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Liberté pour le fondateur de l’association, Maître Mohammed Abbou
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
33 rue Mokhtar Atya, Tunis
Communiqué
Les consciences libres de par le monde se sont félicitées de l’engagement pris par l’exécutif tunisien de mettre un terme à l’isolement imposé à des prisonniers politiques depuis de nombreuses années.
De fait, l’épouse du prisonnier politique Hamadi Jebali, a informé, à l’issue de la visite qu’elle lui a rendue dans l’après midi du 26 avril, qu’il avait été transféré de la prison de Sfax à celle de Mehdia, ce qui avait concouru à le rapprocher du domicile familial de Sousse, et qu’il avait été mis fin à son isolement. En effet, il est incarcéré dans des conditions normales à Mehdia, cohabitant avec d’autres prisonniers politiques : Bouraoui Makhlouf, Abdelhamid Jelassi, Mohammed Salah Gsouma et Zine el Abidine Ben Atia. Dans la foulée, et à la suite d’une entrevue avec le directeur de la prison, Monsieur Hamadi Jebali a mis fin à sa grève de la faim commencée depuis près d’un mois. Son épouse a dit qu’il remerciait toutes les associations des droits humains, nationales et internationales, et toutes les personnes qui l’avaient soutenu et avaient oeuvré à l’amélioration de sa situation ou exigé sa libération.
L’AISPP exprime sa satisfaction quant à ce développement positif dans le traitement des prisonniers politiques et exige leur libération, et ce d’autant qu’ils ont purgé l’essentiel de la peine à laquelle ils ont été condamnés. Mais quelle n’est pas sa surprise de voir que l’administration de certaines prisons a multiplié dans la dernière période les persécutions à l’encontre de prisonniers en isolement, et ce, en entassant nombre d’entre eux dans des cachots ne pouvant pas contenir plus d’une personne : leur surface ne dépasse pas les trois mètres carrés, soit 2x1,5 m. Ils ne peuvent s’y mouvoir et on craint que l’objectif n’en soit de les torturer et de les placer devant le dilemne d’avoir à opter entre un isolement insupportable ou des persécutions intenables.
L’AISPP espère qu’il ne s’agit là que d’une décision conjoncturelle, qui sera abrogée à court terme et que l’abandon de l’isolement pour les prisonniers politiques, soit, lui, irrévocable.
Le Président de l’association
Maître Mohammed Nouri
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT) |