
Voilà où nous en sommes, un autre tunisien est prêt à se sacrifier pour
ses compatriotes, chacun de vous peut être est entrain d'écrire son
testament sous forme de lettre ouverte et publique, la confrontation est
éminente et l'ennemi se retranche dans ses enclaves. Désorganisés mais mus
d'une volonté farouche, les tunisiens creusent chacun de son côté, en
largeur, en hauteur, du sud au nord et d'est en ouest la tombe de notre
déshonneur et la source de malheurs, notre force a toujours été dans nos
différences et tout consensus national a porté notre pays à la dérive, le
dictateur Bourguiba avait t-il raison quand il a dit " La Tunisie est une
poussière d'individus " ? c'est vrai nous sommes éparpillés, désunis et
négligeables mais la poussière s'est avérée d'or pur, et elle va donner
bientôt des lingots durs, denses et résistants dont la lumière va aveugler
les indécis et les craintifs. TUNeZINE urge ses lecteurs à rester comme
ils sont : des "loups" anonymes, ça fait 14 ans de sécheresse et de famine
maintenant, il ne reste plus que quelques brebis galeuses à chasser et on
est obliger de faire avec, personne ne doit faire de vous de la chair à
canon pour assoiffer son désir aveugle de riposte ou de vengeance, on doit
fêter tous ensemble la fin de notre ère cédée à l'RCD. La bête est
mortellement blessée et gare à qui s'expose trop, ses jours sont comptés
et elle finira tôt ou tard par crever toute seule. Le courageux Dr.
Sahbi El Amri, le kamikaze qu'on espère encore en vie, n'en peut plus, il
crie en solitaire son désarroi et annonce haut et fort : " N'importe
quelle conséquence de mes présents aveux et plaintes ultérieures, auprès
des instances internationales compétentes, ne m'intriguent puisque le mal
est déjà fait. J'ai trop perdu et je n'ai plus rien à perdre. " Ce médecin
soupçonné à tort, torturé sans pitié, emprisonné arbitrairement, ruiné,
acculé devant l'injustice et l'indifférence, mais encore debout et plus
fort que jamais est venu défier le dictateur le plus sanguinaire de
l'histoire de la Tunisie et son rouleau compresseur : l'ère nouvelle !
avec un témoignage fleuve, précis et émouvant. Ironie du sort ou ironie
de l'histoire la vérité est sortie d'une bouche que tout le monde croyait
cousue à jamais, c'est mal connaître les tunisiens, ce peuple naïf et
débonnaire a décidé d'en finir avec la dictature et personne ne pourra
arrêter sa marche silencieuse et triomphale.
|
LETTRE OUVERTE A L'ATTENTION DE Monsieur
JACQUES ROGGE Président du Comité International Olympique & A
Monsieur CLAUDE COLLARD Président du Comité International des Jeux
Méditerranéens
Dr. EL AMRI SAHBI Médecin de libre pratique 90 Avenue Habib
Bourguiba. Dahmani. 7170 / Le Kef - Tunisie tél. : 00216 (8) 28 05
03 00216 (9) 44 74 55 00216 (9) 73 33 72 00216 (9) 22 27
51
Tunisie le 30 Août 2001.
Messieurs les présidents,
Permettez moi de vous dire le calvaire d'un médecin ordinaire vivant
dans le pays, le mien, qui s'apprête à se livrer aux "joies" du sport
durant les jeux méditerranéens de Tunis 2001. Sous la terreur, je vis.
Sous l'angoisse, je travaille. Sous la peur, je rentre chez moi. Je
combats le coup d'éponge qui essaie de m'effacer. Pourtant on n'est pas en
état de guerre chez nous en Tunisie. Mais on vit sous la tutelle d'un Etat
policier où règne la sécurité du responsable et l'insécurité du citoyen.
Les persécutions, harcèlements, détentions illégales, menaces allant
de l'agression physique à la tentative d'assassinat sur la voie publique
aux meurtres sous la pression tortionnaire préméditée, à la suppression
d'emploi, à la persécution financière et fiscale, à la confiscation de
biens personnels sans jugement et autres pratiques malsaines, sont devenus
une monotonie de la multitude de formes et manuvres manipulées par la
police politique. Ma vigilance permanente pour assurer ma sécurité
personnelle et familiale par des moyens primitifs, me fatigue l'esprit et
déconcentre mes objectifs ainsi que les horizons de mes enfants. Je
suis un opposant politique du régime du Président Ben Ali dès l'aube de 07
novembre 1987. J'étais accusé d'avoir fomenté un coup d'état le 08
novembre 1987 avec un groupe d'opposants tunisiens sans avoir jamais été
ni inculpé ni jugé ni condamné puisque le groupe a décidé de s'aligner et
soutenir le coup d'état de Président Ben Ali survenu le 07 novembre 1987.
On était pris en otage à la prison civile de Tunis en vue d'un
marchandage politique avec les courants d'opposition. J'étais arrêté le
22 novembre 1987 par la police politique du Président Ben Ali dans les
locaux du département de la sécurité de l'état au Ministère de l'intérieur
dont le patron des scènes de torture et de barbarie était le général Habib
Ammar qui venait d'être nommé à l'aube de 07 novembre 1987 Ministre de
l'intérieur par le Président Ben Ali. J'y ai vu ce que je n'imaginais
pas faisant partie de la réalité amère de la Tunisie. J'ai vécu durant 38
jours au sous-sol du ministère de l'intérieur ce que je ne croyais pas
être compatible avec la déclaration historique du Président Ben Ali à
l'aube du 07 novembre 1987. Au fait ce n'était qu'un masque qui
cachait l'horreur d'un exécrable. La torture dans les lieux de détention
au ministère de l'intérieur au cours de l'enquête préliminaire était un
art où les tortionnaires manifestaient leurs vocations sadiques et
inhumaines : Les insultes, les injures, les coups de poing en pleine
figure et en pleine poitrine ou ventre, le crachat
ne pouvaient prendre
place devant d'autres plus graves atrocités pour voiler le terrorisme de
l'état tunisien. C'est un terrorisme codé et autorisé sous l'impunité
des hauts responsables. Les coups de bâtons fermes, la dénudation, la
position de "rôti" entre deux bureaux, l'électrocution, les brûlures par
mégots de cigarettes, la sodomisation par bâton, les menaces de viol de
l'épouse ou de la sur, l'arrestation des parents, les violations de
domicile au cours desquelles les vols de biens personnels passent sous les
yeux des détenus, l'introduction de clous entre les métacarpes de la main
et les métatarses des pieds, l'attelage pieds au plafond tête en bas,
noyade de la tête dans une bassine d'eau de javel, menace par arme à feu à
tirer dans le crane, menace d'enterrement vivant dans un lieu désertique,
brûlures caustiques
J'ai pu visualiser au cours de mon séjour au
sous-sol du ministère de l'intérieur des actes de barbarie et de
sauvagerie : Le général Habib Ammar était content et fier du boulot de ses
collaborateurs frustrés. Tout se cache. Rien ne sort, personne n'en
parle sauf les familles des détenus victimes de l'inhumanité des humains
sous la rigidité du général Habib Ammar. Au cours de mon arrestation
dans ce foyer infecte d'esprit et d'âmes le 22 novembre 1987, j'ai vu à
mon passage au bureau destiné à mon interrogatoire des urines coulées sous
les portes. J'ai senti l'odeur de matières fécales humaines qui
jaillissait des bureaux dans le couloir jointivement avec des cris de
souffrances et de gémissements entrecoupés par des bruits de coups de
bâtons ou de caoutchouc et des voix d'enquêteurs qui émettaient des
injures et des insultes ainsi que des questions en rapport avec les
éléments propres de l'enquête. Personnellement, mes enquêteurs de la
police politique ont constaté à quel point j'étais effrayé et déstabilisé
par cette horreur, Moncef Ben Guébila le sous directeur de la direction de
la police politique m'a offert à mon arrivée le premier jour d'hospitalité
dans les locaux du ministère de l'intérieur, un café et une bouteille
d'eau qui se sont avérés par la suite contenir un certain produit qui
déprime rapidement la vigilance. Je ne pouvais me tenir convenablement
assis sur une chaise. Je ne pouvais relever ma tête. Ma langue devenait de
plus en plus lourde. Je m'appuyais sur le bureau du policer et du mur d'à
côté sous les injures et les insultes (de l'agent d'en face) dont je ne
suis nullement habitué. L'enquête quotidienne durait de 9 heures du
matin à 17 heures pendant 11 jours consécutifs avec une pause de 30
minutes à 13 heures. J'assistais, après ma phase d'enquête, à la sortie
de détenus de la geôle marchant à pieds et revenir le soir transporté par
deux agents de la police politique dans une couverture grise en émettant
des sons de gémissements et de souffrances suite à des séances prolongées
de torture. J'ai même assisté aux conséquences graves de la torture
physique subie par le commandant Mohamed Mansouri dans la nuit du 29 au 30
novembre 1987. Je l'ai bien examiné au dernières heures de sa vie
suite à une panique de deux criminels policiers qui m'ont appelé de ma
geôle n° 4 en qualité de médecin pour secourir la victime après l'avoir
bien tabassée et électrocutée. Le certificat médical de la commission
mercenaire des médecins légistes comportait la mention de mort subite par
arrêt cardiaque donc mort naturelle dans les locaux de la police
politique. Pourtant la vérité est autre. C'est bizarre les médecins
tunisiens deviennent des complices à la pratique de torture. Durant ce
séjour historique, les détenus mangeaient un quart de pain avec un peu de
confiture qu'on nous ramène après 17 heures dans le sous-sol du ministère
de l'intérieur. La qualité et la quantité de la bouffe dans les geôles
faisaient partie de la torture par la faim. Il fallait tomber vraiment
malade et ne souffrant pas de douleur de torture physique pour avoir le
privilège d'un demi-litre de lait par 24 heures. L'amaigrissement,
l'anémie, le vertige, l'insomnie, les cauchemars en cas de sommeil bref
compliquaient l'état de santé des détenus devant l'angoisse, l'anxiété et
l'avenir abstrait. Dès que les traces de torture s'effaçaient
spontanément, les détenus sont transférés au juge d'instruction militaire
le colonel Abdel Jalil Abbane (originaire de Kairouan) qui refusait
d'entendre les plaintes et les requêtes à propos de la torture pratiquée
dans les locaux de la police politique du ministère de l'intérieur et les
mettait sur le compte d'une simple pression pour enquête et interrogatoire
poussé malgré qu'il est totalement convaincu de l'existence de la pratique
inhumaine manifeste de la torture par des criminels tortionnaires de
police politique au ministère de l'intérieur. Le simple fait d'évoquer
et soulever ces violations horribles à la rédaction du procès mettait le
poste de colonel, sa carrière et ses privilèges en péril pour l'inculper
de sympathie avec le groupe dit sécuritaire qui est pris en otage et en
captivité pour un procès intentionnel. Aucun passage à l'acte n'a été
élaboré puisque le groupe sécuritaire a porté son soutien au changement du
président Ben Ali avec toute confiance au 07 novembre 1987. Personne ne
voulait et ne voudrait entendre parler de la torture exercée dans les
locaux de la police politique qui domine toutes les situations sous
l'impunité totale manifeste et l'absentéisme de la Loi et des législations
en vigueur. Nombreux crimes commis dans ces locaux ont été exécutés
sans qu'il y ait de suites conséquentes. Tant d'handicapés de torture
qui circulent aujourd'hui après détention ou emprisonnement, tant de
malades chroniques victimes de cette procédure inhumaine lèvent les yeux
au ciel pour demander réparation. Pourtant personne n'ose en parler
Sujet tabou. Les risques sont connus. La relève à la tête de ministère
de l'intérieur n'a jamais ramené de mystère : toujours la même souche de
mauvaise graine
Abdallah Kallel succède au général Habib Ammar sur un
terrain propice. Il devait continuer la tâche inachevée du général
partant. Mais toujours est-il à sa manière et à la perfection ? Il devait
se mesurer à un militaire tortionnaire sans pour autant faire un pas en
arrière. Il devait laisser ses empruntes de ministre criminel tortionnaire
et rentabiliser l'activité dans la boucherie des locaux du ministère de
l'intérieur. Ses victimes se comptent par centaines sinon des milliers et
parmi elles mon cas : Cinq jours après l'assassinat du président
algérien BOUDHIEF à Annaba le 29 juin 1992, la police politique de Tunisie
m'a arrêté le samedi 04 juillet 1992 et m'a fait subir toutes les formes
et variétés de torture imaginaires et possibles dans les locaux du
département de la sécurité de l'Etat au ministère de l'intérieur à
Tunis. Les pratiques des tortionnaires s'étalaient entre les coups de
poing en pleine figure et poitrine, à la position de "rôti" en étant
dénudé avec des coups de bâton sur la plante de mes pieds et des coups de
pointes de chaussures dures sur le coccyx, la nuque et le visage. Je
pleurais. Je criais. Je les suppliais. Je les insultais. Mes mains
enchaînées noircissaient à leurs yeux tout en étant en position de " rôti
" Aucune pitié. Aucun sentiment humain. Je hurlais au point de
m'évanouir. Ils étaient quatre agents musclés, féroces, bien répartis
au bureau pour me faire subir leurs atrocités. Je me souviens de
quelques noms : Abderrahmène Guesmi connu au département sous le nom de
"BOKASSA", Mahmoud Ben Amor, Mohamed Naceur, Zouhaier Redissi, qui étaient
tous supervisés par leurs chefs hiérarchiques : Ezzeddine Jnaieh (Frère du
président de l'équipe de l'étoile sportive du Sahel) et Hassen
Abid. Ils étaient à la recherche d'une chaîne de renseignements
généraux et d'espionnage qui visait à assassiner le président Ben Ali à la
même période que le président algérien BOUDHIEF. Prêcher le faux pour
avoir le vrai. Puisque les dirigeants du pays n'ont pas la conscience
tranquille. Je n'étais au courant de rien et je ne savais pas de quoi
ils parlaient. On me brûlait la jambe, déjà enchaînée, par un mégot de
cigarette pour que je ne succombe pas à l'évanouissement d'après leur
savoir. On me prenait alors par une chaîne d'attelage rattachée par une
poulie au plafond de la pièce, tout nu, tête en bas, pieds en haut, mains
enchaînées, derrière le dos. L'épreuve était pour moi d'un moment très
difficile inoubliable et très humiliante. Les coups de bâton, les coups
de pieds et les coups de poings me parvenaient de toutes directions au
point où je ne pouvais réagir surtout après avoir reçu quelques coups
d'électrocution. On me faisait alors descendre la tête dans une
bassine d'eau de javel où l'un des tortionnaires m'étranglait du cou pour
me faire suffoquer, réagir, et parler. Parler pour respirer. Parler
pour dire n'importe quoi surtout ce que voulaient entendre les
tortionnaires par imagination. Ils se sont donc convaincus que je
n'avais rien à l'esprit. Cependant les tortionnaires me relâchaient
tout nu par terre dans une pièce mouillée d'eau de Javel, de sang et de
vomissements sanguinolents. J'étais dans un état lamentable. Je ne
pouvais me mettre debout ni marcher ni descendre les escaliers. Je ne
pouvais remettre tout seul mon slip, pantalon et chemise souillés de sang
et d'eau de javel. La générosité des tortionnaires les ordonna de
m'aider à le faire pour m'emmener dans une autre pièce d'aveux où toute
leur équipe de responsables est réunie après avoir arrêter ma sur
professeur au lycée mère de trois enfants, pour m'humilier devant elle et
me provoquer en me menaçant de la violer en ma présence. J'étais
atteint d'aréflexie. Je ne pouvais rien faire devant leurs insultes,
injures et humiliations car je n'avais rien à avouer puisque je ne savais
absolument rien de ce qu'ils prétendaient. On me faisait signer des
papiers que j'ignorais le contenu puis on m'a fait descendre dans une
geôle au sous-sol du ministère de l'intérieur. J'y ai passé dix neuf
jours où j'ai attrapé la gale et un essoufflement persistant à l'effort
depuis cette détention. Des précordialgies et des arythmies irrégulières
me sont installées depuis cette date. J'ai passé deux mois de
convalescence sans pouvoir reprendre mon activité à mon cabinet
médical. Je ne pouvais ni m'asseoir ni marcher convenablement à l'aise.
Dès le début du mois de septembre 1992, le contrôle administratif
s'installa à mon égard sans procès ni jugement ni condamnation. C'est une
forme de prison à domicile non coûteuse au régime de la dictature de Ben
Ali. C'est une répression gratuite. Au cours de cette période je me
chargeais d'acheter à chaque fois un registre de mon propre argent sur
lequel je passais signer au poste de police du village de Dahmani au nord
ouest de la Tunisie deux fois par jour à des horaires qui ne me
convenaient nullement et bien choisis en conséquent par les
policiers. Cette situation s'est prolongée durant six ans et trois
mois. C'est à dire du premier septembre 1992 au 07 novembre 1998. Comme
vous le constatez, on vit toujours en Tunisie à la merci du Président Ben
Ali et on survit toujours grâce aux festivités de la commémoration du 07
novembre. Cependant au cours de cette période de violations, de mesures
pratiques abusives à la Tunisienne, tant d'évènements choquants ont marqué
ma vie dans la grande prison de Tunisie par les prolongements et dérivés
de la police politique et de la milice du parti au pouvoir (RCD) :
Humiliations - Intimidations - Persécutions - Harcèlements - Rejet
socioprofessionnel - Pressions fiscales - Violations de domicile à des
horaires indisposant sans réquisitions du procureur (La police politique
est toujours à la recherche de rien du tout chez moi) - Retrait du permis
de conduire sans motif légal - Procès judiciaires de chèque sans provision
que je n'ai jamais signé ni avoir connu le bénéficiaire (l'écriture fait
foi ainsi que d'autres indices) - Provocations de mes enfants à l'école -
Harcèlement de mon épouse médecin à l'hôpital - contrôle d'identité de mes
malades à l'intérieur de la salle d'attente à mon cabinet médical -
Persécutions de la belle-famille algérienne au niveau des postes
frontaliers Tuniso-Algériens à l'entrée et à la sortie de la Tunisie
(Fouille à corps et à poils hommes et femmes)
Toutes ces pratiques
invalidantes étaient orchestrées par les services spéciaux de police
politiques avec la coordination des renseignements généraux du ministère
de l'intérieur où les décideurs de ces locaux n'ont jamais apprécié la
grâce présidentielle que m'a attribué le président Ben Ali aux premières
festivités du 07 Novembre 1988 avec le groupe sécuritaire. Tout le
boulot dans et les efforts des tortionnaires étaient mis dans l'eau. Leur
bilan est nul. Mais leur traces et séquelles sont gardées à vie. Les
témoignages de leurs atrocités en cette période courent de bouche à
oreille à l'intérieur et à l'extérieur de la Tunisie. Cependant après
avoir repris ma fonction le 07 Novembre 1988 en tant que médecin de la
santé publique à Dahmani, j'étais réhabilité. J'ai reçu l'ensemble de mes
salaires et primes de l'année de détention avec régularisation de ma
situation administrative (Ancienneté - Grade - Echelon
). Cette mesure a
vivement provoqué l'orgueil de la police politique obligeant de façon
indirecte le ministre de la santé publique Mr. Dali Jézi ex-militant des
droits de l'homme et ex-opposant politique à m'adresser un télégramme de
Regret Mise Fin Fonction sans aucun motif ni raison légale après quinze
mois de reprise de travail suite à une grâce présidentielle à la sortie de
prison et réhabilitation totale. La réconciliation bafouée les calculs
des services spéciaux de la police politique du ministère de l'intérieur
qui devait trouver toujours un chewing-gum à mâcher. La police
politique ne peut vivre en Tunisie que dans les milieux infectes de
tensions sociopolitiques. Elle doit toujours provoquer les crises et les
affrontements politiques. Il n'y a que des professionnels pour les
magouilles des saletés. La sérénité du pays fait mal à la tête des
tortionnaires. Personne ne doit rester tranquille en Tunisie. Il fallait
toujours créer des litiges. Toutes les structures de la police politique
du parti au pouvoir exécutent les instructions frauduleuses et mensongères
pour envenimer la vie socio-politique sans fondement. A un certain
moment, entre 1992 à 1998 mon cabinet médical était transformée en un
bordel par le chef de la police de Dahmani le nommé Ahmed Hassen qui
ramenait sa concubine pour la baiser sur le lit de la salle des soins de
mon bureau en fermant la porte devant mes yeux après avoir garé la voiture
de la police (Ritmo noire et blanche) devant l'entrée de mon cabinet
médical pour effrayer les malades qui comptent consulter chez moi. Cela
s'est passé au regard de tous les habitants du village de Dahmani (Nord
Ouest de la Tunisie). Je ne pouvais parler à l'époque par craintes de
répercussions de représailles au contrôle administratif de la prison à
domicile dont se charge le dit Chef de la police locale. Si ce n'était pas
un voyou, il n'osait pas faire d'acte pareil à mon bureau dans un petit
village surtout qu'il était marié et père de plusieurs enfants. Les
représailles ne sont dénoncées en Tunisie par personne. On vit la
police. On respire la police en Tunisie. Quant aux arrestations
abusives, aberrantes, multiples et fréquentes, je les subissais à mon
bureau au regard de mes malades par au moins six agents armés jusqu'au
dents pour semer la terreur et me faire sortir les mains enchaînées en
blouse blanche. C'étaient des mises en scène de cinéma policier pour
montrer à l'opinion publique que la police politique est bien vigilante
sur tout le territoire. Aucun soutien n'a été relevé par le Conseil de
l'Ordre des Médecins Tunisiens ni par des institutions qui se
considéraient défendre les droits de l'homme. Mon seul soutien était
mon épouse, mes enfants et la belle-famille algérienne. Mes
arrestations duraient entre trois à quatre jours tous les deux mois
environ entre 1990 et 1992 sans que je puisse avoir des explications ou
justifications du motif de ces mesures. J'étais toujours séquestré ou
plus exactement en captivité provisoire les mains et pieds enchaînées et
rattachées au pieds d'un bureau et je dormais par terre sur un carton sans
couverture. Un bout de pain sec m'est donné le soir à 20 heures chaque
jour. Par générosité mes agresseurs me laissaient prendre mon burnous
en hiver avant de m'embarquer pour une durée inconnue. Aucun papier ne
m'a jamais été livré à ce propos. Toutes les structures de l'Etat et
du parti au pouvoir étaient complices dans ce processus pour me briser ma
carrière professionnelle de médecin dans le secteur privé puisque j'étais
renvoyé du secteur public sans oser franchir les frontières du pays pour
l'exil à l'étranger. Je suis déjà en exil à l'intérieur de mon pays. Le
propriétaire du local qui me sert de cabinet médical à Dahmani a été
condamné injustement pour trois ans de prison qu'il l'a purgé puis il a
été renvoyé de ses fonctions d'instituteur pour un motif qui n'a jamais
été révélée mais au fond pour m'avoir loué la maison de ses parents et
défié l'autorité qui lui a donné des instructions au refus de me louer le
cabinet médical et m'empêcher de m'installer à Dahmani en médecin de libre
pratique. Mais les harcèlements de la police politique ne cessent de
continuer par compression de mes droits de citoyenneté dont la forme prend
le cadre de la discipline socio-administrative : Malgré la traduction
de mon épouse médecin à l'hôpital de Dahmani devant le conseil de
discipline au ministère de la santé à maintes reprises sous la tutelle du
ministre Hédi Mhenni pour des motifs imaginaires (Venir en retard - Partir
avant l'heure, divulgation des secrets de la santé publique, perte du
carnet à souches
) qui lui valaient des suspensions provisoires de
salaires avec mise à pieds. Le recours du ministre de la santé publique
Hédi Mhenni le 24 Juillet 2000 à la muter du Nord Ouest (Dahmani) au Sud
(Sidi Bouzid) par mesure disciplinaire avec obligation de changement de
résidence, avait pour but réel la fermeture de mon cabinet médical à
Dahmani dont l'idée ne m'a jamais effleuré l'esprit après onze ans
d'ancienneté dans le secteur privé. Le ministre de la santé continue le
travail de persécutions et harcèlements du ministre de
l'intérieur. Devant mon refus de partir de Dahmani et changer le lieu
de travail, une tentative d'assassinat s'est orchestrée à mon égard par la
police politique en vue de simuler un accident de la voie publique le 31
Juillet 2000 : Un semi-remorque a tenté en me croisant en ligne droite à
80 Km /heure de m'écraser sous ses roues, ma déviation brusque et brutale
m'a valu une paralysie de l'épaule gauche et une voiture neuve de Seize
Mille Dinars en épave (Citroën Saxo). Les deux agents de la police
politique les nommés Abdallah Bouazizi et Mouldi Khemassi qui me
supervisaient au Kef le soir même de l'accident avant de prendre la route
en ligne droite du Kef à Sidi Bouzid m'ont rendu une visite au service des
urgences à l'hôpital du Kef vers sept heures du matin, le premier août
2000. L'accident est survenu le 31 Juillet 2000 à Neuf heures du soir à
cinq - six kilomètres de la sortie du Kef, les secours de la garde
nationale de circulation et de la protection civile étaient arrivés le
premier août 2000 à une heure du matin. Il fallait quatre heures pour
secourir une victime d'un accident de la voie publique à cinq - six
kilomètres du Kef. D'ailleurs ils n'ont pas mis beaucoup de temps pour
venir sur le lieux. Ils croyaient que j'étais froissé. L'agresseur ne
s'est jamais arrêté et découvert. La police et la garde nationale ne
m'ont jamais soulevé ce sujet tabou. Les révélations y sont proscrites
à vie. La voiture que mon père me l'a passé ensuite à titre de prêt au
début de Juin 2001 (Renault Express) après rétablissement progressif et
lent de mon état de santé pour me faciliter mes déplacements entre mon
lieu de travail au Nord Ouest (Dahmani), mon domicile au Sud (Sidi Bouzid)
et le lieu de réadaptation fonctionnelle à l'Est (Tunis). La police de
la circulation sous ordre de la police politique m'a retiré la Renault
Express sans motif légal bien que ses papiers étaient en règles pour me
laisser me déplacer en bus et en taxi en plein été avec une bandoulière
rattachée au cou depuis plus d'un an. Le motif de cette confiscation
abusive ou vol manifeste en plein jour était : Voiture suspecte. Le
véhicule demeure toujours au dépôt municipal de Dahmani à partir du 22
Juin 2001 sans aucun papier justificatif de cette mesure abusive qui a été
prise cinq jours après mon intervention téléphonique du 17 Juin 2001 à
l'émission Grand Maghreb à la chaîne Al Mustakilla de Londres. C'est à
dire le jour où l'honorable Madame Sihem Ben Sedrine a fait des
révélations qui n'ont pas plus à l'autorité au pouvoir qui l'a séquestré
abusivement du 26 Juin 2001 au 13 Août 2001. Madame Ben Sedrine est
sortie du prison après ses déclarations publiques et mon véhicule demeure
toujours en dépôt après une communication téléphonique à la même émission
du même jour à la chaîne Al Mustakilla à Londres. Violation, vol,
banditisme, mépris
Je ne peux qualifier ces gestes et je vous laisse le
soin d'en conclure et juger. Quant à mon passeport, la police politique
m'a toujours épargné la fatigue et les dépenses des déplacements à
l'extérieur de la Tunisie depuis 1990. Refus catégorique malgré le
jugement prononcé au tribunal administratif le 07 Juin 2001 qui annule la
décision du ministre de l'intérieur pour ce refus non justifié à la
délivrance du passeport et le droit au voyage à l'étranger. La police
politique a séquestré l'air du citoyen sous l'énigme de la prévention du
terrorisme religieux (bien que je suis croyant non pratiquant depuis mon
jeune âge) qu'elle essaie de me le coller gratuitement. En Tunisie
toute personne manifestant des idées contraires à celles de l'Etat est
qualifiée d'intégriste jusqu'à preuve du contraire. Actuellement je
suis sans passeport en l'absence d'une interdiction légale. Je suis privé
de voyager depuis plus de dix ans, bien que j'ai des amis de la famille
éparpillés au monde entier. Je n'ai jamais pu assister à un congrès ou
réunion à l'étranger depuis l'arrivée du président Ben Ali au
pouvoir. Je suis privé de conduire une voiture personnelle ou autre par
risque de confiscation abusive sous l'ordre de la police politique et sans
raison légale. J'habite à Sidi Bouzid (à 350 Km au Sud de la
capitale). Je travaille à Dahmani (à 200 Km au Nord Ouest de la
capitale Tunis). Je poursuis une cure de réadaptation fonctionnelle à
Tunis (la capitale) deux fois par semaine durant une autre année. C'est à
dire jusqu'au mois d'Août 2002. Pour joindre ma famille à Sidi Bouzid
de Dahmani, je dois parcourir 150 Km. Je me déplace en autobus et en
taxi : ma voiture personnelle est en épave suite à une tentative
d'assassinat perpétrée par la police politique en Juillet 2000. La voiture
que mon père m'a prêté m'a été confisquée sans raison légale en Juin
2001. Ma ligne téléphonique subit souvent des restrictions
discriminatoires de certains numéros bien déterminés sinon elle est
l'objet de suspension abusive sans justification. La facture de
télécommunication me devient de plus en plus salée pour que l'autorité
puisse justifier l'ultérieure coupure ou suspension totale et définitive
de ma ligne téléphonique (incapacité de payer gratuitement les factures
salées). Je suis le seul témoin oculaire potentiel d'un assassinat d'un
commandant militaire Mohamed Mansouri dans les locaux de la police
politique au ministère de l'intérieur dans la nuit du 29 au 30 Novembre
1987 par agression physique sauvage et électrocution massive malgré la
prétention de l'autorité tunisienne que ce décès résulte d'un arrêt
cardiaque et mort naturelle. J'ai subi tant d'injustices à l'air du
général Ben Ali par ses collaborateurs musclés. Je garde des séquelles
corporelles de pratique de torture depuis Novembre 1987 et Juillet 1992 et
une impotence partielle permanente de 38 % suite à la tentative
d'assassinat par simulation d'un accident de la voie publique en Fin
Juillet 2000 par la police politique. J'étais aussi victime depuis un
an d'une escroquerie perpétrée par le chef de cabinet de l'ex-ministre de
la santé le nommé Kamel Cherbib. Il m'a volé Douze Mille Dinars
(Equivalent de 12 Mille Dollars environs) en promettant à mon père de
suspendre les persécutions administratives engagées à l'encontre de mon
épouse médecin. Il lui a vendu une voiture accidentée (PEUGEOT 306) dont
le prix ne dépassait pas sur le marché les Six Mille Dinars (Six Mille
Dollars environs). Mon père a accepté cette transaction malhonnête
(corruption) pour arranger la situation administrative de mon épouse
médecin Docteur ALLAOUA NADIRA. Mais aucune suite ne s'est révélée
ultérieurement de ce compromis. Mais à la suite d'une plainte
administrative et juridique engagée de ma part à l'encontre de ce voleur
administrateur, Mr. Hédi Mhenni est nommé ministre des affaires sociales
et rapatrie Kamel Cherbib dans son nouveau cabinet aux affaires sociales à
titre de couverture d'impunité administrative. Mes requêtes en ce sens
courent dans les couloirs des tribunaux et dans les oubliettes. Un
embargo professionnel élaboré par la police politique étouffe la
rentabilité financière de mon cabinet et déstabilise la concurrence légale
loyale et légitime avec les confrères du village. Nombreuses plaintes
judiciaires que j'ai engagées, à l'encontre du ministre de la santé, du
ministre de l'intérieur, du ministre des télécommunications, du ministre
de la jeunesse et du sport, n'ont jamais eu de suites. En Tunisie du
général Ben Ali, on ne vous tue pas mais on vous laisse crever en silence
dans l'obscurité. Donc après quatorze ans de silence et de souffrance
individuelle et familiale depuis le 22 Novembre 1987 date de ma première
arrestation et captivité, je lève le ton et je me décide à tirer le rideau
de la peur pour hausser la voix en claquant sur la table. N'importe
quelle conséquence de mes présents aveux et plaintes ultérieures auprès
des instances internationales compétentes ne m'intriguent puisque le mal
est déjà fait. J'ai trop perdu et je n'ai plus rien à perdre. J'ai
supporté la torture physique, morale et financière. Je me déchaîne et
je me révolte sans peur ni regret contre tous ceux qui ont porté atteinte
de loin ou de près à ma personne et à ma famille avec le bâton,
l'électrode, la torture par la faim, le sourire et la propagande de
l'hypocrisie démocratique avec les beaux discours du président le général
Ben Ali. Mon drame tragique a commencé avec l'arrivée du général
dictateur le président Ben Ali au pouvoir du 07 Novembre 1987 où le
citoyen ne crie plus pour exprimer ses souffrances mais gémit aux coins
des rues et sous les murs à basse voix. La dignité et la fierté de
chacun ont été manifestement touchées. Il est honteux et injuste de
voir des tortionnaires représenter la Tunisie et le peuple tunisien dans
les cérémonies internationales officielles. La complicité des
responsables des pays frères et amis de notre pays tend à adoucir les
différents avec les criminels tueurs de leur peuple. Les victimes et
leurs familles en sont profondément touchées des exigences des procédures
du protocole d'Etat qui les obligent à supporter des scènes qui réactivent
leurs mémoires en matière de torture et de toute sorte de violation de
droits de l'homme. La Tunisie et le peuple tunisien ne méritent pas
toute cette misère imposée par les représailles d'un régime dictateur qui
se dit Démocrate. Messieurs les présidents, Pardonnez-moi pour la
longueur de ces propos qui ont pour seule intention de vous illustrer la
gravité des atteintes insupportables, scandaleuses et inadmissibles aux
droits de l'homme les plus élémentaires en Tunisie, et en particulier par
le général Habib Ammar actuel président du COJM. J'en appelle à votre
conscience pour dénoncer ces crimes inqualifiables perpétrées par le
général Habib Ammar, et je suis convaincu que votre moralité vous
empêchera de serrer la main à ce criminel, de vous asseoir à ses côtés ou
en sa présence. La présence de ce criminel au sein du mouvement
olympique constitue non seulement une violation des principes éthiques et
moraux qui animent le sport et l'olympisme mais aussi une insulte à ses
victimes, et à la mémoire des personnes assassinées.
Veuillez agréer, Messieurs les présidents, l'expression des mes
sentiments les plus respectueux. Salutations et respect
Dr. EL AMRI SAHBI Médecin de libre pratique 90 Avenue Habib
Bourguiba. Dahmani. 7170 / Le Kef - Tunisie tél. : 0216 (8) 28 05
03 00216 (9) 44 74 55 00216 (9) 73 33 72 00216 (9) 22 27
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Traduction française : La Tunisie accueillera du 2
au 15 septembre les XIVe Jeux méditerranéens, dans un climat de morosité
sociale de plus en plus perceptible. Et pour cause, les libertés n'ont
jamais été aussi bafouées, l'administration aussi gangrené par la
corruption, l'avenir des Tunisiens aussi incertain et l'image de la
Tunisie à l'étranger aussi écornée ! En dépit d'une intense propagande
officielle qui a jusqu'ici coûté très cher, cette manifestation sportive
n'enchante pas les Tunisiens, tant leur déception est énorme et le régime
actuel impopulaire à leurs yeux. Outre ce constat alarmant, d'autres
anomalies graves viennent perturber le déroulement des jeux et reléguer la
dimension sportive au second plan. Il s'agit tout d'abord de la
présence d'un ancien ministre de l'intérieur, impliqué dans des actes de
torture, à la tête du comité d'organisation de ces Jeux. Habib Ammar dont
la responsabilité est avérée dans la répression des opposants, continue de
jouir de l'impunité et des faveurs du régime actuel. A cette occasion,
et tout en exprimant sa profonde consternation, le Congrès Pour la
République ( CPR ) rappelle que l'intéressé n'est qu'un chaînon d'une
longue suite de responsables de ce fléau qu'est la torture. Ensuite, et
au moment où s'amplifie le génocide de nos frères palestiniens, le régime
tunisien décide encore une fois de fuir ses responsabilités et son devoir
de solidarité avec la Palestine martyre en refusant d'inviter une
délégation palestinienne à ces jeux et casser l'isolement dans lequel se
trouvent acculés les héros de l'Intifada. Le CPR, tout en déplorant
cette décision qui ne reflète en rien la grande mobilisation des Tunisiens
en faveur de leurs frères palestiniens, assure de son soutien indéfectible
ces derniers dans leur lutte légitime contre les forces de l'occupation
pour le recouvrement de leurs droits et l'instauration de leur Etat, avec
Elqods en tant que capitale. Par ailleurs, le CPR tient à exprimer son
indignation devant le slogan de ces Jeux " à Tunis, la Méditerranée est en
fête ", car de cette fête sont exclus les dizaines de milliers d'hommes et
de femmes et leurs enfants qui attendent en vain la vraie fête, celle de
l'amnistie générale, et de leur libération des mouroirs que sont devenues
les prisons tunisiennes où ils souffrent le martyre.
Pour le Congrès Pour la République Le responsable
de l'information, Chokri HAMROUNI
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Les dérives du pouvoir en Tunisie deviennent de jour en
jour alarmantes! Le Pays est pillé chaque jour d'avantage par des
voyous dont les méthodes sont pire que celles de la mafia. On a
l'impression que le général Ben Ali est entrain de défier l'humanité
entière par: A - Le mensonge : En faisant croire
pendant plus de dix ans a l'occident qu'il est leurs protecteur contre le
terrorisme islamique. Il n'en est rien, puisque tous les actes terroristes
commis en Tunisie (vitriol, etc.) ont été commis par son appareil
répressif fort de 140 000 policiers. Il a leurré la CIA et les européens
en leur annonçant périodiquement des attentats imaginaires pour incriminer
ses opposants. B - Le mépris des lois universelles
: en bâillonnant son peuple et en s'adonnant à la torture ,au crime
et à la subordination de la justice. C - Le crime
international : En faisant de la Tunisie, place stratégique de la
Méditerranée, la plaque tournante du trafic de tous genres : - Drogue :
L'affaire Couscous connection orchestrée par son propre frère (mort
assassiné) continue avec d'autres hommes et d'autres ports à inonder
l'Europe. - Cigarettes : Les containers saisis à Marseille
appartenaient à son beau frère. - Vol de voitures en Europe: Sa famille
est leader mondial de ce genre de trafic. L'écoulement est assure sur un
vaste marché qui s'étend de l'Afrique au moyen orient. - etc. D-Le chantage : En sont victimes
surtout les français. Un triple objectif est visé par le Général
Président: - Bâillonner les médias français (surtout la TV, la presse
est déjà censurée) - Obtenir des déclarations de complaisance en faveur
du régime La dernière condamnation du parti socialiste Français est une
preuve d'amitié envers ce peuple opprimé. Un vieux militant n'a pas hésité
à qualifier la FRANCE de "Om hanina" la mère affectueuse. - Soutirer le
maximum de commissions et de pots de vin sur les gros marches de l'état
par la famille du général président. E - L'ingratitude
: L'amitié entre les peuples français et tunisien date de plus de
23 siècles. En permettant a Hannibal de traverser tout leur territoire et
en se ralliant a lui, les gaulois avaient un objectif commun avec les
Tunisiens : Vaincre Rome pour obtenir leur liberté. Aujourd'hui encore les
deux peuples manifestent cette amitié par les faits suivants: - La
France est le premier client et fournisseur de la Tunisie. - Un million
de Français visitent chaque année la Tunisie - 500 000 Tunisiens vivent
en France. - Plusieurs centaines de milliers ont la double nationalité,
et représentent de ce fait une influence sur la politique des deux
Pays. -La Tunisie a donne a la France plusieurs célébrités
internationales: Alaia, Azzaro, Boujnah, Ouaki(Tati), Lanoux, Adel,
Yamina, Elie Kakou, Anconina, Daniela Lambrozo, Lotfi Belhsine, Ben
Ammar, Moati, Cacoub, Marouani..., et aussi des hommes politiques estimes
tel que M. Seguin et le maire actuel de Paris M.Delanoe. - La langue
dominante en Tunisie est le français. Cette amitié et ces liens sont
devenus sacres. En aucun cas, nous ne permettrons a qui que soit de les
bafouer. Il semble que le général président n'est pas de cet avis :
-Il n'hésite a payer des publi-reportages sur de quotidiens américains
pour condamner la politique nostalgique de la France pour le
colonialisme. - Il ne cesse d'humilier les symboles de l'amitié
franco-tunisienne: - Mr Jean Daniel a mis sa vie en jeu en allant sur
le franc de la bataille Bizerte a fait l'objet d'une inadmissible
humiliation. - Mme Mitterrand (première dame de France pendant 14 ans)
a été traitée en direct a la TV par un ministre en exercice de "akab
hajjala ou de vulgaire veuve qui ferait mieux de s'occuper de l'affaire de
son fils qui trafique des armes qui tuent nos frères Africains" - Le
corps des enseignants Français qui ont vu l'un de leur collègue expulse en
moins de 24h. sur simple décision arbitraire du général président. -
Les journalistes qui sont violentes, fouilles ,expulses ou interdits de
séjour en Tunisie. - La mise en faillite de centaines de PME Françaises
qui se font tout simplement arnaquer par les proches du général président
car la justice leur est soumise. - La présence sur le sol français de
milliers de policiers du général président. Le réseau a été mis en place
par l'ex-ambassadeur le Général Ben Cheikh. - La langue Française est
agressée par le général président lui même puisqu'il a ordonne de
supprimer le français sur les enseignes et a ordonne de supprimer Antenne
2.Ces gestes hostiles sont en contradiction avec la culture et la vocation
touristique du Pays. -L'atteinte a l'honneur a des personnalités
françaises en leur faisant déclarer ce qu'ils n'ont jamais dis(voir le
démenti de Mr Delanoë). L'énumération de ces gestes hostiles est
longue, et le général président est bien décide a aggraver encore les
choses. Tous les Tunisiens sans exception souffrent de cette situation
malsaine. Ils n'admettent pas qu'on leur supprime ANTENNE 2, qu'on
expulse leurs professeurs, qu'on censure les journaux qui les informent
avec objectivité, qu'on les prive de la conférence ou de lire le livre de
Mr Jean DANIEL ,qu'on vienne déranger leur hôte Mr Delanoë pendant ses
vacances dans sa ville natale... Non, ils n'admettent pas qu'on bafoue
les règles sacrées de l'hospitalité, de l'amitié et de l'éthique. Ils
veulent le crier haut et fort! Mais ils ne peuvent pas, ils sont
bâillonnés, tortures et tues s'ils s'expriment! A moins que les
Gaulois d'aujourd'hui se souviennent de l'histoire et aident à leur tour
les héritiers d'Hannibal à retrouver par des moyens adéquats la liberté.
Envoi de YEZZI FOK - le 31 août 2001: Réponse
à : LES GAULOIS ET LES HERITIERS D'HANNIBAL Envoi de
Bouwazra le 31 août 2001:
Tout à fait d'accord avec vous sur l'essentiel, mais il y a certaines
choses que vous n'avez pas dites, à commencer par ce soutien actif donc le
général Ben Ali et son régime continue à bénéficier dans des milieux
français qui préfèrent fermer les yeux et se boucher les oreilles pour ne
pas voir ce qui se passe en Tunisie: Des personnalités françaises comme
Seguin, Delanoë, Jean Daniel, Gisèle Halimi, Claire Mendès France,
Frédéric Mitterrand entres autres ont soutenu le régime Ben Ali jusqu'à
ces derniers mois et c'est grâce à ce soutien complaisant qui a duré dix
ans que Ben Ali a pu violé tous les droits élémentaires du peuple
tunisien, torturer, chasser ses opposants, affamer leurs familles,
emprisonner son peuple dans une prison à ciel ouvert. La France n'a
jamais ménagé son soutien à Ben Ali et son régime est présenté par M.
Chirac lors de sa visite officielle en Tunisie en 1995 comme un modèle de
démocratie. la Tunisie n' a jamais été condamné pour violation des droits
de l'homme devant une seule instance internationale tout simplement parce
que la France s'y oppose à chaque fois et continue à le faire. C'est
grâce aux accords de coopération sécuritaire signés en 1994 entre Charles
Pasqua ministre français de l'intérieur et Abdallah Kallal que les
centaines de policiers tunisiens peuvent agir librement en France et
traquer, tabasser, menacer les opposants, que les deux services de police
français et tunisiens peuvent échanger leurs informations sur les
activités de l'opposition tunisienne en France et ailleurs; C'est en fin
grâce aux accords de coopération économiques que la Tunisie peut obtenir
de la France tout ce qu'elle veut comme crédits, facilités de paiement,
aide de l'Union européenne. il faut donc savoir ceci: Sans le soutien
de ses amis français, et de la France, le régime Ben Ali tombera comme un
fruit mûr à court ou à moyen terme. Que faut-il faire? mettre la
pression médiatique sur les actuels et anciens amis de Ban Ali pour qu'ils
cessent de le soutenir, dénoncent ses crimes et reconnaissent leurs
erreurs passées. Qu'ils le disent publiquement Jean Daniel, Philippe
Séguin et Delanoë en tête. Que la France fasse un geste en donnant un
signal fort à Ben Al i: Arrêtes tes conneries sinon on retire notre
soutien et tout de suite. J' ai voulu compléter cher ami votre discours
pour que les tunisiens soient bien informés.
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