puits , oui, oui, toi , n'essaye pas de te débiner, viens par ici , que je te vois de plus prés.
L'idée, ne sachant plus où se cacher, se présente à la lumière de la conscience.
Je l'examine amusé et irrité.
-Ah oui, quand je serais Président, ils verront de quel bois je me chauffe. Ha ha, encore faut-il que tu le deviennes Président, et à supposer que ... Comment vas-tu t'y prendre ? En les soumettant à la torture démocratique, ça va les enfantillages, mais seulement pour aujourd'hui. Allez ouste à la poubelle.
L'idée se délite. Les mots qui la formaient vont se chercher à se placer de nouvelles structures pour faire des idées acceptables par un esprit qui a inscrit comme devise sur le fronton du temple: " En mauvaise passe ne jamais céder , en situation de force ne jamais se venger".
-Hé toi le vendu, etc...
Cest çà, mon gaillard,traite moi de vend . Comme disait mon grand -père, ce petit paysan qui s'y connaissait en hommes et en palmiers : " c'est sur sa propre gueule que coule la salive, quand on crache sur les dattes aux cimes de l'arbre-roi ".
La scène ressemble de plus en plus à une chasse à courre en plein centre de la cité. Une terrible colère gronde et le volcan peut à tout moment exploser.
Oui, oui, ne cessais-je de me répéter, tu es un lion et non un renard, encore moins un lapin, mais continue quand même de garder ton calme. Le politique est déjà au plus bas dans ce pays, inutile d'ajouter à sa déchéance. Brusquement j'ai envie d'un café. Je m'installe à une terrasse à l'avenue de Carthage et commande un expresso bien serré.
La horde s'installe sur le trottoir en face, agite ses walkie-talkie et crie de plus en plus fort.
- Alors le Moncef , on va à Sousse ou à Hammam-Lif ! ! ?
J'essaye de les oublier et de me concentrer sur mon café que je prends toujours sans sucre, peut être pour savourer une amertume qui ne soit pas pour une fois synonyme de souffrance, mais du plaisir mitigé qui est celui de vivre et de plus dans un pays comme le nôtre.
- Alors Moncef , on se le boit ce café en vitesse!
Passent des étrangers tout aussi intrigués et ahuris que les autres badauds .
Ca des fonctionnaires de l'Etat tunisien ? Je me sens accablé , submergé de sentiment de honte. J'ai honte d'eux, j'ai honte pour eux. J'ai surtout honte pour la Tunisie sous la botte des mafieux et des barbouzes.
De la boue, toujours de la boue, encore plus de boue sur les armoieries et le blason de ce qu'on ose à peine appeler encore la République.
Dans quel pays, même vivant sous la dictature, verrait-on un ancien candidat à la présidence de la République, un homme, un opposant, un professeur de médecine, j'ose le croire, connu et respecté, poursuivi en plein centre de la capitale par des fonctionnaires le traitant de ''Tahan'' (ndlr: pédé, cocu, ...)
Brusquement, je réalise à quel point cette scène est révélatrice du délabrement que ce régime laid a occasionné au pays et à son Etat .
De par sa fonction, l'Etat se doit d'être le protecteur de nos vies, de nos biens et de nos droits dont les plus précieux sont la liberté et la dignité.
Hegel en faisait une quasi -divinité car il est supposé incarner l'histoire, l'essence de la Nation. et par dessus tout la Loi .
L'Etat a beau être un monstre froid, il n'existe et ne commence que par elle. Il est celui qui l'énonce, qui l'applique et qui sanctionne sa violation.
- Hé donc va en France, tu y seras bien payé pour ta trahison !
Me revient à l'esprit toutes les étapes de la plongée de notre Etat dans les abysses de l'indignité et de la vulgarité, et de l'illégalité, entamée il y a vingt ans sous le règne d'un vieillard indigne, qui s'aimait plus qu'il n'aimait le pays et précipitée par son ministre devenu son tombeur.
Il y a bien sûr le fond : arbitraire, corruption, torture, traquenards judiciaires, procès indignes, élections trafiquées et ne craignant aucun ridicule, etc Il y a surtout la forme ou plutôt le style, confessons-le, propre à ce régime qui se qualifie d'ére nouvelle :agressions physiques contre les opposants, usage de cassettes pornographiques, vol des voitures, casse de bureaux, lâcher de journaux de caniveau, coupures arbitraires du téléphone, et puis ça, en attendant le règne au grand jour des Tontons macoutes et l'apocalypse des voyous.
Le premier hors la loi aujourd'hui en Tunisie est l'Etat confisqué par un régime sans scrupules.
Ce qui fonde le prestige de l'Etat, la fameuse ''haiba'', n'est pas la simple crainte d'un pouvoir dont on sait qu'il est le maître de la violence légale, mais c'est surtout la perception de la grandeur. Il ne faut pas seulement donner l'exemple, il faut surtout bannir du champ du visible tout ce qui est vulgaire, choquant, de basse facture.
L'Etat est en fait le père symbolique, qui peut exercer son pouvoir par la coercition mais qui ne peut exercer son autorité que s'il se montre crédible, digne de confiance et de respect.
C'est ce rapport subtil entre pouvoir coercitif et autorité par le respect et l'admiration, qui est à la base de tout Etat digne de ce nom.
En Tunisie, l'Etat aujourd'hui, par ce qui s'exhibe en permanence, et avec quelle arrogance, quelle ostentation, quelle bêtise, de brutalité, de vulgarité et de violation systématique de la loi, a de plus en plus de pouvoir et de moins en moins d'autorité. La fin de ce déséquilibre non viable ne peut être que la destruction de toute la machine Il n'y à qu'a voir dans quel état se trouvent aujourd'hui les systèmes socio-économiques comme l'Education, la Santé, l'Administration pour mesurer l'avance de la déliquiessence .
C'est de ses ruines symboliques et affectives que nous devons relever notre Etat afin qu'il ne soit plus objet de crainte et de mépris, mais de confiance et d'adhésion .
- Alors le traître, c'est fini ce café, oui!
De nouveau, je suis frappé par ce que le comportement de ces agents de l'Etat zéro, révèle.
Le message est clair : Nous ne te respectons pas, nous ne respectons rien ni personne.
La suite n'est pas criée . Elle est tue, probablement dans la douleur et la honte. Elle n'en est pas moins évidente et dans un certain sens pathétique : Nous ne respectons même pas nos propres personnes.
Relever l'Etat de ses ruines symboliques et affectives, passera donc par un préalable incontournable : redonner aux hommes et aux femmes de ce pays, fussent-ils des policiers, le sens du respect de soi ; redonner aux institutions de l'Etat, fussent-elles les diverses polices, le sens du rôle digne qu'elles doivent incarner dans un Etat digne de ce nom.
Voilà donc la situation, l'ambiance. Voilà aussi le programme : Relever la tête , relever l'Etat, Relever le pays.

Moncef Marzouk. Sousse, le 29-3-2001
L'association tunisienne pour l'abolition de la peine de mort

Un groupe de citoyen-nes de la mouvance démocratique vient de déposer, le samedi 21 juillet 2001, auprès du gouvernorat de l'Ariana, des statuts en vue de la création d'une association s'intitulant :

Association tunisienne pour
l'abolition de la peine de mort


qui a pour objectifs de :
· oeuvrer dans le sens d'un moratoire sur les exécutions et de l'abolition de la peine de mort en Tunisie et dans le monde ;
· sensibiliser l'opinion publique nationale et internationale autour de l'importance de l'action en faveur de l'abolition ;
· propager une culture abolitionniste en organisant des campagnes et des rencontres dans ce sens ;
· apporter une assistance juridique, humanitaire, psychologique et sociale aux condamnés à mort ;
· soutenir les familles des victimes des crimes sur la base desquels la peine de mort est prononcée;
· mener une réflexion autour de la violence sociétale et de la criminalité dans le sens de leur diminution dans notre société ;
· réfléchir sur les peines de substitution et sur le rôle de l'institution carcérale (la prison).

L'association s'est dotée d'un bureau directeur composé des membres suivants :
1-Noura BORSALI(enseignante et collaboratrice à un journal) : Présidente
2- Ahmed KILANI (enseignant) : Vice-président
3- Néziha BOUDHIB (avocate) : Secrétaire générale
4- Soufiene BEN HAMIDA (journaliste) : Trésorier
5- Mouna MTIBAA (journaliste) : Membre responsable de l'information et de l'édition
6- Fayçal CHARRAD (universitaire) : Membre
7- Monia El Abed (avocate) : Membre
8- Ahmed MAAROUFI (universitaire) : Membre
9- Tahar MESTIRI (médecin) : Membre
10- Najet YAACOUBI (avocate) : Membre

Les membres ont tenu à respecter dans la composition de leur bureau le principe de la parité et dans son fonctionnement le principe de l'alternance en se mettant d'accord sur un mandat de deux ans pour le B.D. et sur l'alternance au niveau des postes de la présidence et du secrétariat général dont la durée est fixée à une seule année dans le courant d'un même mandat. Aussi une redistribution de ces deux fonctions est-elle prévue tous les ans.

ataptunisie@yahoo.fr

A.T.A.P. Tunis, le 21 juillet 2001 .
Question écrité urgente à la Commission européenne :

TUNISIE: SEQUESTRATION DE M. SAMIR DILLOU OU
CHRONIQUE D'UNE ENIEME INJUSTICE ORDINAIRE


QUESTION A LA COMMISSION

Bruxelles, le 1° août 2001. Après avoir purgé plus de 10 ans de prison à la suite d'un procès sans preuve, M. Samir Dillou, militant étudiant a été finalement libéré … pour être arrêté trois jours plus tard par la brigade de la politice politique qui l'avait interrogé … et torturé dix ans plus tôt … Sur cette énième chronique d'injustice ordinaire, Olivier Dupuis, secrétaire du Parti Radical Transnational et député européen a déposé une question urgente à la Commission.

Question écrité prioritaire à la Commission

Déposée par Olivier Dupuis (TDI-radical)

Bruxelles, le 1° août 2001

Mr Samir Dillou, citoyen tunisien, militant étudiant à l'Université de Sousse et responsable de l'UGTE a été incarcéré par la police tunisienne le 17 mai 1991 à la prison de Sousse où il a subi à de nombreuses reprises la torture, provoquant une fracture de son bras gauche, une baisse considérable de son acuité visuelle, un déchaussement dentaire ainsi que de sérieux problèmes reinaux. Au terme d'un procès fondé sur des chefs d'accusation ne reposant sur aucune preuve, M. Samir Dillou a été condamné à dix ans et quatre mois de prison ferme. Lors de sa détention, il a mené plusieurs grèves de la faim pour protester contre les conditions inhumaines de son incarcération. Après avoir purgé l'entiereté de sa peine, il a été libéré le 18 juillet dernier pour être interpellé à nouveau par la police … trois jours plus tard et être tranféré à Sousse aux " bons " soins de cette même brigade de police politique qui l'avait déjà longuement torturé lors de sa première arrestation. Il est actuellement détenu sans aucune accusation et est séquestré dans les locaux de la police en dehors des délais de la garde à vue prévu par la loi.

Que pense la Commission de cette énième violation grave des libertés fondamentales ainsi que des lois tunisiennes par les autorités de ce pays ? La Commission a-t-elle décidé d'abandonner toute prétention de voir respecter l'Article 2 de l'Accord d'Association liant la Tunisie et l'Union européenne ? Si ce n'est pas le cas quelles initiatives concrètes et urgentes, y compris en ce qui concerne la situation de M. Samir Dillou, entend-elle prendre pour qu'au delà des déclarations sur l'importance fondamentale du respect des droits de l'homme, son attitude reflète une volonté réelle d'amener les autorités tunisiennes à respecter les engagements pris dans le cadre de l'Accord d'Association et en particulier son Article 2 ?

http://www.radicalparty.org/

Bruxelles, mercredi 1er août 2001 .
Les ancients combattants combattent encore !



Bizerte ,mercredi 25 juillet 2001 .