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Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
33 rue Mokhtar Atya, Tunis
Président d’honneur : le doyen défunt, Mohammed Chakroune
L’AISPP a appris que le prisonnier politique Hamadi Abdelmalek avait commencé une grève de la faim le 10 décembre 2004. Hamadi Abdelmalek (63 ans) a vu son état de santé se détériorer gravement.
Il est condamné à une peine de 46 ans d’emprisonnement. Il en a purgé treize à la prison du 9 avril à Tunis, puis a été transféré à la fin du mois d’août 2004 à la prison de Messaadine à Sousse.
Il est atteint de maladies chroniques, notamment d’hypertension et d’artériosclérose, ce qui entraîne l’apparition d’oedème généralisé, l’empêchant de se mouvoir et le laissant impotent plusieurs jours d’affilée.
Il prend quotidiennement 20 comprimés : 6 comprimés d’Aldomet, 3 comprimés de Loxen, 3 comprimés de Vastaral, 3 comprimés de Vasobral, 2 comprimés d’Hypoten, 1 comprimé de Coversyl, 1 comprimé de Fludex, 1 comprimé d’Aspirine.
Lors de la visite hebdomadaire qu’elle lui a rendu le 30/11/04 sa famille l’a trouvé dans un état critique. Il leur a appris que le médecin de la prison avait ordonné son hospitalisation pour faire pratiquer des analyses, mais l’administration pénitentiaire n’avait pas suivi.
Lors de la visite du 14/12/04, la famille du prisonnier a remarqué que son état avait empiré, qu’il tremblait, ne tenait pas debout, qu’il était livide, et ses propos, hachés. Son épouse, Hayette, a ajouté qu’il lui avait demandé de préparer sa sépulture et que ses jours étaient comptés.
Ils n’avaient pas pu lui rendre visite le 23 novembre et au terme d’une attente de plus de quatre heures, l’administration avait répondu que le prisonnier « faisait le difficile » .
L’AISPP fait part de sa vive préoccupation quant l’état des prisonniers d’opinion dont la santé s’est dégradée au point d’être menacés de handicap lourd, de maladie chronique et de mort.
Elle exige que la famille du prisonnier politique Hamadi Abdelmalek puisse le faire soigner et faire pratiquer tous les examens et analyses nécessaires, fut-ce à ses frais.
Elle fait endosser à l’administration pénitentiaire la responsabilité des conséquences de ses carences, quant aux soins requis par l’état du prisonnier.
Pour l’AISPP,
Le Président
Maître Mohammed Nouri
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT) |