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Revue de la Presse Tunisienne


Gel de l’adhésion de M. Moncef Louhichi

Le bureau politique du forum démocratique gour le travail et les libertés (FDTL) a décidé, mercredi dernier, le gel de l’adhésion au parti de M. Moncef Louhichi et ce, jusqu’à la tenue du congrès. Cette décision a été prise suite au rapport présenté par M.  Mustapha Ben Jâafar secrétaire général du parti.
M. Moncef Louhichi a été choisi par le FDTL comme coordinateur du comité provisoire représentant le parti à Sousse. "Dans une lettre datée du 23 février dernier, les membres de ce comité ont dénoncé l’attitude et les prises de position de M. Louhichi. En plus ce dernier, a refusé de comparaître le 28 février devant la direction du parti".
Rappelons que M. Louhichi a été exclu du parti de l’unité populaire (PUP) et a adhéré ensuite au FDTL.

Nejib Sassi
© Le Temps
6 mars 2004


M. Pascal Boniface, directeur de l’Institut des Relations internationales et stratégiques à Paris : « Tant que le problème israélo-palestinien n’est pas résolu, il n’y aura ni paix, ni stabilité dans la région »

En visite à Tunis, M. Pascal Boniface, directeur de l’Institut des Relations internationales et stratégiques à Paris (IRIS) et professeur de sciences politiques de Lille en France a tenu jeudi après-midi une conférence de presse au siège de l’ATCE.
M. Boniface assure actuellement le cours de grandes lignes de partage du monde contemporain à l’Institut d’études politiques de Lille et dirige le cycle de formation supérieur des questions internationales et stratégiques de l’IRIS.
Il est aussi membre du conseil constitutif pour les questions de désarmement de l’ONU et administrateur de l’Institut des Hautes Études de la Défense nationale de France.
M. Boniface a publié plusieurs ouvrages dont notamment "Est-il permis de critiquer Israël ?" qui lui ai valu d’être traité d’antisémite et de recevoir même des menaces de mort de la part de ceux pour qui critiquer Israël est un crime.
« Je ne suis pas spécialiste du Proche-Orient. Mais pendant la guerre contre l’Irak j’ai travaillé sur les conséquences de cette guerre notamment sur les relations internationales. J’étais hostile à cette guerre car elle apporterait plus de problèmes que de solutions la situation actuelle m’a donné raison » a souligné M. Boniface lors de sa conférence de presse « Nous sommes à cause de cette guerre dans une situation stratégique instable. Pour moi le problème central qu’il fallait régler avant tout est le conflit israélo-palestinien et éviter en même temps cette guerre contre l’Irak. Aujourd’hui, 60% des Européens sont d’accord sur le fait qu’Israël constitue un danger pour la paix. Pour tous les Musulmans et pas seulement les Arabes, la question palestinienne est devenue une cause fondamentale » a ajouté le conférencier.
« On peut considérer que le conflit israélo-palestinien est limité par rapport à d’autres conflits survenus dans le monde. Mais il est devenu une cause qui a engendré un choc entre le monde occidental et le monde musulman surtout par le fait que les USA permettent à Israël de faire fi de la loi internationale et des résolutions onusiennes » a souligné M. Boniface en ajoutant tant que le problème israélo-palestinien n’est pas résolu, il n’y aura ni paix, ni stabilité dans la région. Pour ce qui est du prétexte américain de démocratiser l’Irak et par là le reste du monde arabe « je pense a précisé le conférencier qu’on avance sur la tête en parlant de cela et sans s’attaquer au vrai problème. Car un Irak démocratique et un monde arabe démocratique seront automatiquement antiaméricain. En plus la démocratie ne s’exporte pas ».
Concernant l’Europe et si elle peut constituer un contre poids aux USA, M. Boniface croit que l’Europe le fera davantage "Bien sûr a-t-il souligné la France et l’Allemagne n’ont pas pu empêcher la guerre contre l’Irak. Mais ils ont empêché que cette guerre soit celle du monde libre contre l’Irak, et c’est très important aujourd’hui. Il y a dix ans l’Allemagne ne pouvait pas s’aligner sur la position française ce qui montre que le poids de l’Europe continue de se renforcer. Même les Anglais ont tendance à accentuer leur potentiel européen qu’atlantique.

Néjib SASSI
© Le Temps
6 mars 2004


Recette municipale virtuelle

Cette recette permettra aux citoyens d’éviter les déplacements et d’effectuer à partir de chez eux ou de leurs lieux de travail ou même d’un publinet, toutes les opérations généralement traités dans une recette municipale, comme les déclarations, oppositions, modifications ou le payement et même l’obtention de quitus fiscal. Ces opérations se font bien entendu au moyen du e-dinar ou d’un compte postal en e-dinar. Surfeurs à vos claviers sur cette adresse.

Un complexe hôtelier à Korbous

La station thermale de Korbous accueille 6000 touristes chaque année attirés par les vertus thérapeutiques de ses aux thermales. Toutefois, la capacité hôtelière ne répond plus aux besoins sans cesse croissant des visiteurs et c’est dans ce cadre que s’inscrit le nouveau Complexe hôtelier Aïn Oktor qui s’étend sur 2,5 hectares et qui sera doté d’un hôtel de 400 lits, d’un central thermal, d’un centre de thalassothérapie, d’un centre de soins esthétiques et d’un port de plaisance.

Casino la Médina

Le groupe hôtelier Poulina a alloué 2,5 M.D. pour l’édification d’un casino à la Médina de Yasmine-Hammamet qui couvrira 2000 m2 et comptera 13 tables de jeux et 130 machines à sous. Il sera opérationnel en mars 2004.

© Le Temps
6 mars 2004


Encre de Tunisie
Time très cher


Jeudi dernier, à une heure matinale, mon portable me réveille sur la voix suave mais pressée d’une jeune femme. "Allo ! Monsieur Belhaj ? Vous venez de gagner un week-end pour deux personnes dans un hôtel de luxe... Êtes-vous intéressé par le tourisme intérieur  ?".
Mal réveillé, mais trouvant là une manne du ciel, à savoir un sujet pour ma chronique, je me mettais au travail, de bonne heure. Alors, le questionnaire a pris la tournure que j’attendais, c’est-à-dire des questions financières très intimes.
J’ai gonflé les chiffres juste pour accélérer le processus et j’ai pu finalement orienter celle qui voulait m’orienter, vers le même but certes, mais pas pour les mêmes résultats.
Rendez- vous fut donc pris l’après-midi même dans un grand hôtel du centre-ville. Elle m’a répété le nom de sa société internationale de tourisme, celui de sa directrice d’accueil et m’a même signalé que le "truc" était réglo, légal et intéressant.
Du coup, j’ai répondu... "Est-ce que je peux, alors, ramener avec moi un photographe... puisque je suis journaliste...". Un long silence. La voix suave et pressée devint gênée et lente. "On vous rappellera..." furent les deniers mots que j’ai entendus avec le bip sonore !

Hatem Belhaj
© Le Temps
6 mars 2004


Temps culturel
Les jours s’en vont, Dhahak demeure


Ce soir, samedi 6 mars, au musée de Sidi Bou Saïd, sera commémorée la quarantaine de Brahim Dhahak Des amis du peintre disparu (il y manquera, malheureusement, l’écrivain catalan Ferrani Arlandis Cramadès qui compte parmi ceux qui l’ont connu de près et au profond) vont se retrouver dans ledit musée où l’on évoquera, pour la circonstance, l’œuvre et la vie de cet illustre résident du village havre des artistes plasticiens et avant eux des mages et des soufis.

Par son œuvre de peintre passionné, sudiste dévoué aux joutes et aux chevauchées d’une geste légendaire, la Geste Hilalienne, porteur d’un imaginaire ancré dans les espaces, les traces et les résonances d’un vaste et inépuisable’ patrimoine populaire, Brahim Dhahak va demeurer intégralement artiste peintre et mémorablement présent. Il demeurera comme un beau défi coloré lancé à la gueule ricanante et affreuse de la mort. Son œuvre singulièrement forte contredit le pouvoir funeste de la mort à la faux glaciale... C’est une œuvre anti-mort, anti-sépulture qui renverse dans la source purificatrice de la couleur, toutes les ruines de désastre et d’oubli. Les gravures et les lithographies de Dhahak, celles de la geste, bien sûr, puis celles des oiseaux, grive ou foulque, de poissons, corb ou espadon ou brandis en gerbe pour la criée de l’île (Djerba), gravures de chameaux et de chevaux ou peintures de la bourdonnante promenade de la foule à Sidi Bou Saïd, sur laquelle passe la nuée d’hirondelles et celles des fruits, figues ou grenades et ses Nus émerveillants continueront de répondre, dans l’ œil et le cœur des vivants, toute la beauté, l’authenticité et la libre liberté qui allient, dans le parcours plastique magnifique de Dhahak, les reflets d’une fidélité sans failles à la mère et à la terre-mère, à la renaissance de la couleur et de la lumière salvatrice.

Il parlait art
Le monde de Brahim Dhahak, c’était d’abord sa modeste maison de Sidi Bou Saïd, maison accueillante et toute pleine de vie et qui lui servait d’atelier, lieu de labeur et de création ininterrompus. Dans la rue Bou Fares, à quelques pas du fameux Café Haut (ou Café des Nattes), une petite porte bleue et cloutée, donnant sur un vestibule couvert modifié en salle de séjour et prolongé des réduits de la cuisine.
A droite, des escaliers en spirale menant à un étage étroit sous forme d’un E majuscule où Brahim Dhahak peignait, creusait la surface d’un bois poli, ajustait la géométrie du tableau qui allait prendre vie, mélangeait des couleurs et dosait de nouvelles nuances leur mystérieuse union. C’était-là, entre la laine colorée (une ferrachîya) qui débordait du simple lit et les diverses rangées de peintures inspirées du patrimoine ou de la faune nationales que Dhahak recevait ses hôtes de passage, ses visiteurs d’un soir ou ses amis de toujours. Il parlait tout en peignant ou peignait tout en parlant, car peintre à la parole intarissable, Dhahak était un conteur doublé d’un rhéteur hors-norme, un esprit très perspicace, une intelligence lumineuse mais toute enveloppée de modestie, un homme de grande culture qui savait conjuguer la philosophie avec la poésie, la réflexion avec la métaphore, le réel avec l’imaginaire...
La palette à la main, Dhahak parlait de tout et de rien et sa voix résonnait d’une multitude d’éclats qui allaient du rire démesuré à la cajolerie affectueuse, de la clarté d’une pensée exigeante à la montée soudaine d’une contestation radicale du mensonge et de la démagogie. Il aimait, en particulier, parler de l’art, de ses combats, de ses marginalisations, de ses sommités et de ses époques charnières.
Dhahak savait faire le tri entre les valeurs sûres et vraies et celles qui l’étaient beaucoup moins. Rien ne l’offusquait plus que le trompe-l’œil et l’artificiel, le snobisme et le vandalisme à la fois... On le disait mondain, mais l’homme était, en tout cas, d’une extrême générosité. Il partageait avec plus humble que lui-même tout ce qu’il pouvait avoir et posséder. A de plus pauvres, il distribuait à flots, le jour où par chance, il avait vu venir à sa maison-atelier, quelque acquéreur de tableaux à la bourse bien garnie.
Brahim Dhahak était naturellement gentil et disponible, ouvert et tolérant, discret et brave, modeste et populaire...

De véritables prodiges
Installé au milieu des années 1960 à Sidi Bou Saïd qu’il ne quittera plus, Dhahak, descendant d’une famille de Chorfa (honorables élus) à Gafsa, sera du temps de sa jeunesse, serveur dans un café de Tunis, puis maître d’hôtel auprès d’un consul italien, dans la banlieue nord de la capitale. Étudiant en beaux arts à Rome, il rapportera de son séjour de quatre ans en Italie, l’ineffable rencontre avec les plus belles peintures et sculptures du monde. Pour la peinture et l’amour de l’art, il délaissera vite un poste d’enseignant de dessin, dans un collège secondaire. Dès lors, il se consacre totalement à son métier d’artiste exigeant. Inlassable creuseur d’une épopée chevaleresque, celle des nomades insatiables et des assoiffés transhumants, Dhahak voue à la longue file des chameaux une tendresse qui n’a pas fini de dire son nom.
Dhahak est à la Geste hilalienne, ce que la Zazia (ou Jazia) est à son infinie poésie que d’un village à l’autre, du cœur de la nuit, récitants et diseurs reprenaient (reprennent) à tour de voix et où cette femme bleue de nuit se retrouve à chaque fois plus mystérieuse et belle, semant l’amour ou la guerre...
Peint par Brahim Dhahak, le fruit devient extatique et glorieux. La ronde des assis pour un pique-nique en compagnie de la musique ou au café haut devient synonyme d’un éloge de la détente et de l’insouciance telles que les pratique une juvénilité troublante. Dans ses gravures d’oiseaux, les foisonnements d’ailes et de branches, d’air et d’eaux, de montagne pourpre et de clarté céleste s’incrustent dans le regard et la mémoire, comme de véritables prodiges qu’on risque de perdre à jamais. Le poisson lui-même, noir corb ou espadon au long bec étincelant, vibre de toute la profondeur marine et rappelle à l’homme, ce suprême prédateur, qu’il détient avec le poisson quelque futilité qu’il ne sait pas tout à fait abolir, ni cacher...
Quand le monde ne sera plus qu’un déversoir nauséabond, une hécatombe d’arbres et d’oiseaux, une nappe désolante d’eau morte et de poussière de fer, survivra au magma, un point sur la carte, Gafsa et Sidi Bou Saïd entrelacés dans la peinture de Brahim Dhahak, dernier couple dont l’œil-cœur intact et victorieux bat dans le tableau du contemplatif nomade.

MONG
© Le Temps
6 mars 2004


Association Tunisienne des Jeunes Avocats (ATJA)
Me Lotfi Larbi, président

Lotfi Larbi
Lotfi Larbi

Les membres du Comité Directeur de l’Association Tunisienne des jeunes avocats (ATJA) élu le 29 février dernier ont procédé mercredi, à la répartition des tâches au sein du comité. En voici la composition :

M. Lotfi Larbi : président
M. Maher Essid : vice-président
M. Mohamed Saïdana : secrétaire général
M. Zouheir Ben Brahim : Trésorier
Mme Naziha Jomâa, M. Ramzi Jebabli, M. Chokri Rahmani, M. Mounir Ben Smida et M. Sami Bouaziz, membres.

A noter que Mme Naziha Jomâa et M. Ramzi Jebabli qui, dans un premier temps, ont annoncé qu’ils vont se retirer du comité, ont publié un communiqué dans lequel ils nient avoir noué une alliance avec la liste des candidats proches du Rassemblement. Ces derniers ont gagné 7 sièges au sein du nouveau comité.

Nejib Sassi
© Le Temps
5 mars 2004


المترشحون و البرامج
الأستاذ لطفي العربي (مرشح مستقل)

Lotfi Larbi
لطفي العربي

ذكر الأستاذ لطفي العربي الذي ترشح لانتخابات المحامين الشبان لأول مرة بصفة فردية أنه منذ أن دخل المهنة سنة 1992 كانت الجمعية لها إشعاعها وكانت دوما تقوم بدور طلائعي في الإحاطة بالمحامين الشبان عموما والمحامين المتمرنين على وجه الخصوص إلا آن هذا الدور تقلص بصفة محسوسة في المدة النيابية الأخيرة وهذا ما يدعو - برأيه - كل محام شاب يحمل رؤى وأفكارا جديدة آن يناله شرف الدخول إلى الهيئة المديرة للجمعية ليساهم من موقعه في تحسين الأداء والعودة بالجمعية إلى الخط المهني المطلوب.
و قال الأستاذ العربي أيضا انه كمرشح للجمعية سيسعى إلى تحقيق ثلاثة أهداف واضحة تهم دعم النشاط الثقافي والمهني ودعم استقلالية الجمعية والممارسة الديمقراطية داخلها... وتتحقق هذه الأهداف بالعمل على تطوير أداء المحامي الشاب عندما تتقاسم الجمعية الدور مع بقية هياكل المهنة والهيئة الوطنية والفروع في تنظيم الملتقيات العلمية والتكوينية وملتقيات الحوار حول التنقيحات القانونية في مختلف المجالات وورش العمل والتدريب على فن المرافعة وتحرير العرائض وغير ذلك من الأنشطة . كما تتحقق الأهداف أيضا بإرجاع الإشعاع للجمعية وحضورها في الخارج على الصعيد المغاربي والعربي والدولي. وأيضا بالتركيز على الجانب المهني حيث أن الجمعية مدعوة في الفترة المقبلة إلى ملازمة المحامي الشاب أينما كان والأخذ بيده ومساعدته على إيجاد الحلول للمشاكل التي تعترضه أثناء المباشرة عند دخوله إلى مسر التمرين وعلاقته بالمشرف على التربص وكذلك علاقته بمحيطه المهني من هيئة وطنية وفروع ومحاكم وإدارة.
ويقترح الأستاذ العربي في هذا السياق إنشاء بنك صلب الجمعية يتم تجميع كافة عروض وطلبات التمرين فيه حتى يمكن مساعدة المتمرنين وإعفائهم من أعباء و مشاق البحث عن مكتب تمرين التي تشكل ظاهرة مازالت مطروحة بحدة إلى اليوم ويمكن للجمعية أيضا أن تساعد المحامين الشبان بعديد الأشكال الأخرى كأن تتدخل لفائدتهم لدى الإدارات والبنوك لتسهل عليهم مهامهم ومساعدتهم على الانتصاب خصوصا وان أغلبية المحامين يواجهون صعوبات في هذا الجانب.
و بخصوص الاستقلالية قال أن الجمعية يجب أن تكون في المستقبل مستقلة وديمقراطية أي مستقلة في قرارها وبعيدة عن أي ضغط ومتقيدة فقط بمشاغل المحامين المهنية من حيث التسيير اليومي والنشاط وفي علاقتها بالجمعيات الأخرى.
ولضمان ذلك يتعين على الجمعية أن تلتزم بقواعد العمل الجماعي الديمقراطي إذ لابد من طرح كل المشاكل بصفة مسبقة على كافة المحامين الشبان والتداول بشأنها قبل اتخاذ أي قرار حتى يتم نبذ القرارات الفردية المرتجلة والقطع مع سياسة الإقصاء.

© الشروق التونسية
26 - 2 - 2004


Lutte contre le commerce parallèle
Des souks hebdomadaires pour limiter le phénomène

La rue d’Espagne - Tunis

Trois souks hebdomadaires abriteront les marchands ambulants d’articles de Paris. Ainsi en a décidé la municipalité de Tunis dans son action visant à mettre un terme au problème des étalages anarchiques et du commerce parallèle. Ces souks, équipés des commodités nécessaires comme l’électricité, l’eau et les blocs sanitaires, seront installés à la place du Leader, au parking de l’Avenue Mohamed V et au parking du Boulevard du 9 Avril (devant l’ancien siège du RCD). Envahissant plusieurs cités de la capitale ainsi que les périphéries, le commerce anarchique a, souvent, été le thème de campagnes de sensibilisation, menées par les services municipaux. Ces derniers, ne lésinent pas sur les moyens pour combattre cette activité illégale.
En effet, de nombreuses actions ont été entreprises dans cet objectif, dont le contrôle permanent des points de vente, en particulier les points noirs. Les actions de lutte ne se limitent pas à ce niveau. Les services municipaux comptent passer à la vitesse supérieure dans leur chasse aux étals anarchiques, et ce, à travers le renforcement des opérations de descente et de saisie des marchandises. La municipalité envisage aussi d’aménager de nouveaux dépôts pour accueillir la marchandise saisie et d’augmenter l’effectif des agents de contrôle afin de couvrir tous les points où cette activité est en train de prospérer.
En outre, la municipalité de Tunis compte coordonner ses efforts avec les équipes de contrôle des autres arrondissements pour cerner ce phénomène.

Sana Farhat
© Le Temps
5 mars 2004


Conseil central du parti de l’Unité Populaire (PUP)
M. Mohamed Bouchiha, S. G. du parti
« Nous demandons le respect des options et de la démarche de chaque parti »


Le Temps : Quel est l’ordre du jour de ce conseil central du parti ?
M. Mohamed Bouchiha : Le conseil a été consacré à l’examen du programme du parti. L’importance de ce programme, aujourd’hui, est évidente puisque nous nous préparons à participer aux prochaines échéances électorales législatives, présidentielles et municipales.
- Quelles sont les grandes lignes de ce programme ?
- En politique, nous avons réaffirmé notre attachement à la révision continue des lois organisant la vie publique. Pour ce qui est de l’économique et du social, notre programme présente des différences et même une opposition aux options en cours.
- C’est-à-dire ?
- Pour nous, l’État doit continuer à jouer un rôle économique et social pour le développement intégral du pays. Nous sommes pour une large couverture sociale et pour une politique éducationnelle et de santé pour tous. En résumé, ce programme va représenter le support de notre prochaine campagne électorale. Bien entendu, le conseil central a examiné la situation générale dans le pays. Le parti a, ainsi, réaffirmé son œuvre d’opposition sur la base du dialogue avec le pouvoir et les différentes sensibilités politiques.
- Et pour ce qui est de la situation dans le monde ?
- C’était aussi une occasion pour débattre et prendre position sur les problèmes de l’heure dans le monde et particulièrement dans le monde arabe. Nous vivons une situation nouvelle et extrêmement dangereuse représentée par l’occupation de l’Irak et la poursuite par le ’régime de Sharon des violations des droits du peuple palestinien et à faire fi de la légalité internationale avec l’appui évident de l’administration américaine.
- Justement, Mme Khedija Mbazaïa, membre du Bureau politique du PUP s’est rendue aux États-unis. Le conseil central a-t-il pris une position concernant cette visite ?
- Notre camarade du Bureau politique a été invitée à se rendre aux USA dans le cadre d’un voyage avec d’autres personnalités tunisiennes. Mme  Mbazaïa est aussi membre du comité directeur de la Ligue Tunisienne des droits de l’Homme.
C’est donc dans le cadre de ses activités associatives et c’est à ce titre qu’elle a été invitée. Mais il est tout à fait normal qu’elle soit interpellée par certains camarades vu justement le contexte actuel dans le monde arabe ceci étant, nous attendons son rapport sur ce voyage. En tous cas, notre parti n’a jamais rompu ses relations de dialogue avec quiconque et nous encourageons les relations entre les composantes associatives et politiques de tous les pays du monde.
- Revenons au PUP. Certains le qualifient de parti non de l’opposition mais du soutien. Qu’en pensez-vous ?
- Le terme d’opposition n’est pas un titre qu’on décerne ou qu’on refuse à une formation donnée et si au PUP, nous soutenons et que nous nous réclamons d’un idéal de participation à la vie publique dans la transparence, la charte et la concertation, nous n’hésitons jamais à exprimer notre opposition et notre critique à l’égard de tout ce qui nous paraît ne pas être conforme avec nos choix.
A la Chambre des députés, à titre d’exemple, on s’est opposé à certaines lois que nous considérons contraires à notre option et notre philosophie. Nous demandons, par conséquent, le respect des options et de la démarche de chaque parti.
- Pour les prochaines échéances électorales, envisagez-vous des alliances avec d’autres partis ?
- Le PUP sera présent dans toutes les circonscriptions électorales avec des listes de militants et de sympathisants originaires de ces circonscriptions étant donné que notre présence est réelle dans toutes les régions du pays. En ce qui concerne les alliances, tout d’abord le code électoral ne permet pas de fait les alliances.
Mais il n’est pas exclu que le PUP soit prêt pour la coordination qui permettra une présence assez importante pour la supervision des bureaux électoraux, avec les partis qui en expriment le souhait. A part cela, toute alliance nécessite, au préalable, la mise en place d’un programme ou d’une plateforme commune, ce qui n’existe pas aujourd’hui.
- Et pour ce qui est de la campagne électorale, qu’elle stratégie adoptera le PUP ?
- D’abord, nous souhaitons profondément qu’il y ait un nouveau découpage des circonscriptions électorales afin de permettre aux électeurs d’être plus proches des candidats. Le système actuel ne peut que favoriser le parti au pouvoir qui, pour des raisons historiques et autres, est présent partout dans le pays, dans les villes comme dans les campagnes.
Nous souhaitons également que l’information soit davantage plurielle même si nous enregistrons, depuis quelques temps, une amélioration au niveau des différents organes de presse écrite mais aussi audiovisuelle.

Interview réalisée par :
Nejib Sassi
© Le Temps
5 mars 2004


MM. Nejib Bouziri et Mahmoud Mâamouri répondent au "Figaro" :
« Non, la décolonisation n’est pas due à un accident... »


Monsieur Maurice Druon a écrit dans le Figaro du 19 janvier 2004, un article intitulé : "Pour une loi sur la nationalité". Cet article embrasse plusieurs questions et soulève autant de problèmes qui méritent des réponses autres que celles que M. Druon a données.
Pour faire court, nous limitons notre commentaire à une seule question, M. Druon déclare et nous citons :
« Le récent accident de l’histoire que fut, à la suite de la seconde guerre mondiale, la décolonisation, a amené une nouvelle et massive population alluviale ».
Tant pour le Grand Larousse encyclopédique que pour le Robert, un accident est un événement fortuit, inattendu et imprévisible. De la déclaration de M. Druon, on peut déduire que si la seconde guerre mondiale n’avait pas eu lieu, il n’y aurait pas eu d’"accident", donc pas de "décolonisation". En d’autres termes, les pays colonisés en Afrique, en Asie et en Amérique seraient restés colonisés Ad Vitam Aeternam, à moins qu’un "accident" semblable à la seconde guerre survienne à un moment quelconque.
M. Druon semble croire que les peuples colonisés étaient, soit heureux de leur condition de colonisés, soit impuissants pour lutter afin de sortir de cette condition.
Pourtant, l’histoire enseigne que tout au long des siècles, les peuples subjugués, colonisés et humiliés par l’occupation étrangère ont presque toujours lutté pour se libérer du joug de l’étranger. Pour ne prendre que l’exemple de la Tunisie, il convient de rappeler que le 9 avril 1938, c’est-à-dire avant la seconde guerre mondiale, le peuple tunisien s’était soulevé en masse contre l’occupation étrangère.
Si le soulèvement avait été réprimé de la manière la plus brutale qui avait fait de nombreuses victimes et un nombre considérable d’arrestations, de déportations dont celle de Habib Bourguiba qui avait passé des années de prison à Fort Saint Nicolas dans le Sud de la France, le peuple tunisien n’avait jamais cessé de lutter pour son indépendance, ni avant la seconde guerre mondiale ni après.
Réduire la décolonisation à un "accident de l’histoire", c’est-à-dire à un événement fortuit, imprévisible et inattendu, c’est nier la lutte et les sacrifices des peuples colonisés pour faire reconnaître leur droit à disposer d’eux-mêmes et à recouvrer leur indépendance. C’est également ne pas reconnaître que la décolonisation est l’aboutissement d’un long processus au cours duquel il y a eu non seulement la lutte des peuples colonisés, mais également un mûrissement des esprits et une prise de conscience chez les peuples des pays colonisateurs qui les ont amenés à considérer que la colonisation était une grave injustice et en contradiction avec les principes et les valeurs de leur démocratie.
Certes, la seconde guerre mondiale a accéléré la décolonisation, mais elle n’en a pas été la cause et encore moins la cause d’un "accident" de l’histoire.

Nejib Bouziri Ambassadeur (e.r)
Ancien ministre - La Marsa
Mahmoud Mâamouri Ambassadeur (e.r)
Ancien ministre - Nabeul
© Le Temps
5 mars 2004


Exclusif
Retour de Tarak Dhiab à l’E.S.T.


Tarak Dhiab a passé, hier, un grand moment au parc Hassen Belkhoja et a, par ailleurs, eu une très longue discussion avec le président du club, Slim Chiboub. Le retour de Tarak à l’Espérance est, nous dit-on de source plus que fiable, imminent.

R.B.A.
© Le Temps
5 mars 2004


Tarak Ben Ammar et "La Passion du Christ"

Tarak Ben Ammar : « Je souhaitais produire ce film avec lui en Tunisie, mon pays d’origine, et les événements du 11 septembre ont décidé autrement. Le film a été fait en Italie »

Le film controversé de l’Australien Mel Gibson "La Passion du Christ" sera distribué en avril en France par le producteur Tarak Ben Ammar, a annoncé ce dernier lundi soir sur TF1, sans préciser la date exacte de sortie du film dans les salles de cinéma. "La Passion du Christ" va sortir en France « au mois d’avril, c’est-à-dire pendant la période de Pâques », a déclaré Tarak Ben Ammar, indiquant que Mel Gibson lui avait « proposé il y a quelques semaines de sortir » son film dans l’Hexagone.
« Naturellement, ce film n’est pas raciste et n’est pas antisémite. La cabale qui a été montée sur le film, c’était avant qu’il ne sorte, sur un scénario qui n’était pas le scénario du film » a poursuivi le producteur d’origine tunisienne.
« J’ai cru que c’était mon devoir en tant que musulman qui croit en Jésus et parce que je respecte et j’ai été élevé dans les trois religions (monothéistes, ndlr) de faire voir ce film aux Français, de leur donner la possibilité de le juger par eux mêmes », a expliqué Tarak Ben Ammar.
Attendu par certains groupes chrétiens ou vivement critiqué par des organisations juives qui craignent qu’il n’alimente l’antisémitisme, le film de l’acteur-réalisateur australien, sorti mercredi aux États-unis, a été accueilli par de très vives critiques en raison de sa violence.
Tarak Ben Ammar a affirmé que le film de Mel Gibson était « un film sur la cruauté humaine ». « C’est un film contre l’intégrisme, c’est un film contre les foules, et c’est ce film que j’ai tant aimé et que j’ai souhaité en tant que producteur, pour une fois, distribuer », a-t-il ajouté.
« C’est un film sur l’amour et sur le pardon, puisque Jésus pardonne même ceux qui l’ont fait souffrir », a estimé Tarak Ben Ammar.
Interrogé sur les scènes violentes contenues dans le film, Tarak Ben Ammar a expliqué que Mel Gibson avait souhaité « un film réaliste » et « exact aux écritures saintes ». « Il a voulu montrer la barbarie des Romains, car ce sont les Romains qui .ont crucifié » le Christ « et il a voulu montrer exactement la souffrance de l’homme dans cette période de l’histoire », a-t-il assuré.
Rappelant qu’il avait "déjà produit" les films "Jésus de Nazareth" de Franco Zeffirelli (1977) et "Le Messie" de Roberto Rossellini (1975), Tarak Ben Ammar a précisé qu’il avait « rencontré Mel Gibson il y a trois ans ». « Je souhaitais produire ce film avec lui en Tunisie, mon pays d’origine, et les événements du 11 septembre ont décidé autrement. Le film a été fait en Italie », a-t-il dit.
Distribuer un film « est une première pour moi », a souligné Tarak Ben Ammar.
"La Passion du Christ" a écrasé le box-office nord-américain durant le week-end dernier, avec des recettes supérieures à celles des neuf autres principaux films combinées, selon les chiffres provisoires diffusés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

D’après l’AFP
© Supplément Jet Set - Le Temps
5 mars 2004


Gestion environnementale
Le passeport du produit tunisien vers le marché européen


Avec l’approche du délai limite de la libéralisation des échanges commerciaux en 2008 et l’importance accrue accordée par l’Union Européenne aux problématiques de l’environnement allant même jusqu’à les poser comme condition d’accès de nos produits dans leur marché, les entreprises tunisiennes se retrouvent contraintes de mettre rapidement en place un système de gestion environnementale. C’est dans ce cadre et pour sensibiliser davantage les entreprises quant à ces défis que s’est tenue hier matin une journée de sensibilisation et d’information sur les performances environnementales de l’entreprise, consacrée au secteur des industries chimiques, et ce au siège du CITET (Centre International des Technologies de l’Environnement de Tunis).
À l’ouverture de la journée, M. Belgacem El Hanchi directeur général du CITET a insisté sur le risque qu’encourent les entreprises ne tenant pas compte de la problématique de l’environnement, et ne n’intégrant pas sa dimension de passeport du produit tunisien vers le marché européen. Ce dernier devenant de plus en plus exigeant en matière de respect de l’environnement et allant jusqu’à imposer plus de 100 directives et règlements dans ce sens. D’ailleurs, un nombre accru de nos produits vers l’U.E. est refusé car il n’y a pas le label "certifié conforme" selon les certifications ISO 9000 et ISO 14001 (normes internationales pour la gestion de l’environnement).
Conscient de cette réalité, le CITET a tenté en premier lieu de sensibiliser les industriels quant aux problèmes de l’environnement au sein de l’entreprise tels que : l’utilisation excessive d’énergie, la perte importante en matière première dans la production, la grande quantité d’eaux usées générées et les effluents chargés rejetés dans le réseau de canalisation. Tout cela sans compter avec les répercussions sur l’environnement à savoir l’épuisement des ressources à cause de la consommation excessive des matières premières et la dégradation de l’environnement à travers le rejet des produits polluants.
En deuxième lieu, le Centre a présenté les avantages d’une mise à niveau environnement ale en l’occurrence l’économie de matière première et d’énergie, la valorisation des rejets transformés en éléments de production, l’amélioration de la productivité et de la capacité d’innovation ainsi que l’amélioration de l’image de l’entreprise à tous les niveaux. Pour ce faire, le CITET met à la disposition des industriels un programme d’accompagnement à la mise en place d’un système de Management Environnemental (SME). Il s’agit dans le cadre d’un accord de partenariat entre le centre et l’entreprise d’analyser quantitativement et qualitativement les rejets, d’assurer le suivi et le contrôle des installations, d’étudier la possibilité de minimisation ou du recyclage des déchets ainsi que de former le personnel dans la gestion de l’environnement.
Cependant le défi à relever reste grand puisque le nombre des entreprises certifiées selon les normes ISO 14001 sont aujourd’hui de l’ordre de 15 entreprises et la Tunisie est classée bien loin par rapport à l’Égypte (100 entreprises certifiées) et aux Émirats Arabes (50), en matière de certification. Il est attendu toutefois que le nombre des entreprises ayant la certification ISO 14 001 atteindra 50 durant 2004.

Hanene ZBISS
© Le Temps
5 mars 2004


Phénomène de société
Comment s’enrichir en dormant ?


Grâce au "développement personnel", formule en vogue d’abord aux USA puis en Europe, l’impossible est permis. Devenez chef d’entreprise en une minute, "apprenez l’excellence personnelle", résolvez vos problèmes de couples ! Toutes vos difficultés en un tournemain aplanies ! Voici que des séminaires et des ateliers sont animés dans les hôtels de notre capitale. Mais... Allez-vous croire ces balivernes ? ? !
Vous avez des difficultés dans votre couple ? Des problèmes, d’argent ? Vous êtes d’une timidité maladive ? Vous êtes atteint d’une maladie grave ? Oubliez médecins, psychologues, syndicats ! La solution à tous vos problèmes est aussi simple que lapidaire : développement personnel ! Vous n’en avez jamais entendu parler ? Il s’agit de méthodes pour, selon la formule consacrée, "travailler sur soi".
Différentes recettes du même acabit sont utilisées : autosuggestion, avec la vénérable méthode Coué (se répéter "tout va très bien, tout va très bien"... autant de fois que nécessaire !), et même marche sur le feu ! Ce qui nous rappelle un dicton bien de chez nous : "Ne sent la braise que celui qui a le pied dessus" ! Et voici que de plus en plus "d’ateliers de formation" sont proposés à Tunis même. Si notre pays a, jusqu’ici, été épargné par ce phénomène que l’on a cru circonscrit aux USA et en Europe, voilà que la vague du " développement personnel" a atteint nos rivages. Dans un contexte professionnel particulièrement stressant, nombreux sont les cadres à disjoncter. Pression croissante, responsabilités, on en vient parfois à s’effondrer. Ou, au contraire, on voudrait booster son dynamisme personnel, insuffler une nouvelle énergie pour être encore plus efficace. Et voilà que des individus vous proposent une solution toute faite et vous demandent d’y mettre le prix ! Vos hésitations sont balayées, Car après tout, il s’agit" d’experts étrangers ", à la réputation brillante. Et puis le marketing, n’est il pas’ un mot américain ? ? Vous convaincre, c’est leur métier ! Petit tour d’horizon pour abandonner ses illusions.

Se reprogrammer !
La PNL, ou la "Programmation Neurolinguistique" est sans doute l’une de ces méthodes qui a eu le plus de succès.
Et pour cause ! Un des experts les plus célèbres de cette discipline, Anthony Robbins, ne s’embarrasse pas de nuances ! Dans son livre culte modestement intitulé "Pouvoir Illimité", il vous propose, dans sa première partie, "d’apprendre le défi de l’excellence", puis vous révèle"la formule fondamentale du succès".
J’oubliais, vous trouverez dans le même ouvrage, "les cinq clés de la richesse et du bonheur" ! C’est vrai que c’est plutôt tentant, non ? Surtout si on a l’impression de stagner dans un travail de routine, ou si l’on est au chômage ! Quoique dans ce dernier cas, il sera difficile de suivre les séminaires et autres ateliers dirigés par les disciples de Robbins ! Pour une raison assez simple : le bonheur a un prix exorbitant ! Il ne faudrait pas oublier qu’un des préfaciers de "Pouvoir Illimité ", est le fameux Kenneth Blanchard, auteur de " Chef d’entreprise en une minute" ! ! Dans la même veine, mais sur un autre segment du marché, certains animateurs-formateurs proposent des thérapies de choc pour difficultés conjugales.
Les méthodes sont bien rôdées, pour le plus grand bonheur du... tiroir-caisse.
Vous sortirez soulagé de... quelques centaines de dinars.

Vont-ils réussir en Tunisie ?
"L’homme qui transforme la peur en pouvoir, possédait le moyen de me guérir", ainsi parle Jason Winter, auteur de "Comment tuer le cancer." Des paroles aussi troublantes qu’inquiétantes, quand on sait que des scientifiques du monde entier transpirent à grosses gouttes pour n’avancer qu’à pas mesurés. Dans un contexte où la concurrence se fait acharnée, la tendance à chercher une béquille morale, un soutien, est somme toute naturelle. Mais il faudrait faire attention à ce qu’une faiblesse passagère ne vous jette inconsidérément dans les bras de ces marchands de rêves artificiels.
Si le résultat de ces méthodes n’est pas garanti, ce qui est sûr, c’est qu’elles ont enrichi leurs créateurs ! Nous pensions en avoir fini avec les folkloriques guérisseuses et autres jeteuses de sort. Il faudrait veiller à ce qu’elles ne soient pas remplacées par des gourous en costard-cravate.

Oualid Chine
© Le Temps
4 mars 2004


Le monde de la justice
À l’écoute du palais


A méditer
Du droit...

- « On ne fait pas le droit, il se fait. Cette brève formule contient toute son histoire ». - G. Le Bon
- « Il est un droit supérieur à tous les autres, c’est le droit de vivre d’une collectivité nationale. Pour défendre l’existence de la nation, s’il avait fallu aller jusqu’à l’illégalité, je n’aurais pas hésité ». - A. Briand
- « Il n’y a point de droit naturel, ce mot n’est qu’une antique niaiserie. Avant la loi, il n’y a de naturel que la force du lion, ou le besoin de l’être qui a faim, qui a froid, le besoin en un mot ». - Stendhal

Des chiffres et des... maux  !
Pour les élections du nouveau bureau de l’Association Tunisienne des Jeunes Avocats (ATJA), ils étaient 45 candidats. Si certains soutiennent que ce chiffre est un signe de bonne santé, nous pensons, bien au contraire, qu’il reflète bien une mauvaise réalité : les portes sont tellement ouvertes, le laisser-aller tellement marqué, que tout un chacun se dit qu’il peut facilement y entrer...

« Dominer » n’est pas gagner !
C’était comme dans un match de football : ceux qui ont dominé « les débats » ont été piégés à la dernière minute par ceux qui étaient « silencieux », sur la défensive, cachant leur jeu et leurs cartes. C’est un peu le résumé des dernières élections de l’ATJA : des alliances de dernière minute entre deux listes, a priori peu compatibles, celle proche du Rassemblement et celle de gauche, ont fait tomber toutes les autres listes, avec un cuisant revers pour des membres du bureau sortant. Au fait, il y avait tellement de listes qu’un seul mot nous vient à l’esprit : Oh, comme c’est triste !

Non aux conclusions hâtives...
Pour un grand nombre de « connaisseurs », les élections au niveau de l’ ATJA conditionnent les résultats du bâtonnat. Ainsi, certains ont tiré, déjà, une bonne conclusion : « la liste du bâtonnier » (c’est grave, si c’était moi), Maître Béchir Essid, a perdu lors des élections de l’ATJA, donc il est mal parti pour se succéder à lui-même en juin prochain. Ceux ; qui parlent, ainsi, connaissent mal l’étrange (et incompréhensible) jeu des urnes du bureau et des alliances de « dernière minute » : les accolades et le soutien verbal sont une chose, les coups bas et le bulletin de vote en sont une autre...

« Coluchette » : Visite inopinée
C’est une secrétaire qui arrive au bureau avec un beurre noir. Enfin avec un œil au beurre noir. Elle dit à sa collègue :
- C’est mon mari qui m’a frappée, je le quitte.
- Je le croyais en voyage ?
- Moi aussi.

Carnet rose
Notre ami, Maître Yahia Lassoued est aux anges. Sa charmante épouse vient de mettre au monde un beau poupon prénommé Iyed. Avec nos sincères félicitations et nos vœux de longue vie au nouveau-né.

Ces nobles figures qui s’en vont...
Nous avons appris avec une énorme consternation le décès de l’une des grandes figures du barreau tunisien, Maître Mustapha Lakhoua, avocat très réputé et d’une exemplarité légendaire. Il était, aussi, un grand sportif et, pendant de longues années, le président du COT. A toute sa famille touchée par ce cruel deuil, nous présentons nos condoléances les plus sincères.

Des délibérés
Rares, très rares, sont les chambres qui respectent scrupuleusement les dates des délibérés qui sont fixées. Parfois il faut attendre de longs jours, faire de nombreux va-et-vient avant d’avoir le verdict. Certes, le volume de travail est énorme, colossal, dépassant les limites humaines, mais il serait plus sage de fixer une date même lointaine, et de la... respecter. C’est l’essentiel.

Le contentieux administratif en colloque...
La Faculté de Droit et des Sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis organise demain et après-demain (vendredi et samedi) un colloque portant sur « L’évolution contrastée du contentieux administratif », avec la participation d’éminents spécialistes tunisiens et étrangers.
A ne pas rater pour les spécialistes du droit administratif.

Me Fethi El Mouldi
© Le Temps
4 mars 2004


La Poste Tunisienne célèbre la Journée nationale des archives
Approbation de 1244 règles de conservation des dossiers et documents des Archives nationales


Dans le cadre de la célébration par la Tunisie de la Journée Nationale des Archives, la Poste Tunisienne a récemment organisé une cérémonie présidée conjointement par le Directeur Général des Archives Nationales du Premier Ministère et le Président Directeur Général de l’Office National des Postes. Cette cérémonie a été consacrée à l’approbation du dossier du développement du système documentaire et archivistique de la Poste Tunisienne à travers la signature du calendrier des délais de conservation, compris entre 1 année et 21 ans, des différents documents et dossiers de la poste traités tant à l’échelle centrale que régionale ainsi que leur plan de classification.
Cette organisation a pour effet, d’une part, de répondre au mieux aux demandes d’information des citoyens et de préserver davantage leurs intérêts, et d’autre part pour préparer les conditions propices à la mise en place d’un système moderne d’archivage électronique.
En effet, 1244 règles de conservation de documents et dossiers ont été approuvées dont :
- 167 règles concernent les documents détenus aux bureaux de poste et ceux relatifs aux services des comptes courants postaux, l’épargne postale, les mandats...
- 78 règles concernent les dossiers relatifs aux marchés publics et leurs méthodes de conservation,
- 243 règles concernent les dossiers relatifs aux rapports annuels des services financiers.
La Poste Tunisienne a connu, au cours des dernières années, des réalisations importantes dans ce domaine dans le cadre de l’innovation et de la modernisation des services destinés aux clients, et ce à travers :
- L’élaboration d’un ensemble de manuels de procédures mis à la disposition des agents de la poste, comme : L’instruction de l’épargne postale, le manuel de gestion du courrier, le manuel des services rendus aux bureaux de poste, le manuel des procédures comptables, le manuel d’entretien.
- La publication d’un dictionnaire multilingue (Arabe-Français-Anglais) contenant 1400 termes financiers et postaux pour renforcer l’arabisation au sein des différents services au niveau central ainsi que régional.
- La création d’une bibliothèque moderne spécialisée dans le domaine postal et utilisant les technologies de l’information et de la communication (TIC).
- L’exécution d’un plan de restructuration du fonds archivistique à travers la création de 6 centres de conservation des archives à l’échelle centrale et 7 centres régionaux. Ces centres ont été aménagés et équipés conformément aux normes internationales dans le domaine des bâtiments d’archivage. Ils abritent actuellement près de 100.000 boites d’archives classées et identifiées de façon à garantir la rapidité, l’efficacité et la facilité d’accès à l’information.
- La modernisation et la mise à jour des imprimés administratifs utilisés par les clients. En effet, 370 imprimés ont été révisés et normalisés en introduisant la langue arabe et éliminant les formulaires rédigés uniquement en français, et ce conformément aux exigences de la modernisation de l’administration tunisienne, du développement de l’économie nationale et de la dynamique que connaît l’activité postale.

© Le Temps
4 mars 2004


Langage du Temps
L’instrumentalisation de l’Islam


Ne nous y trompons pas : ces images apocalyptiques venant de Karbala montrant les Chiites se frapper la tête ou s’entailler le crâne à coups d’épée et celles de carnage après les déflagrations à Bagdad aussi n’ont rien à voir avec l’Islam, religion de tolérance, religion du savoir et religion du corps aussi. Dans le Coran, le suicide est associé à un péché. A plus forte raison, l’outrage fait au corps.
L’Achoura, fête ( ?) chiite célébrant rituellement le martyre du petit fils du Prophète et fils de sa fille Fatma et son gendre l’Imam Ali le dernier des Califes, tourne ainsi au carnage pour semer désarroi, panique et guerre civile en cet Irak exsangue.
Et pourtant, le premier mot qu’avait intimé de répéter l’archange Gabriel au Prophète Mohamed, à travers l’illumination qui allait faire basculer le destin de l’humanité fut : « Iqra ! ». Cela veut dire : « lis ». L’Islam est né sous le sceau du savoir. Un savoir qui, dans son universalité, est transposé dans le Coran à travers des valeurs humaines, humanistes, dans l’exaltation de la vie, de la foi et du travail. Et qu’une espèce de tribalisme débridé et sanguinaire ait été exhumée après la mort du Prophète, d’abord avec le martyre du Calife Othmane (le troisième) et ensuite avec celui d’Ali, suscitant rites et remords depuis l’an 680, surtout après l’assassinat de l’Imam Hussein (fils d’Ali et descendant du Prophète), dans tout cela, encore une fois, l’Islam n’a rien à voir.
Et, d’ailleurs ceux parmi les Occidentaux qui pensent remettre au goût du jour, aujourd’hui, une culture judéo-chrétienne comme antidotes, pensent ils à l’intégrisme« islamisant » n’ont encore quant à eux qu’une vision opaque des choses... Car qu’ils soient fondamentalistes chiites ou fondamentalistes sunnites, l’approche reste sectaire avec une technique commune, l’instrumentalisation de l’Islam... Et c’est peut-être à ce niveau-là que l’Amérique de Bush - celle qui pense que toutes les confessions peuvent coexister au sein d’un Irak fédéraliste - doit faire un effort de compréhension. Jusque-là, elle s’attaque au terrorisme. Elle ne s’attaque pas au fonda- mentalisme et, pour tout dire, à l’intégrisme, celui-là même qui fait le lit du terrorisme. La question dépasse la dialectique sunnites/chiites parce qu’en dépit de l’ampleur de ces images de procession moyenâgeuse, les Chiites ne représentent finalement que les 2% de l’ensemble des Musulmans. Maintenant qu’un Zarkaoui, Jordanien à la solde d’Al Qaïda, dit-on, ait perpétré ces attentats, cela ne changea rien à la question fondamentale : Sunnites, Chiites, Arabes, Kurdes, Assyriens et tous les Irakiens auront-ils la force d’aller de l’avant et d’éviter que l’Islam ne soit instrumentalisé ? Auquel cas l’Amérique n’aurait sérieusement plus rien à faire en Irak...

Raouf Khalsi
© Le Temps
4 mars 2004


Commerce
Carnet TIR : Tirez profit...


La Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (en sa qualité d’association garante et émettrice des carnets TIR) et l’École nationale des Douanes ont, récemment, décerné le diplôme "TIR" à 42 officiers et agents techniques. Il s’agit de la deuxième promotion des diplômés qui a suivi une formation dans l’application du système "SafeTIR".
Établie en 1959 par la Commission économique des Nations-Unies pour l’Europe, la convention relative au transport international de marchandises TIR est conçue pour faciliter au maximum le mouvement des marchandises sous scellés douaniers dans le transport international. Ce régime fournit aux pays de transit la garantie requise pour couvrir les droits et taxes de douane exigibles. La Tunisie a adhéré à ce régime en juillet 1992.
Parmi les avantages du régime "TIR" figurent la diminution des coûts du transport en réduisant les formalités et les retards dans les opérations de transit, l’organisation des mouvements de transit par le biais de contrôles et de documents normalisés ainsi que l’encouragement du développement des échanges commerciaux.

Cinq principes fondamentaux
Le régime de transit douanier international pour le transport des marchandises par route repose, sur cinq piliers dont notamment :
- La sécurité des marchandises transportées où les véhicules et les conteneurs doivent être agréés par la Douane avant utilisation. Cet agrément doit être confirmé tous les deux ans.
- Le contrôle où les marchandises doivent être accompagnées d’un document de contrôle, à savoir le carnet TIR.
- La reconnaissance mutuelle des contrôles douaniers où les mesures de contrôle prises dans le pays de départ doivent être acceptées par les pays de transit et de destination. A noter qu’au moins 151 pays à travers le monde ont adhéré au régime TIR.

SafeTIR en Tunisie
Après restitution du carnetTIRau transporteur, les douaniers du Bureau frontalier de destination doivent transmettre toutes les données douanières qui concernent la décharge finale et l’identification du transporteur à la Centrale des douanes. De sa part, la Centrale transmettra ces données à la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis en sa qualité d’association garante et émettrice des carnets TIR en Tunisie. Ces données seront transmises par un système électronique à l’Union internationale des transports routiers. Actuellement, les marchandises tunisiennes transportées dans le cadre du régime TIR représentent plus de 26,4 millions de tonnes soit près de 23 millions de dinars. Toutefois, la Tunisie ne détient que 8% de ce marché avec 55 transporteurs seulement.
Parmi les conditions nécessaires pour accorder à un transporteur un carnet TIR figurent : une expérience dans le transport international, un casier judiciaire vierge et un parc de véhicules et de conteneurs assez grand. Si toutes ces conditions sont réunies, les potentialités du marché tunisien et des marchés européens demeurent très prometteuses pour les entreprises tunisiennes.

S.E.M.
© Le Temps
4 mars 2004


À la galerie Le Patio sur les Berges du Lac
Mourad Harbaoui y fait son travelling

Mourad Harbaoui

Au Patio, dans cette nouvelle galerie qui se partage entre deux espaces sur Les Berges du Lac, Mourad Harbaoui expose, « Travelling » autour de son histoire d’émotions et de perceptions. Il nous explique, avec toute la passion qui l’anime, son engouement pour la peinture.

- Dans quelle tendance vous considérez-vous ? On a du mal à vous classer, peintre abstrait, figuratif ?
- Je suis dans la nouvelle tendance de ce que l’en appelle nouvelle figuration. Je peins des couleurs, des formes sans rechercher les morphologies justes mais en les suggérant et en les mettant en relief sans pour autant toujours les souligner, je laisse la part libre à l’imagination. C’est ce que j’aime, suggérer sans préciser.

- On y devine essentiellement des formes humaines, sont-elles vos uniques sources d’inspiration ?
- Tout peut m’inspirer, toute l’année, cela peut être une foule, une attitude mais aussi une architecture. Mon année passée à Paris à la Cité des Arts a été d’une grande richesse. Cela m’a fait découvrir beaucoup de choses, j’ai beaucoup échangé. Paris est une vraie mosaïque de cultures différentes. Une grande ambiance y régnait, on peignait chacun de notre côté, mais en même temps on échangeait’ sans cesse nos richesses culturelles. J’ai beaucoupappris.

- Les couleurs ont-elles une signification particulière pour vous ?
- En général, je les sens, je les respire et j’attaque directement mon tableau avec mon simple imaginaire, c’est un défoulement. Je ne pars jamais avec une idée préconçue de couleurs ou de formes, ce qui m’importe c’est d’exprimer le quotidien avec mes sentiments et mes perceptions et d’arriver à les transmettre.

- On sait qu’en peinture, il existe une quantité de matières, de textures qui complètent la recherche graphique qu’en es t’il de votre technique ?
Mes peintures peuvent être, exclusivement, peintes à l’acrylique comme elles peuvent être à l’huile ou encore mixtes. J’aime bien mélanger les matières, les rehausser de pastels gras ou de fusain, c’est la liberté d’agir sur la toile qui me transporte, en fait je ne me fixe pas de vraiment de contraintes.

- Vous jouez pas mal sur là gestuelle, ce qui apporte à vos peintures un mouvement intéressant, laissez-vous agir le hasard ?
- Le hasard n’en est plus un ; on peut dire que c’est un hasard orienté pour qu’il s’intègre dans la composition afin qu’elle devienne équilibrée.

- Pourquoi avoir appelé votre exposition" travelling ", Au cinéma, cela indique le déplacement de la caméra placée sur un chariot roulant, ce titre avait-il une résonance particulière ?
- Pour moi cela évoque le mouvement, on dit aussi travelling arrière ou avant, j’espère que le mien restera perpétuel, toujours en rythme et pourquoi pas crescendo.
Et si j’ai donné des titres à mes œuvres, c’est parce ce que le public aime bien être orienté, guidé par une signification rationnelle, cela permet peut-être de rassurer mais j’aurais aimé ne pas en donner du tout et laisser chacun interpréter, à sa manière, en fonction de ses propres impressions et de ses propres émotions.
C’est ce qui m’importe le plus, finalement, que celui qui achète perçoive quelque chose en fonction de son vécu et que cela reste un vrai coup de cœur.

- On a dit de vous que vous étiez un grand artiste, dans une mouvance contemporaine et pourtant on a osé critiquer les prix de vos tableaux. Comment expliquez-vous cela ? Est-ce parce que vous êtes encore jeune ? Pourtant on sait que des gens bien moins talentueux et avec beaucoup moins d’expérience que vous affichent des prix tout aussi élevés et même parfois plus...
- Si vous faites un petit tour de galerie et vous amusez à comparer les prix, les miens ne sont pas plus élevés que d’autres, ils restent très corrects et abordables.
Bien sûr, plus on travaille, plus on se donne du mal et plus, on acquiert de l’expérience et plus les prix vont augmenter. C’est fou que les gens ne puissent pas admettre la valeur d’une peinture. Même si je n’ai pas passé 3 mois à peindre un tableau, il y a toute une recherche derrière, tout un travail qui dure Souvent des années et c’est cela malheureusement que les gens ont tendance à oublier. Quand on va chez le médecin, qui lui aussi a passé des années à le devenir, on ne négocie pas sa consultation, de même que pour le spécialiste qui aura une consultation plus chère parce qu’il a poussé ses études. L’erreur c’est que l’on puisse penser que devenir artiste est facile alors que cela prend des années et des années (souvent bien plus que la médecine) avant de pouvoir vraiment en vivre.

- J’ai ouï dire que vous aviez reçu un prix récompensant votre travail, qu’en est-il ?
- Oui, à Paris, j’ai reçu le" Prix du jury" au salon international des techniques sur papier. C’est toujours un encouragement et j’espère ne pas m’arrêter là et en recevoir d’autres...

- Avez-vous d’autres projets ?
- Une exposition de groupe en mars 2004 intitulée « Vision... horizon 2004 » se prépare puis il y aura la Biennale Méditerranéenne à laquelle je participerai.

Propos recueillis par :
Nadia Zouari
© Le Temps
4 mars 2004


Sports mécaniques
Coupe du monde des rallyes tout terrain
Abla Lassoued en solo du 11 mars au 7 novembre 2004
« Défendre nos chances jusqu’au bout »

Abla Lassoued

Abla Lassoued n’arrête pas d’aligner les performances qui témoignent de tout le travail et de l’abnégation consentie pour aller au bout de ses intentions. Cette jeune femme courageuse a su tirer son épingle du jeu lors du dernier rallye Paris-Dakar en se c1assant 43ème. Et elle ne s’arrêtera pas là. Elle veut aller plus loin encore dans cette épreuve mécanique.
Elle a décidé de prendre part à la Coupe du monde des Rallyes tout terrain du 11 mars au 7 novembre 2004. Ce Mondial, remporté en 2003 par Carlos Souza s’étalera sur plusieurs étapes : Italian Baja (11-14 mars), Rallye de Tunisie (3-13 avril 2004), Baja Portugaise (6-9 mai), Rallye du Maroc (1-6 juin), Baja Espana Aragon (15-18 juillet), Rallye d’Orient Cappadoce (7-15 août), Rallye Por Las Pompas (19-24 septembre), U.E.A. Desert Challenge (20-26 octobre) et Rallye Argentine (2-7 novembre).
« Je me prépare depuis un mois à ce Mondial. Je viens d’acheter une grande voiture tout terrain qui me permet de prendre part à cette grande échéance mondiale », nous dit Abla Lassoued, animée, cette fois-ci d’une volonté farouche avant d’ajouter : « Dakar a été pour moi une préparation pour cette expérience, j’essaie de tirer mon épingle du jeu.
Le parcours est long mais je dois cravacher dur pour réaliser un bon chrono. Je suis fin prête et j’espère réaliser un bon résultat qui honore mon pays », affirme Abla qui a toujours démontré qu’elle à la force du caractère du cran et un mental de vainqueur.

Kamel Bouaouina
© Le Temps
4 mars 2004



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