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Conseil National pour les Libertés en Tunisie
Tunis, le 2 juillet 2004
Depuis cinq semaines les parents d’Abdelmajid Ghidhaoui ne peuvent rendre visite à leur fils. Ils ont été privés de visite le 8 juin à la prison de Borj El Amri sous le prétexte qu’il était puni. L’administration a refusé à son frère de rencontrer le directeur et l’a fait évacuer. Puis la famille a été informée de son transfert à la prison de Borj Er Roumi. Là, ils n’ont pu lui rendre visite, toujours pour le même motif, les 15, 22, et 29 juin, et ils n’ont pas pu voir de responsable. Il y a maintenant plus d’un mois qu’on ignore tout du sort réservé à Abdelmajid Ghidhaoui.
Le CNLT exprime son inquiétude pour la vie du prisonnier Abdelmajid Ghidhaoui et sa crainte que l’administration ne cherche à cacher un mauvais état ou un crime qui auraient pu être commis à son endroit. Le CNLT rappelle la similitude de cette situation avec celle d’Abdelwahab Bousaa qui était décédé en mars 2002 à la prison de Borj Er Roumi. Il exige de connaître immédiatement la situation réelle du prisonnier, que son droit et celui de sa famille aux visites leur soient garantis, en vertu de la loi sur le séjour en prison.
Le CNLT alerte sur les dangers que fait courir la politique de violations et de tortures pratiquées par les autorités tunisiennes sur les prisonniers d’opinion.
La porte-parole officielle
Sihem Ben Sédrine
(traduction de l’arabe, ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT) |