Benali baba et les 40 voleurs


CéSaMe ouvres toi !

ettounsi - Tunis, mardi 7 août 2001 .
ZABA veut des rebelles

Encore une fois ZABA montre à tous les tunisiens qu'il ne comprend pas ce qu'il dit, en effet il a demandé aux juges lors de son dernier discours de se lancer dans les nouvelles technologies et en particulier l'Internet !!! Si vous visitez la dixième chambre du tribunal de première instance de Tunis vous découvrirez que le juge rebelle à complètement informatisé son service sans attendre les consignes de qui que ce soit. Morale de l'histoire Mokhtar Yahiaoui est l'exemple à suivre.

 
Communiqué

C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie
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membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l'Homme

Affaire Ben Sedrine.
Maître Radhia Nassraoui fait l'objet d'une mesure
d'interdiction de visite scandaleusement arbitraire

Quatre jours après le succès de la journée " portes ouvertes " organisée le 3 août 2001 au domicile de Mohamed Moadda par le bureau politique légitime du MDS (mouvement des démocrates socialistes) en solidarité avec Sihèm Ben Sedrine et Mohamed Moadda et quarante huit heures après l'interview de Hamma Hammami sur la chaîne " El Mustaquella ", Maître Radhia Nassraoui, figure emblématique du barreau et épouse de H. Hammami, a fait l'objet, mardi 7 août 2001, d'une scandaleuse provocation de la part du juge d'instruction chargé de l'affaire de Sihèm Ben Sedrine. Ce dernier lui a refusé la délivrance d'un permis de visite à Sihèm Ben Sedrine actuellement détenue à la prison des femmes de La Manouba.
Maître Radhia Nassraoui a vainement essayé de convaincre le magistrat du bien fondé de sa demande et donc, du caractère arbitraire de ce refus. Devant la détermination du magistrat, Maître Nassraoui a décidé, en signe de protestation, de ne pas quitter les lieux. Le bâtonnier Maître Bechir Essid, alerté, s'est rendu en compagnie de deux membres du Conseil Maîtres A. Ayadi et M.Hatfi auprès du juge d'instruction. Ce dernier leur a explicitement redit son refus de délivrer à Maître Nassraoui l'autorisation de visite. Ce refus scandaleux a été confirmé par le ministre de la Justice lui-même à la suite de l'intervention du Bâtonnier. A 14h30, le juge a menacé de faire intervenir la police pour procéder à l'évacuation de Maître Nassraoui ; le Conseil de l'ordre a alors convaincu cette dernière de quitter le bureau du magistrat tout en appelant d'urgence à une assemblée générale extraordinaire des avocats pour le mercredi 8 août 2001.
En agissant de la sorte, le magistrat instructeur ne fait, semble-t-il, qu'exécuter les ordres du pouvoir qui tente, par une telle provocation, d'intimider la défense de Sihèm Ben Sedrine, donnant ainsi le signal d'un nouveau bras de fer destiné à une reprise en main musclée d'une magistrature et d'un barreau. Rappelons que le récent soutien apporté par ces derniers au juge Yahiaoui avait obligé le gouvernement à réintégré ce magistrat précédemment relevé de sa charge à la suite de ses déclarations sur l'inféodation du système judiciaire tunisien.
Dans le même temps, il est probable que les autorités espèrent que cette rodomontade à l'égard de Radhia Nassraoui leur permettent d'intimider la défense de Sihèm Ben Sedrine à un moment où le mouvement de solidarité va se développant à l'intérieur du pays. Enfin, il n'est pas exclu que cette mesure constitue aussi une mesure de rétorsion à la suite de la prestation télévisée de Hamma Hammami, le dimanche 5 août. Ce dernier contraint à la clandestinité depuis plus de trois ans, en même temps que ses trois camarades, Anouar Amroussia, Abdeljabbar Madouri et Samir Taamallah, a accordé à la chaîne " El Mustequalla " dirigée par Hachemi Hamdi une longue interview. Quant au directeur de cette chaîne, il continue de faire l'objet d'une violente campagne de presse en Tunisie, campagne dénoncée avec vigueur par l'ensemble des démocrates tunisiens.
La situation de Sihèm Ben Sedrine, objet de brimades à l'occasion de la fouille qu'elle subie lors des visites de ses avocats et de celle de M. Moadda, à présent privée de la visite de tout avocat, suscite un mouvement de sympathie et de solidarité de plus en plus large.
Enfin, la mise à sac, dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 août 2001, du bureau de Hichem Gribaa, ex-vice-président de la LTDH et signataire d'une pétition lancée le 20 mars 2001 par des démocrates progressistes constitue encore une autre preuve du climat répressif que le pouvoir entend faire régner.
Le CRLDHT dénonce cet acte de banditisme d'Etat sur lequel nous aurons l'occasion de revenir et il réitère à Maître Radhia Nassraoui l'expression de son soutien dans l'attente des résultats de l'assemblée générale extraordinaire des avocats du 8 août 2001.

CRLDH Tunisie - Paris, mardi le 7 août 2001 .
Nouvelles du front

Aéroport Tunis-Carthage, samedi 28 juillet 2001 : Mohamed Tahar Chaieb et Mansour Berrima se sont vu interdire de voyager à Londres, ils devaient participer le lendemain à une émission sur Almustakillah.

Tunis, vendredi 3 août 2001 : L'ATFD La LTDH et L'ATJA, au vu de l'article, comme d'habitude anonyme, publié par le quotidien tunisien "Achourouk" en date du 1er août 2001 sous le titre "La Tunisie n'est pas à vendre", et considérant ce que cet article colporte comme diffamations, insultes et accusations de trahison adressés aux militants tunisiens des droits de l'homme :

- M. Mohamed Charfi, président d'honneur de la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l'Homme et ancien ministre,
- M. Khemaies Ksila, secrétaire général de Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l'Homme,
- Maître Mohamed Nejib Hosni, avocat et membre du Conseil National des Libertés,
- Mme Khadija Cherif, membre du comité directeur de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates,
- Maître Chawki Tabib, président de l'Association Tunisienne des Jeunes Avocats et de l'Organisation Arabe des Jeunes Avocats,
- Maître Radhia Nasraoui, avocate et ex-membre du Conseil de l'Ordre National des Avocats de Tunisie,
- M. Kamel Jendoubi, président du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme (CRLDH),
- M. Khemaies Chammari, militant des droits de l'homme et ex-député au parlement;


1) Déclarent leur conviction que ces articles non signés attestent de la lacheté de leurs auteurs et de leur incapacité à assumer les responsabilités politiques et historiques de leurs actes,
2) Expriment leur dénonciation et leur indignation de la poursuite de telles campagnes de presse, viles et de bas niveau, contre des militants et des responsables d'associations tunisiennes indépendantes, exprimant librement leurs opinions et refusant d'être l'instrument de propagande de qui que ce soit,
3) Attribuent au pouvoir politique la responsabilité de la recrudescence de ces campagnes et de la dégradation du niveau du débat politique dans le pays et dont l'une des manifestations la plus marquante a été illustrée par les termes scandaleux par lesquels M. Sadok Chaabane, membre du gouvernement, a qualifié Mme Danièle Mitterand au cours d'un récent débat télévisé,
4) En appelent à l'autorité judiciaire afin qu'elle assume pleinement son rôle dans la défense des personnes contre toute atteinte, d'où qu'elle vienne, d'autant que la poursuite de telles campagnes est de nature à semer, de façon préoccupante, la discorde entre les tunisiens.

Tunis, dimanche 5 août 2001 : Des vandales appartenant au clan mafieux de ZABA sont entrés par effraction dans le bureau de M Hichem Gribaa sis à la rue de la Palestine. ZABA donne un aperçu de sa stratégie future : Avertissement, chantage, harcèlement, intimidation, terreur, arrestation, torture et pour conclure assassinat.

 
Kofi Annan

... Il n'est pas jusqu'aux évolutions récentes de pays comme l'Algérie ou la Tunisie pour infirmer la réalité d'un besoin démocratique partagé par tous les peuples d'Afrique, et désormais clairement assumé comme une revendication politique. La Tunisie de Ben Ali a beau afficher des performances économiques et sociales indéniables, elle ne répond pas aux aspirations démocratiques qui apparaissent au sein de sa population. Elle croit encore possible de les faire taire. Pourtant tôt ou tard, elle devra nécessairement y faire droit, et les proches du Palais de Carthage en sont de plus en plus conscients ...

Géopolitique africaine .
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Chers téléspectateurs et amis,
"Espace francophone"de dimanche dernier a été couplée à "Grand-Maghreb" en vue de diffuser un document exceptionnel : une interview exclusive Al Mustakillah, de Hamma Hammami, leader du Parti communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT).

Auparavant, nous avons eu une intervention de M. Ahmed Khaskhouci, Coordonnateur général du MDS à propos de la journeé de solidarité avec Mohamed Mouada, qui avait été organisée chez ce dernier, vendredi dernier.

Ensuite, Khaled Ben M'barek a passé en revue les événements marquants de la semaine. Il a déploré notamment que le gouvernement tunisien, qui se plaint d'un parti-pris du journal Le Monde, s'échine à faire publier sur ses colonnes des contenus que ce journal français refuse de faire figurer sur ses colonnes. Ce même gouvernement, qui accuse Al Mustakillah de trahison parce qu'elle donne la parole à des étrangers, court après les " étrangers " pour avoir un droit à la parole et refuse de s'exprimer sur notre chaîne…

INTERVIEW HAMMA HAMMAMI

Hamma Hammami a fait le tour des questions qui le préoccupent, de sa situation personnelle à sa vision de l'étape qui s'annonce. Hamma Hammami a exposé les vues de sa formation sur ce qu'il considère être les vrais desseins du pouvoir, au-delà du discours édulcoré. Il a notamment détaillé certaines de ce qu'il a présenté comme des idées reçues pour les réfuter une à une. Ainsi de l'opinion selon laquelle il y aurait une presse libre en Tunisie, ou que la situation économique serait "saine" …
- M. Hammami a défendu sa stratégie de la clandestinité, assurant qu'il n'est pas en fuite et rappelant que les prisons et la torture, il avait " déjà connues "…
- Il a défendu sa conception du développement sans aliénation et a critiqué le désengagement de l'Etat dans les secteurs sociaux.
- Dans tout son propos, Hamma Hammami a insisté sur la responsabilité effective de l'actuel chef de l'Etat dans tous les aspects négatifs qu'il a cru déceler dans la vie politique tunisienne. Il a notamment rappelé l'enrichissement rapide de nombre de personnes proches du pouvoir.
- Il a réitéré sa conviction de la nécessité de la lutte pour les libertés et la détermination de sa formation à œuvrer dans ce sens.

JE VOUS DONNE RENDEZ-VOUS POUR DIMANCHE PROCHAIN 12 AOÛT 2001. NOTRE SUJET SERA D'UNE ACTUALITE BRULANTE :
OU VA LA MAGISTRATURE TUNISIENNE ?

A DIMANCHE !
Khaled BEN M'BAREK