Devant l'ambassade à Berlin Comme c'était prévu un bon nombre de militants de droits de l'homme et d'opposants politiques se sont rassemblés devant l'ambassade tunisienne à Berlin située dans "Lindenallee 16, D-14050 Berlin". L'occasion était un protestation contre les conditions inhumaines dans les prisons tunisiennes ce qui a engendré la mort des deux prisonniers d'opinions feu Abdelwahab Bousaa et feu Lakhdhar Sdiri, ainsi que le déclenchement d'une grève de la faim d'une centaine de prisonniers pour améliorer leur conditions carcérales.
Le contingent policier était inhabituellement important, il paraît que
l'ambassade l'a éxigé. Il est à remarquer que pour la première fois à ma
connaissance que l'ambassade a organisé une contre action en brandissant
une banderole pour Ben Ali et en attachant trois autres sur les murs de
l'ambassade. Les agents de ZABA étaient environ 7 personnes. Deux d'entre
eux ont joué le rôle de propagandistes, l'un menu d'un mégaphone et qui
utilisait surtout le son de la sirène pour gêner les opposants dans leur
chants et slogans anti-dictature. Les protestataires étaient très bien
équipés ce qui veut dire qu'ils ont bien préparé l'événement. Les
banderoles ne manquaient pas, la majorité en langue allemande, les photos
des opprimés y en a à gogo surtout des dernières victimes, Bousaa et
Sdiri, les drapeaux, les t-shirts
mais le plus marquant des symboles était
un tombeau couvert du drapeau tunisien. Mqas | |
| Berlin, dimanche 7 avril 2002. | |
De retour de la manif à Paris!
Quel succès mes amis, je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde,
c'était incroyable !! J'ai trouvé particulièrement importante l'intervention où on nous a lu
un message du mouvement pacifiste israëlien. Sophie | |
دمعة أمام زورق يغرق لماذا تضيق تونس بأبنائها فيبتلعهم البحر؟ حسونه | |
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الاثنين 25 مارس 2002. | |
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Petite chronique Aéroport de Tunis-Carthage, vendredi 29 mars, 19h00. Par chance,
n'ayant qu'un bagage de cabine pour trois jours, j'atteins rapidement la
douane. Je suis détendue après avoir été terriblement malade pendant
plusieurs jours à l'idée de voyager. Je n'ai rien à déclarer, et je souris
intérieurement à la pensée du livre que j'ai dans ma valise (La Tunisie de
Ben Ali, Cahiers de Confluences). Le douanier fait quelques blagues, puis
je le remercie et lui dis au revoir en arabe.
Samedi 30 mars, vers 11h00 du matin, je me trouve devant la cathédrale
de Tunis, avenue Habib Bourguiba. C'est une véritable émotion de me
retrouver à cet endroit après autant de changements dans ma vie. J'avais
toujours vu cette cathédrale comme un refuge et lors de mon précédent
séjour, chaque fois que mes tripes se serraient en entendant les appels à
la prière du haut des minarets, encore plus impressionnants la nuit,
j'avais tout à coup envie de m'y rendre pour retrouver le peu de
spiritualité qui me restait. Après le repas, je me retrouve de nouveau sur l'avenue Bourguiba où décidément, je n'arrive pas à accepter la nouvelle horloge au sommet doré qui est visible au loin. A nouveau je marche le long de l'avenue, puis je me décide à monter au dernier étage de l'hôtel El Hana, sur le toit en fait. Malheureusement il est en travaux et je ne peux rester que quelques minutes à observer la ville alors qu'un hélicoptère la survole. Plus tard, c'est avec un grand bonheur que je me rends à Sidi Bou Saïd, où j'ai là aussi des souvenirs à effacer. Le parfum des fleurs d'orangers flottant dans l'air est particulièrement enivrant. L'air est un peu brumeux mais la vue sur la mer m'enchante tout autant. Quels sentiments mêlés ! J'ai une impression de sérénité et de tension. L'impression de contempler une toile de maître abîmée dont on cache mal les déchirures. "Il n'est pire eau que l'eau qui dort" dit le proverbe... Lundi 1er Avril. Après un dimanche très agréable où j'ai encore déambulé dans les rues,
discuté, et beaucoup ri, je passe la matinée à me déplacer d'un endroit à
l'autre en voiture. En passant devant la faculté de droit, je remarque un
très grand nombre d'étudiants rassemblés et, connaissant la situation, je
me doute immédiatement que quelque chose de particulier est en train de se
produire. Les policiers, en tenue ou en civil, sont partout. Je résiste
encore une fois à l'envie de sortir mon appareil photo pour ne pas me
faire remarquer. Ce sont les motards prêts à démarrer qui observent la
scène de loin qui attirent mon attention. Je sais que ce sont ceux-là qui
agressent les opposants en pleine rue. Ils n'ont vraiment rien de
rassurant, et après deux jours seulement, je me surprends parfois à
vérifier que personne ne me suit. La tension est perceptible et un peu
plus tard, sur le chemin de retour, des embouteillages monstres se
produisent alors qu'une route est coupée. Un hélicoptère nous survole. A
ce moment-là, c'est la loi du plus fort, il faut passer coûte que coûte,
les automobilistes s'énervent, klaxonnent, tout à coup, c'est l'anarchie
la plus totale. A fur et à mesure de la progression, on sent bien qu'il y
a du grabuge au niveau du campus, et l'omniprésence policière en témoigne.
On nous parle de jets de pierres, de confrontation entre les étudiants et
la police. J'aimerais pouvoir prendre des photos mais je m'abstiens une
fois encore par prudence. L'agitation me rend un peu nerveuse. La vie
quotidienne des Tunissois se trouve tout à coup bloquée et en quelques
instants j'ai observé qu'on peut passer du calme à un véritable siège. Les
jours qui suivront m'apprendront que ce n'est que le début qu'une vague de
manifestations et de répression très importante. Après avoir rendu quelques visites dans l'après-midi, je passe la
soirée en ville avec un ami. Il me fait généreusement la conversation pour
me changer les idées lorsqu'il se rend compte que j'ai les yeux rouges et
au bord des larmes à cause du sandwich à la harissa que je mange. Le lendemain, avant de passer dans la zone d'embarquement, le contrôle des passeports et des visas des jeunes tunisiens me semble à la limite du harcèlement : tourner et retourner les papiers fournis, vérifier dans l'ordinateur, partir le passeport à la main chercher un collègue, et surtout faire attendre. Je peux presque ressentir de l'angoisse à leur place. Finalement c'est à mon tour, je présente mon passeport puis j'embarque. Lorsque l'avion s'élève, alors que mon coeur se serre déjà, je murmure ces quelques mots : "A bientôt". Sophie
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| 3, 5 et 7 avril 2002. | |
INTERVIEW DE OK : M. Seguin, pouvez-vous expliquer aux lecteurs de Tunezine votre engagement en faveur de la dictature tunisienne? P.S: Le président Ben Ali a toujours été généreux envers moi, il m'a offert un appartement à Tunis, je séjourne en Tunisie toujours aux frais de la princesse, je ne suis pas un ingrat quand même! OK : Savez-vous qu'il y a au moins mille prisonniers politiques en Tunisie? Deux parmi eux sont morts ces derniers jours, victimes des mauvaises conditions carcérales et des humiliations du personnel pénitencier ? P.S : La guerre civile en Algérie a fait 100 000 victimes. Vous les Tunisiens vous devez vous estimer heureux. Deux morts en deux mois ce n'est rien, c'est un chiffre politiquement acceptable. Même si les mille prisonniers politiques meurent en prison, Ben Ali restera en dessous du seuil de notre tolérance. Ben Ali n'est ni un Bokassa, ni un Idi Amin Dada. Il reste dans les normes. OK : Vous avez déclaré que les Tunisiens ne sont pas encore mûrs pour la démocratie Maintenez-vous encore cette position ? P.S : Oui, je suis convaincu que vous n'êtes pas encore dignes de la démocratie et de l'Etat de droit. Vous ne devez jamais vous comparer à nous les Français ou aux Occidentaux. Pour emprunter le langage de la paléontologie, je dirais que nous sommes des homo sapiens et vous êtes encore au stade des hominidés. OK : Je suis fier d'être le premier hominidé à avoir réussi à interviewer un homo sapiens! P.S : Dans quelques milliers d'années vous serez, peut-être, comme nous ou presque. Juste un peu de patience et tout ira bien. OK : Que pensez-vous du massacre quotidien de dizaines de Palestiniens ? P.S : Eux aussi ne sont pas encore prêt à rejoindre la civilisation. Un Palestinien de plus ou de moins qu'est-ce que ça change en fin d compte ? Les Israéliens sont comme nous des êtres évolués, leur vie est plus précieuse que celle des Tunisiens ou des Palestiniens. Vous devez essayer de comprendre ça. OK : Mon petit cerveau d'Australopithèque m'empêche malheureusement de comprendre votre raisonnement. Ne pensez-vous pas qu'un hominidé évolué comme Moncef Marzouki est plus compétent que le Neandertal Ben Ali ? P.S : Votre Marzouki ne fait que nous singer, nous les maîtres. Il n'a pas encore réussi à me convaincre qu'il est bien dressé pour jouer le jeu. Ben Ali n'a jamais écrit un seul livre ni même un article de journal. Il a au moins le mérite de la modestie. Mais votre Marzouki est un mégalomane qui se prend pour un Claude Bernard ou un Georges Duhamel. Il doit savoir qu'il n'est qu'un Arabe et il le restera toute sa vie. OK : Dernier mot pour les Tuneziens ? P.S : J'aime votre ojja au merguez. Pour moi, la Tunisie c'est ça : un brik au citron et une ojja bien épicée. Un pays qui a possède ces délices a-t-il vraiment besoin de démocratie ? Un brik au thon avec un peu de citron, c'est mille fois plus délicieux que mille démocraties. Omar Khayyam | |
| Lundi 8 avril 2002. | |
Solidarité
Pro-Palestinienne
Sylvain Trépanier A l'instar de Paris, Tokyo, Sydney et plusieurs autres villes de la
planète, Québec a connu, hier, sa deuxième marche de solidarité au peuple
palestinien en autant de semaines. Cette fois, il y avait plus d'un
millier de marcheurs à y prendre part. | |
Lettre du goulag
Je vous écris pour vous remercier de votre aimable invitation ainsi que
tous ceux qui se sont investis par solidarité pour me faire sortir de cet
isolement et de cette séquestration de fait qu'on veut m'imposer. Mon
absence ne tient pas de ma volonté car rien ne m'est aussi cher que de me
ranger et être du coté de tous ceux qui luttent pour une justice libre et
émancipée et travaillent à promouvoir une meilleure perception du rôle de
la justice partout dans le monde aujourd'hui. Jeudi dernier 4 avril 2002 j'avais à rencontrer au siège des Nations Unis à Genève Mr. Param Camuswary rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats auprès de la commission des droits de l'homme des Nations Unis qui n'a pu venir à Tunis malgré ses correspondances répétées au gouvernement Tunisien. J'avais au préalable fait déposer par mon Avocat une demande d'autorisation de sortie comme il m'a été indiqué; Au dernier moment je me suis rendu personnellement m'enquérir auprès du ministère de la justice et partout où j'ai été j'ai rencontré la même courtoisie hypocrite qui cherche à me tromper sans se justifier. Le lendemain je me suis présenté à l'aéroport sans illusion et le même agent secret qui me suivait est venu dés mon arrivée au guichet de contrôle de police se saisir de mes papiers et m'a demandé avec arrogance de le suivre à coté pour empêcher mon départ avec le même arbitraire. En tant que magistrat je peux vous affirmer que seule une décision judiciaire justifiée prise par un juge d'instruction ou un tribunal peut restreindre la liberté de voyager. Je suis frappé d'une discrimination arbitraire qui m'impose une poursuite permanente et serrée, la confiscation de mon courrier, l'écoute téléphonique et les coupures répétées et prolongées. Je suis interdit de toute activité, interdit d'assister à tout séminaire ou manifestation associative jusqu'a m'interdire l'accès des villes où elles se tenaient. Je ne suis pas admis à assister aux procès ni en tant qu'observateur en ma qualité de président du centre Tunisien pour l'indépendance de la justice ni à titre privé. Jusqu'à me séquestrer et m'interdire de voyager. Le vendredi 5 avril 2002 vers16 heure alors que je me promenais a une centaine de mètre de chez moi avec quelques avocats après la dissipation de notre manifestation pour la Palestine. J'ai été injurié en pleine avenue par des policiers, trois d'entre eux sont venus m'arrêter ils m'ont confisqué mon téléphone et m'ont traîné en me bousculant et me traitant avec vulgarité sur une cinquantaine de mètre à la recherche d'une voiture de police. J'étais engouffré au milieu de cinq policiers excités qui se sont arrêté devant le ministère de l'intérieur pour prendre des instructions avant de m'amener à une vingtaine de kilomètres de Tunis pour me laisser après deux heures de séquestration dans un terrain vague et désert du côté du bac de Rades sans la moindre raison ni justification ni moyen de locomotion. Ce que je suis en train de subir n'est qu'un exemple de dissuasion qu'on veut montrer à mes collègues dépouillés de leur dignité dans un système qui leur fait subir le chantage d'être affamés et persécutés. Vendus à un salaire de misère dans des conditions de travail qui ne peuvent leur assurer aucune autonomie ni stabilité, aucune liberté ni dignité. Il subissent la sélection par la dégradation. Les mieux promus sont ceux qui se sont le plus distingués par leur insertion dans ce système d'oppression et de soumission. Leur carrière n'est qu'une série infinie de défaites devant le droit. Qu'on soit trompé, manipulé, influencé ou pressé de tous les cotés et poussé à l'excès un magistrat qui perd sa liberté fini abominablement isolé et réduit à cautionner une véritable conspiration contre la justice et la liberté. Cela ne diffère pas autant ici en Tunisie qu'ailleurs dans n'importe quel autre pays. La justice ne peut s'exprimer que dans l'indépendance et la liberté. Les spécificités de Droits ne sont que des commodités pour mieux exprimer les mêmes idées... Quand les pouvoirs sont confisqués au profit d'une minorité les magistrats sont susceptibles de devenir les bourreaux de leurs sociétés, bon grés ou malgré par zèle ou par excès c'est la manipulation qui finit par triompher pour justifier l'illégalité , la torture, les exécutions, les lourdes peines de prison et la destruction d'hommes et de générations. C'est le lot commun de tous les systèmes judiciaires des tyrans qui ne manqueront jamais d'intérêts supérieurs et de destinées nationales pour camoufler leurs crimes contre l'humanité. Mon intime conviction est que la justice doit être cernée dans sa globalité et son universalité pour s'acquitter de son rôle protecteur de l'humanité et de ses libertés. Je vous remercie et vous exprime ma gratitude et mon amitié. Si c'est au prix de privations et de séquestration que je mène le combat pour la justice en Tunisie avec tous mes amis en projets de procès et de condamnations, seule votre solidarité nous permet encore cette semi-liberté contrôlée. Tunis le 07/04/2002 | |
| TUNISNEWS 690 - Lundi 8 avril 2002. | |
Hamma aura-t-il droit TNA (Tunezine News Agency) - Le parlement tunisien a connu lune des séances les plus agitées depuis son élection en octobre 2004. Le sujet du débat était ladoption une proposition de loi visant instaurer légalité totale entre lhomme et la femme dans tous les domaines. Cest surtout larticle de légalité entre lhomme et femme en matière dhéritage qui a donné lieu à un des débats les plus chauds de lannée parlementaire 2004/ 2005. Les députés Salah Karker et Hamma Hammami étaient à un doigt den arriver aux mains. Ce qui a fait sortir Salah Karker des ses gonds était la qualification d «obscurantiste» que lui a attribuée le député du PCOT, favorable à la loi controversée . Malgré la réticence des députés islamistes et conservateurs, la loi a été adoptée avec une majorité de voix avoisinant les 60%. A la fin de la séance, la députée Bochra Bel Haj Hmida a insisté pour que Hammami et Karker se serrent la main. Karker est sorti perdant, mais les islamistes ont passé avec succès leur examen de passage à la démocratie. Avant de clôturer la séance, la présidente de la chambre des députés, Mme Sanaa Ben Achour sest adressée à Karker et lui a dit en plaisantant : «Jespère que Hamma aura droit à ton couscous comme Alain Gresh !». (Dépêche datée du 8 mars 2005) | |
| Omar Khayyâm - Mardi 26 mars 2002. | |