Droit et obligation de réponse à un goujat

Ne crachez pas ici c'est seulement la photo de l'infâme Moncef Goujat

Cette fois mon droit de réponse à Moncef Goujat suite à son article " Mme Mitterrand et la Tunisie : Le délire d'ingérence ou la paille et la poutre " va prendre la forme d'un récit : C'est une demi matinée passée à observer un destourien à la retraite conservateur et nationaliste qui a pris la mauvaise habitude de commencer sa journée avec le journal la presse en s'attablant à un café situé à l'avenue Habib Bourguiba ( la seule rue au monde où la bordure des trottoirs est faite de marbre granit ! ). Alors notre héros du jour demande un express serré ouvre son journal et commence à lire l'éditorial, chose rare en Tunisie car 99.94 % des lecteurs masculins commencent avec la dernière page là où il y a toujours la photo d'une pin-up à moitié nue! Aujourd'hui Moncef Goujat ne parle pas des réalisations de l'artisan du changement !!! le vieux est surpris et consterné car le journaliste parle de Mme Danielle Mitterrand et non de la hajjela ou la veuve qui menace l'indépendance de la Tunisie, mais il reprend aussitôt la lecture : " L'article que Mme Danielle Mitterrand vient de faire paraître dans le journal Le Monde (15-8-2001) incite autant à l'étonnement qu'à l'indignation. En lisant Mme Mitterrand … " là le vieux enlève sa chéchia et commence à se gratter la cervelle (pour une description plus détaillé lire le message de Bouwazra sur le forum ettounsi) il ne comprend pas comment le goujat a pu lire cet article alors que le Monde est interdit en Tunisie une seule explication lui vient à l'esprit : ce journaliste doit vivre " à 2.000 kilomètres de Tunis " car ce vieux ne sait pas que M.Goujat consulte le site Internet de Le Monde (censuré) en contournant la censure de l'A.T.I. avec un proxy taiwanais !. Après avoir bu 3 molécules de son express le destourien continue la lecture : " Ce que Mme Mitterrand omet évidemment de relever, c'est que, contrairement à tous les préjugés accumulés, elle a pu, au cours de son séjour, et en toute liberté, rencontrer qui elle voulait et là où elle voulait. " Là le destourien prononce un juron et s'adresse au garçon du café : " J'ai toujours pensé que l'Etat doit traiter les français qui viennent en Tunisie comme la France traite les nôtres, il est inadmissible qu'un français débarque ici muni seulement de sa carte d'identité nationale alors qu'on doit faire la queue pendant des jours devant leur ambassade pour un visa touristique " le serveur est stupéfait : " Comment ? les français visitent la Tunisie sans passeports !!! moi je croyait qu'on était indépendant depuis 1956 " Un Algérien assis à côté ajoute une couche " Là bas chez nous, nous et la France c'est œil pour œil, visa pour visa " le vieux blessé dans son amour-propre fait semblant de ne pas entendre et demande au serveur d'aller faire son travail ailleurs ! La main tremblante notre cher lecteur plonge sa tête dans son journal afin d'éviter le regard moqueur du Dziri, soudain 2 lignes attirent son intention il les lit une fois puis une deuxième, enfin une troisième à haute voix : " …Mme Mitterrand n'hésite pas à utiliser, pour atteindre ses objectifs, tous les moyens médiatiques, y compris le lugubre plateau d'Almostaquilla, la télévision des terroristes intégristes de Londres. Elle n'est pas gênée de traiter avec des personnages dont les mains sont souillées par le sang parfois encore tout chaud d'hommes, de femmes et d'enfants égorgés ou brûlés vifs… " et s'adresse à l'algérien : " Hé, Bouâalem je crois qu'on parle de vous, dis moi combien d'innocents t'as égorgé le week-end dernier ? " l'algérien n'apprécies pas du tout la farce et vient s'installer à côté de notre compatriote : " Fais moi voir ça !!! ah bon c'est le journal La Presse qui dit ça, tu sais chez nous les journaux accusent les militaires de commettre ces crimes et ils ont raison, est ce que tu crois que les islamistes ont un intérêt quelconque à égorger leurs électeurs !!! de toute façon ces boucheries sont toujours commises à côté des casernes de l'armée et je t'invites a venir passer chez moi tout le temps que tu voudras et n'ai pas peur car la plus proche caserne est à 50 kilomètres " c'est alors que notre destourien chuchote à l'oreille de son voisin " J'aimerais bien visiter l'Algérie avant de mourir mais notre ministère de l'intérieur nous interdit tout voyage touristique à ce cher pays, ils pensent que l'intégrisme est une maladie contagieuse ! "
L'algérien n'en croit pas ses oreilles et commence à insulter tous les dirigeants Arabes : " Tu sais mon frère nos deux pays c'est kif-kif des hmir (Ânes) dirigés par des hmir, j'ai honte d'appartenir à cette put... de race " Le destourien replonge dans son torchon car il n'a pas envie de terminer ces jours dans les geôles du bâtiment voisin mais l'algérien n'a pas l'intention de laisser tomber un échange d'idées aussi constructif c'est ainsi qu'il aperçoit à la fin de l'article une phrase qu'il juge synonyme d'une reprise du dialogue : " fais moi voir le tunisien, ton journaliste est bien introduit à ce qu'on voit, regardes ce qu'il dit : " Mais que Mme Mitterrand se rassure: elle pourra encore revenir en Tunisie, toutes les fois qu'elle le voudra. " mais dis donc ce monsieur est soit le président de la Tunisie soit le chef de file des traîtres tunisiens ?!! " Le retraité mort de trouille boit la dernière molécule de son express prend son journal et sa chéchia et quitte les lieux sans payer son café ( C'est une habitude des destouriens) l'algérien n'appréciant pas ce comportement inattendu rétorque : " Vraiment une sale race ces arabes, des lâches voilà ce que vous êtes ".

ettounsi@hotmail.com .Tunis, dimanche 19 août 2001 .
TUNeZINE : la société des anonymes

Ce site a été voulu dés le début fédérateur de toutes les tendances de l'opposition tunisienne sans aucune exclusion, avec pour seul credo la déclaration universelle des droits de l'homme et l'amour du plus beau pays du monde la Tunisie. Au bout de notre deuxième semaine d'existence le site a été interdit d'accès en Tunisie nos détracteurs ont pensé nous avoir porté un coup dur mais peine perdue car une semaine plus tard des anonymes sont venus consulter 3500 fois nos quelques pages. C'est là notre première victoire plus de 500 anonymes ont appris a contourner la censure pour exprimer leur mécontentement et leur refus et venir en aide à la liberté d'expression prise en otage par le régime tunisien. Des liens se sont tissés au fil des jours et des pseudonymes comme Khayyam, Rezgoun, Sfaxi, Soussi, E , Ettounsia et tous les autres sont devenus nos amis intimes. Ces derniers jours on a découvert une perle rare nommé Bouwazra 3 fois moins âgé que M. Gouja !!! Ce jeune homme a été choqué par les articles de ce monsieur et a décider de renvoyer la balle dans le camp de ce prétendu journaliste avec l'article qui va suivre. Avant de vous laisser en compagnie de Bouwazra, on va vous raconter une anecdote, une jeune fille âgée de 15 ans a contacté notre e-zine via e-mail pour nous annoncer qu'elle a décidé de consacrer ses vacances d'été à l'étude et à la conception d'un site web dédié à ses idoles SBS, Radhia Nassraoui, Oum Zied ... Décidément la relève est bien assurée et si on réussira pas ils réussiront pour nous tous.

TUNeZINE - Tunis, dimanche 19 août 2001 ..
D. Mitterrand, la Presse de Gouja et M. Mzali

On voulait passer un week-end tranquille après le dur labeur de la semaine, on vous laisse pas en paix. D'abord c'est La Presse de Tunis et son Gouja, égale à elle même comme d'habitude, un journal de propagande gouvernementale, qui se permet de traîner dans la boue une honnête femme connue pour sa droiture, son sérieux et son engagement inflexible pour la défense des droits d'homme.
Ensuite c'est Mohamed Mzali qui annonce son retour en Tunisie après 15 ans d'absence faisant croire qu'il est le grand opposant qui ne l'a jamais été.
Moncef Gouja: Si j'ai bien compris, c'est lui qui écrit cet article infâme qui nous a été servi hier par une main mystérieuse. Sachez mes compatriotes, vous les vrais tunisiens pas tous ces Gouja qui nous ont été légués en héritage douteux par un Empire Ottoman moribond que l'histoire de la Tunisie depuis la conquête musulmane, n'a retenu que le nom d'un seul MONCEF qui veut dire le juste , l'équitable à savoir Moncef Bay, celui qui pour cause de nationalisme et d'amour pour son pays fut contraint par la France coloniale d'abdiquer et de s'exiler. Goujat: Le dictionnaire nous dit que ce mot désigne un homme impoli, mal élevé, un grossier personnage. J'ajoute que le mot d'origine turque désigne un valet au service des officiers militaires turques bien sûr ? C'est leur homme à tout faire. Il est bouffon, entremetteur ( dragueur pour son maître) voleur de poules et de chèvres pour l'armée turque en campagne contre les tribus du sud tunisien en révolte contre le pouvoir du Bey et j'en passe.
En écrivant son article infâme, notre Moncef Gouja a bien mérité son nom, il n'a pas raté sa vocation non plus, faire le sale boulot pour son maître.
Danielle Mitterrand: Vous ne connaissez pas peut être assez l'histoire de cette femme. Pour commencer c'est le genre de femme née pour militer et se battre. Déjà c'est un peu dans le maquis qu'elle avait fait la connaissance de son mari le défunt François Mitterrand car ils étaient tous les deux résistant de la première heure contre l'occupation allemande.
Je voudrais commencer par dire deux mots de M. Mzali, avant de revenir à La Presse.
Sachez donc que M. Mzali n'est pas du tout l'opposant que l'on peut imaginer, c'est plutôt un homme qui défend son honneur perdu depuis sa mise à l'écart et sa disgrâce en 1986 quand Bourguiba après s'être servi de lui pour accomplir quelques basses besognes, le jeta à la poubelle comme un citron pressé . Vous connaissez, clandestinité de courte durée, fuite par les frontières algériennes déguisé en femme, arrivée en France et installation dans un superbe et luxueux appartement parisien du 16eme arrondissement de Paris, l'équivalent du Menzah 5. Durant les 30 années passées aux services de Bourguiba, du Parti unique, ministre et sous ministre et surtout durant les 5 années passées à la tête du gouvernement comme PM, Mzali avait réussi à créer un réseau d'amis puissant et fort utiles. On le retrouve membre à vie du Comité International Olympique, ami intime des familles royales koweïtienne et saoudienne, ami aussi de Jacques Chirac maire de Paris et président du RPR et surtout futur président de la République en France. Ceci pour ne compter que les mais les plus influents. Opposant de luxe et salon, Mzali ne s'est jamais mouillé avec la vraie opposition au régime Ben Ali. Pas d'action en tout cas? Ni interview fracassante ni articles de presse ni de pétitions dénonçant haut et fort la dictature policière en Tunisie. Et pour cause, Ben Ali et Mzali ont les mêmes amis, ils sont tous les deux soutenus par des Etats et des personnalités qui s'en fichent des souffrances du peuple tunisien. A tous ceux qui le questionnent son exil et lui proposent leurs services le réconcilier avec Ben Ali et faciliter ainsi son retour au pays, Mazi demande trois choses
1- Que Ben Ali cesse d'exiger de moi de lui envoyer une lettre de demande de grâce comme si j'étais un vulgaire opposant à son régime.
2- Je veux qu'on me rende mon honneur perdu d'ancien militant voué à la cause et ancien PM, je veux une réhabilitation totale pour moi et ma famille.
3- Qu'on me rende ma belle maison de Sucra qui m'a été confisquée.
Rien pour la démocratie, la fin de la répression et la liberté d'expression... Vous appelez ça un opposant vous.
Puis vous devez avoir vraiment la mémoire courte: Avez-vous oublié que Mzali comme tous les hommes politiques tunisiens qui ont servi Bourguiba puis Ben Ali ont du sang sur les mains. Pour mémoire donc, c'est un certain Mzali premier ministre de son Etat qui a eu le déshonneur de réprimer dans le sang la révolte du pain de 1984 et ses 99 morts, ses milliers de prisonniers, ses souffrances et ses drames. C'est aussi un certain Mzali toujours PM, qui avait réprimé dans le sang aussi le mouvement syndical et ses revendications légitimes en 1985, n'hésitant à envoyer en prison son compagnon de lutte le très courageux Habib Achour.
Mzali c'est tout ça, un fidèle serviteur des dictatures, un homme qui avait longtemps mangé dans la gamelle de son maître pour ne pas dire dans sa main.
A 75 ans passés, Mzali n'en peut plus il a envie de retourner au pays quitte à pactiser avec le diable à trois cornes, une occasion rare se présente et l'homme saute dessus, ces jeux méditerranéens qui arrangent plus qu'un. Mzali est membre à vie, les politiques tunisiens aiment ça, du CIO, il demande à ses amis membres du comité olympique d'intercéder auprès de Ben Ali pour lui obtenir un Sauf-conduit qui lui permettra de rentrer au pays sans avoir à envoyer à Ben Ali cette humiliante lettre de demande de pardon qu'on voulait lui faire signer. Le CIO n'a pas cessé d'exercer des pressions sur Ben Ali allant jusqu'à menacer de boycotter l'inauguration des Jeux méditerranéens si Mzali n'est pas autorisé à rentrer sans problème.
Si ce personnage est un opposant, moi je suis Hannibal ressuscité.

Forum ettounsi : Envoi de Bouwazra. Dimanche 19 Août 2001
Voila un journal qui se respecte



Source le journal Alhayatt n° 14035 avec l'aide de TUNISNEWS. Dimanche 19 Août 2001 .