أحمد
العماري
Le 15 mars prochain sera l'anniversaire de Ahmed Amari. Malheureusement
il le passera encore une fois en prison. Mais en tant que militants des
droits de l'Homme on peut lui souhaiter quelques temps meilleurs en lui
envoyant une carte!! Mr Ahmed Mohammed Amara Lâamari | |
| Lundi 11 mars 2002. | |
|
Petite chronique de l'autre côté 9 mars 2002 (...) car ce qu'il y a finalement de mieux dans la vie, c'est que
chacun possède tout à l'intérieur de lui-même: son destin, son avenir, ses
vastes espaces et tout son univers. Ce soir, j'aurais envie de m'allonger par terre et de regarder les
étoiles en rêvant. J'aurais envie de fermer les yeux et d'écouter le bruit
du vent dans les arbres de ma forêt préférée ou le bruit des vagues
murmurant sur le sable où je tracerais quelques mots. Lors de mon dernier
séjour à Jerba, j'ai tracé le mot "PEACE" sur le sable et j'ai laissé la
mer l'emmener, avec la bouteille invisible que j'y avais jetée. Vendredi après-midi. Je vais au rassemblement, comme prévu. Je suis contente de retrouver
tout le monde, et cette fois-ci, on a une sono puissante qui couvre
largement celle de ceux d'en face. Quand j'arrive, je me dis : "Tout le
monde est là, nous d'un côté, les benaliénés de l'autre, même endroit,
même heure". Cette fois-ci, chacun reste à sa place, la provocation se
faisant de très loin et je sens comme un brouillard intérieur me gagner.
Tout ceci me semble tout à coup absurde. En face, ils scandent: "Non à
l'intégrisme !". On se regarde, en se disant qu'ils sont à côté de la
plaque. Ce n'est même pas qu'ils sont contre nous, c'est qu'ils vivent
dans un autre monde. Un des manifestants réguliers, qui commence à avoir
l'habitude de me voir m'interpelle: "Vous êtes d'ATTAC ou de la LCR ?". Je
réponds avec une grimace: "LCR sûrement pas, ATTAC non plus". Il a l'air
surpris. Je n'en dirai pas plus. Je suis là en tant qu'être humain, en
tant qu'amie, en tant qu'extra-touriste (comme extra-terrestre, mais pour
les touristes). Un autre avec qui j'ai déjà parlé auparavant me
questionne: "Mais qu'est-ce que tu fais au juste? Tu es journaliste? C'est
quoi ton travail?" . Je lui réponds que ce n'est pas un travail, que je
participe un peu à l'information. Là il m'engueule :" Evidemment tu ne
t'intéresses qu'à ceux qui sont médiatisés, le peuple il souffre aussi,
tout le monde s'en fout, il faut informer les gens de ça!". | |
| Samedi 9 mars 2002. | |
SEPT RAISONS Bien que je naie lintention ni de demander ma carte délecteur ni de voter, je voterai OUI au prochain referendum pour les 7 raisons suivantes: 1 - En tant que membre de la secte benalo-alaouite, je crois que Ben
Ali va accomplir sept mandats avant lavènement de lApocalypse.
Lidéologue de notre secte Jomaa Séboui la bien démontré dans son
magistral traité « Le septième miracle de Ben Ali » Il dit : «Sopposer à
Ben Ali cest sopposer à la volonté divine ; sept partis sataniques vont
tenter de sopposer au Grand Calife guidé par Dieu ; de la main divine
partiront sept gifles qui enverront les mécréants et les apostats à
labysse..» Je vote Bokassa euh pardon Ben Ali ! Omar Khayyâm | |
| Lundi 11 mars 2002. | |
الدقلة
السمحة TNA (Tunezine News Agency)- Selon des informations, encore à vérifier, recueillies par l'un de nos correspondants à Mahdia, Omar Khayyâm aurait conclu un deal secret avec Le Général Ben Ali. Informé par ses RG (Renseigemenets Généraux) que Khayyâm était endetté de 1500 dinars, il lui aurait envoyé un chèque du même montant accompagné d'une petite surprise: un paquet de cinq kilos de Deglet Ennour de premier choix. Selon ces mêmes sources, Leila Trabelsi, la femme du dictateur tunisien, aurait confié à Khayyâm la mission d'écrire sa biographie officielle. Certains Temoins affirment avoir vu Khayyâm, plusieurs fois, aux salons littéraires de la première lettrée de la Republique.
| |
| Omar Khayyâm - Lundi 11 mars 2002. | |
Déclaration diffusée Mes salutations aux téléspectateurs.
Le défunt Ali SAIDI a vécu en exil en France environ 35 ans et ce
jusquà la fin de 2000. Il a passé plusieurs de ces années en militant
pour les droits de lhomme et en défendant les prisonniers politiques dont
certains sont morts sous la torture. Les points évoqués ci-dessous nous le confirment : 1 Le défunt a été kidnappé de sa maison le 12 décembre 2001, vu quon a trouvé quelques jours plus tard le chauffe-eau à gaz toujours en état de marche et ces chemises trempées dans un bac (le défunt habitait tout seul). 2 Dès que les masses médias européens ont annoncé la disparition dun diplomate du Ministère des affaires étrangères et dun défenseur de droit de lhomme, le pouvoir sest empressé alors dannoncer que les autorités ont fini par trouver le corps du disparu et ce le 30 décembre 2001. 3 Un haut responsable au Ministère des affaires étrangères M. Habib Chaghal, ancien consul de Tunisie a Rome a annoncé quelques jours plus tôt, soit le 27 décembre 2001, que Monsieur Ali SAIDI était envoyé par la Présidence de la République en mission diplomatique secrète. Il a été donc assassiné au cours de cette mission diplomatique et le Général BEN ALI en est le responsable. 4 Est-ce possible et concevable que, comme la annoncé le pouvoir, cest Latifa qui la assassiné, et quon a trouvé la voiture de fonction du défunt (voiture du Ministère des affaires étrangères recherchée par la police depuis quelques jours) dans le jardin de laccusée, visible par tout lentourage et les passants ? 5 Le défunt nous a confié, quelques mois auparavant, quil était poursuivi et menacé de mort depuis le jour où on a essayé de le tuer par un accident de voiture volontaire. Il nous a demandé de lui téléphoner régulièrement pour sassurer quil était toujours en vie. 6 Pourquoi ne nous a-t-on pas autorisé dinhumer le défunt auprès de son père à Moularès-Gafsa (sud-est de la Tunisie) comme le souhaitait le défunt si malheur lui arriva. Il a par contre été enterré au cimetière dEl-Jellez-Tunis pour que même après sa mort son corps soit surveillé. 7 Aucun de ses collègues du Ministère des affaires étrangères na assisté aux funérailles. La grande famille SAIDI de Moularès et de Gafsa na, elle aussi, pas été autorisée à assister aux funérailles. Le cimetière dEl-Jellez était plutôt plein de policiers. 8 La reconnaissance de lidentité du cadavre a été faite en se basant sur les os. Le pouvoir a fait de sorte de ne pas laisser les traces de torture. 9 Le cadavre a été découvert selon les autorités le 30 décembre 2001. Quelques heures plus tard, selon le rapport, le juge dinstruction a fini toutes ses investigations et a clôturé linstruction du dossier. 10 Le jour de la disparition du défunt, soit le 12 décembre 2001, Le Général BEN ALI a fait une réunion au Palais de Carthage avec les responsables de la région de Gafsa. Or, le pouvoir a affirmé dans son rapport que ce même jour, le défunt a quitté précipitamment le Ministère vers Gafsa parce quil a été invité par laccusée. Mais quel hasard ! 11 Daprès son geste, on constate que le pouvoir na jamais oublié le militantisme du défunt et les dégâts occasionnés par ce dernier au Général BEN ALI et à son régime autoritaire. 12 Plusieurs journaux européens dont le journal "Le Monde" du 12
février 2002, des journaux suisses (24 Heures, Tribune de Genève, Le
Courrier, etc...), belges, canadiens, etc... ont affirmé que lassassinat
de Ali SAIDI était un assassinat politique et non crapuleux comme ça été
avancé par le pouvoir, ainsi que des organisations internationales de
droit de lhomme (Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Human
Rights USA, etc...) qui ont demandé une enquête par un comité
international indépendant. 13 Deux jours après lenterrement du défunt, le journal "La Presse" tunisien a fait apparaître dans ses colonnes un communiqué de remerciement au Président BEN ALI et au Ministre des affaires étrangères BEN YAHIA, soit disant un communiqué lui parvenant de la part de la famille SAIDI en Tunisie et en France. Ceci est grotesque et mensonger dont le seul but est de tromper lopinion publique nationale et internationale. 14- Des organisations internationales de droit de lhomme (Organisation mondiale contre la torture (OMCT), etc...) ont envoyé le 1 février 2002 un questionnaire bien précis demandant des éclaircissements concernent l assassinat de Ali SAIDI, mais , jusqu à ce jour, ils n ont recu aucune reponse de leur part. Cette non reponse confirme que le Général BEN Ali l avait bien assassiné. Les assassins qui ont tué mon frère seront jugés tôt ou tard dans les tribunaux internationaux. Au revoir. Ali
Sghaier SAIDI, frère du défunt.
| |
| Lundi 11 mars 2002. | |
ما دواء الفم الأبخر
كان Chers compatriotes et amis, Esswek el Haar | |
| Lundi 11 mars 2002. | |
CONGRÉS DU SYNDICAT
TUNISIEN Nombre de médecins congressistes : 126 (un congressiste pour 10
médecins syndiqués) Membres élus de la C.A. : Ben Cheikh Yassine Membres élus du Bureau exécutif Secrétaire Général Mohamed Rabeh Chaïbi (Sousse) Trésorier Mokhtar Ben Ismaïl (Tunis) Secrétaires généraux adjoints : Ben Cheikh Yassine (Tunis) Les principales recommandations du congrès : Renforcer la cohésion de tous les médecins au sein d'un syndicat
fort, uni et représentatif. Tunezine News
Network | |
| Vendredi 8 mars 2002. | |
|
NATIONS UNIES Amnesty International se réjouit de la rapidité des progrès accomplis vers la 60e ratification du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. En ratifiant ce texte au cours des trois derniers jours, Maurice,
l'ex-République yougoslave de Macédoine et Chypre ont porté respectivement
à 53, 54 puis 55 le nombre d'États partie au Statut de Rome. «À ce stade important du processus de création de la Cour pénale internationale, nous appelons tous les États à prendre immédiatement des mesures afin de ratifier le Statut de Rome et d'adopter les textes d'application nécessaires pour pouvoir pleinement coopérer avec la Cour», a déclaré Amnesty International. Informations générales Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale a été adopté le 17 juillet 1998 au terme d'une conférence diplomatique. Il prévoit la création d'une juridiction pénale internationale permanente ayant compétence pour enquêter sur les cas de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, et pour juger leurs auteurs présumés. L'article 126 du Statut de Rome dispose que la Cour ne pourra être mise en place que lorsque 60 États auront ratifié ce texte. Membre de la Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI), qui regroupe plus de 1000 organisations non gouvernementales (ONG), Amnesty International uvre à la création de cette juridiction depuis 1993. Immédiatement après l'adoption du Statut de Rome, l'organisation de défense des droits humains s'est lancée dans une campagne mondiale destinée à amener tous les États à ratifier cet instrument international, et à adopter les textes d'application nécessaires pour pouvoir pleinement coopérer avec la Cour. Une fois que 60 États auront ratifié le Statut de Rome et que la Cour aura vu le jour, Amnesty International continuera à mener campagne pour que tous les autres États fassent de même. Il s'agit là d'un point capital, car dans de nombreux cas, la compétence de la Cour sera limitée aux crimes commis sur le territoire des États parties au Statut de Rome ou perpétrés par leurs ressortissants. l Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le
Service de presse d'Amnesty International, à Londres, au +44 20 7413 5566
ou consulter notre site web : Amnesty International | |
| Service de presse d'Amnesty International. | |