Sans commentaires

Woody Allen - Cinéaste américain : " Je trouve ahurissante la candidature de Georges W. Bush ! Je trouve ahurissant qu'on puisse avoir un candidat aussi nul. "

 
Communiqué (Traduit de l'arabe)

Cri de détresse des prisonniers politiques
condamnés en Août 1992

Tunis, 1er août 2001

Nous avocats près du Tribunal Militaire dans l'affaire " Mouvement Ennahdha " (août 1992), nous rappelons l'opinion nationale et internationale que nos clients continuent de moisir en prison depuis plus de dix ans suite à des verdicts politiques émanant d'une juridiction exceptionnelle dont l'incompétence à traiter de cette affaire a été reconnue à l'unanimité des juristes, outre les irrégularités telles que le respect du droit à la défense et les normes universelles d'un jugement équitable. Ces irrégularités ont été commises suite à de poursuites collectives où des atteintes à l'intégrité physique et aux droits et libertés individuelles ont été commises en mettant en péril la vie des victimes, et où ont été bafouées les valeurs et les principes de justice.
Et leurs malheurs ne se sont pas limités à tout cela. Leur emprisonnement a été le début d'une opération organisée de destruction physique et morale et de persécution les visant eux et leurs familles et toute personne ayant la moindre relation avec eux, y compris les amis et les voisins. Nombre d'entre eux vivent dans des cellules individuelles depuis plus de dix ans en violation des lois internationales et des droits humains universels. Attendu que nos clients sont innocents, n'ayant pour charge que l'exercice de leurs droits constitutionnels de s'exprimer et de s'associer librement.
Nous demandons en conséquence leur libération et nous transmettons :
1) leur considération pour tous ceux qui les ont soutenus et qui ont exigé la levée de l'injustice qu'ils endurent, et qui ont demandé une amnistie générale pour mettre fin à leurs malheurs et pour bénéficier des compensations aux dommages subis.
2) leur appel à tous les hommes libres pour davantage d'unité dans l'action en vue de réaliser cette demande patriotique dans les plus brefs délais.

Pour les Avocats Près du Tribunal Militaire, août 1992
Le Doyen : Me Mohamed Chakroun


Mail de M. Sfar . Vendredi 14 septembre 2001 .
Docteur Sahbi El Amri

Un cri de détresse s'élève du fin fond du pays

Chers amis,
Je vous envoie le texte (voir fax ci-bas en arabe) de ma plainte en date du 11 septembre adressée au Procureur de la République près du Tribunal de première Instance du Kef.

Remarque : Il n'échappe pas aux internautes la simultanéité de cette vague de persécutions dont je suis l'objet et mes déclarations sur ZeitounaTV, sur Internet et autres médias internationaux au sujet de la torture dans les services du ministère de l'Intérieur et de l'assassinat du Commandant Mohamed Mansouri à l'aube de l'ère du 7 novembre 87 par la police politique du régime du président Ben Ali.
J'ajoute que j'ai fait une déclaration télévisée par téléphone sur le même sujet le samedi 8 septembre 2001. Mais les services fiscaux n'ont pas attendu plus de 48 heures pour rappliquer le lundi suivant, le 10 septembre, pour me remettre un PV de redressement fiscal exigeant le paiement de 7 128,512 DT. Il s'agit là d'un avertissement venant de la police politique qui a toute latitude pour donner des instructions à tous les services administratifs. Cette action a été précédée d'une facture téléphonique au nom de mon cabinet médical d'un montant de 2 095,620 DT. Je vous laisse le soin du commentaire et de la conclusion.
Dr Sahbi El Amri

"Je crains pour ma vie et pour la vie des miens"
J'accuse!


Dr Sahbi El Amri, Médecin de ville
Dahmani (Tunisie), lundi 10 septembre 2001

Mes dernières révélations à des chaînes de télévisions internationales et au niveau de nombreux sites Internet en tant que Victime de Torture, Témoin d'actes d'atrocités sauvages de Torture, Médecin ayant subi une multitude de formes et pratiques de torture avec le Groupe Sécuritaire dès l'aube du Régime du 07 novembre 1987 et l'ascension du Général Président Ben Ali à la magistrature Suprême en Tunisie.
J'ai en conséquence pu être sur les lieux dans la nuit du 29 au 30 novembre 1987 pour examiner en qualité de médecin le Commandant Mohamed Mansouri quelques heures avant sa mort suite à une violence physique accrue et électrocution par la police politique dans les locaux du 3e étage au ministère de l'Intérieur à Tunis sous la tutelle du criminel le Général Habib Ammar, l'actuel président du Comité d'organisation des jeux méditerranéens.
J'ai porté par mon témoignage des accusations franches et directes aux responsables de l'appareil tortionnaire en Tunisie depuis l'installation d'un Etat terroriste qui détient le pouvoir par la terreur et les atrocités de la Torture pratiquées par les Serviteurs du palais de Carthage qui sont minutieusement désignés à des fins criminelles touchant les opposants politiques et les revendicateurs syndicalistes ainsi que tous ceux qui ne s'alignent pas au rang du banditisme d'un Etat maffieux.
J'ai par ailleurs, attiré l'attention de M. Jacques Rogge, président du Comité international olympique et de M. Claude Collard, président des Jeux méditerranéens, à propos du Criminel Sanguinaire, le Général Habib Ammar désigné, à titre de mépris et de provocations aux victimes de la pratique de la Torture à ère nouvelle, par le général Président Ben Ali à présider le Comité d'organisation de jeux méditerranéens Tunis 2001.
J'ai en outre adressé un appel à toutes les organisations non gouvernementales du monde entier après un étouffement de 14 ans pour étaler publiquement un témoignage de l'assassinat du Commandant Mohamed Mansouri, suite à une agression majeure et électrocution dans les locaux de la police politique à Tunis dans la nuit du 29 au 30 novembre 1987.
J'ai aussi relaté la sauvagerie que j'ai subie au cours de mes arrestations abusives depuis l'aube du 7 novembre 1987 par la police politique du Régime Ben Ali.
Mes après mes dernières révélations et mes déclarations de télévision, je risque le pire des violations de mes droits de citoyenneté et d'intégrité physique, matérielle et autres malgré les persécutions et harcèlements continuels dont je suis la cible privilégiée et qui pourraient atteindre mon entourage familial puisque leur vague est déjà engagée depuis quelques temps à mon encontre.
La police politique ne peut survivre sans provoquer de crise ni conflit ni incident. Elle est toujours présente pour envenimer l'atmosphère socio-politique afin de désorienter l'attention de l'opinion publique nationale et internationale sur l'impunité des Tortionnaires et la réhabilitation de leurs victimes.
J'ai porté par mes dernières révélations des accusations de culpabilité au Général Président Ben Ali ainsi qu'à ses collaborateurs bien choisis et désignés pour des missions criminelles bien déterminées sous le délire de la lutte contre la prolifération des courants intégristes.
Par conséquent, les non-transparence et la fausse crédibilité populiste du Terrorisme d'Etat en Tunisie sont mis sous les projecteurs afin de dévoiler les secrets de la propagande de la maffia politico-financière et policière qui gère le pays dès l'aube du 7 novembre 1987 par la terreur, les violations des droits fondamentaux des libertés et de l'intégrité de l'être humain, où les droits à la citoyenneté sont devenus un moyen d'oppression contre tous ceux qui ne portent et divulguent pas la même opinion politique que celle de l'autorité au pouvoir.
Torture, Massacres, Assassinats pratiqués par la police politique ne doivent pas être jamais revendiqués par les victimes et leurs familles.
Violations de domicile, Vols, Viols, Arrestations abusives, Agressions, Coupure de lignes de téléphoniques, Persécutions fiscales, Renvoie de la fonction publique sans raison légale, Rejet social par terreur et harcèlements policiers, Privation de passeport en l'absence d'interdiction légale, Modelage de procès judiciaire de motif imaginaire…. Ne doivent jamais faire l'objet d'une plainte, requête ou enquête dans un pays de droits et d'institutions en Tunisie de l'ère nouvelle où le décor démocratique domine le mensonge, le banditisme d'Etat et la dépendance d'une justice soumise à l'ordre des intérêts de la police politique et du régime Terroriste du Général Président Ben Ali.
Etant donc:
-L'une des milliers de victimes de la Sauvagerie de la Torture perpétrée par les Tortionnaires blindés de la police politique du régime du Général Ben Ali dans les locaux de la boucherie du ministère de l'Intérieur sous la Tutelle du Criminel, le Général Habib Ammar dès l'aube du 7 novembre 1987
-L'une des centaines, sinon des milliers, de victimes d'arrestations abusives sans aucune justification légale pour des durées de captivité variables par la police politique sous la Tutelle du Criminel Abdallah Kallel.
-L'une des victimes de la torture barbare dans les locaux de la police politique au ministère de l'Intérieur en juillet 1992 sous la tutelle du Criminel Abdallah Kallel.
-Le seul et unique témoin potentiel d'un assassinat par Torture sous électrocution et agression physique du Commandant Mohamed Mansouri dans la nuit du 29 au 30 novembre 1987 dans les locaux de la police politique au Ministère de l'Intérieur à Tunis sous la tutelle du Criminel Serviteur du palais de Carthage, le général Habib Ammar.
-Le premier, le seul et unique médecin ayant examiné le Commandant Mohamed Mansouri vivant dans la nuit du 29 au 30 novembre 1987 après une phase aiguë de Torture par agression physique et application d'électrodes à décharges électriques quelques heures avant sa mort.
-Le seul médecin qui pourrait hausser la voix pour inculper le régime du Général Président Ben Ali et son Terrorisme d'Etat.
-Le seul médecin qui détient la preuve de la complicité de la Commission médicale qui a délivré un certificat de décès de complaisance pour dérouter la voie de la vérité et couvrir les Criminels et assassins de la police politique afin d'amplifier le mauvais chemin de la Torture dans les locaux du ministère de l'Intérieur sous une impunité totale et absolue.
-Le seul médecin indigné de son appartenance au secteur médical en Tunisie qui comporte des médecins complices aux crimes par la Torture des Tortionnaires de la police politique responsables de nombreux assassinats par Torture et responsables d'invalidités permanentes ou séquelles invalidantes.
Mon doigt d'accusation et de culpabilité se dirige vers le Général Président Ben Ali, les serviteurs du palis de Carthage et l'exécutif de l'appareil Tortionnaire du Ministère de l'Intérieur ainsi que les médecins ayant délivré des certificats médicaux frauduleux pour couvrire la criminalité dans les locaux de la boucherie du Ministère de l'Intérieur et ses dérivés, portant ainsi atteinte au Code de déontologie et aux valeurs humaines universelles.


Ce n'est nullement un délire ou révolte infecte à l'encontre du régime policier du Général Président Ben Ali, mais c'est uniquement la pure et simple vérité que je mets à découvert après tant de silence et d'hésitation, tout en sachant que je vais payer la facture. Ce n'est qu'un brin de vérité que personne au monde ne pourrait m'y contrarier: Victime, Témoin, Médecin.
Pour cela, je sens que diverses méthodes connues de la police politique pourraient m'être infligées pour me faire taire. La mise en scène des simulations d'incidents mortels ou autres, pourrait mettre ma vie et celle de mon entourage en péril, suite à mes dernières révélations devant un silence complice des différentes instances de la société civile en Tunisie.
J'attire donc l'attention des consciences vives et âmes libres de toutes les organisations non gouvernementales du monde entier et sans aucune exception que quoiqu'il m'arrive, j'accuse publiquement la police politique et la milice du parti au pouvoir (RCD) en Tunisie d'être à l'origine de tout malheur ultérieur dont je pourrais être victime.

Je crains pour ma vie et la vie des miens
J'accuse
Je dénonce

Les spécialistes des scénarios et des mises en scène étudieront bien évidemment mes propos. L'impunité des tortionnaires du régime du Général Président Ben Ali et son ère nouvelle ne pourrait passer indéfiniment inaperçue et sans suites légales.

Les violations des droits fondamentaux des libertés et de la citoyenneté ne pourront être masquées par la propagande d'une mafia politico-financière et policière d'un Etat Terroriste dont le banditisme des serviteurs du palis de Carthage a pris place à la loi, à la Constitution et aux institutions de la société civile.

Démocratie ou Dictature? Je vous laisse le soin du commentaire, les faits ont violé les frontières de la Tunisie, dont la réputation est devenue…..

Dr Sahbi El Amri
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