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Je voudrais analyser tout au long de cet essai l'attitude de Ben Ali
devant la mort depuis son accession à la magistrature suprême le 7
novembre 1987 jusqu'à aujourd'hui. Les funérailles de Bourguiba en avril 2000 offrent un exemple
significatif de l'attitude adoptée par Ben Ali devant la mort. Ce qui
caractérise le système Ben Ali c'est que rien, même pas la mort, ne peut
perturber le mode de fonctionnement de sa machine sécuritaire. Même devant
la mort, pas question d'humilité ou de spontanéité. Dans la dictature
"scientifique" de Ben Ali rien n'est laissé au hasard. Tout est froidement
calculé : la photo cadavérique de Bourguiba publié par tous les
quotidiens, l'avion qui porte le nom du 7 novembre de Tunis Air qui a
transporté la dépouille mortelle du " Zaïm " etc. Oui, le pauvre Zine a peur. Ses cheveux teints gominés, ses " conquêtes
féminines " chaque jour plus fraîches, ses soirées de plus en plus
délirantes, ses " palais des désirs " renouvelés ne sont qu'une fuite en
avant devant un ennemi qu'il combat en dressant devant lui mille murailles
blindées et une garde pléthorique faite de quelques milliers de mortels
! Dans le cas de Ben Ali il y a une convergence entre le désir du Parti-Etat (RCD) de conserver son contrôle du pays et la fuite en avant d'un chef vieillissant qui conjure sa peur de la mort par une présidence à vie qui ne dit pas son nom. Omar Khayyam | |
| Samedi 8 décembre 2001 . | |
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Appel pour la signature d'une pétition en sa faveur A l'occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l"homme, le Comité National de Soutien à Abdelmoumen Belanes, lance un appel à tous les démocrates, pour la signature de la pétition ci-jointe en sa faveur. Prière de retourner les signatures à l'adresse suivante :
Pétition Nous, soussignés ; Exigeons :
Aujourd'hui,10 Décembre 2001, est commémorée à travers le monde
l'adoption de la déclaration universelle des droits de l'homme en 1948;
dont les principales clauses garantissent les droits individuels et
collectifs contre l'arbitraire, le despotisme, et l'oppression. Tunis, le 10 décembre 2001 | |
| Tunis, lundi 10 Décembre 2001 . | |
I.C.S.P.P.T. Comité International de Solidarité pour les Prisonniers Politiques en Tunisie Communiqué Le 11 décembre 2001 Il fut victime d'un procès politique qui manquait selon les organisations mondiales des droits de l'homme les plus crédible notamment Amnesty International, Human Rights Watch, Lawyers Committee et bien d'autres le minimum des conditions les plus fondamentales nécessaires pour le respect des droits des détenus dont plusieurs ont été torturés dans les geôles du ministère de l'intérieur à Tunis, ainsi que plusieurs autres irrégularités de fond bien détaillées par les organisations de droits humains ayant observé le procès de Mr Akrout dit de 'Bab Saadoun'. Mr Mohamed Akrout a été fréquemment emprisonné dans presque tous les procès politiques dans les années 80 du mouvement de la tendance islamique (MTI) et puis transformé en parti politique Nahdha (Renaissance) et même lors de la politique d'éradication à l'égard de l'opposition la plus représentative de la Tunisie sous prétexte de la préparation du terrain de la démocratie sans islamistes. Des ex-prisonniers politiques détenus avec Mr Mohamed Akrout ont reporté qu'il est récemment obligé à être complètement déshabiller et laissé enchaîner à une arbre pendant 3 jours et nuits lors de cette période la plus froide de l'hiver à l'ouvert dans la prison du Kef ou' il a été sujet des coups de poing et de pied des dizaines d'agents de la prison; alors qu'il souffre de plusieurs maladies graves : déséquilibre de la tension, le trigesteril, et cardiaque. Les autorités lui ont fréquemment nié ses médicaments, sa ration alimentaire quotidienne, son droit à l'aération en dehors de sa cellule isolée pendant toute la décennie écoulée et même la nourriture emporté par sa famille est confisquée. Des ex-prisonniers politiques proches de Mr Akrout affirment qu'il est victime de la torture et considéré par les autorités comme une personnalité qui refuse de compromettre ses idéaux, et que les maîtres de la DST au ministère de l'intérieur à Tunis voulait qu'il soit exécuter au lieu de la perpétuité et que même Ben Ali souhaitait la mort de plusieurs prisonniers politiques à l'instar de Mr Mohamed Akrout; Ce qui fait que la torture la plus dure incessante tout le long des derniers années à Borj Erroumi, 9 Avril, Beja et maintenant le Kef ou' il a souffert le même genre de techniques d'humiliation et de torture pour atteindre le but de sa mort sans jugement ou bruit par les instances des droits humains à l'échelle internationale. Lors de son arrestation en 1991, les autorités Tunisiennes ont même renvoyé sa famille de 5 enfants par la force en dehors de leur foyer à la cité Ettahrir à Tunis et ont resté plusieurs années au sud du pays prés de ses parents. Mr Fethi Ouerghi une autre victime de mal traitement inhumain des autorités, a été privé des soins médicaux adéquat après sa perte sous la torture de sa première testicule et malgré ses nombreuses grèves de faim ces dernières années pour crier de l'aide afin de traiter à temps sa deuxième testicule affecté d'une inflammation; les autorités ont ignoré tous les appels de la part de plusieurs organisations mondiales à cet égard, ce qui a eu pour conséquence la perte totale de ses deux testicules. Il est couramment en grève de la faim depuis le 17 nov. 2001, ainsi que le prisonnier politique Mr Ridha Boukadi pour protester contre leur mal traitement inhumain par le directeur de la prison "9 Avril" le commandant Slaheddine Braham en personne en les battant et les enchaînant par les mains et les pieds au mur jour et nuit pour chacun dans une cellule isolée sans couverture au froid de l'hiver. Le prisonnier politique Mr Khaled Ben Amor Rebai et Mr Lassaad ben Mohamed Baroudi avaient été arrêté pour plusieurs mois dans les prisons Libyennes puis remis aux autorités Tunisiennes en 1996 où ils ont été condamné le 16/12/ 1999 par la cour de Sfax chacun à 4 ans pour appartenance à une organisation politique non reconnu (Nahdha). Mr Khaled Rebai devrait être relâché le 30/05/2001 alors que Mr Lassaad Baroudi le 16/05/2001; mais jusqu'à nos jours ces deux prisonniers politiques ne sont pas encore relâchés et sans que les autorités Tunisiennes n'ont donné aucune raison à leurs familles. [l'avocat de Mr khaled est maître Noureddine B'hiri: tel. : 0021671 327247, et pour Mr Lassaad maître Abbou : tel. : 0021671 352 320]. Le Comité International de Solidarité pour des prisonniers politiques en Tunisie considère que les souffrances de ces prisonniers politiques confirment l'implication directe au plus haut niveau des autorités Tunisiennes dans l'incitation et la pratique de la torture ainsi que la couverture prêtée du régime à l'égard des tortionnaires sans compte ou responsabilité de leurs crimes vis à vis aux détenus politiques victimes de brimades inhumaines contraires à toutes les conventions internationales ratifiées par l'état Tunisien. Le Comité rappelle tous les intéressés des droits humains que plusieurs prisonniers politiques ont déjà perdu leurs vies en prison dans des circonstances suspectes et par des techniques pareilles notamment Mr Ismail Khemira, Mr Souhnoun Al Jouhri, Mr Mabrouk Zran.., ce qui impose plus de vigilance à l'égard du régime en place. Sayyid Ferjani Please write to the following organisation at : The
international red cross Nous vous appelons à visiter régulièrement le site | |
| Mardi 11 décembre 2001 . | |
TUNIS (AFP) - L'opposant et militant tunisien des droits de l'Homme,
Moncef Marzouki, a quitté samedi Tunis pour Paris, plus d'une semaine
après la levée d'une mesure d'interdiction de voyage qui le
frappait. | |
| Yahoo! Actualités. Samedi 8 décembre 2001 . | |
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Tunis, le 5 décembre 2001 La classe laborieuse a mené, avec des dirigeants dévoués comme Farhat
HACHED, qui a payé de sa vie son engagement pour la dignité et la liberté,
plusieurs luttes contre l'oppression, la domination et la
marginalisation. Nous annonçons, aujourd'hui mercredi 05 décembre 2001 la fondation de
la CONFEDERATION DEMOCRATIQUE DU TRAVAIL DE TUNISIE -CDTT-, une
organisation syndicale qui rompt totalement avec les archaïsmes du
clanisme et du carriérisme, garantit la démocratie, la transparence et
l'alternance dans son fonctionnement, ainsi que l'indépendance vis à vis
du pouvoir et des partis politiques ; elle sera un cadre de coordination
générale entre des syndicats disposant d'une liberté d'action et de
gestion. Le porte parole | |
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Genève, le 08 décembre 2001 Mesdames les Ambassadrices, Messieurs les Ambassadeurs auprès de L'ONU, des Etats signataires de la Convention contre la Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Le 10 Décembre prochain on célébrera encore la journée internationale des droits de l'homme, et pour la quatorzième année consécutive les droits de l'homme en Tunisie sont toujours bafoués avec la bénédiction de vos Gouvernements, Ceux qui travaillent quotidiennement avec les victimes de la tortures en Tunisie savent bien que ce régime du RCD ( le parti au pouvoir en Tunisie), autoritaire et sanguinaire, qui a signé presque toutes les conventions internationales pour le respect des droits de l'homme, ne les a jamais respectées. Chose promise chose faite. Les traumatismes subis par les victimes de la barbarie du régime du général ben Ali, vont parfois altérer leur santé physique ou psychique le restant de leur vie, depuis notre Association des Victimes de la Torture en Tunisie (AVTT), et d'autres organisations se dédient à ce triple devoir, trop longtemps négligé : Lutter pour la réhabilitation physique et psychique des victimes
traumatisées. Cette dernière tâche, trop souvent, n'est pas perçue comme un soutien aux victimes, mais uniquement comme un devoir de justice de la société. Et comme nous le constatons quotidiennement, une des grandes souffrances de ceux qui ont subi la torture, c'est d'avoir été non seulement traité comme des criminels, mais ravalés à l'état de sous-hommes sur qui les pires violences pouvaient exercer. Les auteurs, eux au contraire, se drapaient dans le manteau de l'officialité, de la défense des valeurs fondamentales et se présentaient comme les piliers de l'Etat. Une des grandes revendications des victimes consiste à réclamer que leur dignité soit reconnue et que les violences commises à leur encontre soient considérées comme des crimes contre l'humanité et non comme des moyens légitimes utilisés dans des circonstances exceptionnelles pour protéger la société. Mesdames les Ambassadrices, Messieurs les Ambassadeurs, des Etats signataires de la Convention contre la Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, auprès de L'O N U. L'accord Euro-méditerranéen d'association et qui énonce, en son article 2, (les relations entre parties, de même que les dispositions de l'accord se fondent sur le respect des principes démocratiques et des droits de l'homme qui inspirent leurs politiques internes et internationales et qui constituent un élément essentiel de l'accord), ainsi que le mécanisme de suivi de l'accord en ce qui concerne le respect des droits de l'homme par la communauté européenne, ses Etats membres et la Tunisie. La déclaration de Barcelone des 27 et 28 novembre 1995. Les instruments Internationaux qu'elles ont ratifiés, en particulier en ce qu'ils garantissent le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne, le droit à l'intégrité physique, le droit à un procès équitable, le droit au respect de la vie privée et familiale, la liberté de circulation, la liberté d'opinion et d'expression, la liberté de réunion et d'association, et le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays. La convention contre la torture de 1984, ratifiés par la majorité des pays signataires. Ce traité international signées par vos Etats membres et la Tunisie vous impose en effet de poursuivre les auteurs présumés de torture, dès que l'un d'entre eux pose le pied sur votre territoire national, ne paraissent guère respecté, les tortionnaires circulent toujours en toute impunité. Vos Etats ont mis entre parenthèses la démocratie et bafoué les droits de l'homme au nom des impératifs économiques, permettant ainsi au général ben Ali à anesthésié la volonté populaire, étouffé toute vie politique, supprimé les libertés, confisqué le pouvoir, il parait que ces pays ont oublié que la démocratie et les droits de l'homme sont les meilleurs facteurs du développement, que l'homme a été et demeure le problème fondamental et le moteur central de toute activité économique. Plus de milles prisonniers croupissent toujours dans les prisons tunisiennes dans des conditions cruelles et inhumaines, intimidations, torture, viols, privatisations de toute assistance médicale Parallèlement à cette présentation de situations tragiques enregistrées en Tunisie, nous avons aussi voulu, en quelques mots, donner la parole à celle et ceux qui se dévouent afin que les victimes non seulement reçoivent l'attention médico-psychologique que nécessite leur cas, mais qui également se battent afin que les tribunaux contraignent les auteurs et ou les Etats qui les ont employés, à compenser, les dommages subis et enfin, pour que les tortionnaires non seulement soient contraints d'abandonner leur sinistre pratique, mais qu'ils soient sanctionnés à la hauteur de leur crime. Comme toutes celles et tous ceux qui se battent contre la torture, l'AVTT espère qu'un jour nous célébrerons tous l'éradication définitive de ce CRIME. Genève, le 08 décembre 2001 | |
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C'est avec consternation que le Parti Social Libéral (PSL) a pris connaissance des déclarations à résonance gouvernementale proférées ces derniers jours par le nommé Mounir el Béji concernant son intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles. En se déclarant candidat au rôle de faire valoir pour le simulacre électoral devant avoir lieu en 2004, cet individu répond à l'instigation d'un Etat-Parti à court de légitimité plaçant à l'origine de sa survie toutes sortes de marchandages médiocres et autres conciliabules. Il va sans dire qu'en rejetant en bloc les déclarations fallacieuses proférées en leur nom à tort par cet individu, les libéraux tiennent à rappeler que les communiqués qui les engagent sont ceux émanant de leur direction légitime élue le 21 mars 1998 et reconnue par l'Internationale Libérale. Par ailleurs le PSL élève une vive protestation contre le projet antidémocratique qui se profile derrière l'appel au nom de tout le peuple tunisien à une révision constitutionnelle dont le mobile réel n'est rien d'autre que la conservation des intérêts d'une poignée de privilégiés. Durant les quatorze ans écoulés de son règne, le régime de la déclaration de novembre n'a ménagé aucun effort pour l'étouffement des aspirations des tunisiennes et des tunisiens pour la liberté et la dignité. La reconduction de ce régime par sa succession à lui-même tel que l'annonce une vaste entreprise de propagande favorable au projet de révision constitutionnelle sus-citée, aura certainement des incidences graves sur l'avenir des libertés et de la stabilité en Tunisie. Dans ce contexte, reconnaître au régime de la déclaration de novembre une quelconque légitimité, ne serait-ce que pour la période légale lui restant au titre de son actuelle et dernière mandature, reviendrait à cautionner une conception du pouvoir aussi erronée qu'anachronique dissociant la légitimité du gouvernement de la manière dont celui-ci appréhende la question des droits de l'Homme et ce, au désavantage de l'Etat de droit démocratique revendiqué par les forces de progrès. En appelant le 9 avril 2001 à ce que " l'alternance (soit menée) maintenant !" les libéraux ont réaffirmé leur attachement au principe de connexion entre les droits de l'Homme et la légitimité du pouvoir politique, soulignant que la rupture avec le charlatanisme de l'ancien régime et ses vestiges tristement baptisés " ère nouvelle " est une urgence nationale à laquelle les démocrates authentiques doivent s'atteler. Partant de leur conviction que la liberté est une uvre collective qui ne peut en aucun cas être réduite au génie de quelques uns, les libéraux se sont adressés aux forces vives de la nation, les exhortant à oeuvrer pour la préparation de l'alternance dans le cadre d'une structure provisoire représentative de toutes les familles politiques démocratiques présentes sur la scène nationale. C'est à cet idéal que ressortissent notamment leur manifeste libéral précité et leur déclaration commémorative de la proclamation de la république, en date du 25 juillet 2001. En réitérant leur attachement à la mise en place d'une telle structure,
les libéraux regrettent le manque de transparence et de conviction en
l'altérité dont souffre le fonctionnement de certaines parties qui tout en
se réclamant du même principe d'action, excluent délibérément de leur "
cercles privés " les familles politiques qui leur sont idéologiquement
divergentes. En face d'un système où les libertés sont si avilies et bafouées, ce
serait un insoutenable paradoxe d'entretenir le sectarisme et l'exclusion,
en postulant en même temps pour la résistance à l'ordre établi et en se
réclamant de la démocratie et de la volonté des masses.
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