Another brick in the wall |
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PETITE CHRONIQUE DE
L'AUTRE CÔTÉ 23 DÉCEMBRE 2001
Dans deux jours c'est Noël et voilà plus d'une semaine que je m'y
prépare avec un peu de frénésie et beaucoup de nervosité. Je n'aime pas
Noël mais j'aime bien faire des cadeaux, je n'aime pas qu'on se réunisse
(nous sommes si peu nombreux) mais je suis ravie de revoir mes petites
soeurs. Entre deux courses, je jette un coup d'oeil sur Tunezine. J'ai
dépassé mon forfait Internet il y a longtemps mais qu'à cela ne tienne,
plus que quelques jours avant le prochain, qui aura une durée supérieure.
De temps en temps, je suis à quatre pattes par terre au milieu des
cadeaux à emballer, des papiers et des rubans. Ca bruisse, ça se froisse,
j'essaie d'accorder la couleur du ruban à la couleur du papier. Je vais
jusqu'à choisir soigneusement la couleur du stylo avec lequel j'écris les
noms sur les paquets. Mon père, de passage, me trouve le teint gris. Il
ne peut s'empêcher de m'expliquer que c'est le manque de soleil. Je
proteste que c'est mon teint naturel. Chaque année en rentrant de Djerba,
je suis bronzée mais sous le bronzage je suis grise. Ma soeur confirme et
appuie mes propos. J'en viens à préciser avec un ton proche de la colère:
" C'est à l'intérieur que je suis grise !". Régulièrement mon regard se
pose sur le quadrillage bariolé de mon poster :" Doors of Tunis". Je
l'ai accroché dès mon retour de cette ville, pour essayer de redonner un
peu de vie à mes souvenirs voilés. Réagissant à une carte représentant une
de ces portes, mon père me répondit par une porte et une fenêtre avec ces
mots: "Très important la fenêtre, pour regarder le monde et pouvoir, le
cas échéant, se tirer discrètement en évitant la porte." Je regarde par
la fenêtre. Tourterelles, merles et moineaux se pressent autour des
graines que j'ai distribuées. Je fais ma réserve de "bravo, je t'admire"
pour qu'Omar Khayyam continue d'écrire, une culture de sourires pour que
Lecteur Assidu continue de lire, et mon sourcil se lève à la pensée de
decepticus_esperus (je ne le connais pas). Je pense à la Tunisie, à
toutes ces portes fermées et muettes. Je regarde par la fenêtre puis
je cours désaltèrer ma éternelle pour
ettounsi.
Sophie 
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| Dimanche 23 décembre 2001 . |
Hsouna attaque ses virus ! |
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| hsouna, dimanche 23 décembre 2001 . |
Droit de réponse |
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Goujat et
ingr@t
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Municef Goujat vient de commettre l'irréparable en déclarant la guerre
aux "sites pornographiques des extrémistes sur internet" pourtant on
s'était mis d'accord dés le début à ce qu'il ne réplique pas à nos divers
écrits obscènes qui n'avaient pour seul objectif que sa nomination future
à la tête du ministère des droits de l'homme, de la communication et des
relations avec la chambre des députés - mdhcRCD - vu que son acolyte le
Monsieur 2 colonnes n'arrive plus à plaire aux masochistes sadiques de
TUNeZINE, mais ce scribouillard narquois (© lassé) n'a pas tenu sa parole
en cherchant le beurk et l'argent des beurs, en crachant dans la soucoupe
qui l'a envoyé au septième ciel et en vaselinant la branche enfoncée dans
son cul (© ettounsi) Le plumitif et directeur de La Presse® doit son
récent succès planétaire aux anonymes de TUNeZINE qui l'ont sauvé de son
cercle restreint et vieillot des lecteurs destouriens francophones et ont
dévoilé sa solennelle maestria de la langue de bois aux webnautes du monde
entier qui discernent désormais en lui le digne successeur de Joseph Paul
Goebbels. L'ingrat Goujat qui dispose depuis quelques mois d'une bonne
marge de manuvre offerte par son analphabète de patron grâce à l'aide
exquise (© Frihet Vänner) des sites pornographiques de l'opposition
commence à voir plus loin que son nez de chaussée (© ettounsi) en
élargissant le cercle de ses victimes, ainsi son carnet de maladresses (©
ettounsi) qui n'incluait que Hachemi Hamdi et "notre" chaîne
Almustakillah, Robert Ménard et "notre" organisation RSF et les ténors de
l'opposition illégale, s'est étoffé dernièrement avec la présence inopinée
des députés de l'opposition légale lors de son article "Une certaine
opposition, le beurre et l'argent du beurre". Lecteur assidu a été le
seul tunezien a s'intéresser a ce scoop explosif et a suggéré à
l'e-rédaction sa lecture mais personne ne l'a trouvé intéressant vu qu'il
s'attaquait à l'opposition d'apparat et non à la vraie opposition, mais
l'ironie du sort a voulu que les parlementaires injuriés assument enfin
leur responsabilité et envoient un droit de réponse adressé par voie
d'huissier de justice !!! Les députés avaient du soucis pour leur droit
de réponse (qui n'a pas été publié comme le veut le code de la presse mais
comme le veut le code de La Presse® des gougeas) car ils savaient qu'il ne
sera jamais publié même s'il arrive par inadvertance à échapper aux yeux
indiscrets de Amm Houcine junior le nouveau "déchireur de lettres de
Zabanostra" (© Omar Khayyam), nous on a eu vraiment peur pour le pauvre
huissier de justice kamikaze qui l'a échappé belle cette fois. L'infâme
Goujat n'a pas seulement défiguré le droit de réponse en question mais il
l'a garni de quelques remarques et notules plus burlesques les unes que
les autres ainsi le directeur de La Presse® essaye de nous rafraîchir la
mémoire, nous les atteints d'amnésie générale, avec des faits qui sont le
pur produit de sa fantaisie malade, exemple : Goujat chicane avec une
obstination farouche le rêve de millions de tunisiens, qui ne veulent que
la réconciliation en demandant après 45 ans d'indépendance l'application
d'une amnistie générale, en fabulant son histoire de toujours : Les
assassinats de Bab Souika. Au risque de me faire traiter, encore une
fois, par une partie de l'opposition d'intégriste et de négationniste
rampant (Rappel : L'avis des destouriens et des gougeas mafieux ne
m'intéresse pas et ne me perturbe point alors que les malentendus avec des
opposants démocrates me font vraiment de la peine) je vais rappeler à
Monsieur tout le monde qu'il y a eu lors de ce règlement de comptes une
deuxième version, plus crédible et largement répandue chez les tunisois,
concernant ce fait divers baptisé à tort "L'affaire Bab Souika", les
auteurs présumés de l'agression subie par les deux gardiens-mouchards de
la cellule destourienne de Bab Souika ne sont rien d'autres que quelques
RCDistes mécontents, originaires de Matouia - Gabes, qui n'ont pas
assimilé la perte du contrôle de cette affaire juteuse au profit des
proches de Leila Trabelsi en profitant, d'une bassesse immonde, du climat
tendu qui régnait à Tunis cette année là. L'un des deux gardiens
agressés et pulvérisés au vitriol, pour faire coller aux nahdaouis la
responsabilité, et que le RCD de ZABA a monnayé son silence complice et
son faux témoignage avec de la chirurgie esthétique en France et une
pension à vie aura un jour à témoigner devant une justice indépendante et
tout le monde saura qui est l'intégriste qui a envoyé des milliers
d'hommes et de femmes en prison en se basant sur le témoignage orphelin
d'un mouchard destouRIEN !!!
Pour l'e-rédaction ettounsi de tunezine
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| Lundi 24 décembre 2001 . |
Nous sommes tous égaux devant la torture |
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Un intervenant sur le forum de Tunezine a critiqué Sihem
Bensedrine, car elle n'a pas été torturée par la police politique de Ben
Ali. Voici les explications de Sihem.
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O.K. : Quelqu'un a dit que Ben Ali t'a réservé un
traitement de faveur, car tu n'es passée ni par les caves de la Dakhilia
ni par les "Sévices Spéciaux". SBS : Oui c'est
vrai et j'en ai honte. Mais dès mon arrestation j'ai demandé une audience
avec sa Majesté torturale Bokassa. Il a répondu, avec son sadisme
habituel, "NON". C'est une violation du principe de l'égalité de tous les
Tunisiens devant la torture. Pourquoi n'ai-je pas les mêmes droits que les
autres militants torturés : Imen Dérouiche, Noureddine Benticha, Néjib
Hosni, Hamma Hammamai etc. J'ai demandé, plusieurs fois, d'être transférée
de la prison de Manouba aux caves de l'Intérieur. Le Ministre de
l'Intérieur a été d'une cruauté indescriptible. Il n'a même pas daigné
répondre à mes missives. O.K. : Tu ne crois pas
qu'on doive modifier la Constitution pour ajouter la mention : " Tous les
Tunisiens sont égaux devant la torture "? SBS :
D'accord, mais il y a le risque que ça reste lettre morte. Qui peut
garantir que cette nouvelle règle va être appliquée par tous les services
de la police et à tous les niveaux? O.K. : On peut
par exemple créer le poste de " juge d'application de la torture ", un
magistrat qui veille à l'application systématique du nouvel article de la
Constitution. SBS : Et pourquoi pas un Haut
Conseil de la Torture pour superviser " les juges d'application de la
torture " ? O.K.: Dans un moment de vérité, un
fonctionnaire de la Sûreté de l'Etat dit à Ahmed Mannai : " Même Ben Ali,
s'il tombe demain entre nos mains, il sera traité de la même manière "
(Ahmed Mannai, Supplice tunisien, le jardin secret du général Ben
Ali). SBS : C'est là un exemple émouvant de
la conscience des cadres de l'Intérieur du principe de l'égalité de tous
les citoyens devant la torture. Mais ce n'est pas de leur faute, si je
n'ai pas été torturée. Les ordres de non-torture viennent d'en haut et
eux, comme moi, se trouvent désarmés. O.K. : Les
pauvres! Eux aussi souffrent de la dictature. Je peux imaginer la
frustration de Bokassa devant un ordre de non-torture. SBS : Oui ils souffrent exactement comme nous de la
dictature. A chaque fois qu je passe par la police des frontières, je vois
des visages congestionnés par la révolte et la colère. Ils souffrent
d'avoir reçu l'ordre de me laisser passer. Je suis solidaire de leur
cause. O.K. : Je suis désolé,
Sihem, de t'avoir torturée par mes questions. SBS
: Mais nous sommes tous égaux devant la torture ! N'oublies jamais ça!
Omar Khayyam
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| Samedi 22 décembre 2001 . |
Mohamed Hachemi Hamedi et le 2004 |

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| Dimanche 23 décembre 2001 . |
Une coiffeuse d'orphelins sans C.A.P.C. ? |
Dans son article "J'accuse", publié par le journal Al
Mounadhil, le docteur Hachemi Ayadi, affirme que Leila Trabelsi ne détient
aucun diplôme en coiffure. ("Cette femme n'est même pas titulaire d'un CAP
de coiffure, a le pouvoir et l'autorité de nommer des docteurs d'Etat
! !
! ")
Le docteur Ayadi est-il vraiment sûr de ce qu'il dit? J'ai consulté la
biographie de Leila Trabelsi, publiée par l'Audace de mars 2001 (Numéro
73) :
"Issue d'une famille de onze frères et surs, elle fit ses premiers pas
dans la vie chez Wafa, une coiffeuse de la Place Barcelone à Tunis." J'ai,
donc, téléphoné à Wafa pour savoir si la Première Coiffeuse de Tunisie
détient ou non un CAPC ( Certificat d'Aptitude à la Profession de
Coiffeuse). Wafa est évasive. Elle me dit qu'elle en détient
l'équivalent.
- Mme Wafa, cette équivalence est-elle reconnue par l'Etat? - Aucune
idée. Tout ce que je sais est qu'elle était excellente dans son métier.
D'ailleurs, un certificat de travail signé par moi-même se trouve dans les
archives des services juridiques de la Présidence. Le docteur Ben Dhia
peut vous montrer une copie de ce certificat.
Le docteur Ben Dhia m'a dit au téléphone qu'il était débordé pour le
moment. Tous les fonctionnaires des services juridiques de la Présidence
sont sur chantier. - Mais quel chantier ? - Le chantier du
remaniement constitutionnel, nous y travaillons jour et nuit. -
Pouvez-vous au moins répondre à cette question : " Leila Trabelsi
détient-elle un CAPC ?" - Elle en détient l'équivalent. J'ai moi-même
signé l'attestation d'équivalence.
Conclusion: Il faut nuancer les propos du docteur Hachemi Ayadi. C'est
vrai que Leila n'est pas titulaire d'un CAP, mais elle a au moins une
équivalence reconnue par le plus grand juriste de la République.
Omar Khayyam
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| Dimanche 23 décembre 2001 . |
Une famille tunisienne ! |
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100% contre la dictature
et vous ?
Le mythique Ben Ali rafle tous les suffrages à 99% depuis 1989 mais une
famille tunisienne comme on ne rencontre pas tous les jours est à 100%
contre ce dieu légendaire.
1 - Hamma, 49 ans d'opposition, un des rares tunisiens à avoir manquer
délibérément sa chance d'avoir quatre femmes sous le même toit. 2 -
Radhia, 45 ans de solidarité, elle n'a épargné aucun effort pour la
liberté des autres et elle a finit par perdre la tienne. 3 - Nadia, 18
ans de harcèlement, pour elle la sécurité et la police sont deux concepts
complètement différents. 4 - Ousseima, 13 ans d'intimidation, dur
d'être à la fois la fille d'un opposant au régime en cavale et d'une
avocate militante des droits de l'homme. 5 - Sarah, 2 ans et demi de
privation, elle déteste Jacques Chirac, Carlo Azeglio Ciampi, Georges Bush
et tous ceux qui font l'éloge de l'autoritarisme de Zine el Abidin Ben Ali
et l'empêchent de découvrir à quoi ressemble un père.
Il faut sauver le soldat
Sarah

Dommage que tous les tunisiens n'ont pas de voisins qui s'appellent
Hamma Hammami et Radhia Nasraoui, si c'était le cas, la dictature aurait
plié bagage depuis au moins deux décennies. Le supplice de ce couple et de
leurs enfants et la destinée assez singulière de cette famille représente
à elle seule la preuve irréfutable que la Tunisie est une dictature
policière atroce. Aucune justification, aussi sagace soit elle, ne peut
justifier l'acharnement aveugle du régime tunisien contre cinq personnes
sans défense aucune, sauf leur opiniâtreté à vivre dans la dignité. Ces
soldats de la Tunisie nouvelle risquent de périr sans apercevoir la lueur
d'un jour de liberté et si Hamma brûle, si Radhia brûle, si Nadia brûle et
Si Ousseima brûle aussi faites au moins que Sarah ne brûle pas sinon à
quoi ça sert d'illuminer la voie ? et pour qui ?
P.S. Mes excuses vont au poète Nazim Hikmet pour le dégât à sa
poésie quant à Steven Spielberg ça sera pour une autre fois.
ettounsi de tunezine
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Le juge Mokhtar Yahiaoui |
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| En attendant le samedi 29 décembre 2001 . |
Download : Arab documents |
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Mohamed Mouadda
Sahbi El Amri
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| Fond sonore : Another brick in the wall - Pink Floyd
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