|
ZABA, agent publicitaire de TUNeZINE Zouhair Yahyaoui est la première victime connue de la police informatique.
Il vient de payer cher le prix de la liberté d’expression
dans le pays de l’omerta. Cette arrestation a apparemment plusieurs
buts : - Punir ettounsi pour avoir commis un « lèse-majesté
» et brisé un tabou. Il y a un dénominateur commun
entre tous les dictateurs : Ils n’ont pas le sens de l’humour
et n’acceptent ni les caricatures, ni les satires. Une « humeur
» d’un humoriste de talent comme ettounsi ne peut que gâcher
l’humeur de Zaba ( tous les droits de marque sont réservés
à ettounsi!), un petit dictateur complexé qui, selon tous
ceux qui l’ont approché, souffre d’un terrible sentiment
d’infériorité surtout à l’égard
des gens de talent. Ettounsi, le magicien du verbe, le brillant informaticien
autodidacte, qui a su faire tomber tous les murs dressés par l’ATI
et la police informatique, ne peut qu’éveiller la jalousie
du bey de Tunis. - Punir indirectement son oncle, le juge Mokhtar Yahiaoui qui a fait
trembler le Palais de Carthage l’été dernier par sa
lettre audacieuse. D’ailleurs, ce magistrat est une bombe a retardement
pour le régime. Il suffit qu’il puisse lever une petite armée
de juges intègres et audacieux pour faire écrouler tout
l’édifice dictatorial. - Faire peur aux internautes « rebelles ». Le régime
a intérêt à ce que la nouvelle de l’arrestation
d’ettounsi se répande parmi la communauté des internautes
tunisiens. Il veut, encore une fois renforcer l’autocensure et créer
une « cyberphobie » collective. Je remercie Zaba pour la campagne publicitaire gratuite en faveur de
TUNeZINE. Ce nom est maintenant connu de toute la société
civile planétaire. Ettounsi ne pourrait jamais trouver un meilleur
agent de publicité ! Ettounsi n’est pas un ingrat. Zaba sera,
certainement, le héros principal de son prochain proxy. Il risque
même de faire mourir Zaba…de rire ! Omar Khayyâm |
| Omar Khayyâm, le 05 juin 2002 |
|
PROXY 12 Combattre le terrorisme d'Etat par le rire Quand ils sont venus prendre les nationalistes, je n’ai rien
dit : je n’étais pas nationaliste
- Excuse-moi, mon frère, c’est que j’étais distrait. Je ne me sens pas en forme depuis le référendum. Si tu veux, voici mes chaussures , prends les et défoule-toi avec Tu pourras me les rendre demain. - Excuse-moi, excuse-moi… c’est tout ce que vous avez appris,
vous autres tunisiens ! Il ne serait pas étonnant que la - Je t’en conjure, fiche-moi la paix et arrête ces salades. Vous ne vous en prenez qu’aux plus faibles alors que Zaba, même s’il vous pisse dessus, vous restez de marbre ! - Attention ! Tu dépasses les limites ! Ton Zaba, je ne l’ai ni élu ni référendé ! - Alors il les a d’où, ses 99,52% ? Ils lui sont peut-être tombés du ciel ? N’est-ce pas plutôt à cause des traîtres de ton acabit, destourien de merde ? A peine prononcé le qualificatif de « destourien de merde » que s’engagea une effroyable bagarre qui faillit mal finir, ne fusse l’interposition de deux passants : - Allez ! Calmez-vous ! Ecoute, toi tu t’occupes de celui-là et moi je prends celui-ci. - Que nenni ! C’est moi qui vais m’occuper de celui-ci. Tu prendras l’autre. Tu ne m’auras pas : tu ne veux pas qu’il te salisse avec le sang qu’il a sur ses vêtements ! - Vous alors, les arabes ! Vous faites toujours travailler votre tête ! - Pas toujours, en vérité. Car sinon, comment un minus comme le locataire du palais de Carthage peut-il bien se foutre encore de nous ? Pendant que nos deux passants discutaient de la santé mentale et du moral de la populace, ça avait repris de plus belle avec les deux autres lascars, comme s’ils se battaient pour un héritage ou avaient joué ensemble un bulletin gagnant de Promosport. Pire encore, les deux qui étaient sensés séparer les belligérants en vinrent eux aussi aux mains quand ils découvrirent que l’un d’eux était UGET et l’autre UGTE qu’ils ne purent se mettre d’accord sur le responsable de la vente à crédit de l’université aux destouriens et toute personne qui passait par là recevait son lot de gifles et de coups de pieds. Personne ne pouvait arrêter la bataille : les cœurs étaient trop pleins. Le temps passa, chacun amena ses cousins, les habitants de son quartier et ses travailleurs à l’étranger pour l’aider à donner une leçon aux traître destouriens du 99,52%, la bagarre empira jusqu’à ce que les nouvelles parvinssent au palais. Le président convoqua sur le champ un conseil ministériel restreint - Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’avez-vous ? Qui ? Comment ? Tous ensemble pour .. le machin truc, c’est quoi déjà ? la Tunisie ! - Monsieur Ezzine, s’il vous plait, faites au moins une fois dans votre vie une phrase correcte ! Vous n’êtes pas dans un poste de Police ! - Viens ici, toi, Abdelwahab de machin truc, c’est quoi ton nom déjà ? Ben Abdallah. Fais-lui une c’est quoi déjà, machin truc correcte. - Monsieur M’henni, le président veut savoir à quoi rime tout ce tintamarre. - Ce ne sont pas mes oignons ! Je ne suis pas responsable de la sûreté, moi ! Nous nous sommes mis d’accord depuis le début : je prends mon pied avec la police de la circulation, les comités des cités et les caisses de toute nature : des courges aux patates du marché de gros en passant par les urnes de référendum. - Qu’est-ce qu’il a dit ? Le truc machin, l’âne a mordu dans une courge ? Quoi ? Mais où il est cet âne de machin truc Dali ? Ce machin , l’autre celui dont le fils anime le truc, machin chouette du mari de ma fille, celui du foot, Chiboub Sport ? - Vous voulez dire Mohammed Ali Ganzoui, Monsieur Ezzine ? Je suis là, assis près de vous. - Je ne t’avais pas reconnu, raclure ! Pourquoi ton visage est, comment dire ? , jaune ? J’avais cru que tu avais, c’est quoi déjà ? une jaunisse de ce pays, là, le machin, Chine, capitale du machin truc Japon ou la Coréee si mes souvenirs sont bons ? - Monsieur le Président, je vous en conjure, retenez-vous ! Ou bien lâchez-moi et laissez moi ouvrir un cabinet : les malades, il n’y a que ça dans le pays à cause de tes conneries ! - Bon débarras ! Tu te crois machin truc quoi indispensable ? Mais tu peux toujours courir ! Je ne te lâche pas ! Je vais te mettre au poste de c’est quoi déjà ? ministère du machin de l’intérieur jusqu’en 2014. Ca t’apprendra la machin chouette politesse ! - Et moi, monsieur Ezzine, quand est-ce que vous me chargerez de l’ambassade de Tunisie en Italie ? - Ecoute, Dali, mon fils. Ton dossier est machin noir et tu as des antécédents judiciaires et les comment on les appelle ? traîtres à la truc machin patrie veulent t’avoir mort ou vif. Reste près de moi, tu seras une sorte de machin , c’est quoi déjà ? ambassadeur d’Italie en Machin truc Tunisie, c’est mieux pour toi. - Quelles sottises ! S’il vous plaît, revenons au vif du sujet ! Dali mon ami, prête-moi quelques uns de tes serpents que je mette un peu d’ordre dans le pays : ça commence à sentir le roussi ! - C’est la meilleure ! Tu crois que si j’avais assez de policiers, je ne t’en prêterais pas ? Ce ne sont que pure vanité terrestre ! - Alors où sont ces machin truc 130.000 machin chouette, comment on les appelle déjà ? policiers au service de c’est quoi déjà son nom ? la Tunisie ? - Qu’est-ce que tu as, M’henni ? Qu’as-tu à imiter notre président ? Eh ! Bien, mon cher, nous avons envoyé nos oiseaux à Bousalem pour encercler cette trentaine de la société civile qui veulent libérer Jendouba - Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Qui ? Comment ? 130.000 pour 30 !!! Ne me dis pas que tu leur as envoyé la brigade canine aussi ? - Calmez-vous, monsieur Ezzine. Ils sont en réalité plus que 30 mais Dieu lui pardonne, à ce journaliste belge, Baudouin Loos. Il m’a eu avec ses questions et nous a tourné en dérision partout dans le monde. - Donc ils sont machin plus ou truc moins ? La machin truc opposition, la vraie ? - Plus que moins que nous nous imaginions, monsieur le Président. - Ecoute moi, toi machin, comment tu t’appelles déjà ? Ce truc de je ne sais pas quoi, diplomatie de mes bottes ne marche pas avec moi ! Combien y a-t-il d’opposants en elle s’appelle comment déjà ? Tunisie ? - Approchez-vous, je vais vous le chuchoter : secret d’état. L’homme tomba dans les pommes, comme si un train lui était passé dessus ou le nouveau siège du RCD s’était écroulé sur lui. Heureusement, on lui rappela rapidement l’immunité à vie du 26 mai 2002 , sinon, il se serait tiré et aurait demandé l’asile politique dans l’endroit le plus sûr au monde : les grottes de ça s’appelle comment déjà ? Le truc de la lutte contre le terrorisme américain, ce machin de Ben Laden ? Kandahar de l’Afghanistan !
Le truc, qu’on nomme Ettounsi de ce machin Tunezine est dans un état pitoyable et commence à dérailler parce qu’il va avoir à supporter comment il s’appelle déjà ? Zine El Abidine Ben Ali, alias zaba, pour encore 12 années. Nous prions ceux qui le retrouveront de le remettre au plus proche
poste de Police avant qu’il ne se fasse quelque bêtise. Ettounsi de TUNeZINE NR: Traduit par un habitant de la rue Mansouri... |
| Tunis, Vendredi, le 31 mai 2002l |
|
J'épluche depuis quelques temps le net à
la recherche d'informations sur le comment, le pourquoi, les
mécanismes enfin de la Tunisie de Ben Ali. J'avoue que
je n'en sais pas grand chose d'autre que ce que les Occidentaux
entendent depuis des dixaines d'années: <intégrisme>,
<violence>, <terrorisme>, <violations des droits
de l'homme>, <censure>, <pauvreté>, <désespoir>
Des mots clé qui sont pires que tout pour définir une situation. Ils sont sans espoir, ils ferment les pays du Maghreb dans un fatalisme culturel. Je ne crois pas au fatalisme culturel. Je crois aux chocs des cultures, je crois aux raisons culturelles profondes, mais indirectes. Je crois aux façonnements secrets qui provoquent les situations. Je suis tombée sur un site ouvert au public (occidental?),
contenant un moteur de recherche sur le droit tunisien. Certainement
le droit pénal, je n'ai pas contrôlé si
le droit civil y paraît également. Au fond, c'est
le droit pénal qui nous intéresse ici. J'en ai
lu des petits bouts. Notamment, j'ai lu avec attention tout ce
qui régit la fonction publique. Un Mais: c'est un homme auquel on demande une obéissance sans
limite et aveugle. Un homme qui peut devoir purger une peine
de 2 ans pour "négligence", sans aucune complicité,
si le prisonnier qu'il doit contrôler s'évade,
sauf si on le retrouve entretemps. Qu'est-ce qui peut pousser un être humain normalement constitué à entrer dans la fonction publique en Tunisie? voilà la question que je me pose en conclusion. La seule réponse, le besoin. Quand on trouve du boulot, on trouve du boulot. Il n'y a pas vraiment le choix de la qualité, dans un pays où la quantité manque. Un pays à genoux est un pays qui fournit avec reconnaissance
une armée fidèle à son dictateur. La faim
et la peur et l'insécurité pour soi et sa famille
sont les garants d'un régime totalitaire qui ne se soucie
nullement du bien du peuple. Ils divisent le peuple, ils créent
entre groupes des haines plus fortes que pour le dictateur lui-même:
c'est un mécanisme parfaitement huilé et efficace. Angelica Diamentis |
| Le 14 Mars 2002 |
|
Le trophée de guerre du général Zaba Pour Zaba, le samedi soir est sacré. Il ne renonce jamais à
son “Saturday Night Fever”. Il avait même organisé
les obsèques de Bourguiba un dimanche pour ne pas gâcher
les délices du samedi. Son week-end il le passe, comme tout émir
qui se respecte, en compagnie d’Eros et de Bacchus. Rien du plus
normal. Tout guerrier a droit au repos. Notre vaillant général,
le stakhanoviste de Carthage, passe ses rares journées de relax
dans son petit coin de paradis, une « modeste villa » construite
à Hammamet. Mais ce samedi 8 juin 2002 est un jour très spécial. Zaba fête une victoire sur un ennemi redoutable. Un ennemi invisible et anonyme traqué depuis des mois par les Renseignements Généraux, les Services Spéciaux, la Police Politique, la Police Informatique, la Direction de la Sûreté de l’Etat et la Direction Générale des Affaires Politiques, appuyés dans leurs efforts de guerre par des bataillons d’éclaireurs d’informateurs et d‘indicateurs. Le général vient de gagner l’une des batailles les plus difficiles de sa brillante carrière militaire. Une bataille qui avait aussi mobilisé ses meilleurs stratèges et tacticiens. Zaba, entouré de 150 000 spahis et de deux millions de zabatistes fidèles comme des chiens, a obtenu la capitulation immédiate et sans conditions de l’ennemi masqué. Un homme qui lui a fait perdre le sommeil et qui risquait de déstabiliser son solide et prospère royaume. Zaba est de bonne humeur ce soir et le palais de Hammamet baigne dans des flots champagne. Zaba a préparé une petite surprise pour ses invités. Le buffet préparé par les meilleurs cuisiniers du Palais, est décoré par un objet insolite : le disque dur d’un ordinateur. C’est le trophée de guerre du général. Le jour de la Victoire de Bourguiba était le 1 juin. Le jour V de Zaba est le 4 juin. Une belle victoire à la hauteur du brillant généralissime. Sept jours et sept nuits de fête marqueront la victoire écrasante du héros du sept onze. Mussolini vient de conquérir l’Ethiopie, Hitler finit par mettre à genoux la Grèce rebelle. Zaba n’est pas général pour rien. Maintenant, il n’a plus rien à envier ni au général Montgomery, le loup du désert, ni au général Eisenhower, le conquérant de la Normandie, ni même au Maréchal Joukov, le héros de Moscou. Dommage que le titre de maréchal n’existe pas chez nous. Exception faite du maréchal Ammar. Pendant que la fête bat son plein à Hammamet, les infatigables chars et bulldozers de Zaba continuent leur travail héroïque sur un terrain miné où quelques « disques durs » mènent l’ultime combat avant l’adieu aux armes. Le général n’attend plus que la capitulation de ce dernier Stalingrad qui résiste pour déclarer la guerre finie. Dès que les dernières collines auront été aplanies, les dix millions de sujets que compte le royaume du général Zaba vivront tous sur la même planète. Une Planet sans atmosphère ni relief. Bref, une Planet sans vie. Omar Khayyâm |
| 10 Juin 2002 |
Simples Investigations
J'étais le plus jeune et je ne voulais pas paraître le plus
ahuri même si ces cris qui parvenaient d'à coté chaque
fois qu'on les oubliaient me font penser que j'suis mal tombé avant
d'être interrogé on m'a conseillé d'oublier ce qui
c'est vraiment passé le 5 Juin dernier et de dire que je rentrais
du lycée, que j'étais atteint d'un projectile , que je me
suis rendu a l'hopital pour me soigner , de ne nommer personne avec qui
j'ai été, de faire mine de ne rien comprendre de ce qui
se passait et de répeter exactement la même version chaque
fois qu'on recommence à m'interroger c'était du bonbon et
c'est presque la vérité , le moral me revenait et je commençais
à espérer de passer la nuit dans mon lit bien douillet et
de me vanter demain devant mes camarades de cette aventure qui m'est arrivée. Je n'osais pas fumer la chaleur me suffoquait en ce temps lourd qui donne
l'impression d'une éternité. Quand on vient m'appeler, deux
hommes penchés sur une table me questionnaient et transcrivaient
ce que je dis sur un papier qui ressemblait à une feuille d'examen
et sur lequel ils notaient tous les details. J'ai donné ma version
exactement comme il se devait. Parfois ils s'énervaient et prenaient
des airs qui me faisaient peur mais je n'avais pas a demander pardon ni
a supplier leur clémence tellement j'etais convaincu que je n'ai
rien fait qui pouvait m'incriminer. La prison devient ainsi une meilleure alternative que j'attends avec
impatience même si je devais la payer par quelques coups de baton
dans la salle de gémissement. Nous avons dépassé tous les fourgons cellulaires et nous nous derigeons vers le grillage de la sortie avec nos gardien et en gardant toujours nos menottes. Je sentais l'affront d'être ainsi conduit et exposé en plaine rue. j'ai cru apercevoir mon père parmis les badeaux de l'autre côté du grillage dans la rue et celà m'a mis dans un état de désolation et de mépris qui m'a fait perdre tous mes sens et mon esprit. En réalité on nous conduisait vers un autre batiment a
coté où nous avons encore monté les escaliers et
nous nous sommes trouvés dans une pièce ou il y avait des
couvertures empilées. Qu'est ce que tu fait , viens , on doit encore t'interroger ! Il me tend le PV et me demande de le signer; je reste planté sans
oser lui demander ce que je devais faire après J'aurais aimé rentrer a Ksar Haddada et vivre dans les grottes
des montagnes ou je suis né en paysan ou en berger avec des gens
simples prêt a tout céder sauf leur dignité mais les
jours ne peuvent être déclenchés à rebours
et je me suis fait àl'idée que pour trouvé un espace
de liberté il faut immigrer . Objectif qui n'a pu être réalisé
qu'une dizaine d'années plus tard une fois licencié je me
suis trouvé libéré d'une double autorité.
Mokhtar Yahyaoui |
| 5 Juin 2002 |
|
Habitait-il où j'habite, ce serait comme ça. Il se réveillerait le matin en balançant son réveil comme tout le monde. Il grognerait au rayon de soleil de disparaître de sa vue. Il boirait un café en écoutant la radio et en guignant le temps qu'il fait et en se demandant comment s'habiller. Il sourirait à la première pensée de celle qu'il aime, et la journée deviendrait belle. Il s'ennuirait de cette légèreté pourtant si fondamentale. Il penserait qu'il faut faire sa lessive, parce qu'il n'aura bientôt
plus rien à se mettre. La vie est là, et on la lui a prise. A ceux dont le seul choix de vie se résume à suspendre sa vie jusqu'à sa perte, ou la perdre pour ne pas la suspendre. Si j'étais tunisienne, je resterais en suspens. Je serais anonyme,
jusqu'à la supportation. Il faudrait leur dire, à tous les tunisiens qui gardent l'anonymat,
on n'est pas lâche d'aimer la vie."
Angelica Diamentis |
| Jeudi 13 Juin 2002 |