Le procès en appel de Moumen Belaanès
: un nouvel épisode des procès iniques en Tunisie
Après une première audience vendredi dernier, c'est aujourd'hui 10
septembre 1999 que s'est tenu à Tunis le procès en appel de Moumen
Belaanès, confirmant la peine de 4 ans de prison ferme prononcée à son
encontre en première instance. En état d'arrestation depuis le 21
février 1999, Moumen Belaanes a été condamné en première instance le 17
août dernier à 4 ans de prison ferme pour : diffusion de fausses nouvelles
de nature à perturber l'ordre public (article 49 du code de la presse),
appel à transgresser les lois du pays (art. 44 du code de la presse),
maintien d'une organisation non reconnue - Union de la Jeunesse Communiste
de Tunisie - (art.30 de la loi sur les associations), distribution de
tracts de nature à perturber l'ordre public (art.62 du code de la presse)
et diffamation de l'ordre public et des instances judiciaires (art. 50 et
51 du code de la presse). Comme c'était le cas en première instance, le
procès en appel de ce matin était une vraie mascarade faisant preuve, une
fois de plus, d'une justice aux ordres en Tunisie. Les droits de la
défense ont été littéralement bafoués, contraignant la défense à se
retirer sans plaider. La demande des avocats d'accéder aux pièces à
conviction saisies chez leur client a été une nouvelle fois rejetée, le
même sort fut donné aux demandes d'expertise médicale et d'expertise de la
signature figurant en bas du procès verbal relatif aux pièces saisies au
domicile de leur client au moment de son arrestation. Moumen Belaanès a
affirmé qu'il n'a jamais signé ce procès verbal et qu'il s'agit d'un
document falsifié. Maître Radhia Nasraoui, son avocate, n'a pu obtenir un
accusé de réception de la plainte contre torture qu'elle a déposée. Devant
ces graves dépassements les avocats ont refusé de plaider et ont quitté la
salle du tribunal en signe de protestation.
Rappelons que :
le procès en première instance, initialement prévu pour le 10 août
1999, a été successivement reporté au 12 puis au 17 du même mois sur la
demande de la défense qui n'a pu avoir accès au dossier que le 16 août.
Ayant disposé de moins d'une journée pour l'examiner et préparer leur
plaidoirie, les avocats ont protesté en refusant de plaider le lendemain.
Cela n'a pas empêché le président du tribunal de prononcer une lourde
peine de 4 ans de prison ferme à l'encontre de l'accusé !!! Pendant
son arrestation Moumen Belaanès a été victime de tortures et de mauvais
traitements. Lors de la visite de leur client, trois semaines après son
arrestation, et pendant les audiences d'instruction, en présence même du
juge d'instruction, Maîtres Radhia Nasraoui et Anouar Kousri nous ont
confirmé avoir constaté des traces apparentes de torture autour des
poignées et sur les plantes des pieds (Belaanès traîne des séquelles à cet
endroit héritées de sa première arrestation en novembre 1995 - voir plus
bas - et depuis n'arrive plus à marcher normalement). Le prévenu souffre
également de douleurs aiguës au niveau du côté gauche dues aux coups qu'il
a reçus et ne peut plus dormir sur ce côté. Il n'a bénéficié d'aucun soin
et a dû faire une grève de la faim du 11 au 18 mai dernier pour exiger un
examen médical, mais aucune suite n'a été donnée à sa demande. Depuis
quelques années Moumen Belaanès fait l'objet d'un acharnement particulier
de la part des autorités tunisiennes parce qu'il refuse de renoncer à son
droit de s'exprimer librement et de défendre ses opinions. Il y a deux ans
il a purgé une peine de 12 mois de prison pour des "délits" similaires. Il
vient également d'être condamné le 19 mai 1999 dans le cadre d'une affaire
qui remonte à novembre 1995, en compagnie de Bachir Abid et Ali Jellouli,
à 18 mois de prison ferme pour incitation à commettre des crimes contre la
sûreté intérieure de l'Etat et distribution de tracts de nature à
perturber l'ordre public. Sa famille et ses proches n'ont pas échappé au
harcèlement des autorités et sa fille âgée de quatre mois est privée de
son père depuis sa naissance. Moumen Belaanès, ainsi que plusieurs
autres tunisiens, ont été jetés en prison, torturés et condamnés
uniquement pour avoir exprimé leur opinion et défendu la liberté.
Le CRLDHT et Hourriya/Liberté :
Réclament l'ouverture d'une enquête sur les tortures subies par Moumen
Belaanès et la poursuite de ses tortionnaires. Dénoncent avec force
l'acharnement des autorités tunisiennes contre Moumen Belaanès et contre
toutes les autres personnes victimes de la répression en Tunisie.
Exigent la libération immédiate et l'arrêt des poursuites contre
Moumen Belaanès et tous les autres prisonniers politiques en
Tunisie.
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Avertissement : Les événements
de ce poème ne sortent pas de mon imaginaire, les croyants, les vrais
savent de quoi je parle. Les autres feraient mieux de réfléchir et
d'approfondir leurs connaissances du Livre, et de se remettre en question
et revoir leurs idées reçues avant qu'il soit trop tard. Je témoigne
devant Dieu mon Seigneur que tout être vivant ou mort suivra le chemin
ainsi tracée pour finir en enfer ou au paradis. Quant à toi Ben Ali, si tu
lisais çà tu pourrais changer d'avis, car c'est çà qui t'attend réellement
si tu continues ta folle marche vers l'abîme entraînant avec toi beaucoup
de victimes.
Récit en quatrains :
Il était une fois un homme en costa fait comme çA : D'os, de chair,
de tête, de jambes et de brAs. Le teint mat, les cheveux gominés et
l'air sympA. Il se fait appeler roi, mais tout le monde l'appelle
ZabA.
Du haut de son palais perché sur la colline de CarthA. Il régnait
sur un troupeau d'agneaux, de poules et de rAts. Aidé en cela par son
âne Maoui et son chien de KellA. Et autour de lui, s'affairent
beaux-frères, neveux, gendres et gougeAs.
Dans son petit royaume d'Ifriqiya, au Nord-africA. Ce prince de
Zaba, se croyait un nouveau HannibA. Il se faisait passer pour
Khériddine, MustaKémal et JugurthA. Il se prenait pour tout ça à la
fois, le petit JouhA.
Pour faire taire les houlas, il cognait à tout vA. Femmes, hommes,
grands et petits, tout passA. Des cachots pleins à craquer, faits de
cellules et de ghorfAs. Enfermés par milliers, qui crie, qui souffre,
qui mourrA.
Un temps passait, puis un jour, ce qui devrait arriver,
arrivA. C'est écrit dans les livres, personne n'échappera à
çA. L'ange de la mort appela, et Zaba entendit le nidA. Et l'ange de
passer en courant, et le saisit par le brAS.
Il lui coupa le souffle et le traîna jusqu'à la maqbarA. Ou l'on
enterre le partant, non loin de BourguibA. Une voix cria: Quels joyeux
compagnons ces deux lA. Sa mission terminée, l'ange passa la main à
Naker wa Nakir et s'en vA.
Il est temps de faire passer à Zaba l'examen de rattrapA. Dis-nous
petit malfrat, seigneur de ce monde ci-bAs. Qui t'a crée, t'a fait roi
et vers Qui tu retournerAs.? Ha, ha, ha, je ne sais pas qui me créa,
dit le malfrAt.
L'un des anges dont le bras est un gros bâton comme çA. Lève la main
et assigna un coup sec sur la tête ZabA. Goûte-moi ça toi qui cognais à
tout va autrefois: Ai ça fait mA. Continuons l'examen de passage, et
dis-nous quel est ta millA.?
Ha, ha, ,ha, c'est quoi tout ça! la milla connaît pAs. Un deuxième
coup s'abat sur la tête du mécréA. Dis-nous, qui est ce messager de
paix que Dieu envoyA ? Pour demander aux hommes de croire dans
l'audelA.
De suivre ses pas et de ne pas s'en écarter d'un iotA.? Ha, ha,
ha, je ne sais pas qui est cet homme lA ? Un dernier coup assomme Zaba
qui, à jamais, s'endormA. Puis un temps long, faits de jours et de
nuits passA.
Jusqu'au jour où un ange saisit la Corne et y soufflA. Si fort, que
tout le monde, soudain, se réveille du comAs. Les mers disparaissent,
les montagnes s'affaissent et la terre tremblA. D'une lumière
éblouissante le monde s'éclaira, c'est Yawm al QiyamA.
Tous égaux devant LUI, les yeux grand ouverts et la tête en bAS. Des
hommes et des femmes par milliards parcourent un chemin qui montA. Vers
le ciel, leurs livres à la main contenant hasana et sayyiA. Mais Zaba
se trompe de main, son livre à sa gauche, il se présentA.
Devant le pont suspendu du Sirat que toute personne traversA. Avant
d'arriver au bout du voyage, pour mériter le Paradis ou
JahannamA. Alourdi par son fardeau de pêchers, Zaba trébuche, bascule
et tombA. Où ça? Là où l'attendaient mécréants, taghouts et
apostAs.
Il y a là namroud, pharaon, qaroun, et le menteur
mousaylimA. Continuant son envole vers le bas, dans un terrible
brouhahA. Zaba entendit une voix, qui en arabe, l'interpellA: Eh
toi! c'est moi, tonton abou lahab, rappelle-toi tabbat yadA.
Que fais-tu là? Tu n'as pas suivi les pas de mon neveu pour mériter
çA. Et ou tu vas? Tu es venu seul! Je ne vois pas laylA. Regarde
derrière toi, c'est hammalat alhatab, tata oum chawkA. Qui autrefois
semait les épines sur la route de MohammadA.
Mais Zaba ne fait que passer et continue sa chute infernA. Quant une
autre voix en arabe l'interpella. Il hésitA, Puis se retourna: Qui es-
tu? C'est moi, le premier à être arrivé lA. Tonto abou jahl. N'as- tu
pas entendu parler du caïd de MeccA.
Je te connais pas. Qu'as tu fait pour mériter ça, demande Zaba.? Je
régnais en maître sur la Kaaba, quand un homme, un jour se présentA. Il
se mit à maudire nos idoles, manat, houbal et la uozzA. Aidé en cela
par une bande d'intégristes comme ceux d'Al MustaquillAh.
Il prêchait un drôle de milla et nous disait de se consacrer à
l'audelA. Il interdisait la vengeance, le kamia, la drague et le
ribA. Moi, qui n'aimait pas ça, je cognais à tout va, comme toi, sur
tous ces renégAts. Au fait, tu as faim? Viens partager mon festin, et
goûte ce repAs.
C'est du zaqqoum, et du dharih que j'arrose du hamim et de himA. Je
n'ai que ça, c'est un cocktail infernal qui me brûle l'estomAc. C'est
ma vie, moi je suis là, et Bilal nage dans le bonheur de la JannAh. Eh!
Mais où tu vas Zaba? Je continue, ma place est plus bAs.
Enfin, il arrive et atterri sur une grosse braise qui brûlA. Il a
pour voisin une étrange créature. Il n'a jamais vu çA. Une bête à deux
cornes qui hurlait, rugissait et criA: Qui est là? Ah, c'est toi Zaba
je t'attendais, approche-toi -A.
C'est moi, le démon, Satan ,Lucifer, le dragon et serpA. Ou si tu
préfère, iblis, alkhannas, alwaswas qui te trompA. En te poussant, sans
le savoir, à briguer un 4e mandAt. Pour te faire aimer d'avantage, le
pouvoir du monde bAs.
Et te faire oublier pour toujours qu'on pouvait se trouver-lA. Dans
le sous-sol de l'enfer toi et moi et quelques autres mécréAs. Car moi,
le premier à avoir pêché par orgueil ,mon bonheur s'arrêtA Le jour où
je défiais par arrogance, le Seigneur qui me demandA.
Alors que nous étions la-haut, de se prosterner devant Adam et
HawA. J'ai juré de tromper la plus part de leurs enfants, pourquoi j'ai
fait çA. Pour ne pas me trouver tout seul dans cet endroit
lA. Regarde autour de toi, l'enfer est plein n'est ce pAs ?
C'est ça qui fait ma grande joie, moi Satan le pariA. Heureusement
pour moi que tu n'as pas lu le poème de BouwazrA. Qui t'aurait ouvert
les jeux et les oreilles grand comme çA. Qui t'aurait remis sur le
droit chemin avant d'en arriver lA.
" Que ferai-je sans toi, un vieux ami, un compagnon de route
fidèle. Qui n'a jamais failli à son devoir pour n'avoir que moi pour
model. Ce qui compte c'est d'être là, tous les deux attachés par des
ficelles. En bonne compagnie, n'ayant que l'enfer pour demeure
éternelle "
© Bouwazra : Poème inédit, tous droits réservés à l'auteur qui
détient la copie originale.
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Le 9 septembre 1999, un groupe d'intellectuels, de
cadres syndicaux, ouvriers et étudiants, de sensibilités politiques et de
tendances intellectuelles diverses, mus par le désir de proposer des
alternatives autres face à une " mondialisation " conçue dans un sens
opposé aux intérêts des masses laborieuses et des sociétés non encore
développées, ont osé proclamer la création du Rassemblement pour une
Alternative Internationale du Développement (RAID). Comme on pouvait
s'y attendre, les Autorités, fidèles à leur politique de négation du droit
à la liberté d'association, ont refusé d'accorder aux fondateurs du RAID,
l'autorisation d'agir en toute légalité. Mais, face à cette attitude,
contraire au droit élémentaire de s'associer pour défendre, en toute
indépendance, des idéaux légitimes, les fondateurs du RAID ont opté,
collectivement, pour le choix d'exister en tant qu'association, même si le
pouvoir s'y opposait. Et c'est ainsi que nous avons agi publiquement,
multipliant les initiatives à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Ce
qui valut au RAID une notoriété et une reconnaissance de fait, lui
permettant de se manifester en tant qu'association aux côtés de toutes
celles, reconnues ou non par le pouvoir, qui oeuvrent pour une prise de
conscience des enjeux réels que notre société, appelée à devenir un sujet
et non un objet de l'histoire du monde. Mais, cette expérience
collective, initiée par des militants venant de bords différents, a très
vite rendu nécessaire le fait d'approfondir la réflexion sur des questions
majeures, de préciser les choix qu'impose une situation aux contours
imprécis et problématiques, et de poser des règles de conduite pour
assurer plus d'indépendance, de démocratie et d'efficacité à la marche de
l'association. Du reste, ces problèmes sont ceux qui se posent à toute
organisation jeune qui doit inventer les réponses à des questions
inédites, dans un climat de répression politique. Le 1er congrès du
RAID devait, précisément, définir les grandes orientations et poser les
règles de conduite en fonction des problèmes rencontrés et des divergences
enregistrées au cours de l'expérience commune, notamment celles relatives
à l'identité de l'association et à son mode de fonctionnement. Mais, à
notre grande stupéfaction, un groupe du RAID a préféré une voie dont le
but était d'écarter la grande majorité des adhérents et, surtout, ceux
dont l'attachement à la pluralité, à la démocratie et à l'indépendance
étaient connus. C'est pourquoi, nous, fondateurs et membres du RAID,
signataires de ce texte :
I- Informons l'opinion publique de ce qui suit :
Une minorité dont quatre membres seulement du Comité directeur (CD),
outrepassant ses droits et prérogatives, a décidé, sans même consulter
l'autre partie du CD, ni même informer la plus large majorité de
l'Association, de tenir un congrès. Aussi bien la date de celui-ci que le
lieu où il devait se tenir ont été arbitrairement décidés et seule une
minorité (moins du tiers des adhérents à l'Association) en a été avertie.
Cette décision était d'autant plus inacceptable qu'au cours de ses
réunions, le CD, chargé de la préparation du congrès, jugeait que le
niveau de préparation de celui-ci était insuffisant, pour, au moins, deux
raisons : - parce que les projets de résolutions, exprimant les
divergences de vues, relatifs à la plate-forme de l'Association, à son
règlement intérieur, à son programme d'action, etc. n'ont pas été
distribués, au préalable, de façon à permettre un réel débat sur les
questions de fond et les moyens de développer notre action ; - parce
que les adhérents dont la liste définitive n'a, d'ailleurs, pas été
arrêtée, n'ont pas été convoqués dans les délais ; C'est, en
considération de tous ces facteurs que le Comité Directeur a pris,
majoritairement, dans sa réunion du mercredi 27 juin 2001, la décision de
transformer le congrès dont la date avait été, d'ailleurs, prévue pour le
30 juin et non le 1er juillet, en une assemblée générale d'information au
cours de laquelle la liste définitive des adhérents serait,
officiellement, arrêtée, les différents documents et projets de
résolutions distribués aux membres et la date du congrès collectivement
fixée. De plus, les conditions de répression qui ont marqué la période
au cours de laquelle la LTDH et d'autres associations humanitaires ont
appelé à des réunions pour réclamer l'amnistie générale, notamment
l'intervention de la police empêchant l'accès aux sièges des associations
et aux domiciles de certains militants dès le 29 juin 2001, dont certains
devaient abriter le congrès, rendaient difficile de maintenir la date du
30 juin comme date de tenue de celui-ci et celle du 1er juillet pour la
conférence de presse. D'autre part, le Comité directeur, après une
longue discussion sur la nécessité d'affirmer la spécificité du RAID, en
tant qu'ONG indépendante des pouvoirs politiques, avait décidé, à la
majorité de ses membres, que les invitations pour assister, non aux
travaux du congrès, mais à la conférence de presse qui devait clôturer ces
travaux, se limiteraient, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, aux
ONG et aux syndicats amis. Mais, cette décision, comme tant d'autres, a
été transgressée par le groupe qui a organisé le prétendu congrès et qui
n'a pas hésité à inviter des eurodéputés et un sénateur italien pour
suivre ses travaux. II- Condamnons cette action antidémocratique qui
témoigne de la volonté d'un groupe minoritaire de s'approprier la
direction de l'Association dans le but d'en travestir l'identité. Pour
ce faire, ce groupe a opté pour une démarche : -refusant le principe du
débat démocratique comme moyen privilégié de trancher entre les points de
vues opposés sur les questions majeures qui se posent ; -ne
reconnaissant pas le principe de la pluralité des sensibilités et des
points de vues comme source d'enrichissement de l'existence collective du
RAID. En effet, le coup de force opéré devait permettre de trancher,
d'une façon antidémocratique, le débat qui avait cours sur le fait de
considérer le RAID comme une organisation indépendante, mais agissant
solidairement dans le cadre du mouvement mondial contre le développement
du libéralisme capitaliste ou, plutôt, comme une section d'ATTAC. Depuis
le prétendu congrès, on l'a vu, RAID était, systématiquement, désigné par
le groupe en question comme ATTAC-TUNISIE. La démarche suivie est
d'autant plus intolérable qu'elle semble ignorer la grave crise par
laquelle est passé RAID qui a vu 5 parmi les membres fondateurs de son
Comité directeur démissionner en mai 2000 et son activité quasiment
paralysée depuis la fin du contre-sommet de Marseille en novembre
2000. Le congrès fondateur du RAID aurait dû être l'occasion de tirer
les leçons qui s'imposent de cette crise et d'impulser son action grâce au
débat démocratique et à la mobilisation de tous ses membres en vue de
concrétiser ses buts et d'imposer son droit à l'existence légale face à la
politique répressive du régime. III- Compte tenu de ce qui vient d'être
exposé, nous, membres fondateurs, signataires de ce texte, tout en
réaffirmant notre attachement aux principes qui ont présidé à la création
du RAID en tant qu'association démocratique, indépendante et militante
: 1- considérons que le prétendu congrès dont il est question, qui n'a,
d'ailleurs, même pas réuni le tiers des membres de l'Association, est nul
et non avenu ; 2- appelons à la tenue du congrès constitutif du RAID le
9 septembre 2001, date anniversaire de sa création. Ce congrès aura pour
tâche de se prononcer, d'une façon démocratique, sur : - le projet de
plate-forme de l'Association, - le projet de règlement intérieur, -
le projet de programme d'action, d'une part, et - élire une direction,
d'autre part.
Nom, prénom et qualité 1 -
ABDELKEFI Ilhem Enseignante, membre fondatrice du RAID 2 - AMOURI
Boubaker Instituteur 3 - AOUALI Mohamed Instituteur 4 - AZZABOU Naji
fonctionnaire 5 - BACHAR Fattouma Etudiante 6 - BEDHIAFI Adel
Fonctinnaire 7 - BEDOUI Abdeljelil Economiste, membre fondateur du
RAID 8 - BELAÏD Chokri Juriste 9 - BELANES Abdelmoumen Ex. détenu
politique (PCOT) 10- BELARBI Atef Economiste , membre fondateur du
RAID 11- BELGHOUTHI Slim Diplômé chômeur, membre fondateur du
RAID 12- BEN M'RAD Faouzi Avocat, membre fondateur du RAID 13-
BORSALI Noura Enseignante, membre fondatrice du RAID 14- BOUAZIZ
Abdelaziz Etudiant 15- BOUAZZI Ahmed Universitaire 16- CHAOUACHI
Mohammed Etudiant syndicaliste (UGET) 17- CHEKIR Hafidha Juriste,
membre fondatrice du RAID 18- CHEMINGUI Noureddine Poète 19- CHIHI
Chawki Poète 20- DRIDI Kamel Syndicaliste, membre fondateur du
RAID 21- DRISSI Mohamed selim Etudiant 22- FAREH Chedli
Syndicaliste 23- FARID Lotfi Etudiant syndicaliste (UGET) 24- FENNI
Asma Etudiante 25- GASMI Borhane Ex. Détenu politique 26- GHANEM
Tarak Etudiant syndicaliste (UGET) 27- GHEZALA Adel Enseignant 28-
HADFI Mongia Etudiante, 29- HAMZAOUI Salah Universitaire, membre
fondateur, membre du comité directeur du RAID 30- HAMMAMI Jilani
Syndicaliste 31- HAMMAMI Lotfi Poète 32- JELLOULI Ali Etudiant
syndicaliste (UGET) 33- KHALFAOUI Basma Etudiante, membre fondateur du
RAID 34- LAOUINI Abdennacer Etudiant, membre fondateur du RAID 35-
LAOUINI Hatem Enseignant 36- LATIF Chokri Ecrivain, membre fondateur du
RAID, membre du comité directeur 37- MAALI Mohamed Membre fondateur du
RAID, journaliste 38- MAKHLOUF Saïfeddine Etudiant 39- MANAÏ Mehrez
Enseignant 40- MATHLOUTHI Mohamed hédi Universitaire, membre fondateur
du RAID 41- MOALLA Taïeb Juriste, membre fondateur du RAID, Membre du
comité directeur 42- OMRANI Sadok Etudiante syndicaliste (UGET) 43-
REZGUI Nejoua Etudiante syndicaliste (UGET) 44- OUESLATI Ahlem
Enseignante, 45- ROUISSI Jalel Enseignant, membre fondateur du
RAID 46- SAADALLI Ferjani fonctionnaire, membre fondateur du
RAID 47- SADOK Souad Fonctionnaire 48- SAHMIM Abdelmalek
Etudiant 49- SASSI Taha Etudiant syndicaliste (UGET) 50- SENOUSSI
Mohamed Etudiant 51- SOUISSI Souad Institutrice 52- TAÏEB Taïeb
Producteur artistique 53- ZAÏRI Ammar Universitaire, membre fondateur
du RAID
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