Chaque 7 novembre de plus est un 7 novembre de moins!



Kaddafi & ZABA

Notre ère cédée aux ennemis du peuple fête aujourd'hui son quatorzième anniversaire, comme à chaque commémoration la première question est de savoir si nous avons changé cette fois, si nous n'avons pas quelques éclaboussures, cicatrices ou fractures en plus et quelques dents en moins, si la grisaille n'a pas envahi nos têtes brûlées, s'il ne manque pas un membre à notre famille ou à notre anatomie et somme toutes si nos facultés (Intellectuelles surtout) sont encore cernées par les fascistes.
Amer constat ! Tout s'est empiré durant ces quatorze années vécues bêtement sous l'ombre d'un général tortionnaire omniprésent qui s'apprête à briguer un quatrième mandat anticonstitutionnel. Peu importe, ceux qui ont nagé dans le yaourt 14 Ramadans successifs n'auront aucun mal à ondoyer 7 années de plus.

Et maintenant la chance aux chansons, pardon…
C'est la chance aux sans-chants

Quatorze vers pour un ver
Il est ahurissant, le corps moribond, le cœur nauséabond et le look répugnant.
Il est de plus en plus blanc, encore plus con et nonobstant il est l'aval et l'amont.
Il est friand, il suce notre sang, celui de nos antécédents et celui de nos enfants.
Il est Scipion Émilien, Didon, le dernier des Mohicans et Néron chauffé à blanc.
Il est dieu, le pharaon, le démon et plus rebutant que le sommet du Mont blanc.
Il est Dalida et Samson, le temple de Salomon, Hébron, Sharon et tous les colons.
Il est dix millions, simple sympathisant et le guide de la révolution. Il est Echelon !!!
Il est big brother, le père de la nation et apprenti coiffeur d'orphelins à plein temps.
Il est la gauche caviar et mène au pouvoir, tambours battants, la droite saumon.
Il est le pouvoir, l'opposition, l'information, et les hyper chaînes de distribution.
Il est la harissa du Cap Bon, la moutarde de Dijon, du Magon et quelques saucissons.
Il est le Ramadan à Guingamp et plus chiant que les pères blancs chez Jacob Delafond.
Il est donneur de leçons, doctorant, bac moins tant, et honoris causa au cursus néant.
Il est notre Messie, notre sauveur, ZABA le roi des cons et autant en emporte le vent !
ettounsi - Tunis le 7 novembre 2001


That's all tolks. ettounsi de TUNeZINE .
A ceux qui somnolent, il est temps peut être de se réveiller.

Envoi de Y'en a marre de la langue de bois.
Réponse à : traîtres.. Envoi de weldbled

M. "weldbled",
Cher concitoyen,
Je ne comprends pas votre aveuglement, sachant que je vis comme vous au pays d'où je vous écris. Je ne comprends pas également pourquoi vous vous plaisez à jeter l'anathème sur vos concitoyens qui pensent différemment de vous en les accusant tout simplement de traîtres au lieu de sonder la rue tunisienne et de voir les faits qui sont, comme il est dit, têtus. Pourquoi refusez-vous de voir les réalités de la dictature en face ! Vous suffit-il, afin d'apprécier l'ampleur du désastre, d'abord humain de 14 années de Benalisme, d'approcher les familles frappées dans leur chaire, celles qui ont des fils morts sous la torture de la police politique du général (plus d'une trentaine), celles qui depuis plus de 10 ans attendent la sortie d'un parent innocent des geôles de Nadhour et Bourj Erroumi etc., celles dont le fils est banni de la société "légale", interdit de travailler dans le privé et le public, obligé d'aller pointer au poste de police du coin matin et soir et privé de passeport qui lui permet de chercher des cieux plus cléments pour l'accueillir. Etes vous au fait que des "sous-citoyens" de ce type se chiffrent par milliers, exterminés civilement peut être à jamais. Savez vous en outre que dans notre pays du jasmin, du seul fait que vous avez un parent ou un cousin qui soit fiché quelques part dans les services de la police politique, rend toute la famille suspecte, donc inéligible par exemple à la fonction publique? Cette pratique contraire au principe de la personnalité des délits et des crimes prévus par le code pénal est unique dans l'histoire des dictatures. Savez vous que le ministère de l'intérieur tient un vaste fichier dans lequel elle consigne toutes les informations relatives aux appartenances politiques des tunisiens et ce, au mépris des toutes les conventions internationales relatives aux droits de l'homme et aux libertés publiques, d'une part et de la constitution tunisienne, d'autre part ?
Qu'y a-t-il d'autre dans le bilan du benalisme?


Photo prise de la voiture de Me Radhia Nasraoui (Source : TUNISNEWS)

Tous les observateurs s'accordent que ce système a produit un désert politique, culturel et médiatique. Politiquement, le pays est plus que jamais quadrillé par les cellules du Parti-Etat et les comités de quartier qui-tel le système américain Echelon- "écoutent"le pays. Des partis satellites dont deux de leurs chefs sont des PDG d'entreprises publiques et qui se disputent quelques miettes les indemnités parlementaires et les maigres fonds publics fournissent au système de parti unique de fait l'alibi du multipartisme. La méthode de la carotte et du bâton a fini par prévaloir. L'emploi de méthodes musclées à travers les descentes nocturnes de la police politique, les agressions anonymes, les redressements fiscaux et ceux de la CNSS a fini par devenir la règle. A écouter les médias nationaux ces dernières semaines, on se croirait en Roumanie de Scaousescu ou l'URSS de Staline ou la Libye de Kadhafi. Ben Ali est présenté comme la seule alternative salutaire au pays sans lequel ce dernier n'aura pas d'avenir certain. Quel piètre exercice de communication politique ? Il aurait pu penser à Jaques Ségala pour mener une campagne béton digne d'un "Caïd Fath".
Désert culturel et médiatique ensuite. Une télévision et une radio aux abois, une presse torchon qui meuble ses pages par le foot et les petites histoires des starlettes d'ici et d'ailleurs et qui ne s'empêche pas quant elle reçoit le feu vert de Ganzouii de faire feu de tout bois pour salir la réputation de toute personne qui est dans la ligne de mire du palais. Abdelwahab Abdallah téléguide depuis Carthage toute cette pseudo-presse. Il gère de son bureau "l'ordre public journalistique". Il a le pouvoir d'ordonner l'excommunions de toute plume qui ne lui plait pas (Jourchi et Fourati par exemple) Les Directeurs de journaux qui ont essayé de respecter l'éthique de leur métier au début des années 90 -type Taieb Zahar- ont été très vite rappelé à l'ordre. Zahar a fini par gérer une affaire purement commerciale et oublier définitivement la fonction critique qui est au cœur de tout journalisme digne de ce nom. Un Farouk Mechri, quant à lui, ne fait que gérer un magazine de publicité en faisant jouer ses relations avec les ministres et les hommes d'affaires, oubliant du coup qu'il fait du journalisme économique. Quant à l'Association tunisienne des Journalistes(AJT) et l'Union des écrivains, tout le monde sait comment les deux Ben Salah ont pu accéder à la tête de ces deux associations. Ces deux associations, regroupant en principe l'élite chargée de la veille intellectuelle et culturelle ont fini par être mis en veilleuse et être prostituée.
La faillite de la radio a poussé celle-ci à devenir un robinet de chanson sur le thème démagogique de la "farhat el hayat",et cela en plus des inepties quotidiennes de son indispensable pilier et animateur vedette Moungi Ennasri qui n'arrête pas à longueur de la semaine, matin et soir, de participer à l'œuvre de l'abêtissement de la jeunesse par la sur diffusion de la sous-culture footbalistique.
Les quelques éléments de fait que je viens de vous présenter sont de notoriété publique et connus aussi bien par l'opinion publique nationale et internationale.
Ce bilan, actuellement occulté médiocrement par une vaste machine de propagande, ressortira un jour quant l'histoire aura fait son travail. A ce moment là, les prochaines générations découvriront, sans doute avec étonnement, l'une des pages les plus sombres de l'histoire de leur tout petit pays et qui s'appelle : Le benalime autoritaire et fasciste.

 
L'affaire Khemaïes Ksila

Un tunisien d'ici - visiblement trés proche de la ligue - s'en prend sur le forum TUNeZINE aux tunisiens de là bas supposés être des défenseurs de Khemaïes Ksila.

Messieurs de l'observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme, nos chers tunisiens vivants à l'étranger.
L'affaire de khamis ksila est une honte pour nous tous... la ligue qui vient de sortir d'un vide mortel se trouve ainsi attelée à trouver une solution aux dérives de son secrétaire général, malade et à psychanalyser...
Je connais khamis… Je connais sa femme et je connais Mlle Laabidi… Tous les membres de l'exécutif de la ligue savent depuis plus de 5 ans que khamis s'attelle à faire tomber Sonia… et elle se refuse à lui succomber.. Bouderbala le sait… Allagui le sait… Abderrahmene kraiem le sait. Sofiene ben Hamida le sait. Salah Zeghidi le sait… Mohamed Salah kheriji le sait… Ils se sont tus pour couvrir une abominable hystérie de leur camarade... le plus pire comme dit khamis lui-même c'est que Fatma ksila le sait aussi...et de toutes les façons Fatma sait plus que cela sur l'historique de son chevalier.
Elle sait qu'il a violé... et lui a fait un enfant avant de la lâcher pour tomber Fatma.. Tout cela on le sait... Ce que l'on ne comprend pas c'est cet acharnement du RCD sur son fils adoptif et le silence de la ligue sur un cas de basse politique.
Les amis de l'étranger sont drôles dans leur comportement en défendant un gigolo, titulaire des cartes d'accès aux boites les plus sales de Tunis...
Allons donc... Ne défendons pas L'indéfendable...

abouali mustapha - FIN -

APPEL URGENT – L’OBSERVATOIRE
TUN 008 / 0111 / OBS 090
Campagne de diffamation
TUNISIE
2 novembre 2001

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la FIDH et de l’OMCT, vous prie d’intervenir d’urgence à propos de la situation suivante en Tunisie.

Description des faits :

L’Observatoire est particulièrement préoccupé par la campagne orchestrée contre le Secrétaire général de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), Khémais Ksila, victime de tracts anonymes diffamants et d'une campagne de presse particulièrement virulente au travers de laquelle il est accusé de harcèlement sexuel. Cette campagne a débuté en juillet 2001.

Le 17 septembre 2001, une plainte a été déposée par Melle Abidi, secrétaire de la LTDH, contre M. Ksila auprès du tribunal de première instance de Tunis pour tentative de viol de la part d’un supérieur. Le 25 septembre, l’affaire a été confiée au doyen des juges d’instruction et il a entendu le même jour Melle Abidi. Peu après, un journaliste de Chourouk, journal proche du pouvoir, dévoilait plusieurs éléments du dossier, rendait compte de l’entretien qu’il avait eu avec le doyen et déclarait que plusieurs membres du Comité directeur de la LTDH allaient être entendus.

L’Observatoire s’étonne de la manière dont le dossier a été divulgué dans la presse en complète contradiction avec le principe de présomption d’innocence et le secret de l’instruction, et de la virulence de la campagne médiatique qui a précédé le dépôt de la plainte et qui a toujours cours.

Cette campagne, condamnée par la LTDH et le CLNT (organisations membres de la FIDH et de l’OMCT) vise à déstabiliser M. Ksila, un militant soumis depuis 6 ans à un harcèlement constant (détention arbitraire, interdits professionnels, tracasseries administratives et policières…) ainsi que sa famille. Elle participe aussi des actions de représailles menées contre la LTDH depuis la tenue de son 5eme Congrès en octobre 2000.

L’Observatoire et le Réseau euro méditerranéen des droits de l’Homme craignent que la procédure à l’encontre de M. Ksila qui, dans un système judiciaire présentant les garanties d’un procès équitable et préservant la présomption d’innocence, suivrait son cours normalement, ne se déroule pas en l’espèce conformément à ces principes en raison de l’intrumentalisation récurrente de la justice par le pouvoir à des fins politiques.

L’Observatoire est préoccupé par cette campagne de presse diffamatoire, pratique utilisée de façon constante par les autorités à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme tunisiens. Actuellement Souhayr Belhassen, vice-présidente de la LTDH fait également l’objet d’une campagne médiatique virulente ainsi que, depuis plusieurs années, Kamel Jendoubi du CRLDHT et Khémais Chammari, tous deux en exil.

Actions demandées :

Merci d’écrire aux autorités tunisiennes et de leur demander de :

i. mettre fin à la campagne de harcèlement au travers notamment des médias dont est l’objet M. Ksila ainsi que tous les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens

ii assurer à M. Ksila les garanties d’un procès équitable

iii. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, en particulier à son article 1, qui dispose que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international » ;

iv. se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et des instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme liant la Tunisie.

Adresses :

· M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République tunisienne, Fax : 00 216 1 742 513.
· M. Bechir TEKKARI, Ministre de la Justice, Ministère de la Justice, 31 Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 568 106 E-mail: mju@ministeres.tn
· M. Abdallah KAABI, Ministre de l’Intérieur, Ministère de l’Intérieur, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Telegram: Ministre Intérieur, Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 340 888
· E-mail:mint@ministeres.tn
· M. Haj Kacem, Conseiller Spécial auprès du Président de la République, Chargé des droits de l’homme, Palais Présidentiel, Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 571314
· M. Slaheddine Meaoui, Ministre Délégué chargé des Droits de l’Homme, Bureau du Premier Ministre, Place du Gouvernement, La Kasbah, 1006 Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 256 998 ; 216 1 570 842.

Paris-Genève, le 2 novembre 2001
Merci de bien vouloir informer l'Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.
L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :
E-mail : observatoire@iprolink.ch
Tel et fax FIDH : 33 (0) 1 43 55 20 11 / 01 43 55 18 80
Tel et fax OMCT : + 4122 809 49 39 / 41 22 809 49 29

 
Association des jeunes tunisiens au Canada




 
COMMUNIQUE N°5


Comité de soutien
à Abdelmoumen Belanes

Abdelmoumen Belanes a comparu lundi 5 novembre 2001, devant la cour d´appel de Monastir, pour répondre des chefs d´accusations de " complicité d´appartenance à une association non reconnue "(Parti Communiste Tunisien des ouvriers POCT), et de "distribution de tracts hostiles au régime", lui ayant valu une sentence par contumace, d´un an et 16 jours de prison ferme.
Un dispositif policier impressionnant à été réquisitionné pour investir les alentours et l´intérieur de la cour d´appel depuis le début de la matinée.
Néanmoins, un grand nombre de militants représentant les différentes composantes de la société civile et des mouvements politiques d´opposition étaient présents, répondant ainsi à l´appel du Comité National de Soutien à Abdelmoumen Belanes pour manifester la solidarité avec son combat.
Quinze avocats se sont constitués pour la défense de Abdelmoumen, dont six, présents lors de cette audience, ont pris la parole pour le défendre :
1- Me Fawzi Ben Mrad
2- Me Youssef Lahmar
3- Me Habib Ziadi
4- Me Mondher Charni
5- Me Radhia Nasraoui
6- Me Hachmi Jegham
La défense a axé sa plaidoirie sur deux volets :
a) - le caractère politique de ce procès, qui vise à perpétuer la persécution d´un opposant, qui fut durant la décennie écoulée victime d´emprisonnements, de tortures, de détentions arbitraires, d´interdits de travail et de soins ;
b) - l´irrégularité des procédures qui ont conduit Abdelmoumen à comparaître de nouveau pour les mêmes motifs, et les même accusations jugés et rejugés, depuis 1991 !!!
En conclusion, la défense a demandé l´annulation de ce procès, et le non-lieu. Mis en délibération, l´annonce du verdict a été fixée par la cour pour la date du 19 Novembre 2001.
Le Comité National de Soutien à Abdelmoumen Belanes qui tient à remercier tous les avocats, les militants associatifs et politiques qui ont répondu à son appel, en se déplaçant à Monastir,
Réaffirme sa ferme volonté de continuer à militer, non seulement, pour l´annulation de ce procès inique, mais également, et dans le cadre de la lutte du mouvement démocratique tunisien pour la promulgation d´une loi d´amnistie générale; pour le recouvrement de tous les droits civiques et politiques de A. Belanes.
Le comité, dont la liste est toujours ouverte, a été rejoint par les militants suivants:

1 - Bechir Abid : Ex-prisonnier politique(Parti Communiste Tunisien des ouvriers, PCOT); ex membre du bureau exécutif de L'UGET;
2 - Mechichi Said : Avocat, vice-président, section Jendouba de la ligue tunisienne de défense des droits de l´homme ;
3 - Jemli Lamjed : Membre du bureau exécutif de L'UGET;
4 - Herzi Farouk : Militant progressiste.

TUNIS LE 5 NOVEMBRE 2001
POUR LE COMITE
CHOKRI LATIF

Fond sonore : November rain - Guns N' Roses .