Les collabos me cherchent !

Une petite histoire révélatrice
Source : perspectives

J'ai posté au forum "Ettounsi" hébergé par le site de "Tunezine" le message suivant :
"Chers compatriotes,
Vous avez le droit de copier des articles ou des informations des autres sites, mais le minimum d'honnêteté intellectuelle exige de mentionner la source. Or à plusieurs reprises, vous procéder presque par "vol et recel de vol" dans le sens où le forum ettounsi commence par copier un article sans mentionner la source (par exemple l'article de Héchemi Dhaoui), puis le magazine tunezine le reproduit en citant la source du forum ettounsi. Et qui vous dit que Héchemi Dhaoui accepte d'être publié par Tunezine ou par le forum ettounsi?. Soyons responsables s'il vous plait. Je vous donne l'autorisation de tout reproduire, mais respectez la mention de la source, c'est le SMIG de la déontologie sinon nous serions comme le régime que nous combattons (sans morale). Merci d'avance."
J'ai dû recourir à ce rappel à l'ordre parce que le procédé s'est répété à plusieurs reprises et avec tous les sites tunisiens. Voilà que deux jours après, je reçois l'Email suivant du fameux Ettounsi lui-même, animateur du forum :
"Primo : Le principe de La présomption d'innocence est encore bafoué en Tunisie et cette fois ce n'est pas par la faute d'un juge !
Secundo : Je propose une trêve car on a d'autres chats à fouetter, on reprendra les "hostilités" le jour j+1
Hasta la vista."
Qu'est-ce que cela signifie?. Que Monsieur "Ettounsi" attend de voir M. Ghannouchi au pouvoir pour réouvrir les hostilités?. C'est bien ce que tout le monde comprend en tout cas.
Eh bien Monsieur Ettounsi merci d'annoncer la couleur. Nous n'avons cessé de répéter que toute fréquentation politique des intégristes est source de guerre civile future et que le combat politique contre votre projet doit impérativement être mené en parallèle au combat contre la dictature.
A bon entendeur salut!

Halte aux collabos !

C'est une controverse autour d'un article copié et collé par TUNeZINE cet été et dont les droits d'auteur :-) sont probablement détenus par les collabos de Perspectives dont le chef de file est l'ancien sinistre du renseignement supérieur Mohamed Charfi, je vous avoue dés le début que je méprise ce monsieur et les collabos de ce collabo depuis le mercredi 8 mai 1991, ce jour là j'ai failli me faire descendre par balles comme 2 des élèves de l'école nationale des ingénieurs de Tunis - ENIT - alors que Mohamed Charfi était confortablement installé dans son triste fauteuil du gouvernement 7 novembriste entrain de siroter son Whisky habituel ordonné comme d'habitude sur le compte des contribuables chez le traiteur de l'hôtel Abou Nawes de Tunis.
Les années sont passés et j'ai commencé a oublier les scènes de ce macabre jour de printemps, j'ai presque réussit a me faire croire que les perspectivistes peuvent faire partie de l'opposition crédible malgré leur hostilité raciste et injustifiée aux islamistes d'Ennahdha plus connue sous forme de leur lugubre slogan " Pas de liberté aux ennemis de la liberté ".
Sous le règne éducatif de Charfi des centaines d'étudiants ont passé l'hiver de 1991 à Rjim Mâatoug et à l'île de la Galite car ce technocrate pense que tout opposant à son régime est islamiste ! Deux de mes meilleurs amis ont fini par l'être !!! L'un d'eux N.O. à été arrêté par les policiers en plein sommeil, à ses côtés dans sa chambre au foyer universitaire un livre de Hamma Hammami et deux bouteilles de Mornag vides ( Vin rosé tunisien).
Un islamiste en état d'ivresse !!!
Le webmaster du site des collabos est peut être le flic qui a arrêté il y a 10 ans mon meilleur ami trotskiste car il pense que je dois prendre un ordre du guide de la révolution islamique le moalla Rached Ghannouchi pour lui niquer sa mère !!! Eh ben il se trompe, si je n'ai pas répondu à ses multiples provocations durant l'été :
- Le message d'en haut ou il m'accuse de vol et de recel de vol.
- La journée portes ouvertes sur leur forum fréquenté par les destouRIENs intitulée " Insultez ettounsi ".
- Leurs messages nuls, obscènes et blasphématoires sur nos forums.
- Le fait qu'il me confonde avec un autre : Mohamed Tounsi qui n'aime pas trop les collabos !
- Leur façon d'écrire Musulman " Muselman" qui vient de muselés ?!!!
- Leurs tronches de premier de la classe.
- Le fait qu'ils finissent tôt ou tard par collaborer avec le pouvoir.
- …
C'est que je pensais qu'il va cesser un jour son cirque, car les problèmes entre webmasters se règlent par mails croisés et non à la manière de la Dakhilia en plus ces perspectivistes qui se comptent sur les doigts d'une seule main ne représentent et ne représenteront jamais l'opposition tunisienne, alors que leurs ennemis les islamistes représentent l'écrasante majorité.
Ces fils de pute insistent que je suis un islamiste, alors ça me fait un grand plaisir de leur annoncer que leur souhait ne va pas tarder à se concrétiser car j'ai toujours été avec les laissés pour compte qui ne manquent pas d'ennemis depuis le 11 septembre 2001 et pour enfoncer le clou je leur annonce que Ben Laden est l'idole incontestée de la jeunesse tunisienne, un petit détour du côté du lycée Sadiki constitue une belle leçon à ces collabos bolcheviques désorientés.
Vive la République tunisienne amazigh, arabe et islamique, à bas les traîtres collabos charfistes.

ettounsi. Dimanche 14 octobre 2001 .
Le roi "ZABA" est con vive le Roi !


Fayçal Bey - © Gotha.fr

Au moment où les occidentaux cherchent désespérément a réinstaller un roi afghan sénile et sourd sur son trône, on va attirer leur attention sur notre sympathique concitoyen Son Altesse Royale le Prince Fayçal Bey qui vit en exil à Paris et qui est le propriétaire du palais de Carthage squatté par le roi des cons, l'analphabéte putschiste ZABA. Fayçal Bey est un personnage très charismatique, prince des mille et une nuits, né au palais de Carthage sous le règne de son arrière-grand-père le Bey Lamine 1er, aimé du Tout-Paris pour sa gentillesse, sa culture, sa fidélité et son attachante personnalité, le prince est également l'un des plus grands conférenciers de notre époque, il vient de publier son dernier ouvrage " La dernière Odalisque " aux Editions Stock. La Tunisie qui est dirigée comme une monarchie depuis 14 ans mérite bien un vrai monarche pas un flic de quartier bac - 7 !!!

ettounsi d'aprés le Gotha du lundi 8 octobre 2001 .
Du Marketing de la Sémantique à la collaboration.


Nous accueillons avec plaisir un nouvel ami anonyme : Tounes El Hourra qui a décidé de sortir de son mutisme, sa première participation est un vrai régal et largement supérieure à nos attentes. Merci à lui et bienvenue sur TUNeZINE.

Après l'élection d'Ariel Sharon confortant la pause prolongée d'un quelconque progrès concernant un arrangement juste, politiques, négociateurs et commentateurs ont plus que jamais, besoin d'adopter une nouvelle sémantique de paix…guerrière. Les mots que les gens utilisent souvent inconsciemment -je veux continuer à le croire- peuvent avoir un effet critique sur les pensées et attitudes et je pense que cette dangereuse dérive de la terminologie reste un obstacle majeur à la paix.
La pratique est monnaie courante d'utiliser une terminologie qui soit en faveur d'une idéologie surannée, d'ailleurs le modèle communiste n'a-t-il pas la réalité réelle!
A ce propos Israël a imposé de façon spectaculaire sa terminologie- pas seulement sur la conscience Israélienne et Américaine mais aussi sur plusieurs commentateurs et nations Arabes- et s'évertue à faire adopter ces néologismes en Europe. A travers la manipulation de simples concepts comme " terrorisme ", " sécurité ", " Eretz Israël ", " Judée et Samarie " ou " antisémitisme ", Israël continue d'avoir un profond impact négatif sur la perception populaire. de la réalité des choses.
Depuis fort longtemps Israël exige des " concessions " de la part des " terroristes " palestiniens. Le mot suggère… une certaine légitimité de droits, nous y reviendrons. Ce que la Palestine en revanche demande, timidement, est l'" application " d'accords déjà signés, l'application des lois internationales et l'application des résolutions de l'ONU. Pas plus, pas moins. Appliquer n'est point concéder. L'application est une obligation légale, morale et essentielle tandis que la concession reste un avantage accordé ou la renonciation à certaines exigences.
Les territoires Palestiniens occupés par Israël depuis 1967 sont souvent cités comme sujet à débat, " disputés " et l'on évoque souvent la " question des territoires ". Ils ne sont point sujet à débat, ils sont occupés illégalement, ils sont colonisés un point c'est tout .
Ce mot de colonisation heurte la sensibilité de certains, fait ressurgir certains démons du passé, qu'y faire ? Les enfants de cette tourmente de l'histoire, les victimes de l'idéologie nazie colonisent, déportent et " liquident " les enfants de la Palestine. Pis encore, ils ensevelissent au plus profond des méandres du marketing guerrier l'histoire d'un peuple…cousin depuis des millénaires. La réalité exagère devons nous l'étrangler pour autant ? Et pourtant, grâce au pouvoir de l'image et de l'ornement du verbe, Israël reste une victime du " terrorisme palestinien ".
Antisémitisme : rabâché, amalgamé, utilisé pour la moindre critique émise à l'encontre du colon, pour la moindre tentative de revisite de l'histoire. Pourtant les peuples sémites regroupent entre autres les arabes, les éthiopiens et une grande partie de, l'Asie sud-occidentale ! Récupération sémantique, arme redoutable qui plus est associée à une loi unique dans le monde libre :la loi Gayssot-Fabius.
Terrorisme : l'actualité rend difficile la séparation du grain de l'ivraie, pour éviter toute récupération je me bornerai à parler de la Palestine.
Comment nommait t-on les Jean Moulin en France ? Terroristes par la Gestapo et l'occupant, résistants par le peuple libre aspirant à jeter à la mer le bruit des bottes et l'ignominie.
La résistance a-t-elle disparu du vocabulaire ? Les patriotes résistent avec toute la force de leur âme, les collaborateurs collaborent tandis que d'autres fuient et désertent leurs pays livrés à l'ennemi, n 'est ce pas la mécanique logique de toute société colonisée et outragée ?
Est il demandé à tous les palestiniens de collaborer avec leur fossoyeur, en l'occurrence les derniers représentants d'un sionisme plus extrémiste que jamais ? Le déportés en masse devront donc errer jusqu'à la fin des temps entre la Jordanie et l'Egypte en apatrides. La Judée et Samarie : depuis quelques années, Israël répète à l'envi " Jérusalem doit rester unie sous souveraineté Israélienne ", en pratique il s'agit de marteler et d'imprimer dans l'inconscient collectif la totale souveraineté d' Israël sur Jérusalem. Elle ne l'est pas !!! La position de la communauté internationale est claire : Israël est une occupation militaire de Jérusalem Ouest et a seulement de facto autorité sur Jérusalem Ouest . Le refus de presque tous les pays -y compris les Etats-Unis d'Amérique- de reconnaître Jérusalem Est capitale d' Israël, refus appuyé par une présence diplomatique à Tel Aviv, le démontre bien.
Ceci étant posé, reste la question cruciale du silence complice et embarrassé des pays arabo-musulmans.
Force est de constater que tous les régimes de ces pays, je dis bien tous sans exception, sont dictatoriaux , despotiques et pillent sans vergogne les ressources humaines et financières de leur peuples.
Trop occupés à martyriser et à étouffer leur peuple et à piller les richesses pour faire grossir les comptes étrangers et alimenter les gouffres boursiers, ils n'ont ni le temps ni l'envie de s'attarder sur des problèmes qui " ne les touchent pas de près ". Pis encore, ayant une foule de choses à se faire pardonner par les bailleurs de fonds, coupables de trop d'exactions et d'injustices ils se terrent dans un silence complice pour éviter l'ouverture du vase de Pandore.
Au Maghreb le joug Benalien fait peser une chape de plus en plus lourde sur l'ensemble de la société. Le politique c'est à dire le tissu civique et social est mort, toute allusion, critique est sévèrement réprimandée par ce régime. En Algérie, les mafieux, récupérateurs de l'aura FLNiste entendent encore pomper ce qui reste de ce pays exsangue, la monarchie chérifienne sous couvert d'ouverture affame toujours le peuple, la Syrie devenue monarchie héréditaire fait quelques clashs spectaculaires pour faire oublier sa tutelle illégitime…..la liste est encore longue !
Ces petits roitelets, paranoïaques, immatures et tyranniques font fuir les élites, dépolitisent ceux qui restent par un moyen bien simple :la menace et ou le besoin. La menace de l'intégrité physique, emprisonnement, torture et toute la panoplie du tyran bricoleur. Le besoin est une arme plus sophistiquée : comment penser à l'opposition politique quand vos besoins primaires restent inassouvis ?
La collaboration des pays arabo-musulmans reste celle de leurs dirigeants, les peuples eux luttent pour survivre ou s'expatrient pour respirer librement. N'avons nous pas mérité de choisir ceux qui nous dirigent ? Nos sociétés retardataires ne le doivent elles pas à ceux là même qui sont sensés les défendre et bien les représenter ?
N'est ce pas le moment venu d'empêcher par le verbe, la sémantique et la résistance les nièmes mandats ? L'occasion est unique pour les peuples opprimés de prendre leur avenir en main et de décider d'aller vers une société plus libre, moins dogmatique, multiculturelle, affranchie des rapaces et ou l'espace politique permettrait de réfléchir et de s'exprimer sur des sujets aussi graves que ceux que nous vivons ou avons vécu.
Cela ne tient qu'à nous. Mais le voulons nous ? A nous de trouver…d'inventer notre réponse.
L'enjeu de cette guerre est la résistance à la collaboration passive dans laquelle quelques dirigeants d'un autre âge veulent engloutir des nations fières et souveraines ainsi qu'à toute occupation par la force, la terreur et la déportation. Les justes toutes confessions confondues l'ont compris et oeuvrent par leurs écrits, actions et manifestations dans le sens de l'Histoire, celle que l'on nomme nouvelle !

Envoi par mail de Tounes El Hourra. 12 octobre 2001 .
Traduit de l'allemand par Omar Khayyam


La censure au quotidien
Par Holger Christmann

11 Octobre 2001 - Le monde arabe a rarement fait l’objet d’une telle observation de la part de l’occident comme aujourd’hui. L’Occident est tiraillé entre la reconnaissance du fait que la tolérance implique l’acceptation des valeurs qui ne sont pas les siennes d’une part, et la difficulté qu’il trouve de rester indifférent aux violations des droits fondamentaux qu’il considère comme indiscutables, d’autre part. Prenons comme exemple la censure.
Elle est répandue dans tous les pays arabes, même dans des pays libéraux comme le Maroc ou la Tunisie. Ceci est confirmé par les trois éditeurs arabes, qui ont discuté de ce thème mercredi dernier, dans le cadre de la Foire du livre de Francfort.

Il n’y a plus de répression au Maroc

Haissam Fadel, le responsable marketing du Centre Culturel Arabe de Casablanca, qui est aussi présent dans les territoires autonomes palestiniens, affirme que pendant les sept années durant lesquelles il a travaillé dans le domaine de l’édition, sa maison d’édition n’a jamais été victime de répression. Selon lui, l’accession de Mohamed VI au trône en 1999 a encore amélioré la situation. Même le front du Polisario, poursuit-il, qui combat pour l’indépendance du Sahara Occidental annexé par le Maroc, a la possibilité de publier. L’éditrice marocaine Layla B. Chaouni a toutefois rappelé que, il n’y a pas longtemps de ça, Ies interventions ne manquaient pas et certains écrivains étaient jetés en prison à cause de leurs livres. Elle met en garde contre tout optimisme précoce.

Problèmes avec la Tunisie

Elle se fait des soucis à cause des développements de la situation en Tunisie, qui est considérée comme le pays le plus occidentalisé du Maghreb. Les trois-quarts des livres que sa maison d’édition, spécialisée dans la philosophie et les sciences sociales, tente d’exporter vers la Tunisie lui sont renvoyés. En plus, ajoute-t-elle, il y a de plus en plus d’écrivains tunisiens qui essayent de publier leurs livres au Maroc. Elle trouve décourageant le fait que les auteurs tunisiens doivent soumettre leurs manuscrits aux autorités pour approbation.

Mohammed Abou-Zaid, qui travaille à l’Institut Goethe de Ramallah, rapporte que dans les territoires palestiniens autonomes la censure était au début exercée par les forces d’occupation israéliennes. „Les gens voulaient lire les livres publiés a Beyrouth. C’était impossible“, dit Abou-Zaid. Aujourd’hui, ajoute-t-il, la censure est un problème inter-arabe. Les Palestiniens - ils n’étaient pas les seuls - se considéraient comme un peuple martyr et rêvaient de libérer leurs territoires. Mais, selon lui, ils ont oublié la „libération de la pensée“.

Les 1001 nuits posent-elles problème?

Mais, les forces libérales peuvent-elles s’imposer aujourd’hui? On ne peut qu’être sceptique d’après le traducteur Hartmut F?hndrich, qui remarque qu’en Egypte certaines oeuvres classiques arabes sont interdites – et même les „ Mille et une nuits“ sont mises à l’index.

Abou-Zaid, pour sa part, défend la thèse selon laquelle il faudrait tout d’abord améliorer les conditions de vie des gens , ensuite la liberté d’expression prendra lentement son chemin. Peut-être cela pourrait-il s’appliquer à des pays méditerranéens comme le Liban ou la Palestine. Mais, l’Arabie Saoudite ou encore la Malaisie nous montrent que le bien-être matériel dans le monde musulman ne conduit pas nécessairement a plus de liberté.

Les éditions-pirates sont monnaie courante

Durant la seconde moitié de la discussion a été évoqué le problème des éditions-pirates. Les éditeurs arabes sont impuissants devant ce phénomène. Ils ne peuvent faire valoir leurs droits que dans leur propre pays, et encore! Ce qui mène à l’inondation des marches du livre par des copies-pirates venues des pays voisins. Ainsi, il arrive parfois que le même livre soit disponible dans une multitude de traductions.
Les éditeurs arabes souffrent de plusieurs problèmes, la censure n’en est qu’un.

Traduit par Omar Khayyam - Source: Frankfurter Allgemeine Zeitung .