Arrivé le 23 janvier à l’aéroport de Francfort en provenance d’Istanboul, Béchir Bel Hajj Brahim a immédiatement demandé l’asile. Il a eu un entretien dimanche 25 janvier et attend la réponse des autorités allemandes dans la zone internationale de l’aéroport.
Originaire de Douz, Béchir Bel Hajj Brahim a vécu pendant sa jeunesse le harcèlement et les persécutions infligées aux familles des opposants, car son père Ahmed Ben Abdellati Bel Hajj Brahim a été arrêté et emprisonné pendant quatorze mois en 1991 pour « association de malfaiteurs ayant pour objectif l’agression des personnes et des biens, tenue de réunions non autorisées, appartenance à une organisation non reconnue » (en l’occurrence le parti non reconnu de la Nahdha) par la Cour d’appel de Gabès. (affaire 249/ 391 264).
A la suite du déclenchement de la seconde intifadha, Béchir Bel Hajj Brahim a participé à des manifestations de soutien aux Palestiniens, au cours desquelles il a pris publiquement la parole, ce qui l’a obligé à prendre momentanément la clandestinité, et en mars 2001 à quitter son pays.
La représentation diplomatique tunisienne en Syrie ayant appris qu’il avait contacté le HCR (dossier n°16171) dans ce pays, elle n’a cessé de le persécuter, refusant d’enregistrer son contrat de mariage avec une ressortissante syrienne et privant il y a quelques semaines sa fillette qui venait de naître, Mariam, d’état civil, et partant, de passeport et de nationalité, sans compter la surveillance et les provocations et les menaces des agents tunisiens en Syrie.
Comprenant que les persécutions ne cesseraient jamais, Béchir Bel Hajj Brahim a été contraintde s’enfuir pour mettre à l’avenir les siens à l’abri de tout danger.
Téléphone de Béchir Bel Hajj Brahim dans la zone internationale de l’aéroport de Francfort : 00 49 69 69 07 37 70
Luiza Toscane (France)
Khemaïs Bouhouche (Allemagne)