La chaîne de l'espoir

أحمد العماري
Ahmed Lâamari

Picasso

Le 15 mars prochain sera l'anniversaire de Ahmed Amari. Malheureusement il le passera encore une fois en prison. Mais en tant que militants des droits de l'Homme on peut lui souhaiter quelques temps meilleurs en lui envoyant une carte!!
Ghaza n'est pas un cas isolée, c'est aussi chez nous.

Mr Ahmed Mohammed Amara Lâamari
Chambre 05/C - N° 5062
Prison civile de Tunis
Avenue du 9 avril 1938
1006 - Tunis - Tunisie

Bahi

Lundi 11 mars 2002.

Petite chronique
de l'autre côté

9 mars 2002

(...) car ce qu'il y a finalement de mieux dans la vie, c'est que chacun possède tout à l'intérieur de lui-même: son destin, son avenir, ses vastes espaces et tout son univers.
Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète et autres lettres

Ce soir, j'aurais envie de m'allonger par terre et de regarder les étoiles en rêvant. J'aurais envie de fermer les yeux et d'écouter le bruit du vent dans les arbres de ma forêt préférée ou le bruit des vagues murmurant sur le sable où je tracerais quelques mots. Lors de mon dernier séjour à Jerba, j'ai tracé le mot "PEACE" sur le sable et j'ai laissé la mer l'emmener, avec la bouteille invisible que j'y avais jetée.
Ce soir je suis simplement chez moi à contempler les bulles du champagne dans ma coupe, que je boirai peut-être jusqu'à la lie, ou tout au moins jusqu'à la liesse.

Vendredi après-midi.

Je vais au rassemblement, comme prévu. Je suis contente de retrouver tout le monde, et cette fois-ci, on a une sono puissante qui couvre largement celle de ceux d'en face. Quand j'arrive, je me dis : "Tout le monde est là, nous d'un côté, les benaliénés de l'autre, même endroit, même heure". Cette fois-ci, chacun reste à sa place, la provocation se faisant de très loin et je sens comme un brouillard intérieur me gagner. Tout ceci me semble tout à coup absurde. En face, ils scandent: "Non à l'intégrisme !". On se regarde, en se disant qu'ils sont à côté de la plaque. Ce n'est même pas qu'ils sont contre nous, c'est qu'ils vivent dans un autre monde. Un des manifestants réguliers, qui commence à avoir l'habitude de me voir m'interpelle: "Vous êtes d'ATTAC ou de la LCR ?". Je réponds avec une grimace: "LCR sûrement pas, ATTAC non plus". Il a l'air surpris. Je n'en dirai pas plus. Je suis là en tant qu'être humain, en tant qu'amie, en tant qu'extra-touriste (comme extra-terrestre, mais pour les touristes). Un autre avec qui j'ai déjà parlé auparavant me questionne: "Mais qu'est-ce que tu fais au juste? Tu es journaliste? C'est quoi ton travail?" . Je lui réponds que ce n'est pas un travail, que je participe un peu à l'information. Là il m'engueule :" Evidemment tu ne t'intéresses qu'à ceux qui sont médiatisés, le peuple il souffre aussi, tout le monde s'en fout, il faut informer les gens de ça!".
Je lui réponds que je ne peux pas avoir plus d'information que les autres, en plus je déteste qu'on m'agresse. Alors il reprend calmement et me démontre pourquoi il est important de faire savoir que le peuple aussi est contre Ben Ali. Là je suis d'accord et je lui donne mon adresse e-mail. Je veux bien retransmettre les messages qu'on m'enverra, pas de problème.
Un peu plus tard, j'aperçois Sihem Bensedrine, que je salue avant de lui demander si la conférence de presse s'est bien passée. Elle me répond qu'elle pense que oui, d'une voix douce comme toujours, et je me sens minuscule à côté d'elle.
Pendant que les slogans résonnent sur la place grâce aux haut-parleurs, quelqu'un me parle du durcissement de la situation à Tunis, et une anecdote significative parvient à mes oreilles. Une femme prenant des cours du soir se trouva avec son professeur et son groupe au discours de Ben Ali à l'Assemblée. Il y avait là une véritable armée de policiers mais la femme se trouva à un moment donné sur le passage du président, tout près d'elle. Elle tendit la main pour le saluer et là, un policier lui attrapa le poignet et lui broya littéralement la main.
Naïvement elle insulta le policier de tous les noms d'oiseaux qu'elle trouva... La morale de cette histoire est que Ben Ali est tellement sûr de l'amour de son peuple qu'il en a une peur terrible!
Au fond de moi, je réfléchis: Comment vaincre? Comment convaincre? En fait, je réfléchis tout le temps mais j'ai du mal à formaliser pas mes pensées. La Bible dit qu'il y a un temps pour tout mais je manque de temps pour tout. Cependant, dès que j'ai l'occasion de rêver, je rêve. Je lève mon verre à la rue Mansouri à laquelle chacun de nous apporte une pierre. Je ferme les yeux, et j'imagine un peu de bonheur paisible, débarrassé des soucis quotidiens, des luttes interminables. J'imagine cette rue, ensoleillée, toutes les fenêtres ouvertes, l'air pur qui balaye la poussière des coeurs. Je me promène dans cette rue ouverte et éclairée, je croise des promeneurs en liberté, qui me sourient. Ils me tendent la main, et moi je leur tends à chacun... une rose.

Sophie

Samedi 9 mars 2002.

SEPT RAISONS
POUR VOTER OUI

Bien que je n’aie l’intention ni de demander ma carte d’électeur ni de voter, je voterai OUI au prochain referendum pour les 7 raisons suivantes:

1 - En tant que membre de la secte benalo-alaouite, je crois que Ben Ali va accomplir sept mandats avant l’avènement de l’Apocalypse. L’idéologue de notre secte Jomaa Séboui l’a bien démontré dans son magistral traité « Le septième miracle de Ben Ali » Il dit : «S’opposer à Ben Ali c’est s’opposer à la volonté divine ; sept partis sataniques vont tenter de s’opposer au Grand Calife guidé par Dieu ; de la main divine partiront sept gifles qui enverront les mécréants et les apostats à l’abysse..»
2 - Avec la prochaine réforme constitutionnelle nous aurons plus de libertés : Notre liberté d’expression sera encore plus assourdissante Le marchand de légumes de Sousse ne sera plus le seul à oser chanter «yahia Ezzine yahia Ezzine, welli me yehebbich Ezzine Allah la tarhamlou weldine» Dix millions de Tunisiens vont pouvoir chanter les louanges du Sauveur en toute liberté.
3 - Il serait criminel de voter NON ; car l’Etat a déjà payé les juristes de Toulouse en euros sonnants et trébuchants. Voter NON c’est dilapider les deniers de l’Etat. Si je vote OUI, ma conscience sera tranquille.
4 - Ben Ali président en 2004 signifie que nous aurons tous droit à « Notre ami Ben Ali, tome deux » Je ne veux en aucun cas renoncer à mon deuxième volume. Donc je vote Ben Ali.
5 - Mon spectacle number one est le passage du cortège de Ben Ali. Je ne rate aucune occasion pour assister à ce show unique au monde : Ce cortège à cents voitures est impressionnant, ces ninjas directement sortis d’un film d’horreur me fascinent. La vue de cet hélicoptère qui survole la sainte voiture blindée est tout simplement hallucinante. Le spectacle est encore plus foudroyant à Sousse le jour du carnaval d’Aoussou : Des vedettes de l’Armée, de la Garde nationale et de la protection civile qui sillonnent le rivage soussien, des policiers présidentiels cravatés, des policiers non présidentiels en uniforme et en civil qui débarquent par milliers à veille du jour J, des agents de la brigade antiterroriste de la police, des agents de la brigade antiterroriste de la Garde nationale. Le départ de Ben Ali signifie la fin du spectacle. En tant qu’artiste je vote toujours pour le spectacle.
6 - La logique même m’invite à voter OUI. Depuis le 7 novembre 1987 nous vivons l’ère du Changement Voter contre le Changement c’est voter pour la Stagnation. En tant qu’adepte du changement, je voterai pour le Changement.
7 - Le départ de Ben Ali causerait une catastrophe sociale. Je pense aux dizaines de milliers d’agents des Services Spéciaux ; de la Sûreté de l’Etat, de la Brigade Irchad, de la BISI (Brigade d’intervention spéciale sur Internet), du Service d’écoute et d’interception téléphoniques de la Kasbah, du Service d’interception postale etc. Voter NON c’est réduire des dizaines de milliers de fonctionnaires au chômage. Je pense surtout à notre héros national Bokassa. L’idée de Bokassa réduit au chômage me donne des sueurs froides et me fait perdre l’appétit et le sommeil.

Je vote Bokassa…euh pardon Ben Ali !

Omar Khayyâm

Lundi 11 mars 2002.
L'ATCE frappe encore une fois :)

الدقلة السمحة
و فلوس الدقلة السمحة !

TNA (Tunezine News Agency)- Selon des informations, encore à vérifier, recueillies par l'un de nos correspondants à Mahdia, Omar Khayyâm aurait conclu un deal secret avec Le Général Ben Ali. Informé par ses RG (Renseigemenets Généraux) que Khayyâm était endetté de 1500 dinars, il lui aurait envoyé un chèque du même montant accompagné d'une petite surprise: un paquet de cinq kilos de Deglet Ennour de premier choix. Selon ces mêmes sources, Leila Trabelsi, la femme du dictateur tunisien, aurait confié à Khayyâm la mission d'écrire sa biographie officielle. Certains Temoins affirment avoir vu Khayyâm, plusieurs fois, aux salons littéraires de la première lettrée de la Republique.

Omar Khayyâm - Lundi 11 mars 2002.
Zeitouna TV - Assassinat Ali Saïdi

Déclaration diffusée
à la télévision "Zeitouna TV"
du Mercredi 06 mars 2002

Mes salutations aux téléspectateurs.

Le défunt Ali SAIDI a vécu en exil en France environ 35 ans et ce jusqu’à la fin de 2000. Il a passé plusieurs de ces années en militant pour les droits de l’homme et en défendant les prisonniers politiques dont certains sont morts sous la torture.
Ayant appris vers la fin de 2000 que son père était atteint d’une maladie très grave, et suite aux promesses du pouvoir tunisien qu’il pourra retourner au pays et continuer son travail en essayant d’améliorer la situation de l’intérieur, il a accepté de rentrer pour continuer son travail et pour voir son père avant sa mort, sachant qu’il n’a même pas pu assister aux funérailles de sa mère décédée quelques années plus tôt.
Durant l’année 2001 qu’il a passé en Tunisie, il n’a pas hésité à défendre le droit des opprimés et des opposants politiques.
Le jour où il s’est rendu compte qu’il y avait trop d’injustice, de torture, de vols de la part des familles gouvernantes et que la situation ne faisait que s’empirer, et surtout lorsqu’on a essayé de l’éliminer en provoquant un accident contre sa voiture au début de l’été 2001, il a commencé à prendre secrètement les mesures nécessaires pour partir de nouveau en exil en France.
Le pouvoir tunisien c’est rendu compte de cela ainsi que du fait que le défunt avait en sa possession des informations et des dossiers confidentiels sur les magouilles des familles au pouvoir, il a décidé donc de ne pas le laisser partir et a fini par l’assassiner sous la torture. Pour se disculper de cet assassinat, il a concocté donc le scénario présenté au public et aux masses médias et selon lequel il ne s’agissait en fait que d’un crime crapuleux perpétré par deux femmes, qui contrairement à ce qui a été évoqué par les autorités, n’ont aucun lien de parenté avec le défunt, mais sont d’origine algérienne.
Le pouvoir a communiqué aux masses médias que l’une de ces femmes avait un cancer au cerveau en stade terminal, et on et sûr que l’autre femme sera condamnée à mort lors de son procès, et ainsi finir par effacer toute trace de cet assassinat politique perpétré par le pouvoir.

Les points évoqués ci-dessous nous le confirment :

1 – Le défunt a été kidnappé de sa maison le 12 décembre 2001, vu qu’on a trouvé quelques jours plus tard le chauffe-eau à gaz toujours en état de marche et ces chemises trempées dans un bac (le défunt habitait tout seul).

2 – Dès que les masses médias européens ont annoncé la disparition d’un diplomate du Ministère des affaires étrangères et d’un défenseur de droit de l’homme, le pouvoir s’est empressé alors d’annoncer que les autorités ont fini par trouver le corps du disparu et ce le 30 décembre 2001.

3 – Un haut responsable au Ministère des affaires étrangères M. Habib Chaghal, ancien consul de Tunisie a Rome a annoncé quelques jours plus tôt, soit le 27 décembre 2001, que Monsieur Ali SAIDI était envoyé par la Présidence de la République en mission diplomatique secrète. Il a été donc assassiné au cours de cette mission diplomatique et le Général BEN ALI en est le responsable.

4 – Est-ce possible et concevable que, comme l’a annoncé le pouvoir, c’est Latifa qui l’a assassiné, et qu’on a trouvé la voiture de fonction du défunt (voiture du Ministère des affaires étrangères recherchée par la police depuis quelques jours) dans le jardin de l’accusée, visible par tout l’entourage et les passants ?

5 – Le défunt nous a confié, quelques mois auparavant, qu’il était poursuivi et menacé de mort depuis le jour où on a essayé de le tuer par un accident de voiture volontaire. Il nous a demandé de lui téléphoner régulièrement pour s’assurer qu’il était toujours en vie.

6 – Pourquoi ne nous a-t-on pas autorisé d’inhumer le défunt auprès de son père à Moularès-Gafsa (sud-est de la Tunisie) comme le souhaitait le défunt si malheur lui arriva. Il a par contre été enterré au cimetière d’El-Jellez-Tunis pour que même après sa mort son corps soit surveillé.

7 – Aucun de ses collègues du Ministère des affaires étrangères n’a assisté aux funérailles. La grande famille SAIDI de Moularès et de Gafsa n’a, elle aussi, pas été autorisée à assister aux funérailles. Le cimetière d’El-Jellez était plutôt plein de policiers.

8 – La reconnaissance de l’identité du cadavre a été faite en se basant sur les os. Le pouvoir a fait de sorte de ne pas laisser les traces de torture.

9 – Le cadavre a été découvert selon les autorités le 30 décembre 2001. Quelques heures plus tard, selon le rapport, le juge d’instruction a fini toutes ses investigations et a clôturé l’instruction du dossier.

10 – Le jour de la disparition du défunt, soit le 12 décembre 2001, Le Général BEN ALI a fait une réunion au Palais de Carthage avec les responsables de la région de Gafsa. Or, le pouvoir a affirmé dans son rapport que ce même jour, le défunt a quitté précipitamment le Ministère vers Gafsa parce qu’il a été invité par l’accusée. Mais quel hasard !

11 – D’après son geste, on constate que le pouvoir n’a jamais oublié le militantisme du défunt et les dégâts occasionnés par ce dernier au Général BEN ALI et à son régime autoritaire.

12 – Plusieurs journaux européens dont le journal "Le Monde" du 12 février 2002, des journaux suisses (24 Heures, Tribune de Genève, Le Courrier, etc...), belges, canadiens, etc... ont affirmé que l’assassinat de Ali SAIDI était un assassinat politique et non crapuleux comme ça été avancé par le pouvoir, ainsi que des organisations internationales de droit de l’homme (Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Human Rights USA, etc...) qui ont demandé une enquête par un comité international indépendant.
Le Groupe de travail pour la Tunisie (GTT) animé par Mgr GAILLOT,éveque, l’écrivain Gilles
PERRAULT, le Professeur SCHWARZENDERG a affirmé la même chose.

13 – Deux jours après l’enterrement du défunt, le journal "La Presse" tunisien a fait apparaître dans ses colonnes un communiqué de remerciement au Président BEN ALI et au Ministre des affaires étrangères BEN YAHIA, soit disant un communiqué lui parvenant de la part de la famille SAIDI en Tunisie et en France. Ceci est grotesque et mensonger dont le seul but est de tromper l’opinion publique nationale et internationale.

14- Des organisations internationales de droit de l’homme (Organisation mondiale contre la torture (OMCT), etc...) ont envoyé le 1 février 2002 un questionnaire bien précis demandant des éclaircissements concernent l’ assassinat de Ali SAIDI, mais , jusqu à ce jour, ils n ont recu aucune reponse de leur part. Cette non reponse confirme que le Général BEN Ali l avait bien assassiné.

Les assassins qui ont tué mon frère seront jugés tôt ou tard dans les tribunaux internationaux.

Au revoir.

Ali Sghaier SAIDI, frère du défunt.

Lundi 11 mars 2002.
Avis aux forumiers

ما دواء الفم الأبخر كان
السواك الحار

Chers compatriotes et amis,
Certains, non contents de nous étouffer par leur propagande à la Pravda, viennent parasiter nos espaces de discussion libre. Je reprends ici une longue traque de ces individus, agents en mission commandée contre cachet en fin de mois, que je menais dans le temps, avec d'autres Tunisiens tels La Colombe et bien d'autres, sur le défunt forum CNLT, dont, par ailleurs, on m'a dit qu'il revivrait tantôt.
Ce sont les mouchards, qui se présentent sous le masque d'intellectuels de pacotille et de Toz-hikma faussement illuminés.
Ce sont ceux qui vous disent qu'ils sont fiers d'être RCD, par exemple, au moment où ils savent pertinemment que ces deux attributs (fier/RCD) sont antinomiques et qu'on ne peut être RCD, donc lèche-bottes -j'ai connu plein de gens dans ce cas- que pour racler un petit quelque chose (houija...)
Alors quand on vous dit qu'il n'y a pas de Mamounia en Tunisie, il faut les orienter vers les Séguin, Bécet (Journal l'Alsace), Rouch (La Dépêche du Midi) et bien d'autres mercenaires qui sont toujours bien surveillés. La dernière "délégation" parlementaire française n'échappe pas à cette catégorie. Ceux qui disent qu'en Tunisie, il n'y a pas de Mamounia ne connaissent pas les comptes de l'ATCE, ni de la présidence (caisses noires). Ils ne voient pas les fréquentations de nos illustres visiteurs, qui, par hospitalité, peuvent leur assurer un séjour des plus confortables sans bourse délier.
Dans le temps, les gens dont je parle osaient venir réclamer la liberté de parole sur notre Forum CNLT. Et on était quelques uns à leur rappeler, avec tout le mépris qui leur était dû, qu'on n'avait pas vocation à perdre notre temps avec de piètres flagorneurs, qui vendraient leur propre papa pour avoir un petit poste ou pour pouvoir faire passer du whisky en contrebande. On était tombés d'accord sur la nécessité, dès lors que l'un d'entre eux est identifié, de "tirer la chasse" comme disait Liberté Chérie. Et je peux vous dire qu'on en a vu défiler des verts et des pas mûrs. A chaque fois qu'un pseudo s'usait (ils s'usaient vite), un autre apparaisait. mais il arriviat souvent également qu'ils se dégoûtaient de leur rôle indigne ou qu'ils se décourageaient tellement on avait vite fait de les identifier, qu'on connaissait de longues périodes de pureté. Ils avaient fini par nous intérioriser comme autorité morale pour eux. Ils avaient honte et certains s'adressaient au forum sur le ton de la quasi-excuse.
Là, j'ai vu Sophie et d'autres les commenter, leur répondre ou leur faire sentir qu'ils sont lus... Cela les encourage, puisque leur crédit auprès de leur employeur augmente. Ce n'est pas à nous de leur faire gagner des subsides.
Donc à moins d'un intérêt particulièrement singulier d'une réplique à ces individus-là, je propose qu'on leur témoigne encore très souverainement et silencieusment, notre mépris le plus cordial.

Esswek el Haar
Khaled

Lundi 11 mars 2002.

CONGRÉS DU SYNDICAT TUNISIEN
DES MÈDECINS LIBÈRAUX

Tunis - 2 & 3 Mars 2002

Nombre de médecins congressistes : 126 (un congressiste pour 10 médecins syndiqués)
Nombre de médecins ayant participé aux élections : 107
Nombre de bulletins de vote : 107
Nombre de candidats aux élections de la Commission Administrative : 42

Membres élus de la C.A. :

Ben Cheikh Yassine
Ben Ismail Mokhtar
Ben Slama Mounir
Bouguerra Faouzi
Bouraoui Bechir
Brahem Samir
Chaabouni Mohamed Néjib
Cheibi Mohamed Rabeh
Cheniti Nejeh
Farhat Mohamed
Gharbi Mohamed Salah
Haj Kacem Abdelwaheb
Hamrouni Mustapha
Jabbou Saïd
Jaït Mohamed
Jerbi Mounir
Kadri Mohamed Hedi
Khalladi Moncef
Kharrat Slah
Mahfoudhi Mohamed Moncef
Mahjoubi Noureddine
Mirali Mustapha
Missaoui Zine El Abidine
Nemsia Jamel
Oueslati Raouf
Rhouma Bouraoui
Siala Mustapha

Membres élus du Bureau exécutif

Secrétaire Général

Mohamed Rabeh Chaïbi (Sousse)

Trésorier

Mokhtar Ben Ismaïl (Tunis)

Secrétaires généraux adjoints :

Ben Cheikh Yassine (Tunis)
Jaït Mohamed (Tunis)
Oueslati Raouf (Tunis)
Mahfoudhi Mohamed Moncef (Tunis)
Farhat Mohamed (Sousse)
Brahem Samir (Sousse)
Ben Slama Mounir (Nabeul)

Les principales recommandations du congrès :

• Renforcer la cohésion de tous les médecins au sein d'un syndicat fort, uni et représentatif.
• Réforme de l'assurance maladie : refus catégorique de la capitation telle qu'elle a été présentée par l'administration. Demander la reprise des négociations pour une discussion approfondie des différents points de vues des médecins (ce qui n'a jamais été fait) . Dans le cas où une décision politique non conforme à nos aspirations est prise, convoquer un congrès extraordinaire.
• Encourager les médecins à utiliser les médicaments génériques par une meilleure information et ne pas laisser le pharmacien se substituer au médecin en remplaçant systématiquement tout médicament princeps par un générique.
• Réanimer la commission nationale de formation médicale continue au sein du ministère de la santé.
• Èlaborer un projet de loi concernant le bail professionnel des médecins pour le présenter au ministre de la santé qui nous a promis son appui.
• Œuvrer pour l'acquisition d'un local décent.

Tunezine News Network

Vendredi 8 mars 2002.
Encore 3 NON à l'immunité et à l'impunité des dictateurs


A l'attention de ZABA & co.

NATIONS UNIES
Il suffit maintenant que cinq États ratifient le Statut de Rome pour que la Cour pénale internationale voie le jour
Index AI : IOR 40/044/02

Amnesty International se réjouit de la rapidité des progrès accomplis vers la 60e ratification du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

En ratifiant ce texte au cours des trois derniers jours, Maurice, l'ex-République yougoslave de Macédoine et Chypre ont porté respectivement à 53, 54 puis 55 le nombre d'États partie au Statut de Rome.
Amnesty International salue l'engagement pris par ces États en vue de mettre fin à l'impunité dont bénéficient les auteurs des crimes les plus graves qui puissent être commis contre des êtres humains, ainsi que par tous ceux qui avaient déjà ratifié ce texte précédemment.

«À ce stade important du processus de création de la Cour pénale internationale, nous appelons tous les États à prendre immédiatement des mesures afin de ratifier le Statut de Rome et d'adopter les textes d'application nécessaires pour pouvoir pleinement coopérer avec la Cour», a déclaré Amnesty International.

Informations générales

Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale a été adopté le 17 juillet 1998 au terme d'une conférence diplomatique. Il prévoit la création d'une juridiction pénale internationale permanente ayant compétence pour enquêter sur les cas de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, et pour juger leurs auteurs présumés. L'article 126 du Statut de Rome dispose que la Cour ne pourra être mise en place que lorsque 60 États auront ratifié ce texte.

Membre de la Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI), qui regroupe plus de 1000 organisations non gouvernementales (ONG), Amnesty International œuvre à la création de cette juridiction depuis 1993.

Immédiatement après l'adoption du Statut de Rome, l'organisation de défense des droits humains s'est lancée dans une campagne mondiale destinée à amener tous les États à ratifier cet instrument international, et à adopter les textes d'application nécessaires pour pouvoir pleinement coopérer avec la Cour.

Une fois que 60 États auront ratifié le Statut de Rome et que la Cour aura vu le jour, Amnesty International continuera à mener campagne pour que tous les autres États fassent de même. Il s'agit là d'un point capital, car dans de nombreux cas, la compétence de la Cour sera limitée aux crimes commis sur le territoire des États parties au Statut de Rome ou perpétrés par leurs ressortissants. l

Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d'Amnesty International, à Londres, au +44 20 7413 5566 ou consulter notre site web : Amnesty International

Service de presse d'Amnesty International.