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Petite chronique de ...proxymité Voilà aujourd'hui trois mois qu'ettounsi est en prison pour infraction au code de la paresse. On doit le reconnaître, pour un chômeur, il n'a pas beaucoup chômé cette année ! Il me manque terriblement et cela fait trois mois que je n'ai plus écrit ma "petite chronique de l'autre côté". L'autre côté s'est encore éloigné, je ne pouvais pas faire mieux : la distance, la mer, la frontière et des barreaux nous séparent, ça fait beaucoup pour un seul homme (et une seule femme)! Et encore là je fais abstraction des partisans de l'ère cédée et de leur précédent ! Celui-là doit être en train de se gominer les mains à force de s'arracher les cheveux de la tête. Sa cellule grise Ab-ab croyait bien faire en faisant arrêter ettounsi et voilà que maintenant sa photo est partout sur internet.
D'ailleurs, il y a quelques jours, Ab-ab fit une bourde à peine entré
au palais de courtage. Alors qu'il était dans la salle des mauvais
conseils, la salle Karthago, il lança, alors qu'il était très
enrhumé (un rhume de cerveau) : Bonjour, za ba bien ?? Recevant les
postillons en même temps que cet affront, Zaba grogna, commença
à rougir de colère et finalement éclata en sanglot !
Ab-ab qui n'en croyait pas ses yeux courut chercher Féthi Mehoui qui était toujours d'accord, Tawfik Bouboune, le chien policier de l'aéroport, qui aboyait tout le temps mais adorait son maitre, le sinistre de l'injustice Béchir Pekkari et surtout Municef Goujat, le dictateur de La Paresse de Tunisie, quotidien hypnotique qui endort ses lecteurs mais emballe leurs poissons. Les pleurs zabacadabrantesques devenaient de plus en plus forts et tout ce monde regardait le pauvre zine se mouchant et jetant ses mouchoirs de rage sur son clavier en adressant des regards bizarres aux deux écrans - un avec la censure, un sans la censure - . Sur les deux on voyait le "ettounsi" qui l'avait tant embêté. Là il releva la tête, donna une tape puis un coup de pied à Bouboune qui jappait, traita l'infâme Goujat de sale goujat, demanda à Fethi si lui, Zaba, était président à vie (ce à quoi Mehoui répondit : mais oui !) et ensuite se tourna vers Ab-ab dont le nez coulait lamentablement, et qui attendait en tremblant de se faire moucher un bon coup. Zaba éructa : "C'est un programme, bande d'abrutis, c'est un logiciel "ettounsi" ! C'est Omar Khayyam qui le dit, et s'il le dit c'est que c'est vrai ! Tu te rappelles cette idée débile qu'avait eu Féthi sur la carte du prieur, Omar l'a devinée ! Et puis le congrès de l'UGTT à Jerba ! Omar a fait le compte-rendu trois jours avant ! Bande de nazes, ettounsi c'est du sôôôftwèèèlllle et puis ..et puis ... " A ce moment Zaba 1er, roi des cons, se remit à pleurer. Pékkari ,tout en repensant à la cour de castration, fit une moue du groin et il voulut savoir ce qu'avait zine pour chialer comme un bébé. Là Zaba émut tout le monde :" C'est Zinedine Zidane ... Il n'a pas voulu me donner son maillot après le match ! ... " sophie de TUNeZINE
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A Borj El Amri
pour l'inspiration, le 4 septembre 2002
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Une étoile derrière les barreaux ![]() Il fait noir, Il fait froid et le tunnel de la vie ne fait que se rétrécir encore et encore. On marche, certains courent, certains tombent mais on ne sarrête jamais. De temps en temps, une petite lumière déchire lobscurité et nous permet de repérer le chemin. On la suit avec nos curs et nos yeux. On aperçoit de petites étoiles tout au long du chemin, des gens comme nous mais qui brillent comme des étoiles. La lumière vient deux. On court pour les rattraper, on arrive juste derrière, on sent leur lumière envahir nos curs, le chemin est pour une fois clair et on peut voir la fin du tunnel, on sapproche encore et encore, la lumière est plus forte que jamais, on peut voir leurs visages. Oh mon Dieu Ils brûlent !, ils brûlent pour nous éclairer le chemin Tunis à 14 h, il fait jour mais en moi il fait noir. Un sale nuage gris a couvert lune des mes étoiles. Ils ont pris « Ettounsi ». Ils ont caché un peu de sa lumière derrière les barreaux mais comme tous les nuages, ils ne feront que passer, disparaître, se transformer à néant. En parcourant le passage, je contemple les gens. Tout le monde court. On court derrière le métro, on court derrière le bus, on court derrière la vie ! On ne saperçoit pas quil fait noir à 14 h. Quand on naît dans lobscurité, on ne peut pas remarquer labsence de la lumière. Certains naissent et meurent dans lobscurité sinon ils auraient découvert que si on ne porte pas la vie en soi, inutile de la chercher ailleurs. La course ne mène pas les cur morts à la vie et un cur ne revient à la vie que quand la lumière lenvahit. Ils ont pris « Ettounsi ». IL essayait de souffler un peu de vie dans ces curs morts. Je reviens chez moi, je me jette sur mon lit, je compte les curs morts que je connaît, je me demande combien détoiles devraient brûler pour quils reviennent à la vie. Le chemin paraît long, plus long que jamais. Jarrête de compter, je ferme les yeux, je vois un grand trou noir qui essaye de mavaler, une petite main se tend vers moi -« Raconte moi une histoire ! » jouvre mes yeux, je sent la main de mon petit voisin sur mon dos, je me retourne, je vois ses yeux qui brillaient comme deux petites étoiles. -« Raconte moi une histoire « aman » ! » -« Une histoire ? » -« Oui une belle et longue histoire » -« Longue ? » -« Oui longue comme ça ». Tout en ouvrant ses petits bras au maximum quil pouvait. Je navais quune seule histoire à raconter, une belle histoire certes, une longue histoire qui nest pas encore finie mais une histoire que je ne pourrais lui raconter. -« Aman !» me supplie-t-il avec un regard irrésistible. Je regarde ses yeux brillants, jy vois beaucoup de choses. Un étrange optimisme envahit mon cur, je sent comme si un nouveau sang commence à couler dans mes veines. Oui cest ce quil faut faire, cest exactement ce quil faut faire. Les histoires, cet enfant qui est venu me prier den lui raconter cest lavenir qui est venu mouvrir ses bras au maximum. Lavenir est encore vierge, tout blanc, lavenir est encore le nôtre. Je prend le petit dans mes bras, je sens mon cur qui se réchauffe par la chaleur de son petit corps. -« Viens mon bébé !, jai une histoire pour toi » -« cest lhistoire de mille et une nuits ? » -« Non cest lhistoire de mille et un jours. Cest lhistoire dun grand méchant qui sappelle ezzine » -« Comme le président ? » -« Oui comme le président et dun grand héros qui sappelle « Ettounsi » » -« Ah oui ? et il a un cheval ? » -« Oui, un beau et fort cheval, un cheval qui sappelle « Tunezine » » Rana
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Tunisie, 31 août
2002
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Lettre à Ettounsi Bonjour Zouhair, J'espère que ma lettre t´arrive pour te rappeler que tu nous manques. Cela fait déjà trois mois que tu es dans les geôles du dictateur suprême, et nous sentons de plus en plus notre incapacité de te soutenir ou pour bien préciser pour obtenir quelques concessions du régime dans le but d´améliorer tes conditions d´incarcération. Cher Zouhaier, je t´avoue que notre incapacité n´est pas un simple fait réel, mais plutôt un sentiment triste, aussi détruisant que d´être en état d´arrestation. Peut être comprendras tu ces paroles comme un essai pour te soutenir
moralement dans cette dure épreuve, mais crois moi, trois mois passés
en ton absence comme des années. Normalement c´est la saison
estivale et tout est en vacance, mais notre dictateur suprême ne connaît
pas de congés, un petit bilan de ce qui s´est passé en
une si petite période te permettra de réaliser à quel
point on est arrivé !Commençant par ton arrestation le 4 juin, en cette semaine seulement au moins un nombre de six internautes ont été arrêté, je cite le cas de Moncef Chaker (ai-UA-Nr: UA-183/2002 du 18 et 19 juin 2002). Grace à Sophie et d´autres militants, le site de TUNeZINE et en moins de 48 heures était mis en ligne. Le sergent a planifié la destruction de plusieurs sites dissidents, il a réussi celui du http://www.tunisiawatch.org/ et qui n´est pas encore rétablit, ainsi que celui de http://www.chrtunisia.org (Campaign for Human Rights in Tunisia) qui pour une periode devenue un site pornographique, comme la nature de ce régime qui utilisait dans son conflit avec ses opposants les moyens les plus pourris pour les mettre en question. Exactement comme l´accusation à ton encontre qui disait que tu as utilisé l´internet sur le compte de ton chef, alors que tout le monde savait que ce n´était qu´un pretexte formé de toutes pièces revenant sur ce dernier site, heureusement qu´il est encore une fois en ligne mais sur une autre adresse, http://homepage.ntlworld.com/chrtunisia/index.htm . Quant au site Al-Mizen, du juge rebelle et de l´honneur retrouvé de la Tunisie violé, tu peux imaginer sa situation, malheureusement il est détruit sans pouvoir le mettre à nouveau en ligne. Sans oublier bien sur le site TUNeZINE qui était envahit des agents de ZABA, rien que des ordures et blasphèmes qui jouaient les conflits idéologiques de l´extrême gauche jusqu´à la droite fasciste ils ont essayer d´imposer des thèmes pour mettre en cause le site et sa ligne modérée, mais en vain une armada s´est organisée et a mis ses plans en echec. Radhia Nasraoui a entamé une grève de la faim qui a mis le régime à nu et qui a duré 37 jours sans que la junte cède un degré, bien sur la situation est différente de celle de mai 2000. Elle a commencé le 26 juin sa grève la journée internationale contre la torture. Quant au professeur Moncef Ben Salem, fut le 29 juin obligé à rester chez lui malgré lui, c à d sous résidence surveillé officiellement, bien qu´il était toujours sous surveillance avec sa famille ses voisins et tout le quartier. Encore une fois une date symbolique car c´était la journée internationale pour toutes les victimes de la répression en tunisie. quant à Abdallah Zouari qui a passé onze années en détention, il a quitté la prison deux jours après ton incarcération. Seulement, il est à nouveau condamné parce qu´il a refusé une décision de déportation arbitraire, qui l´oblige de rester dans le sud tunisien (Zarzis) loin de la famille dans l´isolation totale. Zouhaier pardonne moi de ce bilan triste, mais je t´assure qu´il y a beaucoup de bonnes nouvelles de la résistance, je ne vais pas les dénombrer maintenant, mais je t´assure que je le ferais s´il le faut. Quant à la dictature reste fidèle à sa nature, seulement elle montre une faiblesse déguisée, sinon comment expliques tu le faite de condamner quelqu´un à la déportation, et pour quelle raison ?! Si ce n´est la peur et l´angoisse. Onze années n´ont fait de ce monsieur qu´un résistant sans relâche, en l´entendant parler dans une des émissions d´Ezzeitouna, je me suis demandé qui a gagné la partie, le baton ou la plume ? Zouhaier à la fin de cette lettre qui t´arrivera sûrement, je te dis que nous avons une mission à accomplir, celle de mettre à nu les virus qui causent des dommages à notre corps social. Chacun de son côté fera son possible pour un lendemain meilleur, quant au résultat ne doit pas être le seul soucis, mais la croyance profonde et fondée qu´on est sur le bon chemin. A bientôt Mqas
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Allemagne, 25
août 2002
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Actes III & IV
Maherbaal: There is no doubt
that the future of our country depends on our ability to take actions, but
what kind of action? Myself: every hundred miles begins with a first step (Chinese wisdom) and as I said earlier we need to organise before we can go on the offensive. As things are now, we are not organised, worst still, some parties, both leftists and islamists, are working assiduously (perhaps unconsciously) in the opposite direction, as if they are blinded by their own beliefs in the righteousness of their views. Ivan: We need to take pacific actions, first in order to show the reality of the Tunisian situation to the west and second to bring to our people the necessary information in order to counterbalance the disinformation and the propaganda of this fascist regime. But the efficiency of these actions depends on the degree of the organisation of the opposition and on the will and the courage they grasp with their hands to give themselves real means Maherbaal: concretely, what do you want them to do? Myself: in a few words; to gather around a table, in Paris or Berlin (wherever) and to discuss the strategies and the means to defeat the fascists. How much difficult could that be? Ivan: I want them to forget their differences and try to work together, just try. Me: I dont think its difficult to arrange such a meeting, the problem is 1: do they want to meet in the first place? 2: do they really want to defeat the fascists? 3: do they have enough stamina to persevere, if they ever choose this path? Myself: they will persevere and they will defeat the fascists if they stand shoulder to shoulder united against the RCD. I dont see why we Tunisians cant do what the Serbs, Argentineans, Peruvians etc did. Ivan : I agree with you on the fact that in the reality they dont want such a meeting and mainly because the old generation of politicians are against it given their past disagreements and the different implications they have had with the regime of Ben Ali. I: are we men enough to do that? Maherbaal: no comments. Ivan: the future will tell us. Me: you still believe that the actual leaders of the opposition are capable of leading us towards the fulfilment of our goals? Myself: they still have a chance, but in the meantime I think we should work on alternative options, just in case they fail again. Ivan: Really I dont think that they have any chance to change the current situation and to regain the confidence of our people. The problem is that they have against them the regime and its fascist structure and Tunisians who dont have faith on them. I think its a lot of things against them and against the poor means they have, thats way an alternative solution must emerge soon other wise Tunisia is lost for ever. Maherbaal: such as? Myself: such as the creation of a new network of independent groups, in the home country and abroad, whose main task is to propagate for the creation of a united front. Actually, these groups do exist but are not co-ordinating their efforts, and sometimes they even work against each other. Ivan: I think that alternative solutions are emerging from this young generation who are trying to work together even with their differences. The alternative solution dont have the legendary of the old generation of politicians but they have the will and going their way in order to show that a unit front against the RCD and Ben Ali is possible. Maherbaal: but who are these independent groups? Myself: I am thinking of all those one-issue comities, NGO`s and the so-called illegal parties whose main raison d`etre is to denounce the regime every time one of their brethren is caught by the police or jailed for an alleged crime. These groups must broaden their fields of action to include issues which are more politically oriented, they must be convinced that they have to bear the responsibility of liberating the country and not only this or that person. If they accept the idea of belonging, with others, to a united front, then I think we can proudly say that weve successfully taking the first step towards the fulfilment of our goals. Ivan: These groups go from the illegal opposition to the online resistance, each group with his own means trying to tickle the regime of Ben Ali the first with their illegal parties and the second with their web sites. All of them trying to avoid the disagreements of a dislocated front. Maherbaal: And what would be the next step? Myself: the next step will be the organisation of a national conference (Marzouki) to which all the constituent parts of the front will attend and the fun begins! Ivan: The next step for this alternative solution is to show us how much of will and courage they have in order to unify the front against Ben Ali and his regime and how much of will and courage they have in order to go frontally against the fascist party, the RCD, of the Duce Ben Ali. Maherbaal: what do you mean? Myself: well the purpose of the meeting will be to discuss the strategies and means to combat the RCD, and to elect the persons who will lead the front and co-ordinate the efforts of its members. The fun begins when we start to put into effect the chosen strategies which will, hopefully, wipe off the cancerous RCD from the political map of Tunisia. Ivan: I think that actually these alternative oppositions are not going frontally against the regime even if they were confronted to the general repression of the regime, for example the case of Ettounsi Alias Zouhair Yahyaoui, the members of RAID_Attac, UGET, etc I think that they must give themselves the means of a worldwide communication in order to persuade the actual support of Ben Ali that he has failed in his task and that the actual situation of Tunisia is more dangerous and more instable than the one of the end of 80s because it is loosing its little of its references. Maherbaal: wiping off the cancerous RCD requires new and more daring strategies which include, among other things, the willingness to take" risks" and to accept the consequences that follows. Ivan: I agree with you but I think that the word "risk" is not adapted in this case we're not going to make a trade-off between risk and profit it's mainly question of courage and will. Me: what do you mean by taking risks? Myself: we cant declare war on the RCD without bearing in mind the expectation that they will retaliate with everything they have in their arsenal, ranging from the usual intimidation of our relatives in the home country to the physical elimination of some of us. Ivan: As I told before this not risk it's in the domain of courage, however these intimidation can be seen as the price to pay for our democracy, democracy is never given it's taken. Me: youre taking the struggle to a new dimension my dear half, things could go terribly wrong.
Myself: no, I am simply trying to map out our political reality from
a different perspective and that doesnt necessarily mean I am taking the
struggle to a new dimension. We are dealing with an evil regime capable of
committing the worst crimes in order to stay in power. This regime is not
different, in any way, from the Latin-American dictatorships of the 70`s
and 80`s except for one little difference: it succeeded in convincing (fooling)
many peoples to believe that the RCD state is an "emerging democracy". Thus
we are not talking about new dimensions but about identifying the real target,
the cause of our dreadful situation. I think we will be fooling ourselves
and betraying future generation if we keep on arguing that Ben-Ali or any
other single person is the cause of our problems. Therefore we need to "readjust"
the target we are aiming at: the RCD state. Ivan: you're not truly wrong as you're not truly right because the RCD without Ben Ali is nothing, remember the situation of the RCD the months following the "happening" of Ben Ali on the 7th of November 1987, and Ben Ali, without the propaganda and the straddling of the population by the RCD, is nothing. But I agree with you on the fact we need to launch a real confrontation with The RCD in order at least to divide them. Here we are dealing with a fascist regime, the same one as we saw in Italy of the 20s and the 30s and nothing else. Maherbaal: you mean we must dismantle the whole edifice of the RCD state before we can claim victory? Myself: Absolutely! It must be the main goal of the united front. Ivan: I don't think it's necessary to dismantle the whole edifice of the RCD but I think we can begin by dividing them and the rest will come as a bonus. Maherbaal: what about the means to reach that goal? Myself: well, that particular problem and other no less important questions will be debated at the national conference. As a first step, I think we should start creating an atmosphere of imminent insurrection in order to destabilise the regime (to force it to make mistakes), to heighten the awareness of most Tunisians of the situation and to give them hope. This could be done if we start uniting the front, it will give signals to both the regime and to the people that something is underway. The regime will interpret this move as a bad omen for worst things to come(destabilising) and the people will perceive it as a good start. Ivan: Beginning by the breaking of their propaganda and forming a real coalition between the different parties of the opposition are more important for the moment than the means and I think that a coalition of the opposition is nothing else then our mean to start the battle for the dignity of Tunisians. Maherbaal: yes but what about logistics and the MONEY to pay for the organisation of the front? Where will we get that from? Myself: I dont think its wise to discuss that matter on a forum, but I can assure you that the issue of funding the front is not a problem (our own 26-26 ha ha!). The problem is how to unite the front the soonest possible. Ivan: these financial questions are not more important then the will to make a real front against the regime of Ben Ali. Really, I don't think that money is a problem. To be continued... Maherbaal
& Ivan |
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27 août
2002 & 2 septembre 2002
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Le droit à la vie, pour tout être humain Enlever le droit à la vie à quelqu'un supprime l'humanité en l'homme. Fermer les yeux ou garder une position calme et tranquille face à l'horreur pour ne pas faire de vagues, transforme en un mensonge l'existence même. C'est une gangrène insupportable. Responsable de l'avancement de cette gangrène est toute personne qui regarde le voisin avec méfiance parce qu'il est brun au lieu que blond, parce qu'il parle une langue plutôt qu'une autre, parce qu'il mange un truc plutôt qu'un autre. Celui qui regarde son voisin avec haine, parce qu'en plus d'être différent de lui, il a une voiture plus belle que lui. Celui qui déteste celui qu'il a en face parce qu'il est libre et pas lui. Parce qu'il bouge d'une façon, parce qu'il croit d'une façon, parce qu'il ne croit pas, parce qu'il n'est pas tout à fait pareil, et que ça suffit à remettre en cause son appartenance fragile.
Ces gens sont responsables de la violence, de l'inhumanité de l'humanité.
Je les détesterais, si seulement je ne savais pas que je deviendrais
comme eux. L'inhumanité est une gangrène, on en est atteints
avant de s'en rendre compte. Moi aussi je peux écrire des mots de rage contre les appartenances, contre les identifications sous forme de masque derrière lesquelles cacher l'inconsistance et le vide. Contre ces appartenances qui veulent donner une apparence d'homme à celui qui ne veut que la mort de son voisin. Ou qui s'endort juste dans ce déguisement par commodité. Que ce soit d'un côté ou de l'autre, que ce soit des rouges ou des noirs, des gentils ou des méchants, des miens ou des autres, la violence est toujours condamnable, jamais excusable, violence physique, violence morale. Violence d'intolérance, d'humiliation, d'écrasement, d'égoïsme, d'imposition, de refus. Non, non, aucune n'est acceptable. Pas de chantages, pas de dictature. Face à tout ça, je n'ai qu'une envie, rester bien droite, et dire "je suis moi, essayez donc de m'enlever ça". Des gens m'ont dit qur ma façon de voir l'homme est attachante, mais nullement réaliste. Elle est parfaitement réaliste, la violence et la dictature existent à toutes les échelles de la communauté des hommes. Elles ne devraient pas. Je ne le veux pas. Je refuse de l'accepter, je refuse de laisser faire. A la violence et au mépris de l'autre, j'opposerai toujours l'humanité. L'humanité, la vérité, la liberté, la dignité: le droit à la vie. C'est une opposition, pas une réaction de martyre, ça signifie aussi se défendre, défendre son droit. Lâcheté des uns, commodité des autres. Prétentions égoïstes. N'en déplaise à certains qui n'y croient pas, la démocratie est un contrat social. Si on ne le vit pas dans le respect des parties il échoue, et nous sommes tous dans le même bateau. Angelica
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30 août
2002
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Zaba, le lapin et le poulet rôti! Les Etats-Unis, la Russie et la Tunisie prirent part à un concours organisé pour consacrer le meilleur des services de police. Lobjet de cet exceptionnel événement consistait à capturer dans un temps record, un des trois lapins blancs, quon venait de lâcher dans une vaste forêt. Dès le premier jour, les services des deux premiers États ramenèrent leur proie.
Léquipe de la Tunisie fut portée disparue. Des recherches
ont été lancées partout ; soutenues par des chiens
épieurs, par les grandes oreilles Orion, même les marabouts
et les grigrimen de lAfrique ont été priés de prendre
part à ces recherches. Rien ? !
Trois jours plus tard, on entendit
les gémissements dune bête provenant dune cave des environs.
Les jurys, les marabouts, les paparazzis, les participants, et les chiens tout ce monde paniqua et courut en tous sens. Les chiens qui reniflèrent une odeur familière furent les premiers à pénétrer dans la cave. Et là, à la surprise générale, la police tunisienne était en train darracher les aveux dun chat noir, suspendu entre deux chaises selon la technique dite du poulet rôti : « allez, parle avoue que tu es un lapin blanc ! »" Chamseddine
alias Adam Tayyara |
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Extrait d'un livre
à paraître, le 3 septembre 2002
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Lettre à Zouhair (deuxième partie) Bonjour Zouhaier, Comme je t'avais promis, je t'écris ces quelques lignes pour compléter l´image de la situation en ton absence. En effet le bilan négatif que j´avais déjà décrit dans ma première lettre, ne veut pas dire que les tortionnaires l´ont emporté et que la résistance a cédé, bien au contraire. Il est inconcevable de lire un article concernant la Tunisie sans trouver un paragraphe concernant la situation dégradante des droits de l´Homme, même s´il s'agit du tourisme ou du sport. Notre Zaba est devenu un symbole du totalitarisme internationale. Je te donne toutes les garanties que Pinochet va être détrôné de la hiérarchie des régimes dictatoriaux. Quelques organisations non gouvernementales qui défendent les droits des victimes dans le monde, s´engagent de plus en plus sur « la cause tunisienne » en découvrant un échantillon unique en son genre qui rassemble des pratiques moyenâgeuses avec un discours de propagande pure.
Après dix ans du jugement inconstitutionnel d´un tribunal d´exception
qui est le tribunal militaire dans une affaire politique rendu par la force
une question de sécurité de l´Etat et où presque
trois cents inculpés étaient condamnés, les voilà
encore, aussi déterminé comme ce fut avant une décennie.
Ils organisent des grèves de la faim et ils revendiquent leurs droits
sans résignation, sans relâchement, sans demander pardon. Le
dernier d´entre eux qui a quitté la prison avant six semaines,
après onze années de détention illégitime, je
t´ai parlé de lui dans ma récente lettre, il est à
nouveau condamné à huit mois de prisons ferme ; et depuis bien
une quinzaines de journées se trouve en grève de la faim. Les pratiques de la bassesse inégale des agents des SS continuent à faire monnaie, alors comment osent ils arrêter une mère (Madame Yamina Sehimi) à cause de la dissidence du père, qui a pu s´échapper à leur contrôle, et la malmenée en utilisant toutes les menaces sataniques à leur portée. Cet acharnement a envahi toutes les sphères et catégories sociales. La liste des défenseurs des droits de l´Homme agressés ou menacés ces deux dernières semaines est aussi longue que celle de toute l´année écoulée. Je cite Lassaad Jouhri le militant des droits de l´Homme et le frère du journaliste martyr Sahnoun Jouhri (36 ans mort en prison à cause de manque de soins ), en pleine journée dans la rue et aux yeux du monde, une agression qui rappelle les liquidations de la mafia américaine des années vingt. En ces circonstances amnesty international publie plusieurs actions pour mettre à nu toute la politique du général. Notre docteur Sahbi El Amri, le seul témoin de la mort du commandant Mansouri sous la torture, publie de sa part une lettre qui nous informe des moyens utilisés par le régime ainsi que de ses pseudo-agents. Je lui prie le bon dieu pour lui protéger des Néo-fascistes ainsi que sa famille. Quant à la résistance elle ne s´est pas infléchit. Samedi 29 juin 2002 et à l´occasion de la journée internationale pour l´amnistie générale en Tunisie. Il y avait eu un rassemblement à Paris, un deuxième le 17 juillet avec une couverture de la TV francaise. TUNeZINE entre temps évolue, le numéro 99 est en préparation et verra le jour le 04.09.02 inchallah, et là une autre journée à célébrer et est dédiée pour toi. Sans oublier bien sûr la naissance du groupe « Tunisie reveille toi » qui a vu le jour après ton arrestation Zouhaier à la fin de ma lettre, je te rappelle que nous sommes dans une saison estivale et que la vitesse des activités ne sont pas à fond. Je peux imaginer qu´il y aura beaucoup de bonnes surprises et que la volonté du changement dépasse celle de l´opression. Dans notre calendrier nous avons beaucoup de dates importantes, la première est celle du jugement de Hamma Hammami le 02.09.2002, j´éspère qu´elle ne sera pas un ajout aux mascarades vécues jusqu´à présent. Au revoir et à bientôt en mon nom et celui de tous les mansouriens Mqas
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Allemagne, le 30
août 2002
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Notre roman photo !
Anonyme
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Source : forum TUNeZINE
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| Fond sonore : Hero |