Hier soir, j’ai amené la famille voir un match de foot type "reality-show" pour mes deux tou-pti (4 et 5 ans). Match de la CAN 2004, bien sympa, sans risque de dérapage. Mal en prit les mômes, ils voulaient être à Tunis pour la finale. Décidé, je m’en vais convaincre la ligue de me vendre des tickets pour Radès.
NIET.
Aucun billet n’est disponible : CHIBOUB et ses acolytes se sont, semble-t-il, emparé des 60.000 billets en vente. Pour le marché noir bien sûr : la pénurie a ses avantages !
L’employée à la ligue de foot (c’est une dame bien imposante par ses rondeurs peu musclées) n’avait qu’une seule réponse : Pas de billets, allez voir ailleurs !
Entêté, j’ai fait comprendre que le rôle de la ligue de foot est de servir. Nous en sommes venus aux 65 décibels vocaux. Comme ma voix porte plus qu’une voix féminine, l’appel à la police était immédiat. Entre temps, j’essayais de convaincre la tribu conglomérée dans le local de m’accompagner clamer nos demandes aux responsables.
Et la police s’amène, dandinante (le poulet était gros comme un lard). Sagement, je lui demandai où tickets finaux se trouvaient. De mot en mot, les décibels ne cessaient d’augmenter, atteignant le seuil luminal toléré par le poulet dodu.
C’est alors qu’il passa à l’acte si bien connu et bien rodé par les exercices : il me mit à plat, par terre, essayant de m’engouffrer dans un véhicule noir et blanc (pour anecdote, ce véhicule n’a pas de démarreur, il faut le pousser).
Ma résistance était parfaite. J’ai quand même pu user de mon portable GSM pour...appeler les flics ! Je leur demandai secours : "je suis assailli par un poulet dodu, agressé, je demande secours" précisant lieu et adresse. La "daouria" (la patrouille de ronde) s’est amenée. ET ILS ONT RAISONNE LEUR ACOLYTE.
Même qu’ils stoppaient les véhicules pour que ma voiture puisse démarrer !
Moralité : Rien de plus efficace qu’un flic contre un poulet, même dodu !
Amoralité : Je dois ma vie saine et sauve à la folie.
La folie ne tue pas, elle sauve.