|
Au paradis des touristes règne un silence de plomb ZABA risque à présent une crise de nerfs à cause de cette rue qui
n'existe pas, Jean pierre Chevènement vient de le mettre hors de lui en
lui demandant lors de son passage à Tunis de le laisser visiter la rue du
commandant martyr Mohamed Mansouri. Omar Khayyâm : WANTED DEAD OR ALIVE
Avisé de l'incident diplomatique par au moins 50 mouchards, qui
quadrillent en permanence l'avenue du 7 - 11 - 1987 jour et nuit, ZABA
réunit d'urgence son conseil de guerre, le devenir incertain de l'auteur
de ce best seller, Omar Khayyâm, comme vous l'avez deviné sera à l'ordre
du jour. Tout le monde est présent même Ben Dhiable la nouvelle éminence
grise du régime (© Samir Gharbi de J.A.I.), ZABA demande à ses acolytes de
lui fournir toutes les informations dont ils disposent concernant l'ennemi
public numéro un, notre ami O.K. Vers un programme onusien : Ciment contre pourriture (© ettounsi) Les sbires ne tardent pas à localiser l'infortuné directeur de l'hôtel
Al Mansour et l'emmènent dans un état lamentable au palais de Courtage (©
ettounsi), en examinant son sujet ZABA s'exclame : " Je ne savais pas que
les russes étaient aussi misérables comment cet homme arrive à marcher
pieds nus avec des températures de - 22 ° ?" troublé par le malentendu qui
est entrain de se dessiner GUNSoui explique à son patron que l'homme qui
est devant lui n'est pas Alexeï le russe mais Omar Khayyâm en personne qui
vient d'avouer son forfait et son appartenance à la Qaïda et aux services
secrets du Mossad après une demi-heure câline passée aux caves de la
Dakhilia c'est ce qui expliques en partie l'état de son habit et les zones
bleuâtres qui couvrent son corps à moitié nu. Si l'histoire ne colle pas, achetez un sac de ciment
du marché parallèle ! | ||
| Tunis, vendredi 11 janvier 2002 . | ||
|
ليلة البارحة طال بي السهر وأنا أفكر ترى هل من أمل في
الخلاص ذهبت بي الذكريات بعيدا لأيام الصبا و براءة الطفولة و قد كنت غضا طري
العود آنذاك. كنت أسأل نفسي تلك الأيام عندما أرى صورة الرئيس و زوجته غلى
صفحات الجرائد أو في الشاشة السحرية ترى هل هؤلاء بشر مثلنا ؟ هل يأكلون
مثلنا ؟ هل يحبون و يكرهون مثلنا ؟ هل يقضون حاجتهم مثلنا ؟ هل لون فضلاتهم
مطابق للون فضلات بني البشر ؟ الحقيقة أنني كنت أظن أنهم مختلفون عنا في كل
شيء كنت أحسبهم مخلوقات راقية و من أجل ذلك فهم يحكموننا, كم كنت بسيطا كسائر
أبناء شعبي الآن و قد بلغت من العمر عتيا جائني اليقين, انهم ليسوا بأحسن منا
بل هم أرذلنا هم أوثان متحركة هم أساف و نائلة اللتين كان يعبد أجدادنا أيام
الجاهلية الأولى و كانوا يهرقون دم القرابين أمامهما حتى يعم الخصب و يورق
الشجر و تحمل الحرائر و يولد الرضيع قويا و يصمد أمام الوباء. ذات يوم اجتمع العبيد أمام قصر الالهة في حفل مهيب
لتقديم القرابين كان أساف مزهوا على كرسي الملك و زوجته نائلة تعبث بالصولجان
و تنظر باحتقار لهذه الجموع الذليلة, فجأة دوى الرصاص في القصر "أقتلوا هذا
العبد الآبق" كان أحد العبيد يركض نحو أساف حتى يقبل الأرض تحت قدميه و يعرض
شكواه للآلهة, لكن الكهنة أساؤوا الظن به فانطلق الرصاص مدويا "احموا آلهتكم"
واصل العبد ركضه, استمر الرصاص اقترب العبد من الآلهة و اقترب الرصاص هوى
العبد الآبق بين يدي سيده و فجأة هوت الآلهة برصاص تائه أخطأ صاحبه, خيم
الوجوم على الوجوه احتار الكهنة سقطت أساف و سقطت نائلة لم يصدق العبيد و هم
حتى اليوم ينتظرون رجوع الآلهة. حسونة
| ||
| Jeudi 10 janvier 2002 . | ||
|
Amm Ali, l'ermite de Moknine
Amm Ali est un philosophe qui n'a jamais écrit un seul mot. Ce Socrate moderne écrit sa philosophie par ses actes et son mode de vie. Il est une légende vivante à Moknine. A 74 ans, il garde la vigueur physique et l'acuité intellectuelle d'un jeune homme de trente ans. Il a vécu sous quatre beys : Moncef, Lamine, Habib et Zine. Le mot " République " le fait sourire. Un sourire malin plus expressif que mille discours. Ancien étudiant de la Zeitouna, il sort directement de Bab Souika des années quarante avec ses cafés-chantants, ses théâtres et ses intellos bohémiens (Jamaat taht essour). Amm Ali ne cache pas sa nostalgie pour cet age d'or culturel et artistique. Les journaux et les revues de tout genre se comptaient par dizaines, les théâtres et les cinémas ne désemplissaient pas et fumer un joint était un acte aussi inoffensif que boire un petit verre de Boukha chez le vieux Cohen. Pourtant, Amm Ali n'est pas le genre de " junkie " à passer ses journées et ses nuits enfermé dans des " paradis artificiels ". Dès que les Palestiniens ont appelé les Arabes à l'aide en 1947, il a été parmi les premiers volontaires à mettre le cap sur Beyrouth. L'aventure s'était, malheureusement, arrêtée là. C'était l'une des plus grandes frustrations de sa vie. Arrivé au Liban, il a été empêché par les Français de prendre le chemin de la Palestine pour renforcer les rangs des combattants arabes. Après l'"indépendance" (Amm Ali arbore un sourire énigmatique dès qu'on prononce ce mot), on lui a proposé le poste d'agent de la Garde Nationale. Son " niet " était sans appel. Il n'a jamais regretté son choix. Le futur va lui donner raison. D'ailleurs, un Mokninien de sa génération, quasi-analphabète, est parti à la retraite avec le grade de colonel de la Garde Nationale ! Non, il ne regrette rien. Amm Ali ne badine pas avec les principes. Il est l'un des rares Tunisiens à boycotter sciemment Coca Cola, car elle représente pour lui le signe le plus ostentatoire de l'impérialisme américain auquel il voue une haine qui n'a d'égal que son amour pour la culture et l'identité arabes. La télé ne lui dit rien et il ne jure qu par la radio. Mais il n'écoute jamais les programmes nationaux ou gouvernementaux arabes, car elles ne font que " tamjid el hakem " (l'éloge du dictateur). Sa station préférée est la Deutsche Welle en arabe (Saout Almania). Plusieurs zeitouniens de sa génération ont essayé, au début des années soixante, de se recycler en prenant des cours de français à Bourguiba School. Ce n'était pas le cas de Amm Ali. Les langues étrangères lui sont toujours restées étrangères. Puisqu'il y a des traducteurs pourquoi se casser la tête. Il est, d'ailleurs, un lecteur assidu du quotidien Al Quds al-Arabi et de la revue littéraire libanaise Al Aadaab. Amm Ali est un artiste dans l'âme. Par manque d'enthousiasme pour les matières religieuses, il n'a pas terminé ses études à la Zeitouna. Il était " tayyarji " (joueur de tar) au sein d'une troupe de malouf amateur qui s'est effilochée avec le temps. Il tient à préciser qu'il n'a jamais touché au bendir. A l'époque de la ruée vers les postes politiques, Amm Ali n'a été tenté ni par le bourguibisme, ni par le bensalhisme des années soixante. Il n'a jamais été membre du PSD ou du RCD. Certes, il a des penchants socialistes et arabisants, mais Michel Aflak ne l'aurait pas accepté dans son parti pan-arabe, car Amm Ali n'est pas fait pour être un apparatchik. Il revendique son identité arabo-islamique plus par ses actes et son mode de vie que par des slogans bidons. Il n'a quitté ses habits traditionnels qu'une seule fois, pendant un éphémère séjour en France. Il est un Tunisien inclassable. Arabe et fier de l'être, il est l'ennemi de tous: des occidentalistes bourguibiens, des obscurantistes islamistes et de toutes les monarchies et républiques bananières arabes. Amm Ali ne rate aucune occasion pour vilipender les responsables politiques tunisiens et arabes, qui ne sont pour lui que des agents des Français, des Britanniques et des USA. Mais celui qu'il abhorre le plus est certainement ce Mokninien de la honte, ce valet qui s'appelle Abdelaziz Ben Dhia. Les Mokniniens l'appellent " rass el-l'ham " (cancre ou débile). A cause de sa servilité et de son " lèche-bottisme ", Amm Ali le compare aux Grands Eunuques des sultans turcs. Avant son " immigration intérieure ", Amm Ali a exercé les métiers les plus divers, mais il a toujours refusé de travailler avec le " hakem " (l'Etat). Au début des années soixante-dix il a tenté sa chance à Paris. C'était " l'age d'or " de l'émigration vers l'Europe. On débarquait en France sans visa et les jobs ne manquaient pas. La ville des lumières l'a laissé indifférent. Exactement comme Mikhaïl Nuaïmé débarquant à New York au début du XXème siècle, Amm Ali n'a été ni ravi ni ébahi par la " Civilisation ". L'inconfort des vêtements occidentaux n'a fait qu'augmenter sa frustration. Son séjour parisien ne dépassa pas deux mois. Dès que le dernier de ses enfants a atteint l'age de la majorité, il prit une décision qui changea sa vie. Amm Ali décida de quitter la ville de Moknine pour s'établir à la campagne. Fils de fellah et héritier de quelques centaines d'oliviers et d'une modeste maison de campagne, le rêve d'un " retour aux sources " le caressait depuis sa prime jeunesse. A l'heure où des dizaines de milliers de Tunisiens " brûlaient " vers l'Europe, Amm Ali a choisi la voie de l'immigration intérieure. Chaque visite rendue à Amm Ali dans son " repaire " est l'occasion d'une joie renouvelée. Pourtant, sa maison de campagne n'offre pas le confort auquel s'attend le commun des citadins. Il n'y a ni électricité, ni eau courante. La télé, la parabole et Internet peuvent encore attendre aux portes de sa citadelle. Il vit en compagnie d'une meute de chiens pur-sang arabe, de poules AOC (Arabité d'Origine Contrôlée) et d'un petit troupeau de moutons. Amm Ali n'est ni athée ni incroyant, mais sa conception de la religion est tout à fait particulière. Il considère le pèlerinage à la Mecque comme un acte païen et croit plutôt au pèlerinage de l'esprit (al hajj al akli), évoqué pour la première fois par Abou Hayyan Attawhidi. Il m'a dit que ces ignorants qui vont à la Mecque et à Médine sont en train de donner leur argent aux Américains par le biais de leurs pions saoudiens. Il ne donne aucune importance aux cultes et aux pratiques religieuses. D'après lui, lorsqu'on atteint un certain degré de foi, toute cette gymnastique quotidienne qu'on appelle prière devient superflue. Amm Ali ne dit jamais non aux boissons " spirituelles " et rappelle que l'imam Abou Hanifa a prononcé une fatwa légalisant le " nabith " (vin).
Pendant ma dernière visite à Amm Ali, il m'a dit qu'auparavant un seul coq suffisait pour satisfaire tout un harem de poules. Maintenant il a sept coqs pour onze poules. Je lui ai répondu, en plaisantant, que la combinaison 7-11 n'est pas un signe évident de fertilité ! ( J'invite par la même occasion nos vétérinaires à étudier ce phénomène étrange de manque de virilité chez la nouvelle génération de coqs tunisien). Omar Khayyâm | ||
| Moknine , le 09 janvier 2002 . | ||
|
Aux délices de Khayyam, voilà un joli nom pour l'échoppe que tu devrais
ouvrir, près de ton domicile de la rue Mansouri.
* L'adresse est : Omar Khayyam - 1, rue du Commandant Mohamed
Mansouri - 5100 MAHDIA - TUNISIE | ||
|
la dictature de la justice la démocratie est un concept comme tous les autres, même ce que vit
l'occident aujourd'hui n'est qu'une forme politique complètement évoluée,
nouvelle, elle n'est pas la démocratie , bien qu'elle en emprunte le nom
et les ouvrages politiques lui en sont souvent des dédicaces.. Dieu ne change ce qu'est un peuple , que si ils changent ce qu'il y a
dans leurs cur..."
Les tunisiens ne changeront jamais si vous continuez comme ça rien de concret , rien de raisonnable, c'est pas avec la philosophie et compagnie seulement qu'on peut changer, gagner .. ceux qui prônent pour la "démocratie" supposons que Ben Ali part, ils seront là bas comme des obsédés de pouvoir et la dictature reprendra sa route, écrasera les espoirs. Les supposés "communistes" , les "socialistes", les "démocrates" les "nationalistes", tout chacun réclamera , à lui seul la possession de la vérité, enfin le pouvoir.. tous ces concepts ne sont liés à aucune réalité, tous sont des images déformées d'un théorie non praticable pour notre Tunisie puisqu'elles n'étaient pas conçues que pour "politiciser" une réalité qui n'est pas la notre. Le peuple tunisien ne va pas changer comme ça, juste par une révolution
causée par la faim ni parce qu'on essayera de faire un compromis avec les
étrangers et ils changeraient peut être leurs représentants sur le terre
tunisienne.. un salut à un tunisien que je connais pas mais qui écrivait sur
Takriz et suXydelik (pseudo : Don Quichotte) il parlait d'un
respect sauveur; mais je lui dis pourquoi aller le chercher chez les
allemands, (c'est vrai que c'est leur spécialité) MAIS il faut quelque
chose de plus fort , le peuple n'est pas si "bon" que ça, les hommes ne
sont pas tous bien, il y aura toujours quelqu'un qui vaudra manger plus,
boire plus, baiser plus, profiter plus, bref se sentir vivant plus (c'est
l'essentiel, tout le reste n'est que moyens pour y arriver..) Il faut TRAVAILLER, il y a tellement de jeunes tunisiens, qui excellent dans tous les domaines, ce que j'espère est que l'économie, les maths, l'architecture, les sciences humaines ne seront pas des fins en eux même mais des moyens dans les mains des gens honnêtes, il faut donc travailler, exceller tout en gardant une croyance grande et modeste à la fois, et une volonté d'arriver au pouvoir existant, pour le changer en un pouvoir qui n'est que moyen servant le règne de la justice... Casa | ||
| Fond sonore : No Doubt - Don't speak . | ||