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COMMUNIQUE DE LA
FAMILLE SAIDI
Genève, le 27 janvier 2002
Ali Saïdi Jr, au nom de sa famille, de sa belle-sur Malika, de ses
neveux Karim et sa mère Joëlle; Ali-Sacha et sa mère Marie-Madeleine,
dément formellement que l'un quelconque des membres cités de la famille
ait fait paraître quelque "remerciements" que ce soit à l'adresse de
quiconque, chef de l'Etat tunisien compris, comme l'a prétendu le journal
La Presse dans sa rubrique Nécrologie du 3 janvier 2002, dont voici le
texte :
REMERCIEMENTS :
Son épouse Malika, ses fils Ali et Karim, son frère Amor Saïdi et les
familles parentes et alliées remercient tous ceux qui se sont associés à
leur deuil suite au décès de leur cher et regretté :
 Cadre au ministère des affaires étrangères
et les prient de trouver ici l'expression de leur profonde
gratitude. Leurs remerciements s'adressent en particulier à : - Son
Excellence Monsieur le Président de la République Zine El Abidine Ben
Ali. - M. le ministre des Affaires étrangères. - MM les secrétaires
d'Etat. - M. le secrétaire général du ministère des Affaires
étrangères. - MM les cadres et agents du ministère des Affaires
étrangères. - MM les directeurs du ministère des Affaires
étrangères.
Nous exprimons notre surprise et notre indignation face à cette manuvre
dont l'objet est manifestement de détourner l'attention des véritables
responsabilités dans la mort de notre regretté Ali Saïdi. Nous déclarons
solennellement que toute allégation contraire au présent démenti ne pourra
être que mensongère et extorquée par la terreur et le chantage.
Ceci d'autant plus qu'aucun représentant de l'Etat tunisien, aucun
responsable des Affaires étrangère n'a daigné nous contacter, ne serait-ce
que par téléphone, après le décès de leur collègue, comme s'ils avaient
tous reçu la même instruction. Même la propre secrétaire de feu Ali Saïdi,
après nous avoir rendu une visite de courtoisie, s'est ravisée et nous a
adjurés de ne jamais en faire état. Elle était terrorisée.
Aucune des personnes "remerciées" ne s'étant donc "associée à notre
deuil", comme écrit le journal gouvernemental tunisien, nous ne voyons pas
en quoi nous leur devrions des "remerciements".
Comme le journal en question refusera de faire paraître notre présent
démenti, nous le diffusons par internet et espérons que l'opinion publique
nationale et internationale prendra note de ce que la famille Saïdi refuse
et refusera toujours d'abdiquer son droit de savoir qui a tué son fils et
pourquoi.
Pour la famille : Ali Saïdi
Jr
N.B. : Ali Saïdi junior est le frère
du défunt et non son fils et il a posté ce message en personne au forum
TUNeZINE le dimanche 27 janvier 2002.
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Au nom de Hitler, Franco et Bokassa l'empereur des
tyrans Nous, ZABA, le Roi des cons, déclarons ce qui suit:
Connards, conasses,
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Les énormes sacrilèges commis par Hadid Bounguiba, premier
maréchal-ferrant du rideau de fer tunisien, en compagnie d'hommes
venimeux, pour la servitude de la Tunisie et son aliénation sont loin de
se compter. C'est pour cette raison que nous lui avons voué infections et
asthmes et uvré de longues années durant, sous sa direction, avec
méfiance, servilité et suspicion, à tous les niveaux, dans les rangs de
ses milices fascistes et au sein de ses services spéciaux. Face à sa
sénilité et à l'aggravation de son état de santé intellectuelle et nous
fondant sur le rapport y afférent, le devoir national nous impose de le
déclarer dans l'incapacité relativement absolue d'assumer les charges de
Parrain de la Mafia tunisienne. De ce fait, et en application de
l'article XXL de la Confection, nous prenons en charge, avec l'aide de ma
coiffeuse personnelle, le Gouvernail de l'embarcation infiltrée et le
commandement suprême de vos forces alarmées. Dans l'exercice de vos
responsabilités, nous comptons sur la contribution de tous les enfants de
notre chef apatride, et ce dans un climat de turbulence, d'insécurité et
de stérilité où seront bénies la haine et la rancur. La dépendance de
notre pays, l'intégralité de notre terrorisme, la vulnérabilité de notre
patrie et le pedigree de notre race sont l'affaire de presque tous les
RCDistes. L'amorce de la partie, son implosion et l'action pour son
anéantissement constituent un devoir sacré pour tous les destouriens, les
valeureux zélateurs de l'équipe qui gagne bien sa vie et qui fait toujours
nul en déplacement.
Conards, connasses,
Notre peuple a atteint un tel niveau d'irresponsabilité et de non
maturité que tous ses éléments et ses composantes sont à même d'apporter
leur contribution destructive à la dilapidation de ses affaires,
conformément à l'idée reçue qui confère aux institutions toute leur
plénitude et garantit les conditions d'une tyrannie coupable ainsi que
dans le respect de la servilité populaire telle qu'elle est inscrite dans
la Constitution. Cette Conne-institution appelle une révision devenue,
aujourd'hui, impérative. L'époque que nous vivons peut tolérer la
présidence à vie. Notre peuple est dingue de rêver d'une vie politique
évoluée et institutionnalisée, fondée sur le multipartisme et la pluralité
des organes de mass media. Nous proposerons prochainement un projet de
loi sur les partis d'apparat et un projet de loi sur la goujaterie,
susceptibles d'anéantir la moindre participation à la construction de la
Tunisie et à la consolidation de son indépendance dans le cadre de
l'anarchie et des conseils de discipline. Nous veillerons à la non
application de la loi de manière à favoriser toute iniquité et
injustice. Nous agirons en vue d'instaurer le prestige de l'RCD et de
mettre fin au militantisme à l'islamisme et au Marxisme. Encore plus de
favoritisme et d'indifférence face à la dilapidation du bien
public. Nous continuerons à entretenir les rapports tendus et la bonne
coopération avec tous les pays et notamment les dictatures. Nous
proclamons haut et fort notre non respect pour nos engagements au plan
international. Nous accorderons à la solidarité islamique, arabe,
africaine et méditerranéenne l'indifférence habituelle qui lui est
due. Nous nous emploierons fermement à réaliser l'uniformité de la
pensée sur la base de nos intérêts particuliers.
Connards, connasses,
Par la disgrâce du destin, nous entrons, ensemble, dans une ère cédée
faite de souffrance, d'acharnement qui nous sont dictés par notre haine
pour votre patrie et par l'appel du Dollar. Vive le statu quo, vive
l'euthanasie !
ZABA le Roi des cons
e : Désormais il faut être un
000000007 pointu ou James Bond pour utiliser l'internet en Tunisie, après
avoir verrouillé l'accès aux sites torrides ZABA s'en prend maintenant à
l'internet tout court et rien n'échappe plus aux yeux indiscrets des
sbires de son agence gri-gri, tout est enregistré et filtré !!! D'autre
part des amis à moi qui n'aiment pas trop la toile viennent de subir pour
la deuxième semaine consécutive une injustice, en effet il y a quelques
jours ils ont été empêchés de voir l'équipe nationale, qui perd toujours,
à El Menzah contre le Cameroun car il n y avait plus de places, de retour
chez l'un d'eux ils ont découvert à canette 7 que le stade était à moitié
vide !!! Ce samedi ils ont rencontré un gorille à la porte de
l'hypermarché Carrefour qui faisait une sélection subjective des clients
et tous les jeunes qui ont le pouvoir d'un chat faible ont été sommés de
rester dehors et de dégager la vue, le propriétaire de supermarché est
jaloux de sa boite de jour et pense imposer la devise du couple exigé et
de la tenue correcte dans un futur proche.
TBB a tout comprit : "La Tunisie, c'est pas la
peine"
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Avec ces gens-là
"Avec ces gens-là on cause pas, monsieur" Chanson de Jacques Brel
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L'une des questions a épineuses posées à la démocratie est la suivante:
où s'arrête la liberté d'expression? Aucun pays au monde ne peut prétendre
avoir trouvé la réponse définitive à cette question. Tous les démocrates
du monde qu'ils soient africains, européens ou asiatiques, sont
scandalisés par le fait que le Ku Klux Klan ou les Néonazis américains
aient la liberté de manifester et de s'exprimer. La constitution allemande
interdit expressément les partis nazis. Exhiber le symbole nazi, le
swastika, y est un crime puni par la loi. La publication en entier de
l'ouvrage de Hitler " Mein Kampf " y est, aussi, interdite. En France il
est interdit aux partis de se fonder sur une religion. Qui peut prétendre
qu'empêcher un pédophile ou un théoricien de l'apartheid de propager ses
idées perverses est une entrave à la liberté d'expression ? Le dialogue
démocratique a des règles et des lois non-écrites. Une de ces règles est
qu'on ne dialogue pas avec une dictature, mais qu'on lutte pour la faire
tomber. Tous ceux qui s'associent avec une dictature, deviennent par ce
fait complices et " infréquentables " par principe. Je ne peux pas
m'imaginer Antonio Gramsci en train de discuter avec Mussolini, Bertolt
Brecht avec Hitler ou un rescapé de Sabra et Chatila dialoguer avec
Sharon. La Tunisie vit sous une féroce dictature qui ne recule devant
rien : assassinat, torture, emprisonnement, "encerclement" policier des
opposants, harcèlement de leurs enfants, violence physique, violation de
domicile, intimidation des juges et des journalistes, confiscation du
courrier postal et électronique, coupure de lignes téléphoniques etc. La
liste est loin d'être exhaustive. Aujourd'hui, comme aux temps du
fascisme italien ou du nazisme hitlérien, il faut choisir son camp. Un
nazi démocrate ça n'a jamais existé. Un RCDiste démocrate ça n'existe pas.
Un bon RCDiste est un RCDiste démissionnaire. On ne peut être tolérant
avec les intolérants, ni débattre avec des gens qui hurlent et aboient.
Avec ces gens-là on cause pas, monsieur, on cause pas
Omar Khayyam
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Le difficile exercice
du dialogue
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Quand on est resté muet pendant un bon moment, il est toujours
difficile de parler sans se racler la gorge pour éclaircir sa voix. Quand
c'est un peuple qui s'est tu pendant des décennies, peut il réapprendre à
communiquer ? Dialoguer, communiquer, échanger,
des verbes qui pour
moi veulent dire " confrontation d'idées ", " enrichissement mutuel ", "
évolution intellectuelle "
Après quelques semaines de lecture de
forum, d'articles en tout genre, ma naïveté en a pris un coup. Les
tunisiens ne savent plus parler. Ils ne savent plus se parler. Ce qui
préside à un propos est la méfiance de l'autre. ( Extraits " es-tu un
opposant ou pro BEN ALI ? machin est un traître, truc est un
mystificateur, recoupe les textes et cherche qui a écrit ça ") Pour peu
que cet autre est un propos modéré ou prudent, notamment sur le pouvoir
tunisien, il est immédiatement taxé de collaboration,
La méfiance est
là, a priori. Je pensais que la confiance se retirait à ceux qui nous
avaient trahis, je me rends compte qu'elle ne se donne entre tunisiens
qu'au compte goutte. Et la peur de représailles ou d'ennuis pour nous
ou nos familles n'est pas l'unique raison. Beaucoup, beaucoup trop des
" échanges " entre tunisiens ou amoureux de la Tunisie ne sont que des
échanges d'insultes, de grossièretés
(Extraits : "Tu n'es qu'un
pauvre connard, tu insultes tous les arabes, tu te renies toi-même , tu es
un trou du cul vous êtes vous même un voleur un trafiquant un petit voyou
à la petite semaine !!! En réalité vous êtes vous même la honte de votre
peuple")
. comme si la victoire de la haine était un postulat,
comme si rien n'avait plus d'importance, comme si des millions de
personnes n'existaient plus. Ceux qui parlent, ceux qui s'expriment sont
des privilégiés dans la Tunisie d'aujourd'hui. Et à ce titre, ils ont une
responsabilité. Celle de faire avancer les choses. En bloquant toute
évolution par l'irrespect, l'intolérance,
ils concourent à scléroser
notre société, à étouffer les débuts d'initiatives, de dialogues,
Alors quoi ? on est pro ou anti Ben Ali et entre les deux points de
salut ? on veut changer la Tunisie et pourtant on se positionne encore par
rapport à un système que l'on critique ? On réclame à corps et à cris des
libertés mais celles ci ne seraient valables que pour certains ? Plutôt
que se déchirer dans une ambiance de pré-épuration, ceux qui souhaitent un
avenir plus clément à la Tunisie, ne feraient ils pas mieux de dialoguer,
voir de s'entendre sur des idées communes et construire quelque chose
Il y a pas loin d'ici un texte d'une très grande qualité de Omar
Khayyam qui reprend : "Avec ces gens-là on cause pas, monsieur"
Chanson de Jacques Brel
je ne vais pas reprendre le texte en entier mais les paroles de J. Brel
sont :
"Faut vous dire Monsieur Que chez ces gens-là On ne cause pas
Monsieur On ne cause pas on compte"
Je le redis le texte de Omar Khayyâm est d'une très grande qualité à
mes yeux. Mais cette modification des paroles de Brel en dit long sur
les difficultés à communiquer d'une part et à envisager l'avenir
sereinement d'autre part. Il y a une énorme différence entre " avec ces
gens là " et " chez ces gens là ". D'ailleurs parler des autres comme "
ces gens là " me laisse un arrière goût désagréable. C'est sans doute que
pour certains racistes, j'ai fait parti un jour de " chez ces gens là
". La Tunisie Nouvelle devra t elle faire l'impasse sur tout les
tunisiens qui ont soutenu le régime actuel que ce soit par conviction, par
peur, par fainéantise, par ignorance, par j'enfoutisme,
Cela veut dire
quoi ? on reprend les mêmes méthodes et on organise une grande lessive ?
Attention, je ne parle pas ici des assassins, des tortionnaires, des
violeurs,
pour qui la justice passera. Mais de tout ceux de la base,
les petits, les manipulés, les moutons, les chercheurs de place au soleil,
les opportunistes, les apeurés,
qui ont été un rouage infime, mais
rouage tout de même, d'une grande machine à tuer l'avenir et à produire du
silence. Comment peut on vouloir construire un avenir en commençant par
tuer les valeurs fondamentales qui doivent conduire à l'édification de
cette Tunisie Nouvelle : je parle encore de tolérance, de confiance, de
respect,
mais aussi de pardon. Avant même d'avoir posé le toit de notre
nouvelle maison, les portes seraient condamnés pour certains. Il y a
quelques années, un type a trouvé une formule qui a fait sa fortune :
aimons nous les uns les autres. J'aimerai simplement dire, et c'est
sans doute le seul message que je souhaitais faire passer, commençons par
nous faire confiance et respectons nos différences.
" Et puis et puis Et puis y a Frida Qui est belle
comme un soleil Et qui m'aime pareil Que moi j'aime Frida Même
qu'on se dit souvent Qu'on aura une maison Avec des tas de
fenêtres Avec presque pas de murs Et qu'on vivra dedans Et
qu'd fera bon y être Et que si c'est pas sûr C'est quand même
peut-être "
"Ces gens là, Jacques Brel"
hasni
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