|
mardi 26 juillet 2005, 23h57
DAMAS (AP) - La Syrie a extradé vers leur pays d’origine 21 extrémistes tunisiens présumés qu’elle détenait après les affrontements armés du 22 juin avec ses forces de sécurité, a annoncé mardi l’agence de presse officielle syrienne SANA.
Le chef du groupe, un Tunisien dont seules les initiales M.Z. ont été précisées, aurait été tué en tentant de passer illégalement au Liban voisin avec son épouse, selon la même source. M.Z. aurait voulu établir une base d’entraînement de militants de divers pays dans le secteur où se sont produites les violences mais le réseau aurait été entièrement démantelé pendant ces heurts.
Plusieurs jours après, l’armée syrienne a arrêté des fugitifs jordaniens près de Damas et de la frontière libanaise.
La Syrie a annoncé la semaine dernière l’arrestation et l’extradition de 1.240 candidats à l’infiltration tandis que 48 autres restaient en détention.
Les autorités américaines et irakiennes accusent régulièrement Damas de ne pas fournir d’efforts suffisants pour empêcher les militants islamistes de passer en Irak par sa frontière orientale pour rejoindre l’insurrection irakienne. La Syrie assure avoir pris "des précautions extraordinaires" pour améliorer la sécurité sur ses 620km de frontière avec l’Irak. AP |