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لاشك في أن ما آلت اليه الأمور في تونس لا يبشر بالخير
على المدى المنظور, خاصة والسلطة قد ذهبت بعيدا في نهجها الأمني الصرف و قضت
على ما تبقى من هوامش الحرية, و أضحت امكانات التفاهم مع القوى الحية في
المجتمع مساوية للصفر, فالسلطة المتنفذة في تونس اليوم لا صوت لها غير سوط
الجلاد و يبدو ان المأثرين في اتخاذ القرار داخل قصر قرطاج قد أجمعوا رأيهم و
اختاروا الحل الامني للاشكالات القائمة على الساحة الداخلية خير دليل على هذا
الاستنتاج ما وقع السبت الفائت في قصر العدالة من اطلاق العنان للبوليس
السياسي ليسير الامور على طريقته الخاصة متجاوزا كل الاعراف و الأخلاقيات
المتعارف عليها حتى في جمهوريات الموز فضلا عن البلدان التي تحترم نفسها.
الواضح أن استراتيجية النظام التي دبرت بليل هي التصعيد و سياسة الأرض
المحروقة واطلاق النار على اول من يتحرك, و من المعلوم لكل ذي بصيرة أن دولة
تعتمد على هكذا سياسة هي دولة دخلت منعرج الانهيار الشامل, فلا أظن أن من
أشار على حاكم تونس بتبني هذا النهج كان له ناصحا بقدر ما كان يكيد له و يدس
له السم في الدسم, لأن المتعارف عليه عند كل من له حد ادنى من القدرة على
التخطيط أنك لا يمكن أن تخوض معركة دون قراءة موازين القوى و امكانيات النصر
من عدمه ناهيك عن طبيعة المرحلة داخليا و خارجيا, يبدو ان الذكاء قد خان ساكن
قرطاج هذه المرة و ككل مرة فهو بدوسه على مؤسسة القضاء بهذا الشكل السافر بعد
ان طهره من كل العناصر المشهود بنزاهتها يكون قد أطلق رصاصة الرحمة على
مستقبله السياسي و الشخصي فالقضاء و استقلاليته ضمانة للجميع في تونس حاكم و
محكوم و ضمانة له هو شخصيا في حالة انهيار حكمه و تقديمه الى العدالة
لمحاسبته, هذه مأساة كل من لا يقرأ التاريخ السياسي للعالم حسبنا تذكيره بما
حدث لتشوشسكو حاكم رومانيا السابق يوم أطلق شكيمة البوليس السري Securitat
ليعتقل و يعذب و يقتل المعارضين خارج طائلة القانون و المحاكم, كان مصيره
معروف في اليوم الذي تلى ذلك الاجتماع الحاشد في بوخاريستي حيث جيء بالجماهير
لتهتف باسمه و ينتفخ هو غرورا أمامها جميعنا يعلم ما حدث في اليوم التالي حين
اقتحمت الجموع عليه قصره لتعتقله و تحاكمه محاكمة شكلية لم تتجاوز نصف ساعة و
أطلقت عليه الرصاص بعد ذلك ليجني ما زرعت يداه. حسونه | |
| hsouna - Tunis, jeudi 7 février 2002 . | |
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Cher compatriote
Merci pour cette illustration. Tu as vraiment touché le cur du problème. Depuis le mois de mai que j'essayais de convaincre l'opposition pour faire avancer le processus de transition douce vers la démocratie. L'idée de la Conférence que j'ai lancé et tant d'autres propositions sont restées jusqu'à maintenant sans réponse. Depuis que j'ai commencé à écrire sur le forum CNLT, tout ce que j'ai dis s'est aperçu vrai. Mais la surprise est telle que certains militants ont occupé l'espace et ont cru que ça s'arrête là. Ces militants ont la culture traditionnelle des clans. Ils ne peuvent que travailler avec leurs amis et leurs collègues. Mais il y a encore du travail à faire pour faire des avancées démocratiques. La CONFERENCE que j'ai proposé est l'espace idéal pour faire avancer la lutte et c'est cette solution qui ira nous aider à aller plus loin. Quand j'ai fais cette proposition c'est parce que je suis certain que nous pourrions avoir du soutien. Nous avons l'expérience et l'expertise nécessaire pour aller chercher ce soutien. Ceux parmi l'opposition qui font bloquer cette initiative ne font qu'entraver la lutte et ils constituent un handicap majeur pour la démocratie tant souhaitée. Je les invite a réviser leur comportement et à travailler ensemble la main dans la main avant qu'il ne soit trop tard pour une Tunisie libre et démocrate, toute croyance et toute tendance confondues, sous le commandement d'un vrai Etat de droit en Tunisie. Notre objectif n'est pas de chercher la gloire mais c'est notre devoir national qui nous appelle à assumer notre responsabilité pour aider à instaurer la démocratie, la justice, la liberté et la prospérité. Si ces militants se voient suffisamment préparés pour relever ce défi seuls qu'ils nous le confirment et nous pourrions choisir la meilleure alternative pour le bien du peuple tunisien et de la Tunisie. Pour que naisse PACIFIQUEMENT la Tunisie libre sans le despote Ben Ali, sans son RCD et sans leurs mercenaires corrompus ! La Colombe | |
| Jeudi 7 février 2002 . | |
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En vérité, tu ne dois rien à personne.
16h00 : Des maux d'estomacs terribles essaient de m'anéantir mais je décide de faire quelques efforts. Tant pis si je suis malade en plein Paris, j'irai au rassemblement prévu ce soir. J'arrive un peu en retard et une fois de plus, je me laisse berner à la vue des premières banderoles que je vois. "Non à la désinformation" s'est déjà installé avec d'autres banderoles et surtout avec des haut-parleurs. Comme la fois précédente, j'ai un sursaut de rejet et je cherche les miens du regard. Je les rejoins très vite et sans perdre une minute, je crie et je siffle avec mes doigts dans la bouche pour couvrir les inepties débitées au micro par les benaliénés (© Sophie) qui nous font face. On déroule une banderole, j'en tiens une partie d'une main, et de l'autre main je tiens une affiche. Je continue de crier les slogans avec les autres, et je ne sens même plus mon estomac. AMNISI-TIE GÉ-NÉ-RALE EN TU-NI-SIE ! Je vois passer devant moi Moncef Marzouki. Je rêve de le saluer mais je
n'ose pas, je préfère attendre une autre occasion. Je salue rapidement
Omeyya qui prépare les tracts à distribuer. La fontaine des Innocents est
un lieu idéal car il y a énormément de passage. D'autre part, les pauvres
benaliénés servent notre cause de façon magistrale. Imaginez des slogans
contradictoires, deux camps opposés, et une rangée de CRS qui séparent les
deux camps. TROIS MAN-DATS ÇA SUF-FIT Les passants sont intrigués et nous posent des questions. Ils ne sont dupes de rien et prennent volontiers le tract explicatif du CSLCPT (Comité de Soutien aux Luttes Civiles et Politiques en Tunisie). Le temps d'aller prendre une photo, je laisse ma place à un jeune homme à qui on explique la situation. Il y a du vent et il fait un froid de canard. Je m'en plains pendant quelques temps puis je me dis que je n'ai forcément pas plus froid que quelqu'un de presque dévêtu dans un cachot humide et glacial. Sur ces pensées, j'oublie le froid, et je recommence mes slogans. Une jeune Tunisienne qui passait par là s'est jointe à nous et crie sa révolte plus fort que tout le monde. Alors que les benaliénés ont changés de côté, après vérification de leur autorisation préfectorale, je sens que l'atmosphère devient lourde. À BAS BEN A-LI ! À BAS BEN A-LI ! Les CRS sont maintenant très à l'écart et l'affrontement devient
presqu'inévitable. Omeyya s'approche du groupe adverse avec quelques
autres. Je les suis et m'approche aussi. Je sais bien que je tente le
diable mais je tiens à observer par moi-même. Quelqu'un me dit de
m'approcher davantage pour prendre des photos. Je prends une première
photo qui énerve beaucoup les femmes qui crient en face. Je m'approche
encore plus près et je prends une deuxième photo. A ce moment l'homme qui
tient le porte-voix avance vers moi rapidement pendant qu'une main me tire
en arrière. Il me demande pour quel journal je prends les photos. Je lui
réponds la vérité, à savoir que je suis là en individuelle. Je l'entend
alors prononcer le mot touriste, soulagé. Je suis déjà à l'écart, on me
met en garde de ne pas m'approcher d'eux de trop près. Sophie
Elwarda | |
| Paris, jeudi 7 février 2002 . | |
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Je suis un tunisien qui a quitté son pays
non pour l'argent mais pour
respirer car en Tunisie il n'y a plus d'air. Je n'appartiens a aucun parti
politique mais je suis au courant de ce qui se passe dans le pays des
policiers, de Laïla, de Chiboub et du philosophe de la dictature de tous
les temps, le pharaon de Carthage. | |
| Jeudi 7 février 2002 . | |
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Appel au dialogue mais comment ? Quelle stratégie pour réussir ? Les militants tunisiens qui luttent pour la liberté et la démocratie en
Tunisie ont compris qu'à travers leur lutte pacifique, la démocratisation
n'avancerait que par le dialogue auquel tout le monde a souvent appelé.
Mais quel dialogue et à quel prix!! il a été souvent répété qu'un dialogue
sélectif ne servirait que le régime dictatorial et lui permettrait
d'apaiser la pression déjà assez fortement exercée sur lui et de
réconforter sa domination davantage sur la scène politique en Tunisie...
Bien que l'initiateur de dialogue de la part de l'opposition serait
souvent d'expérience et saurait le plus souvent aussi comment aborder avec
le régime les solutions possibles si bien sur ledit régime manifeste une
réelle volonté de sortir de la crise. Ce qui n'est pas de la nature de
toute dictature. Or le régime ne fait qu'augmenter la répression sur les
militants et nier les droits fondamentaux des citoyens. Mais la question
demeure: comment pourrait-on donner confiance a un régime non "parlable"
qui dirige le pays illégalement !! Pour que naisse PACIFIQUEMENT la Tunisie libre sans Ben Ali, sans son RCD et sans leurs mercenaires corrompus ! La Colombe | |
| Posté au forum CNLT le 26 avril 2001 . | |