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El Aaiun, (territoires occupés), 16/11/2004 (SPS) Les détenus politiques sahraouis, ont appelé dimanche, depuis la "Carcel Negra" (prison noire) d’El Aaiun, toutes les instances internationales et les organisations des droits de l’Homme à intervenir "en toute urgence" pour les "protéger" et "protéger" leur famille face "aux violations de leurs droits de prisonniers politiques par les autorités expansionnistes marocaines". Dans un communiqué rendu public dimanche, dont SPS a reçu une copie, les détenus politiques sahraouis ont également dénoncé "la perquisition inopinée menée le 11 novembre courant par le procureur général du roi et son adjoint en compagnie de quelques gendarmes, de toutes les cellules des détenus politiques sahraouis et la confiscation de leurs biens sous ordre du ministre marocain de la justice". "Nous demandons au Gouvernement marocain de stopper cet usage de pression sur nous au moment ou nous purgeons des peines d’emprisonnement résultants des arrestations arbitraires", a ajouté le communiqué. Par ailleurs les femmes sahraouies dans les ghettos d’El Aaiun (territoires occupés) ont organisé un sit-in de quatre heures devant le siège de la Daira numéro 6, pour dénoncer leur "marginalisation par les autorités marocaines", réclamant leur "droit à l’habitat". La manifestation a été dispersée par les forces de sécurités marocaines, conduite par le Pacha d’El Aaiun et le chef de la police qui a procédé sauvagement à la destruction des banderoles et à l’arrestation du directeur du Journal "Ouad Noun", qui photographiait la manifestation. |