Il me paraît urgent dans la phase actuelle que traverse le pays, pour tous les démocrates tunisiens, de donner absolument une primauté à la cohésion, à la constitution d’un front commun qui se présentera devant toutes éventualités, en un seul bloc homogène ne serais que dans la revendication principale qui est constante et primordiale, qui est l’élément commun à tous les courants et qui reste bien entendu la démocratisation du pays. Justement cet absolu sest imposé tout naturellement dans les mentalités et les consciences nationales, ainsi qu’ au politique, au social et au culturel, peut, doit être considérés par tous ceux qui résistent au système, comme un mot d’ordre stratégique se suffisant à lui -même et remplissant toutes les conditions pour porter la contradiction au pouvoir dictatorial, le repousser dans ses retranchements et le limiter à sa propre autodestruction.
Justement ce postulat doit s’imposer à toute autre exclusivité stratégique, à toute autre supériorité, supposée, d’un courant idéologique sur un autre, fonder notre démarche démocratique sur une rupture totale avec le système et l’ordre établi, par une rupture totale avec nos anciennes méthodes de la dispersion de nos forces et leur escamotage. Des priorités doivent être définies pour pousser cette dictature à la faute, la contraindre d’assumer au yeux du monde son moratoire suicidaire, qui l’engage, sans aucun doute, à dériver encore plus dans la déflation de nos valeurs, dans sa frénésie liberticide violente et barbare .ainsi que ses pôles d’attraction, ses hommes d’actives ou même ceux qui l’ont servi dans ses dérives bureaucratiques et technocratiques. Nous devons par ce recentrage de nos formes de lutte et leurs pragmatismes douloureux, nous inscrire résolument dans le fait événementiel, dissiper en la circonstance les seuls malentendus qui désarticulent nos rangs, qui nous placent en situation d’assistés et d’éternels demandeurs devant l’éternel. nos amis dans le monde, disposés de nous aider, mais qui sont sidérés par l’inconsistance de notre démarche , la résignation sui generis de nos refus et formulations, nous devons leur renvoyer une autre image de nous-même, une image responsable et déterminée dans ses choix ; nous nous ne respectons pas dans nos propres dimensions et prérogatives, il est d’autant plus difficile de demander aux autres de nous respecter et encore moins au dictateurs de nous prendre au sérieux. s’obliger à éclairer une bonne fois pour toute, les zones d’ombre qui laissent les malentendus, la résignation, la surenchère et même la trahison, traverser dans tous les sens nos positions et les dispositions majeurs de notre camp, zones d’ombre de plus en plus nombreuses et transgressives, détruisant toute forme de discipline ; ce qui laisse tout interlocuteur raisonnable ou pragmatique sceptique, quand à la véracité et au sérieux de notre engagement ; éclairer nos zones d’ombre, de volition et d’impertinence subintrantes et sémantiques ou supposées telles , instituer à la base les éléments nécessaires à la résistance des masses éclairées , faire passer le message aux autres avec toute la disponibilité nécessaire, c’est-à-dire à tous les citoyens toute opinions confondues, qui sont dans l’attente de la création d’un espace dégagée de toute suspicions, toute récriminations, de tout débat pédant sur la légitimité idéologique au leadership, pour mener le véritable combat contre le dictateur.
Pour exister dans toute son efficacité, sa probité et sa prédominance la mobilisation à la désobéissance civile par exemple ne peut souffrir d’aucun combat de chef , aucune ligne stratégique définie par un concept idéologique unique, l’histoire nous a démontrée que chaque fois que cella a été le cas, ce fut l’installation d’un fascisme corporatif encore plus meurtrier, que le mal qu’on voulait endiguer (le coup d’état du puissant syndicat des camionneurs chiliens contre Allende, par exemple, a installé Pinochet au pouvoir, idem pour celui des paysans argentins, et la prise du pouvoir par l’armée et le nazi Videla, sans oublier la question algérienne , les élections d’un FIS homogène, hégémonique et dominant, certes par les urnes et le suffrage universel, qui avait l’assise populaire, mais avec un programme basé seulement sur l’acte révolutionnaire, et l’uniformisation de la société, la réaction de l’armée, ne s’est pas faite attendre, trop de corruption et d’intérêts particuliers en jeu ..), il est vital, aujourd’hui, de nous positionner pour une confrontation directe et décisive, entre la force citoyenne, force dans laquelle j’inclus, sans aucun problème la majorité des fonctionnaires alimentaires de ce système et qui ne sont absolument pas moins citoyens que d’autres, et l’appareil répressif du régime, qui subira certainement en retour de bâton, le réalisme de ses propres contradictions il aura à résoudre dans ses prérogatives les rapports de forces qui ne manqueront pas de vouloir s’imposer à lui dans son propre fief. A nous aussi dans cas d’école d’accentuer ces dissensions, de pratiquer dans ce système, la logique de la terre brûlée et de la désertion, d’encourager le plus possibles la division et l’émergence de plus en plus d’opportunismes en son sein, pour l’imploser dans ses propres vérités. Cela est aussi valable, pour les caciques d’une mode opératoire d’une certaine forme d’opposition qui depuis longtemps à largement fait la preuve de son inutilité, pour ne pas dire de sa nuisance. toutes les surenchères de ces forces intermédiaires ont joués plus contre le peuple tunisien et désespéré ses attentes, que contre le régime, malheureusement, tout ce temps perdu ne sera jamais récupéré et des générations entières de tunisiens auraient pu être sauvé de désarroi, de la dissémination et d’ affreux traumatismes dont ils auront à subir pour toujours les séquelles physiques et morales. En fait les matamores de l’opposition tunisienne, les repentis, se distinguent ad minimo et en terme usité dans toute la galaxie tunisienne et de tout bord, par leurs incroyables capacités à être naturellement hors sujets et rater tous leurs rendez-vous historiques, à croire qu’ils le font exprès.
Depuis la fin de la colonisation administrative, militaire, économique et culturelle française, nous ne sommes jamais parvenus à sortir de la crise de la dépendance, bien au contraire nous nous sommes enfoncés encore plus dans cet enfer, avec plus d’endettement, plus de chômage et l’horizon encore plus bouché ; cette crise de la dépendance va de pair avec toutes les défaites qui ont et déclinent encore les forces vives du pays, ces mouvements contrôlés des marchés et des hommes, stérilisent notre société et par delà tout notre espace socio-culturel transparent dans ses références et ses émulations, établi dans le fait, les esprits et le coeurs depuis des siècles, elle est réduite, cette société éclatée scientifiquement, à une simple proie pour toute sorte de conquête à valeur ajoutée, par une caste de traître au service d’une conjuration qui laisse peu de place aux sentiments et à la vie tout court ;à partir de ce cheminement et ce schéma récurrent ; la Tunisie n’a jamais pu s’échapper aux étreintes mortelles d’un dispositif fulgurant, qui associe l’hégémonie néo-colonisatrice à la disponibilité servile d’une classe de citoyens tunisiens, qui mentalement et culturellement ne sont pas sortis du 19 ou 18 siècles, encore empêtrés dans la seule logique du droit du plus fort, les archaïsmes d’un autre âge, et une nostalgie de leur état de sous-fifres, qui n’a d’égale que la bâtardise de leurs sentiments intimes et leur mépris décadent pour tout ce qui vient du peuple. ils tiennent le pays à genoux, totalement étouffé dans la déflation de toutes ses valeurs, un peuple gadget, jetable à souhait dans leur océan de perversité spéculative et éradicatrice, le peuple tunisien qui reste sonné par une série d’ébranlements majeurs, qui n’ont absolument rien à voir avec ses réalités géométriques et unilinéaires, mais qui découlent absolument d’une mondialisation succincte, vorace et de son retournement par les castes de bandits, qui pillent le pays et le saigne à blanc.
Les forces de fragmentations sociales, économiques et culturelles et de segmentation des discours contradictoires et propagandistes, ont pris le pas sur les forces de l’émancipation et du progrès, qui ont depuis toujours existé dans notre pays, les noms et les personnages sont vraiment trop nombreux pour être cités dans cet article, tant de personnages illustres dans un si petit pays est plus qu’admirable, faire ce constat c’est plonger le couteau dans la plaie et encore jouir à moindres frais de nos douleurs de l’absurde et de culpabilisation. dans cette déconfiture généralisée à tous les secteurs de pointe, du tertiaire et tous les senteurs du diables qui épuisent ce merveilleux pays, doublée d’une cacophonie qui vire au rouge à tous les niveaux de ses productions, totalement pris en charge par l’enthousiasme créatif des citoyens tunisiens, il reste encore dieu merci, de nombreux hommes d’honneurs qui résistent à tous les chants de sirènes, dans la douleur, sous la menace, sous l’emprise criminelle de la voyoucratie, qui n’ont pas baissé les bras, sans ces merveilleux petits grains de sable qui toujours gripperont les machines les plus monstrueuses, les plus sophistiqués, nous n’aurions aucun espoir, aucune clarté, aucune lumière, ces patriotes dignes et courageux, nombre d’entre eux subissent la torture et la réclusion, dans les basses fosses du népotisme le plus abjecte, d’autres se tiennent debout le regard fière sous l’insulte et le crachat de cette nomenclature de la haine, d’autres encore agonisent dans la fêlure indigne de l’exil et de la honte ; mais tous ! que dieu les bénissent, partagent le pain nu et le sel de la fraternité, tous sont miens en ces jours bénis où se filent les liens fraternelles de la vie et de la mort, unis à jamais par notre destinée commune et l’amour de notre chère patrie. La politique du chaos qui semble être la marque déposée de ce pouvoir inculte et désuet, voit s’approfondir les clivages fondamentaux en termes de valeurs et de principes entre toutes les couches sociales qui tiennent le pays à bout de bras, tendis que prolifèrent les vecteurs de la violence, dont ce régime a délibérément perdu le monopole et le contrôle, au profit de ses supplétif mafieux, d’autres forces occultes au sein même du cercle du pouvoir semblent s’organiser pour le menacer de l’intérieur.
L’état despotique et illégitime, dans absolument toutes ses proliférations, exacerbe de plus en plus, par manque d’imagination, les tensions et les lignes de fracture à l’intérieur de la société tunisienne, au sein de l’ensemble de la population, les dérèglements se font de plus en plus profonds et sapent les habitudes, les solidarités et les liens ataviques d’une société en pleine désarroi identitaire, éberluée par les interdits et l’activisme quasiment révisionniste et même négationniste d’un pouvoir qui veut absolument s’inscrire dans la durée et dans l’histoire, le pays né de sa seule histoire despotique, comme si tout peut-être acheté et formaté selon les désirs et les besoins d’une oligarchie en mal de légitimité, de reconnaissance et qui ne doit sa survie qu’ à l’action conjuguée, d’une répression policière et sécuritaire féroce et le silence complice d’un monde dépassé par les événements.
Depuis le départ du colonisateur, dire l’indépendance c’est galvauder vraiment, dans notre cas, le sens des mots, aucun changement n’est intervenu substantiellement ou même sur le plan de la rhétorique ,dans la fonction politique ou sociale, cela a été tout simplement la prise en charge du legs colonial et sa pérennisation par une oligarchie prédatrice éradicatrice, bien plus que le colonialisme, la continuation d’un arbitraire encore plus rétrograde que la formulation colonialiste françaises, car cette dernière était vouée au débat de la politique intérieure d’une démocratie qui ne peut indéfiniment déroger à ses propres valeurs, oui je prétends ! que la nation tunisienne depuis le départ de la France a régressée dans tous les domaines et d’une façon dramatique, loin de moi l’idée de défendre le colonialisme français, qui était ethnocidaire et totalement nocif, mais il est évident que les dictatures du terroir qui l’ont remplacé ont servis ses dessins comme il n’aurait jamais pu le faire, nos dictateurs locaux ont livrés le pays pieds et poings liés sans que cela ne leur pose aucun problème de conscience, ils ont accompli des crimes, que le plus abouti des défenseurs de l’empire français et de la grandeur coloniale de la France n’aurait jamais espéré ! même dans ses rêves et les exemples ne manquent pas :décapitation de la Zitouna, abandon de zones entières du pays à des intérêts privés du golfe ou d’Europe etc., le peuple tunisien a eu plus de torturés, de prisonniers politiques et même de mort sous la dictature bourguibienne et encore plus sous la dictature de ben Ali,que sous l’occupation française, affirmer cela, c’est rendre justice à notre triste histoire et désigner au prorata de leurs crimes, ceux qui nous ont opprimés depuis des dizaines d’années sans aucune complaisance, ceux qui ont toujours prétendus représenter notre pays et son peuple, il faut reconnaître ces régressions et notre état de plus de dépendance, dépendance de facto encore plus sinueuse, plus élaborée, souterraine, donc plus efficace et irrémédiablement mortelle en l’état actuel des choses.
Tous les chantiers civilisateurs qui aurait dû marquer notre indépendance et permettre au peuple tunisien de se défaire radicalement du poids, du drame colonial, d’accéder vraiment à la liberté, a le démocratie et au progrès n’ont jamais été entrepris, depuis le départ des français et jusqu’à cette heure, nous vivons une sorte de tragédie comique humiliante, où de faux dresseurs de fauve épuisent nos vies et jonglent à perdre haleine avec nos impuissances dans un délire paranoïaque ,qui n’a d’égal, que la compassion paternaliste de nos anciens maîtres dominants.
D’une façon générale et sémantique, le besoin de liberté et d’indépendance des tunisiens est inscrit dans leur merveilleuse Histoire, marginalisée bien sûr par la dictature, qui a juste raison l’a identifiée comme sa principale source de danger sur le long terme, la force dynamique révélant toutes les capacités de ce petit peuple tunisien, qui est passé maître dans l’art de détourner les obstacles les plus raffinés, de transgresser les interdits en leur opposants ses propres codes et ses propres interdits. instruits à l’atavisme de leurs siècles de résistance et de l’exister malgré tout , de tout ; les tunisiens bougent et s’améliorent sans cesse, vivent une sorte d’indépendance intérieure, qui réduit l’abjection dont ils sont victimes, à une sorte de négation monstrueuse de toute humanité, qui menace le genre dans son ensemble, et qu’eux dans leur infinie sagesse de rêves et de bontés, sont une sorte de confrérie de gardiens du temple, qui retiennent le malheur, aux seuls limites de leur enfer, ils sont convaincus qu’il finiront un jour par ce décaper totalement de cette infirmité indigne et leurs frères humains avec eux pour l’occasion ; plus leur patrimoine et leurs code génétique subit les assauts de l’ordure, plus ils sont tronqués, amputés, annulés, plus ils s’efforcent et réussissent le plus souvent, à accéder au besoin de l’excellence et à son application.
Les mascarades de la floraison calamiteuse de ces printemps artificiels, des interminables et illégales révisions constitutionnels pour les habiller à la mode du moment, les adapter sans vergogne aux mesures à géométrie variables d’une oligarchie vorace,ont ruinés les valeurs morales du pays et ont privés le institutions tunisienne de toute cohérence ; l’existence même de la Tunisie en tant qu’état- nation est resté embryonnaire pour ne pas dire sujette à caution , faute de choix clairs et transparents, sur la implifications des respects des libertés et des lois , sur les blocs de compétences qui doivent émerger de la seule volonté populaire et gouverner démocratiquement le pays, sur les perspectives qui doivent radicalement le détacher de sa condition tiers-mondiste, qui n’a vraiment aucune raison d’être.
Ce comportement schizophrène sur tous les termes, dans les réminiscences mêmes du pays, participe de la crise endémique, qui touche aussi bien la représentation des décideurs autoproclamés du bout des fusils, que la pérennité des institutions violés et piétinés par le fait du prince, il explique la dégradation galopante de tous les secteurs qui sont supposés garantir la survie morale et physique de la nation ; il déstructure des pans entiers de la population la basculant soi dans l’anomie et la délinquance, soit dans la résignation dégradante et la misère avec un très grand M. Des zones entières du territoire en voie de désertification donnent la mesure de la catastrophe physique du pays, mais aussi la dégradation des murs, la stérilisation des Hommes et des esprits. Un pouvoir aussi indigne et illégitime soit-il, qui planifie le sacrifice de sa propre jeunesse ne peut avoir aucun avenir, ni considération, pour ce dernier il ne faut point en douter ses jours sont comptés, l’écart se creuse entre le rhétorique de sa puissance et les moyens de son exercice, faute de vouloir s’adapter à la nouvelle donne, qui a émergé de sa seule nuisance. La dictature est restée figée dans son discours sur le miracle tunisien, qui même réconforté par le coup de main lâche et thésauriseur de Chirac, ou le calcul bilieux de Powell ,est un discours démonté facilement et sans aucune concession par la réalité des chiffres, un discours hallucinant complètement déconnecté du réel et qu’il ne faut aucunement prendre en considération, tellement la propagande officielle est vaseuse, elle déforme même la vérités de certaines des réussites des tunisiens embarqués dans un permanant parcours du combattant , simplement pour survivre sur tous les plans.
Rien n’illustre mieux les limites et l’ambiguïté de cette politique, qui tire sa seule cohérence du soutien sans faille assuré à toutes les dictatures du monde, dont le pouvoir ne repose que sur la terreur et la corruption, mais qui assurent les marchés et les postes avancées d’une mondialisation , qui n’est qu’une des formes d’un néo-colonialisme, déguisé en une sorte d’interventionnisme et d’ingérence moralisante et porteuse, d’un modèle de société qui prône l’imposition de la démocratie par étape et par dose homéopathique, selon des règles et un modèle, qui ne respectent aucune donnée sociologique, culturelle ou cultuelle des peuples à libérer.
Le pouvoir post-indépendance tunisien reproduit à la virgule prés, tout les travers de la société coloniale française, jusqu’au quadrillage de son propre territoire, l’interdiction de circuler, d’avoir des associations libres, partis politiques, syndicats etc, jusqu’au l’occupation de sa propre population et l’emploi contre elle des moyens répressifs, que même la police héritière de vichy n’a pas employée, infiltration des groupes, filotages, encouragements à la délation, emploi de l’armée contre des civils, de barbouzes pour liquider, agresser et menacer les voix tunisiennes libres et en exil, une incroyable force policière militarisée, qui veille à la seule sécurité de cette oligarchie qui pille le pays et se répartisse les aides, ainsi que ses productions, entre les clans qui le composent, affermant de ce fait et par le biais de ce pouvoir prédateur, une dépendance à un néo colonialisme dévorant et hémogénique ,qui ne dit pas son nom, mais qui à la lecture de ses prérogatives, nous découvrons sans aucune difficulté, le pot aux roses ; nous savons très bien que nous n’avons jamais été indépendants, nous sommes restés colonisés par procuration, que même sans cette fibre nationaliste qui naturellement nous chatouille bêtement, nous ordonne de faire la distinction entre les colons français et les harkis du néo-colonialisme, au seul diapason de leur oriflamme, leur nom ou prénom, ou pseudo idéologie de circonstance, en vérité en matière de progrès humains , nous avons largement perdu au change, oui ben Ali est pire que la domination de n’importe quel colonialisme, venant d’une démocratie qui elle, dans la droite ligne de ses valeurs, aurait permis aux tunisiens d’évoluer dans tous les domaines, en ce siècle de lumière, aux seuls démocrates tunisiens, avec la solidarité des démocrates français, nous aurons imposés notre indépendance par le plébiscite du peuple tunisien, de tous les courants de pensée aussi, les arrivistes et opportunistes du genre de ben Ali, n’auraient rien eu à vendre ni à acheter, franchement j’imagine très mal cet imbécile sans ses forces armées, ses barbouzes, ses flagorneurs, ses miliciens, tenir un quelconque meeting, enflammer les foules et être pris au sérieux par n’importe quel pouvoir colonial, la très grande majorité du personnel politique tunisien de nos jours, lui est largement, très largement supérieur, le peuple tunisien dans sa majorité méprise son discours et il n’aurait été qu’un petit sous-off de province de l’armée coloniale, collabos, révérencieux à vomir .
Nous sommes un pays, en ce 20 mars 1904, dépendant comme jamais, l’illusion de notre indépendance, ne fait plus rire personne, ainsi, nous sommes réduit à la compassion et à la pitié des autres, qui voient en notre pays, un pays pacifique, paisible à fort potentiel, dont la moitié de la population vit dans la pauvreté, le désespoir et ne se reconnaît d’autre avenir que dans l’exil ou le mutisme et la soumission. Il est évident que la signification du mot indépendance elle-même a pris une autre forme d’ampleur, a une toute autre signification aujourd’hui. Celle du peuple tunisien ne peut être effective, acquise dans toute sa légitimité et sa profondeur, que par l’instauration de la démocratie parlementaire dans notre pays, le rejet total de toute forme d’intolérance et l’obligation que nous aurons à imposer à nos partenaire dans le monde, par notre travail, notre progressisme, notre action citoyenne et nos solidarités humaines, de nous respecter, en tant que partenaires à part entières libres, civilisés