 We got him !
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Que veut-il dire le régime à travers le dernier jugement et les peines très lourdes envers des jeunes tunisiens ?
Dans l’histoire contemporaine de la Tunisie, on a déjà eu et à plusieurs reprises ce genre de comportement et de répression exemplaire. Ça montre à mon avis à quel point le régime de Ben Ali est sur le point de clouer les derniers clous sur le cadavre de tout l’appareil répressif et le mode de pensée et d’action.
Ce genre de réaction montre à quel point Ben Ali est sur la ligne du chaos total et qu’il ne peut plus toléré la moindre action. C’est un signe de désespoir, de panique, et de lâcheté inégalable. On se rappelle tous de l’époque de Bourguiba, juste avant l’arrivée de cet espion-mouchard de la CIA. A l’époque, le pays était à son bout, les foules des manifestants remplissaient tous les rues et que tellement tout le monde portait pour notre Moujahid une grande haine et un mépris, que ce dernier n’a trouvé autre que la machine de répression et l’appareil judiciaire corrompu pour exprimer sa faiblesse et sa faillite politique, par des jugements commandés du sérail qui atteignaient la condamnation à mort et la perpétuité.
Avertis, les américains ont fait bouger leurs représentants locaux dans le palais de Carthage pour accélérer la succession de Bourguiba sans attendre sa mort physique, et pour faire barrage à la France et à tous les prétentieux comme Mohamed Mzali et Mohamed Sayeh.
Le général a réussi son plan à merveille et a réussi à endormir toutes les forces de contestations et recruter même certains pour veiller avec lui sur le mandat de protectorat américain sur la Tunisie. Avec un bagage sécuritaire et policier et une expérience vécu de prés en Pologne et ailleurs, il a réussi aussi à mettre à genou les reste de l’UGTT et des syndicats étudiantes.
Mais la réussite ne peut pas durer plus que ça même si les rues ne sont pas pleines comme à l’époque des années 80. Ce qui est arrivé pour les jeunes de Zarzis, après le report aléatoire du sommet arabe sont des signes flagrants qui annoncent la fin de Ben Ali et sa faillite politique ! ! !
Et malgré cette absence de la rue, et même si certains faux candidats ici et là font la course pour faire plaire aux Américains et espérer un bon recrutement pour la prochaine étape, la révolte populaire (et non élitiste), doit commencer à s’organiser et préparer la grande marche pacifiste pour Carthage et exiger le départ de Zinochet avant que les cartes ne soient jouées à nouveaux, dans les coulisses de la maison blanche pour le choix du prochain dictateur.