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| Keep cool Bush ! |
L'Afghanistan est un pays qui ne manque pas d'ennemis. Pays pauvre,
enclavé, ruiné par 23 ans de guerre, sous-développé, oublié du monde et
mal aimé, le voilà aujourd'hui désigné comme l'ennemi des deux tiers de
l'humanité sur décision du président américain qui s'efforce de réunir
contre ce pays une coalition internationale aussi large que celle naguère
réunie contre l'Irak. Autre fois on disait quand l'Amérique éternue
l'Europe s'enrhume, aujourd'hui l'on peut dire quand l'Amérique s'énerve
le monde tremble. Le président des Etats Unis ne demande pas, il ordonne
et le monde s'exécute. L'Amérique est au monde ce que l'empire romain
était pour la méditerranée. Il y a d'un côté les bons et de l'autre les
méchants, ou si vous voulez le monde civilisé face aux barbares. C'est une
vieille histoire qui se répète depuis des siècles, l'Europe du moyen âge
jusqu'au 20e siècle et maintenant l'Amérique, c'est la civilisation. Leur
mode de vie, leur système socio-économique, leur pensée et façon de se
considérer eux-même et de voir le monde sont les seuls critères à prendre
en compte pour discerner le bien du mal, le faux du vrai, la justice et
l'injustice. Quiconque ose exprimer un autre point de vue contraire
est un barbare. Or le monde civilisée n'a pas de pitié pour les barbares
qu'ils soient indiens à exterminer pour faire le vide territorial, qu'ils
soient des noirs à asservir pour mettre en valeur les vastes territoires
américains enlevés à l'ennemi indien, ou à décimer pour imposer en Afrique
la mission civilisatrice de l'Europe des lumières. Aujourd'hui c'est le
tour du musulman qui refuse d'accepter un monde unidimensionnel dominé par
des forces hostiles à sa religion, sa culture, et ses valeurs. Il faut
donc l'amener à accepter de grès ou de force à ingurgiter cette boisson
amère dont il ne veut pas. Si vous ne l'avez pas encore compris, il existe
aujourd'hui un seul monde et une seule échelle de valeurs. C'est à prendre
ou à laisser. Voilà pourquoi on cherche à éliminer une fois pour toute, ce
dernier îlot de résistance au monde unidimensionnel et son échelle.
Mais revenons à ce pauvre pays que tout le monde déteste aujourd'hui
et s'apprête à attaquer avec des moyens militaires tellement
disproportionnés qu'on se demande s'il ne s'agissait pas d'une blague. On
fait trop d'honneur à l'Afghanistan en mobilisant contre lui les deux
tires au moins de l'humanité. Mais qu'a-t-il fait pour mériter ce sort ?
Pour commencer ce pays a fâché certains régimes arabes qui l'accuse
d'avoir hébergé ce qu'on appelle les " arabes afghans " expression qui ne
veut rien dire, soupçonnés de déstabiliser certains Etats qui sont tout
sauf un modèle de démocratie. Ces régimes, qui n'ont jamais reconnu le
gouvernement des Talibans, voient d'un bon il et applaudiront des deux
mains toute action qui vise à mettre fin à l'Etat Taliban. Puis
l'Afghanistan énerve beaucoup la Russie soucieuse de maintenir sous ses
bottes les républiques post-communistes d'Asie centrale et leurs
richesses, car un pays musulman riche doit rester toujours sous la tutelle
d'un parrain occidental. L'Afghanistan s'est attiré les foudres des
bouddhistes pas ceux d'Asie mais les bouddhistes civilisés d'Europe et
d'Amérique au nombre de trois à quatre millions rien que des hommes
d'influence, car aujourd'hui adhérer à l'esprit bouddhiste est un signe
d'évolution dans les milieux du jet set occidental. Or détruire l'immense
statue de bouddha dressée en terre afghane est un péché impardonnable, les
talibans l'ont commis, raison de plus pour leur déclarer la guerre, ces
barbares. Et ce n'est pas fini, car en jugeant huit chrétiens membres
d'une association humanitaire travaillant dans le pays, accusés de
prosélytisme, les talibans se sont faits haïr un peu plus par une opinion
publique occidentale qui leur en veut déjà beaucoup pour d'autres
raisons. Puis vint la goutte qui a fait déborder la vase : Les
attentats de New York et de Washington que les Etats Unis imputent aux
arabes protégés des talibans, Ben Ladin en tête. L'Amérique souveraine et
dominatrice, juge et partie d'un procès sans preuves, arbitre d'un jeu
inégal, marshal qui court après un fugitif pour le ramener mort ou vif et
bourreau chargé d'exécuter la sentence, oui l'Amérique c'est tout ça à la
fois, cette Amérique là n'écoute personne, ne discute pas, ceux qui ne
sont pas avec elle sont contre elle. Elle dispose de moyens sans limite
pour obtenir des Etats du monde entier tout ce qu'elle veut de grès ou de
force. Alors dans ces conditions là que représentent l'Afghanistan, ses
talibans, ses arabes, ses millions de réfugiés, sa pauvreté et ses
misères? Rien et même moins que rien. C'est ça le monde, dominé à
l'échelle planétaire, par une seule puissance, l'Amérique, comme autrefois
le monde méditerranéen dominé par l'empire romain.
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Oui c'est ce que je vient de découvrir, les tunisiens en particulier et
les ressortissants des pays frères et amis sont des afghans car gouvernés
par des terroristes ! Pour savoir comment je suis arriver (Tout seul) à
une telle découverte il faut suivre mon histoire. En lisant un article
sur les romains, une phrase a attiré mon attention en effet ces derniers
prétendent que : " Le terrorisme peut être une méthode de gouvernement "
mais comme se fait-il, le terrorisme selon mes sources est une invention
des musulmans ? Pourquoi veulent t'ils s'accaparer notre arme redoutable
? Peut être le terrorisme à d'autres significations, un petit coup
d'il sur le Petit Robert et tout rentrera dans l'ordre :
Terrorisme première définition :
Emploi systématique de mesures d'exception, de la violence pour atteindre
un but politique (prise, exercice, conservation du pouvoir
). Merde, si
on fait confiance au dictionnaire ZABA n'est rien d'autre qu'un minable
terroriste car il s'est accaparé le pouvoir en 1987 de façon illicite
suite à un coup d'Etat chimio-militaire, il l'exerce sans partage depuis
14 ans en employant des mesures d'exception arbitraires et il veut en plus
conserver son butin à vie !
Terrorisme deuxième définition :
Ensemble des actes de violence (attentats individuels ou collectifs,
destruction) qu'une organisation politique exécute pour impressionner la
population et créer un climat d'insécurité. Re-merde L'ère cédée - qui
prépare ces jours ci une mise en scène - est elle aussi une organisation
terroriste car sa seule raison d'exister est de permettre à son chef la
conservation du pouvoir en impressionnant les tunisiens qui vivent en
conséquence dans un climat d'insécurité ! C'est pas vrai il faut agir
vite avant qu'il ne soit trop tard ! Dés demain tout les tunisiens sont
invités à s'inscrire aux cours d'alphabétisation (Gratuits et sous tutelle
de l'ère cédée), car nos 10 millions d'analphabètes (3 millions selon les
organisateurs) répètent sans cesse que ZABA est un dictateur alors que ce
monsieur est en fait un dangereux terroriste. Bush qui est analphabète lui
aussi ne doit pas être mis au courant car il vient de s'associer
dernièrement comme par hasard à notre terroriste, et si par malheur il
ouvre ses yeux il va nous bombarder comme des afghans afin d'assassiner la
taupe (ZABA), mais soyez tranquilles le risque n'est pas si grand car Bush
junior ne comprend pas le français, ne possède pas un Petit Robert et pour
finir il est nul en logique !!! Pas besoin de vous rappeler qu'un
malheur n'arrive jamais seul car ZABA aussi est analphabète donc il n'est
pas au courant qu'il est terroriste, ainsi dés la fin de nos cours
d'alphabétisation on doit choisir un nouveau président mais il doit
remplir au moins une de ces conditions, il faut qu'il soit très terrorisé,
assigné à résidence, prisonnier d'opinion, chômeur, titulaire d'un
doctorat, myope ou presbyte, laissé-pour-compte
mais la condition sine
qua non il doit être privé de téléphone comme un vrai afghan
!
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L'escalade
Depuis quelques jours, la situation des droits de l'Homme en Tunisie
connaît une recrudescence de la répression policière et des campagnes de
dénigrement contre les démocrates orchestrées par une presse sans scrupule
acquise à l'arbitraire d'Etat. Tout d'abord, il y a ce retour au
montage de toutes pièces d'affaires de murs en vue de souiller l'honneur
des opposants. Après A.Mourou, A.Larayedh, S.Ben Sedrine, M.Mzali et
bien d'autres, c'est aujourd'hui le tour de Khemaïs Ksila, secrétaire
général de la ligue tunisienne des droits de l'Homme, de faire l'objet
d'un lynchage organisé avec un scénario désormais connu de tous où les
rôles sont partagés entre une police omniprésente procédant de chantage et
de menaces et une presse déchaînée qui se complait dans ce jeu de
massacre. Le Congrès Pour la République, tout en dénonçant avec la plus
grande vigueur ces méthodes basses et honteuses, assure Khemaïs Ksila, son
épouse Fatma et leurs proches de sa sympathie et de son soutien
indéfectible et appelle toutes les forces vives du pays à se montrer
solidaires avec le SG de la LTDH et à faire front face à cette nouvelle
tentative de déstabilisation qui vise au-delà de la personne de K.Ksila la
liquidation pure et simple de la LTDH. Par ailleurs, le CPR désire
exprimer son indignation face à l'escalade dangereuse de la répression
policière qui s'abat sur plusieurs figures de la société civile, et ce au
moment où le régime, à travers ses émissaires, parle de décrispation et
évoque de plus en plus l'éventualité d'une ouverture politique. Ainsi
Me Abdelwahab Maatar, fait l'objet, depuis des jours d'un harcèlement
policier de tous les instants ayant même causé un bizarre accident de
circulation qui a failli coûter la vie à son fils et son frère et qui a
fortement endommagé sa voiture. Le CPR qui souhaite que la justice
puisse examiner librement et donner suite aux plusieurs plaintes déposées
par Maître Maatar attestant des abus dont il fait l'objet lui et sa
famille, exige des autorités qu'il soit mis fin à toutes ces tracasseries
sans quoi elles devraient endosser la responsabilité de tout acte
malveillant à l'encontre de Me. Maatar. D'autre part, le CPR souhaite
apporter son soutien à Sadri Khiari refoulé de l'aéroport de Tunis
Carthage et empêché arbitrairement de participer au " Colloque Bourguiba "
dans la ville d'Aix-en-Provence et de soutenir sa thèse à l'Université de
Paris 8. Enfin, et à quelques jours ( le 29 septembre ) du feuilleton
interminable du procès du président de notre parti, le docteur Moncef
Marzouki, le CPR rappelle la situation de quasi-assignation à résidence de
ce dernier toujours privé de ses droits élémentaires au travail, à la
circulation et à l'expression. Le CPR met en garde le régime contre la
tentation de récupérer la situation internationale à son profit pour
justifier le maintien de la répression policière. La gravité de la
situation internationale et ses possibles répercussions sur la Tunisie (
récession économique, fermeture de l'Europe, effondrement du tourisme ),
appellent une détente sur le front intérieur sur la base de gestes forts
dont les principaux pour le CPR sont l'amnistie générale, l'arrêt du
traitement policier des dossiers politiques en suspens, l'amorce d'un
dialogue avec la vraie opposition et l'engagement réel dans la voie de la
Réforme.
Pour le Congrès Pour la République Le responsable
de l'information : Chokri HAMROUNI Contacts : + 33 (0) 1 39 84 24 80 /
+ 33 (0) 6 10 83 07 44
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Le ministre français de la Coopération, M. Charles Josselin, déclare :
" Il n'est pas question pour nous d'accepter une telle comparaison " (Le
Figaro du 28 août), celle qui assimile le sionisme au racisme, cela se
comprend. Les Etats ne sont pas faits pour défendre les causes
humanitaires ou les Droits de l'Homme, mais leurs propres intérêts. Et
lorsqu'il leur arrive de jouer à la déesse humanitaire, ce n'est que pour
mieux défendre et préserver leurs intérêts économiques, stratégiques et
politiques. C'est ce qu'on appelle, à la suite de Machiavel, la Raison
d'Etat ou, ce que certains théoriciens allemands désignaient par
Réalpolitik. En revanche, ce qui se comprend moins, ce qui heurte la
raison et offusque l'esprit, c'est lorsque des ONG aussi prestigieuses que
la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH), notamment
représentée par son secrétaire général, le Marocain Driss Elyazami,
SOS-Racisme, Amnesty International et Human Rights Watch font chorus avec
les Américains et les Israéliens, et s'opposent de la façon la plus
radicale à toute comparaison entre racisme et sionisme. Ainsi, les grandes
églises du"droit-de-l'hommisme ", les sempiternels papes de cette "
religion séculière ", comme aurait dit Raymond Aron, faute de s'en laver
les mains tel Ponce Pilate, ont préféré mettre en pratique la devise me
semble-t-il cornélienne : Courage, fuyons ! Ils sont généreux et généraux,
gladiateurs et spartakistes lorsqu'il s'agit de dénoncer les atteintes aux
Droits de l'Homme en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Irak, en Syrie... ;
lâches et soldats déserteurs, lorsqu'il est question de pointer un doigt
accusateur sur la politique ô combien raciste d'Israël vis-à-vis des
Palestiniens, ces " Peaux-Rouges de la Palestine ", comme je l'ai écrit,
ici-même, voilà près de dix ans, peu de temps après la guerre mondiale
contre l'Irak. Et puisque je parle de l'Irak, je poserai la question
suivante : pourquoi ces ONG qui, toutes les 24 heures dénoncent les "
atteintes graves aux Droits de l'Homme " dans tel ou tels pays maghrébin,
observent-elles un silence complice quant au génocide perpétré contre
l'inflexible peuple irakien ? Pourquoi le mutisme est-il de règle
lorsqu'il s'agit de sauver les 5.000 enfants irakiens (c'est le chiffre de
l'OMS et de l'UNICEF) qui meurent chaque mois faute de médicaments et de
nourriture ? A moins que ces ONG ne s'occupent et ne se gendarment que
pour les atteintes aux Droits de l'Homme, et non point pour les génocides,
mot qui n'est pas excessif puisque quatre grands penseurs américains l'ont
déjà employé (en 1998) dans une lettre qui honore vraiment les
intellectuels authentiquement engagés (il s'agit de N. Chomsky, E. Herman,
E. Saïd, H. Zinn). De quoi s'agit-il ? D'un passage dans le projet de
la déclaration finale où on lit : " Nous exprimons notre profonde
inquiétude devant les pratiques de discrimination raciale à l'encontre des
Palestiniens et des autres habitants des territoires arabes occupés...
Nous appelons à l'arrêt de ces pratiques " et dénonçons " l'émergence des
mouvements racistes et violents basés sur les idées du racisme et de la
discrimination, en particulier le mouvement sioniste fondé sur la
supériorité raciale ". Autres mots incriminés, ceux qui accusent Israël
d'" apartheid " et de " nettoyage ethnique ". Qu'y a-t-il de déconcertant
dans tout cela ? Nos vierges effarouchées, nos philo-sionistes, en
sont-ils arrivés à vouloir maintenant imposer le sionisme comme une
idéologie tout à fait respectable ? Si le sionisme n'est pas un racisme,
que serait-il alors ? Un humanisme, peut-être ? Est-il besoin de rappeler
aux marchands du temple " droit de l'hommien " que, déjà en novembre 1975,
une résolution de l'ONU, la Résolution 2279 avait été votée, établissant
officiellement le parallèle entre sionisme et racisme ? C'est un fait
historique, même si cette résolution a été abrogée en 1991, à l'époque
euphorique de l'éphémère Conférence de Madrid. Est-il besoin de rappeler à
ceux qui ont la mémoire courte et la conscience à géométrie variable la
courageuse déclaration de Madame Shulamit Aloni, députée à la Knesset, où
elle disait que " Tout se passe comme si on cherchait à faire pénétrer
dans l'esprit des juifs d'Israël l'idée qu'il existe une différence
qualitative et normative entre les juifs et les non-juifs... Tel est le
principe qui inspire toutes les lois et réglementations de l'Etat
(d'Israël) en ce qui concerne la politique intérieure, le statut des
personnes et des familles, les critères de citoyenneté... Nous ne
permettons pas à quiconque de faire d'Israël un ghetto religieux à
prétention messianique, qui bafoue les lois universelles de l'humanité et
du droit international " (Yediot Aharonot du 25 juin 1978) ? Et s'ils
trouvent que cette déclaration est dépassée, voire anachronique, en
veulent-ils une autre plus récente ? En voici une de l'indomptable
professeur Moshé Zimmerman, chef du département d'études germaniques à
l'Université hébraïque de Jérusalem : " Il y a un secteur entier de la
population juive que je définis, sans hésitation, comme une copie des
nazis allemands. Regardez les enfants des colons juifs d'Hébron, ils
ressemblent exactement à la jeunesse hitlérienne. Depuis leur enfance on
les imprègne de l'idée que tout Arabe est mauvais, et que tous les
non-juifs sont contre nous. On en fait des paranoïaques : ils se
considèrent comme une race supérieure, exactement comme les jeunesses
hitlériennes. Rehevan Ze'evi demande l'expulsion de tous les Palestiniens
des territoires. C'était le programme officiel du Parti nazi : l'expulsion
de tous les juifs d'Allemagne " (Yerushalayim du 28 avril 1995). Les
grands patrons de l'entreprise " droit-de-l'hommienne " ont raison, le
sionisme n'est pas un racisme comme on en voit, à l'état résiduel, en
France, en Belgique ou aux USA. C'est un racisme à la puissance 10, et en
cela, il est comparable au nazisme hitlérien et au fascisme mussolinien.
C'est une perversion manifeste du Judaïsme dans sa pureté originelle, une
escroquerie nationaliste commise par Théodore Herzl, dénoncée en tant que
telle par la majorité des rabbins avant même la naissance du sionisme, au
Congrès de Bâle de 1897. Le sionisme politique n'est pas seulement
dangereux pour les Palestiniens -hélas, nous ne le savons que trop depuis
le carnage de Deir Yassine le 9 avril 1948, de Kafr Kassem le 29 octobre
1956, de Sabra et Chatila... -mais également pour tous les juifs du monde,
comme l'avait si bien démontré Nathan Weinstock dans son ouvrage : "Le
sionisme contre Israël" (1969). Si le retrait des ONG déjà mentionnées
est révélateur, le commentaire du légendaire anonyme éditorialiste du
Monde est quant à lui symptomatique : " Une armée d'ONG plus ou moins
connues, appuyée par les Etats arabes et les représentants des
Palestiniens, ont détourné la Conférence de l'ONU contre le racisme réunie
à Durban. Ce groupe-là, dans une déclaration informelle, entend imposer
une rhétorique faite de contre-vérités outrancières véhiculant un message
aussi faux que dangereux : assimiler le conflit du Proche-Orient à une
bataille raciale... Venant d'Etats arabes qui, en matière de Droits de
l'Homme, n'ont de leçon à donner à personne, la manuvre est un concentré
d'asurdité et d'hypocrisie ". Et notre honnête éditorialiste de conclure :
" Les grandes ONG -d'Amnesty International à Human Rights Watch, en
passant par la Fédération internationale des ligues des Droits de
l'Homme-ont bien fait de s'en dissocier " (Le Monde du 5 septembre). Si
le même éditorialiste ne trouve pas suffisant de " qualifier ce
détournement de conférence de déplorable ", j'estime son commentaire
exécrable, et la dérobade des ONG qu'il loue, détestable. La seule chose
que je puis déplorer, désapprouver et condamner, c'est la dérive
manifestement antisémite d'une minorité d'Arabes présents à cette
Conférence. Il ne fallait pas se tromper d'ennemis ; ces derniers ne sont
pas nos frères juifs, nos cousins abrahimiques, mais les tueurs de nos
enfants palestiniens : les extrémistes sionistes. Arborer l'effigie de
l'abominable Hitler avec comme légende : " Et s'il avait gagné ? Il n'y
aurait pas eu de sang palestinien versé ", c'est approuver le plus grand
crime commis contre l'humanité. Pauvres imbéciles, après le massacre des
juifs, les Arabes devaient y passer à leur tour. Et pour cause, ce tyran
mégalomane n'a t-il pas écrit dans son torchon "Mein Kampf", que les
Arabes étaient la dernière race après les crapauds ? Au cas où on ne
l'aurait pas encore compris, le destin du peuple juif et le destin du
peuple arabe sont intimement liés. Le malheur de l'un annonce la tragédie
de l'autre... et réciproquement.
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