Le stipendié Marceau Bigeni


WANTED

Chers amis,

Un individu dénommé Marceau BIGENI, responsable d'un prétendu Institut méditerranéen d'études financières (IMEF), a tenté de se faire inviter sur le plateau d'AlMustakillah dans l'émission Espace francophone. Il avait pris contact avec moi par l'intermédiaire d'un certain Gérald Beaumont, qui prétendra plus tard être "juriste" (il n'a pas parlé d'être "avocat") et ajoutera sur le tard la mention "Me".
Jusqu'à mon départ de la chaîne, je n'ai pas eu l'opportunité d'envisager de l'inviter rapidement. Et j'ai fini par l'oublier... Mais voilà que Hachmi Hamdi m'appelle pour me dire que l'individu en question avait porté plainte auprès de l'ITC (autorité britannique de régulation de l'Audovisuel). Il aurait été victime d'on ne sait quelle violation de ses droits.
J'ai immédiatement repris son dossier et me suis alors rappelé, à travers un morceau choisi de sa littérature, qu'il était un thuriféraire étranger (un "affreux" de la plume) du général Ben Ali de Tunisie. J'ai appris par la suite qu'il avait également cherché la petite bête à notre ami Khémaïs Chammari. J'ai appelé ce dernier qui m'a confirmé que notre homme était bien un agent de Sal. Lombardo, le mercenaire-en-chef de Ben Ali, basé à Marseille. C'est à ce titre qu'il avait tenté de faire passer un des brulots de Lombardo auprès de la FNAC, ce que, apparemment, K. Chammari aurait réussi à empêcher. Ce qui, bien évidemment, serait à mettre à son honneur. On relèvera que ce genre d'activités n'a, en apparence et seulement en apparence, aucun rapport avec les études financières.
J'ai donc adressé le courrier ci-après au sieur Bigeni pour essayer de comprendre à la source. Comme il n'a pas daigné répondre, je suis dans l'obligation de rechercher l'info là où elle se trouve.
Mais, si ça se trouve, comme on dit, il serait en train de guetter l'occasion d'attaquer d'autres intérêts tunisiens... On verra bien.
J'espère notamment que les amis de Marseille (NAROS...) auront de plus amples indications sur ce type qui me semble être apparenté à l'extrême droite.
A signaler enfin que, non seulement ce prétendu IMEF n'a pas de site internet, ce qui est assez bizarre, mais son responsable utilise l'e-mail d'une proche.
Merci d'avance

Khaled Ben M'barek


Sujet : A M. Marceau Bigeni
Date : 01/02/02 21:02:06 Paris, Madrid
De : BENMBAREKK
A : bigeni.brigitte@wanadoo.fr

Monsieur,
Suite à l'action que vous avez cru bon d'intenter à la chaîne de télé satellitaire de Londres, AlMustakillah, après avoir reçu copie du courrier que vous avez cru bon d'adresser à la FIDH, contre notre ami et compatriote Khémaïs Chammari, après avoir constaté que vous aviez cru bon de lier parti avec le mercenaire de la plume et prostitué de l'édition, M. Salvatore Lombardo et après en avoir débattu avec M. Gérald Beaumont, je viens par la présente vous soumettre au questionnaire ci-après :
* Quelle est votre lien réel avec le régime du général tortionnaire Zine Ben Ali ?
* Les actes ci-haut cités vous sont-ils remboursés (comme on dit à la Sécurité sociale) par ledit général et à quel titre (détachement, vacation, bénévolat, salariat, don de soi..?
* En quoi êtes-vous lié, à titre personnel ou au nom de l'IMEF (votre "société", comme vous disiez si bien), à l'officine marseillaise créée en sous-main et avec force subventions par les services du militaire tunisien, qui s'appelle si poétiquement "Autres Temps" ? Etait-ce le mercenaire thuriféraire en question qui vous eût sollicité pour la besogne de présenter son navet à la FNAC ? (Evidemment trop bien au courant pour se laisser berner)
* En quoi pensez-vous détenir quelque droit que ce soit à AlMustakillah ? Comment votre action, évidemment chère et vouée à l'échec, a-t-elle été financée ?
* Comme les Plaideurs de Racine, vous êtes donc sur de nombreux fronts, de Londres à Paris, en passant (encore évidemment) par Tunis. Tout cela exige des moyens, M. Marceau Bigeni. Forcez-vous sur votre budget familial ou y aurait-t-il des âmes charitables qui vous soutiennent (c'est le cas de le dire !)
La prochaine section de ce questionnaire par auquel je vous offre l'honneur de répondre portera, si vous le voulez bien, sur votre cursus personnel, vos si distinguées fréquentations et vos grandioses projets d'avenir (vous aussi !) pour la Tunisie, pour AlMustakillah et peut-être -qui sait ?- pour moi-même.
Vous voudrez bien me répondre dès réception de la présente. Mais surtout que nul autre que vous ne se donne la peine de le faire pour vous. J'en serais vexé...
Je vous remercie de votre collaboration (pourquoi pas avec moi aussi, pendant que vous y êtes ?) et de votre haut sens du dialogue et de la liberté d'expression, dont vous êtes, comme chacun sait, un vrai champion.
Mes hommages à votre dame. Vous la remercierez de ma part pour avoir mis son mail à votre diposition. C'est si gentil...
Veuillez agréer...
Khaled Ben M'barek



Dimanche 17 février 2002.
Le front du NON

COMMENT VOTER
SANS VOTER

Comment les Tunisiens ont-ils dit NON au referendum sans voter ? Le génie tunisien est à son summum dès qu’il s’agit d’inaction. C’est grâce à leur inaction que les Tunisiens ont mis en échec la reforme constitutionnelle de Ben Ali.

Le jour J que le régime attendait avec impatience pour faire avaler au peuple la pilule de la présidence à vie s’est révélé le jour le plus noir de la dictature. Ce cuisant échec s’est déroulé sous les regards du monde entier. Tous les médias internationaux étaient là pour couvrir l’événement ou plutôt le non-événement. Dès les premières heures de ce dimanche tout à fait particulier, les journalistes et les cameramen tunisiens et étrangers se sont plantés devant les bureaux de vote de Tunis, Sfax, Bizerte et toutes les grandes villes du pays. Durant son premier reportage a 8 heures HT, le correspondant de CNN a dit que les citoyens tunisiens ne voulaient à aucun prix renoncer à leur grasse matinée et ceci expliquerait l’absence de votants. A 9 heures du matin l’envoyée spéciale d’Al-Jazeerah a fait le commentaire suivant en direct : « A 9 heures du matin Tunis est une ville morte. Les rues sont vides, les métros et les bus circulent sans voyageurs. Les cafés sont déserts. Les seuls êtres humains visibles sont les policiers. »

Le journaliste de France 2 présent a Bizerte a fait la même constatation à 10 heures du matin. «Où sont les Bizertins ? » s’est-il demandé. Les Bizertins ont-ils évacué leur ville ? Non, ils étaient chez eux comme le reste des dix millions de Tunisiens.

Clemente Mimoun, l’envoyé spécial de la RAI à Sfax a commencé son reportage par un titre on ne peut plus éloquent : « Sfax città senza cittadini ! » (Sfax cité sans citoyens). Il a expliqué aux téléspectateurs italiens que les seuls votants qu’il avait vus depuis le matin sont le Gouverneur et sa suite. « I Sfassiani hanno già votato col loro silenzio » (les Sfaxiens ont déjà voté par leur silence) a conclu le journaliste italien.

De Tataouine à Bizerte et de Monastir à Kasserine c’était le même spectacle ou plutôt la même absence de spectacle. A part les policiers qui montaient la garde devant les bureaux de vote, les seuls humains que les caméras ont pu filmer sont de minuscules présidents de cellules du RCD qui frappaient frénétiquement sur toutes les portes. Mais aucune porte n’a montré le moindre signe de vie.

Faute de voyageurs toutes les sociétés de transport local et interurbain ont décidé d’annuler tous leurs voyages à partir de 2 heures de l’après midi. Les correspondants de presse, les photographes et les cameramen ont commencé à ranger leur matériel de travail dès 15 heures. Il n’y avait rien à filmer ni personne à interviewer.

Les observateurs internationaux, présents dans la majorité des bureaux de vote, ont constaté à 6 heures du soir que le vote s’est déroulé sans incident et sans la moindre irrégularité.

Omar Khayyam

Lundi 18 février 2002.
Moncef Marzouki honoré par ses collégues de l'AAAS :-)

Envoi de MelquartEnvoi de Melquart
American Association for the Advancement of Science
Le 16 février 2002 - Boston - Massachusetts - USA


Envoi de Melquart le dimanche 17 février 2002.
Le juge rebelle honoré par ses collégues de l'AMT :-(


Communiqué de l'Association des Magistrats Tunisiens
Palais de la "Justice" - Le 8 janvier 2002

Même Goujat ne pouvait pas faire mieux !

Extrait de la poubelle de l'histoire tunisienne, le lundi 18 février 2002.

Petite chronique
de l'autre côté

16 fevrier 2002

A toi médecin époux et père, médecin meurtri et témoin,
médecin baillonné et écrivain, médecin prisonnier à l'âme libérée...
A toi médecin humain.
Sophie Elwarda, au docteur Sahbi El Amri.

Sahbi El Amri

Je suis là, assise confortablement devant mon bureau, jetant de temps en temps des coups d'oeil vers la télévision qui diffuse alternativement sketches d'humoristes et chansons d'amour. Je me sens presque heureuse. Presque.
A chaque nouvelle parution de Tunisnews, je lis attentivement les témoignages du docteur Sahbi El Amri. J'ai relu récemment celui qui est présenté sur TUNeZINE. Mon cœur avait bondi dans ma poitrine. Et depuis je pense à lui. Je pense à sa souffrance. Je pense à ce qu'on appelle l'énergie du désespoir. Je pense à sa vie, qui est gâchée. Il brûle.
Pourquoi ?
J'ai envie d'hurler, de me révolter. Et puis finalement je me rappelle qu'il a donné son numéro de téléphone. Vite je me précipite et je compose le numéro en ayant pris soin d'utiliser le mode "secret par appel". Ca sonne tout de suite, c'est un petit miracle. Au bout de deux sonneries, une voix répond. Je salue poliment :"Bonsoir, êtes vous le docteur Sahbi El Amri ?". Il me répond "oui", un peu intrigué. Là je lui explique: "Je m'appelle Sophie et j'ai lu vos témoignages sur Tunisnews. Comme il y avait votre numéro de téléphone la dernière fois, alors je vous appelle juste pour vous dire que je pense à vous."
Ça le touche je crois. Sa voix est claire, il est calme. Il est juste un peu surpris quand je lui explique que je n'appartiens à aucune organisation, que je l'appelle de mon propre chef. On discute un peu, et il me donne son adresse email. Il termine en me disant qu'il reçoit des témoignages de soutien de partout, que les gens sont humains, que la souffrance n'a pas de frontière. Là dessus je lui réponds:"La connerie non plus". Il éclate de rire, et là je suis heureuse. La conversation s'achèvera sur ces quelques mots, sur un sourire.
En quelques minutes de conversation, le monde a encore changé! Je me sens pleine d'espoir et je repense aux mots de Moncef Marzouki : "C'est utopique que vouloir changer le monde mais c'est criminel de ne pas essayer".
Je repense aux paroles de Martin Luther King qui disait "Ce qui me fait peur, ce n'est pas la haine des méchants, c'est l'indifférence des bons".
Je ne suis ni bonne, ni méchante. Je suis souvent déprimée ou triste, parfois j'ai peur, mais j'aime la vie et je suis aussi très drôle, en plus d'être amoureuse. Au delà de tout ce que je suis, j'essaie d'être humaine. Quel boulot mes amis !
Parfois, je voudrais oublier tous les malheurs du monde. Ne plus allumer la télé, ne plus lire les journaux, oublier. Mais il y a une chose que je ne peux pas oublier. Quand je pleure, j'ai besoin qu'on m'écoute, quand je suis malade, j'ai besoin qu'on me soigne. Et quand je suis heureuse, je veux partager.
Alors j'essaye d'écouter, de conseiller, et de conserver un peu du bonheur de mes amis.

Alors vous savez, maintenant que j'y réfléchis, Sahbi El Amri, il brûle mais il vit !

Sophie Elwarda
Correspondante permanente
de TUNeZINE à Paris - France

Samedi 16 février 2002.
Solidarité


Sahbi El Amri

Cher lecteur,
On ne peut pas être indiffèrent au cas du Dr Sahbi El Amri (Article publié sur le forum de TUNEZINE le 16 février 2002).
S.V.P téléphonez au Dr. Sahbi El Amri, ça lui fera un grand plaisir. Je fais parti d'un groupe de soutien en Suisse romande, on est en contact téléphonique permanent avec Dr AMRI qui est un lion et un brave homme.
S.V.P. essayez de convaincre l'ordre des médecins de votre pays de résidence de faire un communiqué de soutien pour Dr Amri.
Remarque : L'ordre des médecins de Norvège a déjà fait un communiqué de soutien au Dr Amri.
Bravo Sophie pour votre humanité et pour votre soutien.

Ali Sghaier Saïdi

Lundi 18 février 2002.
L'œuvre de Ben Diable


Le "LORD" de la dictature tente avec désespoir
de se refaire une virginité !!!

© Studio Mansouri - Paris 2002

Si on se réfère à un journal toulousain, on reconnaît que le "LORD" de la dictature Abdelaziz Ben Dhia est considéré comme étant le père de la reforme constitutionnelle prônée par le régime dictatorial de Tunis. On y parle notamment de loyauté à la Tunisie de dialogue et de transition démocratique. Ces termes sont en nette contradiction avec le comportement de la dictature. Si on s'intéresse à la loyauté au pays, on voit bien de le "LORD" de la dictature Ben Dhia est le premier qui a trahi la Tunisie. A ce niveau, il assume la responsabilité du désastre que vit la Tunisie aujourd'hui car il a été au courant et a préféré la fuite en avant et la protection des bandits de son système dictatorial que de répondre positivement à toute initiative visant à instaurer un climat de confiance pour se pencher sérieusement sur la résolution des problèmes du pays et du peuple. Trouvant mon initiative très directe et très réaliste car touchant le cœur de la dictature, certains responsables de haut rang du régime dictatorial ne trouvaient de réponse que " nous sommes en Tunisie " et évitaient a tout prix de se mêler de tels dossiers alors que la honte les rongeait en voyant rougir leurs visages. Evidemment Abdelaziz Ben Dhia était au centre de cette décision car il a préféré trahir sa nation que d'œuvrer pour lui assurer la prospérité. A en juger par sa reforme, il est le premier qui devrait être emmené en justice pour être jugé car il n'a jamais été LOYAL à la Tunisie. Son attitude est de nature à refuser tout dialogue avec la société civile. Si dans sa reforme constitutionnelle, il parle de transition démocratique alors qu'est-ce qui leur a empêché de la faire tout le long de ces 14 ans de règne de sa dictature ? Et si sa dictature n'a pas réussi durant cette longue période de faire cette transition, comment pourrait-elle réussir en l'espace d'une période de 2 ans qui nous sépare du fameux rendez-vous de 2004 ?
Il ressort de cette analyse que la dictature tunisienne n'est pas du tout compétente pour diriger la Tunisie. Elle n'a trouvé de bon que d'admirer et de s'accaparer les slogans des forces vives de l'opposition à savoir dialogue et transition démocratique tout en affichant sa crainte de se voir céder son pouvoir et emmenée en justice et accusée de trahison et de mauvaise gouvernance. Alors que tout le monde sait que le dialogue prôné par la dictature est celui des sourds et que réprimer le peuple lui parait comme la meilleure réponse pour se maintenir au pouvoir et instaurer une dynastie en Tunisie.
Les tunisiens n'accepteront jamais d'être trahis de nouveau par cette dictature et seules les forces de l'opposition sont capables de mener la transition douce vers la démocratie en Tunisie.

Pour que naisse PACIFIQUEMENT la Tunisie libre sans le despote Ben Ali, sans son RCD et sans leurs mercenaires corrompus!!

La Colombe
Dimanche, 17 février 2002.

 
فكل مجرور منكسرا ينحني لا بحكم النّحو بل في كلّ العهود


حروف الجرّ

يسكب الليل مداده
يدنّسها صفحة ناصعة
و تندى الأنامل تمطر خطّا كسيحا على عرقي
أجرّه جرّا كأنّما الغلّ في معصمي
عاثرا يرتد كالحرث في الصّخر
خطّطت الظلام ورودا على البرقع الأسود
و خلت الظلام الحزين يحلى
و يكفيه رسم الورود شذا و معطرا
و يبقى الظلام ظلاما و يغمق
و ألقى العباد نياما و أشفق
و ينكشف الصبح : حلما و لم يتحقق
على حروفي الجريحة نكست أقلامي
و أبقيت أوراقي أكفانا لأحلامي
و لتبكي الحروف حبيسة
و تبقى مكبّلة في زنزانة قهري
ليعلو صوتها الهادي ينادي :
بلادي .. بلادي .. بلادي ...
بلادي تنادت و نادت
عن حرف نهي لأداة نصب
عن حرف عصف بأداة نفي
عن نقطة لنهاية سطر
مبتدأ يتبعه الخير
فاعل .. ضمير غير مستتر
حروف الجر جرّي و عودي وعودي
فكل مجرور منكسرا ينحني لا بحكم النّحو بل في كلّ العهود.

المختار اليحياوي
تونس - 2001

Fond sonre : Mohamed Abdelwahhab - Alouli hen el hagr alih...