Question de goût Commentaires : |
| ettounsi, vendredi 28 août 2001 . |
Sept personnalités françaises ont appelé lundi le nouveau président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, à dénoncer les "crimes de torture" commis en Tunisie, sous la direction du général Habib Ammar, actuel président du Comité d'organisation des Jeux méditerranéens de Tunis. "A quelques jours de l'ouverture des jeux méditerranéens à Tunis, des informations de plus en plus abondantes et précises viennent illustrer le rôle important qu'a joué le général Habib Ammar dans la propagation et la systématisation des crimes de torture en Tunisie", écrivent ces personnalités dans une lettre ouverte adressée à M. Rogge. Faisant état de "nombreux documents et témoignages qui étayent les crimes commis" lorsque le général Ammar était commandant de la Garde nationale, puis ministre de l'Intérieur, ces personnalités invitent M. Rogge à se "prononcer, au nom du CIO, au sujet de ces crimes condamnés par la conscience humaine et par la communauté internationale". "Ces actes sont en contradiction avec l'esprit sportif en général et avec les principes qui animent le mouvement olympique en particulier (...). Nous ne pouvons imaginer que, lors de votre séjour à Tunis, vous serriez la main d'un homme qui a tant torturé jusqu'à mort s'ensuive, et que l'image de cette poignée de main fasse le tour du monde, associant votre image et celle du mouvement olympique à celle d'un tortionnaire", soulignent les auteurs de la lettre dont l'AFP a obtenu une copie. Les signataires sont: L'ancien évêque Mgr Jacques Gaillot, les professeurs Albert Jacquard et Léon Schwartzemberg, l'écrivain Gilles Perrault, Dr William Goldberg, président de la Fédération Rhône-Alpes, LTDH (Ligue tunisienne des droits de l'homme), François Gèze, directeur des Editions La découverte, et l'universitaire François Poirier. Vendredi, l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), une ONG dont le siège est à Genève, a dénoncé la présence du général tunisien Habib Ammar, "responsable de tortures", à la tête du Comité d'organisation des Jeux méditerranéens. Ces Jeux doivent être inaugurés le 2 septembre. Selon l'OMCT, M. Ammar a exercé de 1984 à 1988 des responsabilités, d'abord en tant que commandant de la Garde nationale, puis comme ministre de l'Intérieur, une "période au cours de laquelle la torture a été pratiquée de manière systématique dans le pays". |
| Source : AFP 27 août 2001 . |
Je ne reconnais réellement plus mon pays, ou je suis atteint d'une désorientation temporo-spatiale que je n'arrive pas à diagnostiquer, ou alors c'est mon pays qui est désorienté par une régression et des contradictions que je n'arrive pas à comprendre ? Je propose aux participants à ce site une série de contradictions qui me tourmentent. La première contradiction : énorme Je souhaite qu'on me corrige si j'ai mal interprété le fait que "la base" du parti au pouvoir qui est censé protéger la constitution et qui en a même fait son fondement "le Destour" appelle à la désobéissance civile en réclamant la modification de la Constitution, qui est déjà vidée de sa substance par le même parti depuis 1975 , surtout que le Président de la République garant du respect de la loi, n'a rien demandé. N'est-ce pas grossier par rapport à la conception de l'état de droit? La deuxième contradiction : curieuse voire douteuse Les anciens-nouveaux Journalistes qui apparaissent voire renaissent de leur cendre me bloquent ou peut être me débloquent. C'est quand même délirant de lire un certain Bahri répondant à un article du journal "Le Monde" que les tunisiens n'ont pas eu le droit de lire. Ses élucubrations occupent un espace du journal gouvernemental. Oui élucubrations, quand il étale son histoire africaine sans préciser dans quel domaine le faisaient travailler les régimes congolais ou togolais de l'époque. Les présidents de ces Etats ayant été souvent cités pour leurs pratiques mafieuses, il aurait servi à quelque chose puisqu'il a décidé de parler pour témoigner et nous dire quel rôle il a joué dans ce trafic international devenu depuis tristement célèbres. L'autre goujat des médias, le Charles-Louis de Born m'étonne par sa connaissance précise de ce qui se déroule dans notre pays et qui n'a d'équivalent que son ignorance quand il s'agit d'écrire son propre nom, tout aristocrate qu'il est. La simple consultation du Larousse des noms affirme l'inexistence historique de la famille de Born. Par ailleurs, mais toujours dans le domaine des médias, je croyais que les orientations en matière de politique moyen-orientale étaient arabo-islamiques. Les droits des palestiniens et l'intégrité du territoire libanais passant avant tout. Je me retrouve en face de livres amplifiant les bienfaits du régime tunisien. Tenez-vous bien, livres écrits par la personne qui a présenté Michel Aoun comme un homme illustre du XXème siècle, alors qu'il est l'un de; alliés d'Israël. Cet "auteur" projette même de sévir encore une fois en annonçant son prochain titre "Le théorème de Tataouine". Tout ce que e peux espérer est que le fils réel de Tataouine que je salue et soutiens, lui a ôté toute envie de mentir, j'ai nommé l'honorable juge Mokhtar Yahyaoui. N'est-ce pas Monsieur Salvatore Lombardo que vous êtes un mercenaire de la plume ? La troisième contraction : étonnante et malicieuse Ce n'est pas plus clair lorsqu'il s'agit de la "Mostaquellah", cette chaîne qui est en train d'informer les tunisiens et de changer leurs attitudes politiques; grâce aux démocrates qui sont en fait son fonds de commerce; sinon qui s'y intéresserait ? Son fondateur, avec tout le respect que je luis dois reste un démagogue parfait loin de l'authenticité du bon communicateur; puisque même le jour où il avait comme invité Monsieur El Ajouri au discours insipide, il a continué à montrer symboliquement la chaise vide qu'il propose à chaque émission au représentant du pouvoir tout en sachant que son invité a été déjà l'unique désigné par le pouvoir comme contradicteur de Monsieur Mohamed Charfi, l'ancien président de la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme et chef de file de l'opposition démocratique actuelle qu'il a refusé parce que politiquement il ne faisait pas le poids. Le directeur de cette chaîne s'impose à nous à chaque émission pour oublier de remercier les intervenants tout en nous imposant un intégriste ambivalent au double discours quand il s'agit de s'adresser au Vatican dans son dialogue inter religieux il apparaît progressiste, alors que pour les siens il devient totalement obscurantiste. Il est surexploité par Héchmi Hamdi après l'avoir été par l'extrême gauche contre laquelle il s'est retourné pour la situer en dehors de "KHAYMATOU ALLAH", quel imaginaire désertique au point qu'il soit limité dans soi, anthropomorphisme où il représente maison de Dieu par une tente bédouine; comme si Dieu ne pouvait être qu'un nomade, alors qu'on est à l'ère des soucoupes volantes. C'est en fais un imaginaire régressif, obscurantiste par sa nostalgie à une époque révolue qui est la base même de l'intégrisme. Il s'agit là de Monsieur Mohamed Talbi serviteur aussi bien du régime du protectorat que de celui de Bourguiba ainsi que celui en place aujourd'hui jusqu'au moment où sa petite personne a été touchée. Pourquoi Héchmi Hamdi ne ferait-il pas la même chose avec les démocrates et la démocratie ? N'est-ce pas là la principale question de Gilbert Naccache que Héchmi Hamdi a essayé d'esquiver, tout en continuant à laisser un sombre personnage parler au nom de sa chaîne, alors qu'il s'agit d'un intrus dans la famille démocratique. Sa surenchère sur cette chaîne a-t-elle pour objectif l'infiltration policière du mouvement démocratique? La quatrième contradiction: douloureuse La chose qui fait le plus mal et sur laquelle j'attends vos suggestions c'est l'incivisme de mes concitoyens qui évoluent de plus en plus vers une égyptianisation de leurs mentalités et ce depuis l'entrée du mezoued à la télévision tunisienne. Rares sont ceux qui continuent à respecter le code de la route par exemple. La corruption est devenue un fléau, même chez les petits fonctionnaires, tel ce technicien, agent d'une petite mairie du Grand Tunis qui est devenu riche rien qu'en travaillant sur les lotissements de sa commune. Même la moralité familiale qui est la base de notre éducation, de nos normes sociales et de nos traditions, a reçu un coup. En témoigne les multiples faits divers qui remplissent les colonnes des journaux à scandale et dont je ne choisirais qu'un exemple significatif, tel cette famille où ils se mettent à quatre, père, mère et deux fils, pour voler un mouton sur le bord de la route et l'amener en voiture, afin de le sacrifier le jour de l'aïd, mettant de côté toute la symbole de ce rite qui est censé élever l'humain vers son Dieu et lui apprendre de se retrouver en Dieu par le partage de l'animal sacrificiel. La morale dans notre société est-elle aussi mal au point ? La cinquième contradiction : agressive. Comme un malheur n'arrive jamais seul, on assiste en même temps que la baisse de la moralité, à celle du goût qui entre de plus en plus en querelle pour ne pas parler de conflit avec l'esthétique, que ce soit dans les édifices privés que publics. Voir le nombre de "monuments" sous forme de salles de bain, installés dans les différents carrefours de la Tunisie, .comme si on avait sur la conscience des saletés à purifier. La confirmation vient par la dernière en date qui est entrain d'enlaidir le rond-point le plus prestigieux du pays "Carthage - Sidi Bou Saïd - La Marsa" en attendant son inauguration. N'est-ce pas là une agression à l'esthétique ? La sixième contradiction : médiocre. C'est de continuer à écouter un très beau discours qui vide totalement les concepts de leurs sens jusqu'à ce que l'un des barons du régime actuel dise devant des témoins "Le discours est bon, les textes sont moins bons, la pratique est mauvaise". N'est-ce pas là la médiocrité effective ? La septième et non-dernière contradiction : pernicieuse. Quand le ministère de l'intérieur qui gère tout dans le pays cède ses prérogatives gênantes au pouvoir judiciaire tel que la liberté de circulation et le retrait des passeports, les procès aux associations (LTDH), et la gestion des prisons. Justice qui est lui est soumise au doigt et à l'il. N'est-ce pas là une substitution pernicieuse ? Pour conclure, je pourrais comprendre que vous puissiez me traiter de délirant, mais je me donne quand même raison de décompenser et d'être désorienté quand je constate que moi que ma génération sommes nés en l'absence de toute démocratie et que malgré tout notre effort sublimatoire nous risquons de crever en son absence, sans jamais la connaître que chez les autres. N'est-ce pas très malheureux ? Forum ettounsi : Envoi de Héchmi Dhaoui le 27 août 2001 |
| Héchmi Dhaoui - Psychiatre Psychanalyste . |
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Les grèves de la faim surgissent de nouveau dans les prisons
tunisiennes. Ces prisonniers politiques et dopinion qui croupissent dans
les bas fonds des geôles en Tunisie nont de moyens pour faire entendre
leur voix que de se livrer à la faim. Nous venons dapprendre que depuis
le 25 août, une trentaine de prisonniers sont en grève à la prison civile
de Sfax. Parmi lesquels nous citons MM. Ajmi Lourimi, Belgacem Dekhil,
Noureddine Jaouali, Jamel Mami, Jalel Ben Mabrouk, Mohamed Ammar, Ibrahim
Bouricha, Fakhreddine Chillik, Halim kacem, Abdel Hamid jelassi. |
| Source : L'ICSPPT & Vérité-Action. Lundi, 27 août 2001 . |
Dr H. Hamam vient de publier un article original dans son genre sintitulant « qui pense pour Ben Ali ? ». Dans son article lauteur a insisté à poser cette question aux partis politiques de lopposition dans le pays. Pour lui nous ne pouvons pas bien comprendre ce qui se passe dans le pays, sans avoir trouvé la bonne réponse à cette question. Une réponse correcte à cette question pertinente peut, certainement, nous aider à mieux comprendre ce qui se passe dans le pays. Quant à qui faut-il poser cette question ? A la place du Dr. Hamam, nous ne la posons pas aux partis politiques seulement, mais nous la posons, en priorité, à lensemble du peuple tunisien. Parce que cest lui qui est le premier concerné de tout ce qui se passe dans le pays. Et aussi parce quune fois la bonne réponse trouvée, cest lui aussi qui doit agir en conséquence. Certains minables esclaves du Général dictateur ont pris lhabitude, dune façon voulue et programmée, dappeler ce super flic larchitecte du changement du 7 novembre 1987. Lappeler ainsi revient à insulter larchitecture et la science dune façon générale. La vérité est tout autre. Il nest quun sous-officier ayant accédé à ce sublime grade quaprès avoir échoué de pouvoir poursuivre ses études secondaires que les gens les plus normaux du monde peuvent le faire sans aucune difficulté. Pour lui, sil était incapable de le faire cest parce quil était vraiment presque un arriéré mental. Il a fait partie alors de la poubelle du système éducatif de lépoque. Cest grâce à Naïma, sa première épouse, et surtout à son père, le vrai Général Kéfi, quil a eu toute sa gloire. Sans entrer, encore plus, dans dautres vérités, encore plus dérangeantes pour lui, notre Général nest architecte que de rien, si non de la répression, la terreur, la corruption et la délinquance. Le complot du 7 novembre 19897 est un complot clef de palais en main. Les services spéciaux italiens et autres sont ses vrais architectes. A lépoque, lorsquils ont vu que le pays commence à basculer du côté des islamistes, leur bête noire, ils ont vu bon dintervenir pour décider du destin du peuple tunisien ou, en termes plus exacts, ils ont décidé de défendre leurs intérêts dans notre pays au détriment des intérêts et de la volonté de notre peuple. Cest dans ce cadre que ce fameux complot a été préparé et exécuté. Le rôle réservé pour ce dictateur super flic, suite à cette opération chirurgicale, nest rien dautre que celui dun gardien des intérêts de ses vrais architectes. En contre partie de cette sale et humiliante tache, et malgré ses faux galons de Général, Ben Ali a été assuré de la protection de ses maîtres qui lui ont offert les clefs du palais de Carthage. Tout cela doit être évident à tous dans le pays. Que les choses soient claires, depuis le 7 novembre 1987, la mission dont on la chargé de laccomplir dans le pays est celle de la plus haute et la plus grave trahison. De ce fait, et en sa qualité du plus dangereux traître dans le pays, il a intérêt à fermer la gueule et à ne plus parler du tout ni de patrie ni de patriotisme. Notre chère patrie na pas besoin de ses discours de menteur hypocrite. Lui, qui gonfle sa poitrine comme une dinde, pour nous parler, et leurrer le peuple, de son insoupçonnable patriotisme et de son refus catégorique de lingérence française et je ne sais pas quoi dautre dans les affaires tunisiennes, je ne sais sil peut vraiment garder le pouvoir si lUnion Européenne, et surtout la France, le livre à lui même et à ses propres moyens deux ou trois mois seulement. Sur cette base de cette façon réaliste de voir les choses, un gardien, même du FED américain, ne peut pas être un homme de réflexion et de conception. Il ne peut être quun homme dexécution. Cest exactement le cas de notre Général bidon. Par sa nature et son historique il nest pas prédisposé à la réflexion. Même sil le peut, en sa qualité de protégé, il n a pas le droit de le faire. La division des taches ici est très évidente. Cest aux maîtres de mettre à jour la conception du complot et de veiller à sa bonne exécution. Cest à eux aussi que revient le service après-complot. Cest à dire la réflexion continue pour déterminer les grandes lignes de la politique à suivre de la part du Général protégé et les grandes décisions quil lui faut faire semblant de prendre, par lui-même, pour préserver les intérêts des protecteurs. Quant au gardien protégé, il lui revient la tache de combler le vide politique, et de donner limpression au peuple que le pays dispose dun vrai président qui détient vraiment les reines du pouvoir. Il lui revient aussi de défendre tout le temps et sans failles les intérêts de ses maîtres, faute de quoi, il risque dêtre changé par quelquun dautre plus performant que lui. En conclusion, les premiers qui pensent pour Ben Ali se sont ses maîtres protecteurs par le biais des rapports top secrets qui lui sont livrés par certaines chancelleries étrangères, par le biais des visites secrètes des grands responsables et experts venant de certains pays influents amis, par des communications téléphoniques directes de lun ou de lautre de ses maîtres protecteurs et par dautres moyens encore plus subtils. Noublions pas surtout que le complot du 7 novembre 1987 a été fait dans le but de contrecarrer le soit disons danger islamiste. Cest à dire que parmi les missions du traître gardien est de rester toujours vigilent contre ce soit disons danger islamiste et de réserver pour ses militants le traitement de faveur le plus impitoyable. Mission toujours accomplie à la perfection par ce traître Général. Seulement ce dernier nest pas, malheureusement, le seul traître dans le pays. Il y en a dautres qui adhèrent aux mêmes vux que lui, qui sont, comme lui aussi, avides de pouvoir, et qui ne cessent pas du tout de présenter leurs services au Général lui-même ou, directement à ses maîtres protecteurs, dans une vision totalement concurrentielle à lui. Cest parmi les membres de cette cinquième colonne que le Général recrute ses conseillers et ceux qui pensent pour lui. Certains, non recrutés et appartenant à cette très basse caste, nhésitent pas à penser pour lui. Charfi nest pas le seul. Un noyau dure de cette basse catégorie humaine, souvent des faux démocrates, recrutés par le tyran ou non recrutés, lui sont des alliés objectifs et pensent pour lui. Même sils abusent, de temps à autre, de certains slogans démocratiques, ils ne le font quà titre publicitaire hypocrite. Leur qualité de démocrates se limite à leur faux discours, elle na rien à voir avec la réalité. Entre un régime totalitaire dictatorial comme celui du Général et un régime authentiquement démocratique qui réserve pour le mouvement islamiste, comme pour nimporte quel autre parti politique dailleurs, sa place sur la scène politique, ils voteront toujours pour le premier et jamais pour le second. En Tunisie, certainement, il y a quelque part un vrai militantisme patriotique pour un ordre démocratique authentique. Seulement les choses restent toujours biaisées. Entre le vrai, lauthentique et le faux, lhypocrite ; il y a une large gamme de variétés. A la fin des années quatre-vingts début des années quatre-vingt-dix le test sest conclu par un basculement de la majorité des formations politiques, qui ne traduisent pas forcement la majorité au niveau du peuple, du côté du faux. Ce qui fait que lexpérience nous a appris de se méfier des apparences et des beaux discours, avant de voir les résultats concrets sur le terrain. Actuellement, et depuis quelques années, ce basculement, du côté du régime, sest rompu, à cause de la généralisation de la répression et de la corruption de celui-ci, plus que par principes et conviction de la part des partis de lopposition. La preuve à cela réside dans la persistance en vigueur de la diabolique règle : deux poids deux mesures. Chaque fois que la répression et larbitraire du Général touchent un non islamiste, la colère des défenseurs des droits de lhomme tunisiens, ceux à létranger sont libres de procéder comme ils lentendent et on les livre à leurs consciences, se déchaîne. Alors que lorsque les mêmes arbitraire et répression, touchent un islamiste, ces mêmes défenseurs ne bougent pas ou presque, même sils contestent pour marquer la présence ils le font que très timidement. Ce genre de comportement ne peut se comprendre que comme une sorte de soutien déguisé au dictateur. En plus, ça constitue pas un bon signe quant à lavenir démocratique dans le pays. Je crains, sur cette base, que le Général garde toujours des alliés, si non réels, du moins objectifs parmi lopposition tunisienne. Le fait que, plus de mille prisonniers politiques restent toujours en prison, sans que la ligue tunisienne pour la défense des droits de lhomme, le conseil national des libertés, les partis de lopposition et lensemble de la société civile tunisienne, ne se mobilisent dans un front commun et mettent énergiquement tout le paquet, avec toute transparence et sincérité, en faveur de leur libération, prouve bien la fragilité de lopposition dune façon générale et la fragilité de ses convictions dans les valeurs de la dignité humaine, les libertés et la démocratie. Comme nous lavons bien précisé, ci-dessus, le rôle du Général, à partir de la place où il a été placé, est, en quelque sorte, semblable à celui dun chien berger allemand de garde. Lui, il est chargé de garder le pays contre le danger islamiste. Pour mener à bien cette mission, il sest doté dune impressionnante armée policière qui sest transformée, avec le temps, en classe sociale influente et ayant ses grands intérêts à défendre. De ce fait, la pensée régnante au sein du régime est, en bonne partie, une pensée sécuritaire. Sur ce terrain, il faut lavouer, le Général a sa propre pensée et son modeste esprit bouge. En plus, dans ce domaine aussi, il y en a trop de spécialistes dans cette fameuse pensée sécuritaire, qui a détruit complètement le pays, qui pense pour lui et pour les intérêts de la classe policière tout entière. Noublions pas, aussi, que Ben Ali sest attaqué à la société tunisienne par tous les moyens détruisant la personnalité et la volonté du peuple et ses capacités de réaction, de refus et de soulèvement contre son arbitraire, sa répression, sa dictature et sa délinquance. Il a réussi à généraliser lusage de lalcool et de la drogue, même dans les endroits les plus reculés dans le pays. Il a réussi aussi à propager parmi toute la population le virus de la consommation. La majorité de la société tunisienne est hypothéquée auprès du système bancaire et des grandes sociétés de distribution des produits de consommation, souvent propriétés de Ben Ali lui-même et de ses proches. Sur ce terrain, lépanouissement de la pensée et plus facile à atteindre. Les coureurs du profit et de lenrichissement rapide en se sont chargés. Sur ce plan, ceux qui pensent pour Ben Ali sont nombreux et très généreux. Ce sont les sept célèbres diaboliques familles et toute la classe des profiteurs qui soutiennent le régime pour défendre leurs intérêts. Cest notre point de vue rapide sur la question de ceux qui pensent pour Ben Ali. Elle mérite, certainement, plus de recherche et danalyse. Jespère que le débat, sur cette question très importante, continue pour bien comprendre ce qui se passe dans notre pays. Surtout que la compréhension de la nature du terrain et de ladversaire est la base fondamentale de tout programme de changement. Je nappelle pas seulement les partis politiques, dont certains parmi eux peuvent être des alliés objectifs du régime et ne sont là que pour faire la fausse opposition au dictateur, mais aussi et surtout lensemble du peuple tunisien, qui à lui et à lui seul que revient la souveraineté, de participer à ce débat et de prendre ses résultats en considération pour décider de son destin et déterminer les orientations de son avenir. Salah Karker - France |
| Source TUNISNEWS Nr 468 du 27/08/2001 . Salah Karkar . |
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La Tunisie est liée depuis 1995 à l'Union européenne par un accord dit
d'association (ou bien accord de partenariat). Cet accord n'est pas un
simple contrat de coopération, c'est un traité global. Il est comparable,
à plusieurs égards, au "Traité de Bardo" de 1881 par lequel la France
officialisa sa domination colonialiste sur la Tunisie. En signant l'Accord
d'association, le pouvoir local a mis le sort de la Tunisie entre les
mains des représentants des marchands et des spéculateurs des grandes
métropoles. Fathi CHAMKHI le 25 Août 200 |
| Forum ettounsi : Envoi de Fathi CHAMKHI le 27 Aout 2001 . |