|
Parmi les innombrables questions envoyées chaque jour par e-mail par des citoyens ordinaires au département d’État américain, certaines viennent en fait du "boss" lui-même, Colin Powell, qui s’amuse à vérifier la vitesse de réaction de ses services de communication. Le secrétaire d’État a raconté jeudi soir sur un ton espiègle, lors d’une réception de gala, qu’il mettait ainsi à l’épreuve son porte-parole Richard Boucher, chargé de superviser le site internet du ministère américain des Affaires étrangères (state.gov). "M. Boucher est en charge de mon site web, à son grand désarroi. Je l’embête constamment avec quelque chose. Et, à l’occasion, je lui joue des tours pendables", a-t-il raconté. "Je me connecte sur le site du département d’État, et je vais à la rubrique +souhaitez-vous nous contacter ?+. Je réponds +oui+, et j’envoie un e-mail au département. Ensuite, j’attends de voir combien de temps prendra la réponse", a-t-il poursuivi, selon le texte de son intervention distribué vendredi. "Richard (Boucher) a appris qu’il fallait aller vite, très vite", a-t-il conclu sous les rires de l’assistance.
Agence France Presse 15 - 10 - 2004 |