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La mafia de l’internet en Tunisie
ettounsi de TUNeZINE

Contrairement aux pronunciamientos réitérés de ZABA (le général Zine Abidine Ben Ali), qui cherche sans cesse à duper l’opinion publique nationale et internationale, le régime tunisien demeure un ennemi farouche de la vulgarisation de l’internet et de la libre circulation de l’information. Plusieurs constats attestent de la véracité de cette assertion.

1) L’accaparement de l’offre :

Malgré l’existence officielle de 12 FAI (providers), l’offre internet demeure un monopole exclusif de "Planet Tunisie", société, comme tout le monde sait désormais, appartenant à Cyrine Ben Ali et à son mari Mohamed Ali Mabrouk. La part de ce dernier prestataire sur le marché tunisien est très proche du taux réalisé par le père de la propriétaire lors des trois derniers scrutins présidentiels.

2) La censure :

Considéré, sous d’autres cieux, comme un refuge contre la flagornerie, la désinformation et la sclérose cérébrale qui caractérisent les médias nationaux, l’internet est piteusement censuré en Tunisie et les rares sites autochtones qui échappent à cette injustice n’ont rien à envier aux caisses de résonance du régime dictatorial. Un internaute novice et surtout non-initié aux pratiques d’esquive de la censure s’en lasse illico du surf d’autant qu’il ignore que les messages d’erreur répétitifs sont dus à la censure et non à son incompétence devant l’outil informatique.

3) L’excessive cherté de l’offre et l’entente tarifaire :

Contrairement aux économies libérales où le prix est fixé par le jeu de l’offre et de la demande, en Tunisie les tarifs de connexion à l’internet sont du ressort du chef de l’État et ceci pour de multiples raisons :
- ZABA a pris l’habitude depuis des années d’annoncer lui-même, lors de ses traditionnels discours à la nation, la baisse des tarifs ce qui laisse injustement entendre qu’il est le promoteur de la vulgarisation du web en Tunisie et qui lui confère un rôle avant-gardiste dans l’essor de la société de l’information.
- La famille présidentielle engrange des recettes faramineuses grâce au monopole de ce secteur très lucratif, la minute de connexion à l’internet en Tunisie est l’une des plus chères au monde (de dix à vingt fois supérieure aux prix pratiqués en Europe suivant le type de connexion). L’internet est l’une des vaches à lait de la pérennité de la dictature.
- Les autres providers sont obligés d’appliquer une politique aveugle de suivisme vu qu’ils sont infimes devant Planet Tunisie, et ses deux acolytes étatiques L’ATI (Agence Tunisienne de l’Internet) et Tunisie Télécom, ce qui occasionne un dommage considérable au portefeuille du consommateur.
- Le coût d’hébergement local d’un site internet est en moyenne cinq fois supérieur à celui pratiqué en Europe en plus les prestataires tunisiens agréés refusent catégoriquement l’hébergement de tout site réfractaire ou d’ONG indépendante de la société civile.
- La situation rébarbative que connaît le secteur de l’information en général et l’internet en particulier est imputable singulièrement à la politique abusivement sécuritaire de la dictature et à sa présumée lutte contre le terrorisme. Les condamnations à de lourdes peines de prison et les nouvelles arrestations en avalanche de jeunes internautes visent en premier lieu à éluder l’arrivée de nouveaux contestataires (cyberdissidents) pour finir par chasser définitivement l’opposition démocratique de son champ d’action exclusif, la toile.

Zouhair Yahyaoui
www.tunezine.com
5 mai 2004

Reçu de saisie de liberté d’expression sur CD, à la douane tunisienne - 26.7 ko
Reçu de saisie de liberté d’expression sur CD, à la douane tunisienne


Documents annexes :


La couverture de l’ADSL est à partir du 1er février 2003 comme suit :

Zone Plages de numéros
Ariana 71 700 000 - 71 719 999. 71 867 000 - 71 867 999
Manar 71 870 000 - 71 889 999
Menzah 71 230 000 - 71 239 999. 71 750 000 - 71 755 999. 71 766 000 - 71 767 999
Belvédère 71 285 000 - 71 289 999. 71 780 000 - 71 802 999. 71 840 000 - 71 849 999. 71 890 000 - 71 894 999. 71 951 000 - 71 951 999
Berges du Lac 71 860 000 - 71 862 999. 71 869 000 - 71 869 999. 71 960 000 - 71 966 999
Hached 71 240 000 - 71 241 999. 71 250 000 - 71 259 999. 71 330 000 - 71 339 999. 71 340 000 - 71 355 999. 71 358 000 - 71 358 199. 71 359 000 - 71 359 999
Marsa 71 727 000 - 71 729 999. 71 740 000 - 71 749 999. 71 774 000 - 71 776 999
Kram 71 275 000 - 71 277 999. 71 720 000 - 71 721 999. 71 730 000 - 71 734 999
Kasbah 71 560 000 - 71 579 999
Ben Arous 71 380 000 - 71 389 999
Megrine 71 295 000 - 71 297 999. 71 425 000 - 71 429 999. 71 432 000 - 71 432 999
Sousse ville 73 210 000 - 73 215 999. 73 219 000 - 73 229 999
Sfax 74 213 000 - 74 216 999. 74 230 000 - 74 239 999. 74 257 000 - 74 259 999. 74 282 000 - 74 282 999. 74 435 000 - 74 439 999.
 

ADSL

C’est une technologie utilisant les lignes téléphoniques existantes pour transmettre des données avec des débits asymétriques. Cela veut dire que le débit entrant (le débit utilisé lorsque l’on télécharge un document sur Internet) est supérieur du débit sortant (lorsque l’on envoie des données sur le réseau, un E-mail par exemple) C’est pour cela que les vitesses de transmission sont désignées comme ceci : 64/128 kbit/s ou 128/ 384 kbit/s.
L’adsl est particulièrement adaptée aux PME qui veulent se raccorder à Internet de façon permanente et avec un prix forfaitaire.
Les avantages de l’adsl sont :
Haut débit garanti : Les débits peuvent être jusqu’à 50 fois supérieurs aux débits d’une connexion classique assurant une navigation rapide et confortable.
Un accès permanent d’une disponibilité constante : Votre entreprise bénéficie d’un accès illimité en durée et en volume de données échangées. Vos collaborateurs pourront surfer et téléphoner simultanément sur la même ligne téléphonique.
Une tarification forfaitaire mensuelle : Le prix de la connexion téléphonique reste identique, quelles que soient la durée de connexion et le nombre d’utilisateurs

Liaison Spécialisée

Il s’agit d’une ligne de connexion permanente permettant des débits importants allant de 64 Kbps jusqu’à plusieurs dizaines de Mb/s.
Elle est particulièrement adaptée :
- Aux entreprises qui hébergent dans leurs locaux des applications IP générant un fort trafic
- Aux réseaux locaux comportant plus de 20 postes :
- Si votre activité induit régulièrement le transfert de fichiers volumineux :
- Si votre consommation journalière dépasse les 5 heures.
Les avantages d’une liaisons spécialisée sont :
Une excellente qualité de connexion : La Ligne Spécialisée est la meilleure réponse aux besoins de connexion des entreprises de moyenne et grosse taille (à partir de 20 utilisateurs) puisque ce type de connexion supporte un trafic important.
Débits symétriques constants et garantis : Les débits peuvent être jusqu’à 10 fois supérieurs aux débits d’une connexion classique assurant une navigation rapide et confortable
Accès Internet Permanent : La LS raccorde votre entreprise de manière permanente à l’Internet 24h/24 et 7j/7. Il est donc possible d’héberger ses propres applications et diffuser de l’information (serveur Web, FTP, vidéo ou encore serveur de messagerie...).
Une tarification forfaitaire mensuelle : Le prix de la connexion téléphonique reste identique, quelles que soient la durée de connexion et le nombre d’utilisateurs
Il s’agit d’une technique d’accès à un réseau partagé permettant des débits élevés. Cette technologie, basée sur des circuits virtuels, optimise la gestion de vos ressources réseau et autorise une parfaite cohabitation entre des applications hétérogènes.

Frame relay

Le Frame Relay est particulièrement adaptée aux entreprises à multi-sites souhaitant se doter d’une solution VPN.
Les avantages du Frame relay sont :
- Une excellente qualité de connexion : un débit garanti et par là même un accès plus rapide aux données et une amélioration de la productivité.
- Une vaste modularité : une commutation multi-protocoles, permettant l’emploi de nombreuses applications utilisateur telles que TCP/IP. Il n’est donc plus nécessaire de disposer de lignes dédiées pour chaque service.
- Une sécurité des données optimale sur le réseau grâce à une protection efficace contre les intrusions et les manipulations.
- Une tarification forfaitaire mensuelle : Le prix de la connexion téléphonique reste identique, quelles que soient la durée de connexion et le nombre d’utilisateurs.
Nous vous proposons aussi des packages très compétitifs incluant un routeur configuré et des adresses e-mails personnalisées pour vos collaborateurs. Des options de sécurité telles que des filtres sur routeurs vous sont également proposées.
Pour toute information sur nos offres, veuillez nous contacter par téléphone au 71 84 73 73 ou envoyez nous un email à l’adresse : contact@planetips.com

Comparatif abonnements Réseaux
RNIS
ADSL
LS
Frame Relay
Qu’est ce que le RNIS ?

Le RNIS ( Réseau numérique d’intégration de services ) propose des vitesses de transfert (de 64, 128 Kbps ou plus) largement supérieures à celles d’une ligne téléphonique classique (RTC). L’accès à Internet reste en dial-up c.a.d. à la demande.

Pourquoi se raccorder par RNIS ?

- L’utilisation d’une seule ligne pour connecter le réseau de l’entreprise à Internet.
- Des connexions plus rapides et des débits plus importants (64, 128 Kbps ou plus)
- La connexion RNIS est beaucoup plus stable que la connexion classique par modem.

Les frais de connexion téléphonique :
Les coûts des connexions téléphoniques s’élèvent au coût local :
- 1,200 DT / Heure en tarif plein (de 8H00 à 19H59) du lundi au samedi
- 0,800 DT / Heure en tarif réduit ( de 20H00 à 7H59) et dimanche toute la journée.

Qu’est ce que l’ADSL ?

L’ADSL utilise les lignes téléphoniques existantes pour transmettre des données avec des débits asymétriques. Cela veut dire que le débit descendant (le débit utilisé lorsque l’on télécharge un document sur Internet) est différent du débit ascendant (lorsque l’on envoie des données sur le réseau, un E-mail par exemple) en d’autres termes le débit de l’opérateur vers l’abonné est plus important que celui transmis en sens inverse. C’est pour cela que les vitesses de transmission sont désignées comme ceci : 64/128 kbps ou 128/264 kbps.

Pourquoi se raccorder par ADSL ?

La technologie ADSL permet un raccordement permanent à moindre coût, et rend donc accessible le haut débit à une cible professionnelle très large.
Les frais de connexion :

Les frais de connexion sont forfaitaires selon le type de débit choisi.

Qu’est ce que la LS ?

La Ligne spécialisée est une ligne de connexion permanente permettant des débits importants allant de 64 Kbps jusqu’à plusieurs dizaines de Mb/s.

Pourquoi se raccorder par LS ?

La connexion du réseau local de l’entreprise par une ligne spécialisée est la solution la plus souple et la plus confortable pour bénéficier d’une connectivité Internet pour toute l’entreprise.
Les frais de connexion :

Les frais de connexion sont forfaitaires selon le type de débit choisi.
 

Qu’est ce le Frame Relay ?

Le Frame Relay (Relais de trame) est une technique d’accès à un réseau partagé permettant des débits élevés. Cette technologie, basée sur des circuits virtuels, optimise la gestion de vos ressources réseau et autorise une parfaite cohabitation entre des applications hétérogènes.
Le service Frame Relay est une solution complète destinée aux entreprises qui souhaitent se doter d’un réseau privé virtuel sécurisé, performant, et ayant la capacité à acheminer les informations issues des applications en fonction de leur priorité.

Pourquoi se raccorder par Frame Relay ?

Les principaux avantages du Frame relay sont sa haute capacité de transmission et son adaptation aux variations de flux (ajustement de la bande passante) Le Frame Relay est aussi particulièrement bien adapté aux forts trafics aléatoires tels que les trafics d’interconnexion de réseaux locaux.
Les frais de connexion :

Les frais de connexion sont forfaitaires selon le type de débit choisi.

 

Source : Planet Tunisie


Offres pour les entreprises :
1) L’ADSL

"ADSL" signifie "Asymmetric Digital Subscriber Line", en français "ligne asymétrique d’abonné numérique". Asymétrique signifie que la vitesse de transmission d’Internet à votre ordinateur ("flux descendant" : lors de la navigation le sens "le plus important") est supérieure à l’autre sens qui est celui qui vous permet d’envoyer des données via Internet ("flux ascendant").

Les atouts de l’ADSL
• Forfait mensuel qui vous permet de contrôler vos coûts
• Vous ne payez aucune taxation téléphonique supplémentaire pour votre temps de navigation ou pour les données transmises - uniquement les forfaits fixes mensuels.
• Votre téléphone n’est pas bloqué lorsque vous êtes en ligne. Vous pouvez également dans le même temps téléphoner, faxer et naviguer avec plusieurs ordinateurs.
• La sélection à l’arrivée dans Internet, qui est source de nombreuses erreurs et qui peut durer jusqu’à une demi minute avec un modem analogique, est tout simplement supprimée . Vous êtes en ligne en l’espace de quelques secondes et demeurez constamment connecté à Internet sans avoir à payer des taxations téléphoniques supplémentaires.

• La vitesse de communication demeure toujours élevée et constante , sans tenir compte du nombre de personnes qui naviguent en même temps.
• Nombreuses options pour protéger votre réseau contre les accès non autorisés.
• Possibilité de restreindre l’accès de certains de postes.
• Une Hot Line 7j/7 de 7 heures à minuit même les dimanches et jours fériés.
• Possibilité de connecter un seul poste isolé ou de relier un réseau local.
• Possibilité d’utiliser la même ligne pour le téléphone et l’accès Internet.

Cette offre inclut :
- Un accès Internet illimité via votre ligne ADSL
- De 15 à 40 adresses e-mail gratuites
- Une protection antivirale
- Un hébergement gratuit de 10 MO de votre site web
- Un support client 365j / an de 7 heures à minuit via le centre d’appel au 71 708 708

Tarifs (Hors TVA) :
- Abonnement semestriel ADSL 128 / 64 kbps : 540 DT - Abonnement annuel ADSL 128 / 64 kbps : 900 DT
- Abonnement semestriel ADSL 384 / 128 kbps : 1620 DT - Abonnement annuel ADSL 384 / 128 kbps : 2700 DT
- Abonnement semestriel ADSL 512 / 256 kbps : 2160 DT - Abonnement annuel ADSL 512 / 256 kbps : 3600 DT

Frais d’ouverture : 400 DT
- TVA : 10 %

Options :
- Nom de domaine : 42 DT
- Installation et configuration du routeur : 150 DT
- Adresse email supplémentaire : 20 DT

2) La Ligne spécialisée

Les Liaisons spécialisées vous permettent de disposer d’un réseau de communication permanent entre les différents sites de votre entreprise. Elles vous permettent d’échanger tous types de données par un canal unique exclusivement réservé à votre entreprise :données informatiques, photo, vidéo (visioconférence), fax...

Les atouts des Lignes spécialisées
- Les communications sont totalement indépendantes du trafic téléphonique, offrant une disponibilité permanente de bout en bout.
- Les communications sécurisées offrent une fiabilité et une confidentialité totales.
- La connectivité et la qualité de transmission sont garanties.
- La facturation forfaitaire est indépendante du volume et de la durée de vos transmissions de données ou d’appels téléphoniques.
- Solution clé en main pour bâtir votre réseau de communication numérique.
- Gamme étendue de débits adaptés à chaque entreprise (64Kb/s, 128 Kb/s, 256 Kb/s, 512 Kb/s, 1024 Kb/s, 2 Mb/s).
L’abonnement Ligne spécialisée comprend la fourniture et l’installation de modems sur chaque extrémité de la liaison par Tunisie Telecom. Avec la LS, vous pouvez, en cours d’abonnement, modifier les fonctionnalités du service et le débit voulu, en fonction de l’évolution de vos besoins."

Performance et sécurité garanties
GlobalNet s’engage sur un taux de disponibilité annuelle de bout en bout et par circuit de 99,7 %. En cas de dysfonctionnement le centre de gestion responsable de l’administration des liaisons spécialisées rétablit le service sous 24 heures maximum à compter de la signalisation de l’incident.

Une tarification claire et avantageuse
- Tarification forfaitaire
- Montant de l’abonnement calculé en fonction du débit souhaité
- Facturation semestrielle ou annuelle selon le désir du client

Cette offre inclut :
- Un accès Internet illimité via une ligne spécialisée avec le débit souhaité
- De 15 à 50 adresses e-mail gratuites selon le débit choisit
- Une protection antivirale
- Un hébergement gratuit de 20 MO de votre site web
- Un nom de domaine en .com ou .com.tn gratuit
- Le suivi en ligne de vos connexions pour une maîtrise totale de votre consommation Internet
- Un support client 365j / an de 7 heures à minuit via le centre d’appel au 71 708 708
- L’administration et le contrôle de la ligne en temps réel via une interface web

Tarifs :
- Abonnement semestriel LS 64 kbps : 900 DT - Abonnement annuel LS 64 kbps : 1500 DT
- Abonnement semestriel LS 128 kbps : 1740 DT - Abonnement annuel LS 128 kbps : 2900 DT

- Frais d’ouverture : 400 DT
- TVA : 10 %

Options :
- Nom de domaine : 42 DT
- Installation et configuration du routeur : 150 DT
- Adresse email supplémentaire : 20 DT

Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter au 71 71 2000
ou rendez-vous à notre siège à Immeuble Ennour, centre urbain nord, 1082 Tunis.

1 DT = 0.66 €

Source : Global Net


Nom de domaine

Le nom de domaine c’est l’identité de votre entreprise sur Internet. Réserver un nom de domaine revient à avoir votre propre adresse sur le web. Il est unique et véhicule votre nom auprès de vos clients et prospects et vous permet de vous distinguer de vos concurrents. Le nom de domaine contient en général le nom d’une organisation et est toujours suivi d’un suffixe de 2 ou 3 lettres qui désignent le type d’organisation ou le pays du domaine. Par exemple dans le nom de domaine de Planet.tn, Planet est le nom de l’organisation et le tn indique le pays du domaine qu’est la Tunisie.
Bien choisir votre nom de domaine est essentiel en terme de communication, marketing et visibilité dans un réseau en pleine expansion ou le nombre de sites et d’internautes ne cessent de croître.

Vous n’aurez qu’à choisir le nom qui identifiera votre marque sur internet et Planet Hosting se chargera de :
- Vérifier sa disponibilité et effectuer les démarches nécessaires à son enregistrement
- Gérer l’ensemble des contacts avec les organismes titulaires
- Configurer votre serveur d’hébergement
- Rediriger votre nom de domaine actuel vers la nouvelle adresse

l’Offre Planet Hosting :
Planet Hostig vous propose deux offres de nom de domaine :

Nom de domaine en .com .org .net .info .name .biz

- Délai : 24 heures
- Tarif : 50 DT HT/an
- Formulaire à imprimer

Nom de domaine en .com.tn .nat.tn .org.tn .gov.tn ...

- Délai : une semaine
- Tarif : 42 DT HT/an
- Formulaire à imprimer

Voici la liste des noms de domaines génériques à utiliser comme suffixe pour un nom de domaine

Domaine
Type d’institution
Pièces justificatives à fournir
.com.tn sociétés à caractère commercial copie de l’extrait du registre de commerce
.nat.tn sociétés nationales, instituts nationaux, offices nationaux, agences nationales formulaire d’enregistrement de domaine visé par le ministère de tutelle
.gov.tn ministères, gouvernorats, municipalités, représentations diplomatiques tunisiennes formulaire d’enregistrement de domaine visé par le ministère de tutelle
.intl.tn organismes régis par des traités internationaux copie de la convention signée avec le gouvernement tunisien
.ind.tn sociétés à caractère industriel - groupes industriels copie de l’extrait du registre du commerce
.tourism.tn hôtels,restaurants, agences de voyage- tour-opérateurs- agences de location de voitures- sociétés opérant dans le domaines du tourisme copie de l’extrait du registre du commerce
.info.tn presse écrite - télévision - radio copie du visa légal de création
.ens.tn établissements privés d’enseignement secondaire, établissements privés d’enseignement supérieur copie de l’autorisation de création
.fin.tn établissements financiers, établissements bancaires, compagnies d’assurances copie de l’autorisation de création
.net.tn opérateurs de télécommunications et réseaux formulaire d’enregistrement de domaine visé par le ministère de tutelle
  sociétés à caractère industriel, groupes industriels lettre sur papier à en-tête signée par son Excellence l’Ambassadeur
  représentations diplomatiques étrangères lettre sur papier à en-tête signée par son Excellence l’Ambassadeur
 

Hébergement : mutualisé
Description :
Planet Hosting vous propose deux formules d’hébergement mutualisé, rapidement mises en place, à des coûts réduits et ne demandant pas de compétences informatiques poussées. Il s’agit des Pack Pro et Pack Pro +. Deux solutions " tout-compris" correspondant parfaitement aux besoins des particuliers, des associations et des PME / PMI qui désirent mettre en ligne un site et communiquer par e-mail sous leur nom propre.

l’Offre Planet Hosting :

Pack Pro Pack Pro+
- Hébergement d’un site web
- 50 Mo d’espace disque dur
- Tout langage de programmation accepté
- Dépôt de 1 nom de domaine
- 5 adresses e-mails personnalisées
- MAJ illimité par accès FTP
- Sauvegarde de données incluse
- Possibilité d’utiliser des bases de données Access, MySQL ou Sql Server

Prix : 250 DTHT/an

- Hébergement de 3 sites web
- 200 Mo d’espace disque
- Tout langage de programmation accepté
- Dépôt de 3 noms de domaine
- 10 adresses e-mails personnalisées
- MAJ illimité par accès FTP
- Sauvegarde de données incluse
- Possibilité d’utiliser des bases de données Access, MySQL ou Sql Server

Prix : 500DTHT/an

Description technique
Les équipements de Planet Hosting correspondent aux normes maximales de sécurité grâce à un ensemble performant d’infrastructures :

Infrastructure Physique :
- Salles blanches spécialement aménagées pour l’exploitation du matériel informatique
- Surveillance permanente et contrôle d’accès au site
- Protection incendie des salles
- Système de détection des inondations
- Conditions de température optimales (climatisations redondées)
- Equipements électriques redondés et garantie de service assurée par groupe électrogène.
- Système d’alarme et de supervision

Infrastructure Réseau
- Une capacité de raccordement haut débit aux POP tunisiens (Point de Présence Internet)
- Une connectivité optimale au réseau
- Un engagement de garantie de :

* Maintenance et Supervision des Data Centers : 24h/24 et 7j/7.
* Disponibilité du réseau : 100%.
* Disponibilité du réseau électrique des Data Centers : 100%.
* Disponibilité des LAN : 100%

Administration et supervision
- Administration à distance des serveurs grâce à une liaison LS de 1 Mo entre les locaux de Planet Hosting et les salles d’hébergement
- Supervision 24H/24 et 7J/7 du réseau et des équipements
- Supervision 24H/24 et 7J/7des :

* services TCP/IP standards tels que DNS, FTP, POP3, SMTP, HTTP, IMAP4, NNTP, SNMP, Echo, Gopher, Telnet, et NTP.
* services TCP/IP non-standards utilisant des ports TCP ou UDP spécifiques (par exemple Radius ou les moteurs de bases de données)
* services Windows Nt et Windows 2000 seuils SNMP

Sécurité Logicielle
- Filtrage et contrôle d’accès grâce à 2 firewalls.
- Filtrage des paquets

l’Offre Planet Hosting :
Pack Partner

Les solutions habituelles d’hébergement mutualisés trouvent rapidement leurs limites si vous hébergez de nombreux sites, ou s’ils nécessitent des applications spécifiques. Un serveur dédié peut recevoir plusieurs centaines de sites web et leur associer les services classiques de ces derniers : FTP, serveur de Mail, PHP, SQL, etc ... Sur un serveur dédié vous devenez donc totalement libre de l’utilisation que vous souhaitez
faire d’un ou plusieurs sites Internet :

- vous créez autant de sites que vous le souhaitez sans avoir à payer de nouveau
- vous leurs allouez la mémoire et l’espace disque de votre choix
- vous attribuez ou non les possibilités évoluées (SQL, CGI, SSL ...),
- vous gérez le serveur de messagerie
- vous gérez vous même la facette administrative des domaines.

L’avantage du serveur dédié est donc évident : la liberté totale de mouvement.

l’Offre Planet Hosting :
Pack Partner

- Hébergement dédié de votre machine
- Mise en conformité de la machine
- Dépôt de 5 noms de domaine
- 15 adresses e-mails personnalisé

Prix : 950 DTHT/an

Options payantes :

- installation logicielle et sécurisation de la machine
- supervision des services
- DMZ dédiée
- suivi des patchs
- détection d’intrusion
- back up par robot de sauvegarde

Description technique
Les équipements de Planet Hosting correspondent aux normes maximales de sécurité grâce à un ensemble performant d’infrastructures :

Infrastructure Physique :
- Salles blanches spécialement aménagées pour l’exploitation du matériel informatique
- Surveillance permanente et contrôle d’accès au site
- Protection incendie des salles
- Système de détection des inondations
- Conditions de température optimales (climatisations redondées)
- Equipements électriques redondés et garantie de service assurée par groupe électrogène.
- Système d’alarme et de supervision

Infrastructure Réseau
- Une capacité de raccordement haut débit aux POP tunisiens (Point de Présence Internet)
- Une connectivité optimale au réseau
- Un engagement de garantie de :

* Maintenance et Supervision des Data Centers : 24h/24 et 7j/7.
* Disponibilité du réseau : 100%.
* Disponibilité du réseau électrique des Data Centers : 100%.
* Disponibilité des LAN : 100%

Administration et supervision
- Administration à distance des serveurs grâce à une liaison LS de 1 Mo entre les locaux de Planet Hosting et les salles d’hébergement
- Supervision 24H/24 et 7J/7 du réseau et des équipements
- Supervision 24H/24 et 7J/7des :

* services TCP/IP standards tels que DNS, FTP, POP3, SMTP, HTTP, IMAP4, NNTP, SNMP, Echo, Gopher, Telnet, et NTP.
* services TCP/IP non-standards utilisant des ports TCP ou UDP spécifiques (par exemple Radius ou les moteurs de bases de données)
* services Windows Nt et Windows 2000 seuils SNMP

Sécurité Logicielle
- Filtrage et contrôle d’accès grâce à 2 firewalls.
- Filtrage des paquets

Source : Planet Tunisie


Quelques Publinets du Grand Tunis :

Publinet Barcelone : 14 Rue de Grèce Tunis 1000 Tunis
Publinet Belvédère : 59 avenue Chadly Kallala
Magasin N° 12 Centre Aida Menzah 9
Publinet de Sidi Daoud : 11, Av de Carthage , route de Carthage Sidi Daoued
Le Net Club : 4,rue Cheikh Zarrouk par avenue H. Bourguiba La Marsa
Publinet El Moez : 14 rue el Moez El Menzah 1 Tunis 1004
Publinet CAA El Menzah : 22, Allée de l’Ariana, 1004 El Menzah 1
Publinet le Campus : Résidence Yasmine 2092 Manar1
Publinet khaznadar : 21, Avenue de l’indépendance, Khaznadar, 2017 Le Bardo
La Zone des Internautes : 194 Avenue Habib Bourguiba. Kheireddine 2015 Le Kram
Tenet : 11 centre commerciale El Hadika II 2042 Tunis
Club Internet M@drid : 3, avenue Madrid 1002 Tunis
Publinet des ingénieurs : 28 avenue Habib Bourguiba 1000 Tunis
Cyber K : 25 rue d’Autriche 1002 Tunis
Publinet EL MEDINA : 2 bis impasse du Chanteur, Rue Sidi Boukhrissane Bab Mnara 1008 Tunis
Space Net : 71 av Habib Bougatfa Bardo 2000 Tunis
Publinet Net Game : 50 avenuekhaled Ibn Walid.El Aouina
Publinet Net Gate : 11 Rue du Stade La Marsa
Publinet Design Surf : 10 Rue de Russie Tunis
Publinet Thameur : 20 avenueHabib Thameur Tunis
Publinet Liberty Net : 49 avenuede la Liberté Tunis
Publinet Azur-Net : 6 Rue de La République Tunis
Publinet Rym : 81 avenuede La Liberté Tunis
Publinet Dkhili : avenueHabib Bourguiba Bardo
Publinet Génération Internet : 45 avenue Med Salah Blekhodja
Office plus : 78,avenue d’Afrique el Menzah 5 2037 Tunis.
Ettadhamen : 2, Rue Khaireddine Cité Ettadhamen.
DEEJAY-NET : 40 Rue 6670 El Omrane Sup 1091
Publinet : 80 Avenue H. Bourguiba Ariana.
Publinet @miNet : 53, avenue Taïeb Mhiri 2080 Ariana
Le Monde Internet : 26 Avenue Ahmed Tili 1004 Menzah V
Publinet Le Coin : Cité Jamil Nouvelle Ariana
Publinet Nozha : 17 avenue Habib Bougatfa Ariana.
Publinet NetWorld : Rue Pyramide
Publinet Mehdi : 19 bis avenue Ammar ibn Menzeh 6
Publinet Menzeh 5 : 25 Rue de Sfax
Publinet Bouzid : 1 Rue El Bourak Ariana
Publinet SafSaf : Immeuble Safsaf avenue Taieb Mhiri. Ariana
Publinet El Omrane : 20 Route de l’hopital El Omrane.
Publinet CyberLand : 6, Rue Enkhilet Cite Enkhilet
Jardin de l’Internet : 32, Avenue Habib Bourguiba 2013 Ben Arous
Publinet Amelnet : Rue 1er Mai n° 31 cité Ettâamir 2013 Ben Arous
Publinet horizons : Rue de la liberté 2074 El Mourouj I
Publinet de rades : 7 boulevard Kheireddine 2040 Rades
Publinet 3H : 56 Rue Farouk Laouididi 2050 Hammam Lif
Infonet : 5 rue Jellouli 2040 Rades
MediaNet : 30 avenue Habib Bourguiba Megrine
Publinet Pyramide : 39 avenue7 Novembre Hammam Lif
Espace Internet & Bureautique : 44, Avenue Habib Bougatfa (Route Campus) 2010 Manouba
Publinet PNet : 2 Rue de la fraternité. 2010 Manouba

Source : Global Net


Importations des équipements NTIC : les SSII se plaignent !

Netcom est, depuis 1992, l’un des premiers intégrateurs tunisiens. Il assure une offre globale dans le domaine des technologies de l’information, pour des clients aussi bien de Tunisie, d’Europe que d’Afrique ou du Moyen-Orient. C’est aussi une entreprise qui, à l’ère de l’avarice en matière de marchés nationaux, relève le défi de l’exportation dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

En 2002, par exemple, l’entreprise est choisie par Thales Identification, pour participer à la conception, au développement et à la mise en place d’un système d’automatisation et de production des titres d’identité, de l’identification civile et biométrique du citoyen. Le projet était pour le compte d’un pays africain et consistait en une nouvelle architecture multi tiers et la solution proposée utilisait les dernières technologies en la matière. En 2003 aussi, British Telecom, fournisseur mondial de services réseaux, lui confie la mise en place, l’hébergement et la maintenance d’un point de présence en Tunisie de l’un de ses clients.
Au-delà de ce que fait Netcom, ce sont là deux exemples de réussite d’une SSII (société de services et d’ingénierie informatique) tunisienne dont ces deux marchés concrétisent la capacité à porter le know-how tunisien au-delà de nos frontières. En dehors du niveau de qualification de l’ingénieur tunisien en matière de NTIC, l’un des critères d’appréciation de tout donneur d’ordre ou partenaire pour le choix d’une SSII tunisienne, c’est certainement le respect des dates de livraison.
Dans ce domaine, la Tunisie n’a pas cessé de faire l’apologie de l’un de ses plus importants critères de concurrence par rapport à d’autres places technologiques comme l’Inde, les pays d’Asie vers les pays européens : le voisinage immédiat et la petite distance qui permet la réactivité commerciale. C’est même l’un de ses chevaux de bataille pour l’attrait des IDE (investissement direct étranger). Encore faut-il que les entreprises tunisiennes puissent en profiter et compter sur cet atout de la proximité pour remporter des marchés.
Pour ces deux marchés, Netcom (pour ne prendre que cet exemple) avait besoin d’importer certains équipements. Et c’est là que le bât blesse, puisqu’elle en vient à regretter l’ère du simple passage par la douane pour payer une taxe dont le coût reste, de loin, plus supportable que la perte du bénéfice des atouts qui sont la proximité et la réactivité pour le respect des délais de livraison. Le fait est d’autant plus vrai qu’il nous est confirmé par d’autres entreprises tunisiennes dans le secteur des NTIC.
La levée des restrictions douanières a en effet été remplacée, selon ces différentes sources, par des procédures de vérification d’un ensemble d’organismes de contrôle des produits importés, comme l’Agence tunisienne d’homologation et de certification, l’ANCE, le CERT. Des structures dont ils ne remettent certes pas en cause l’existence, mais dont elles dénoncent la complexité des démarches nécessaires pour délivrer les autorisations de mise à la consommation des équipements dont elles ont besoin pour honorer leurs marchés.
« Avec la douane, c’était plus simple. On payait et on sortait la marchandise », se plaint l’un de ces opérateurs. « Avec ces institutions, c’est un labyrinthe d’examens, un amoncellement de documents demandés, avec des tarifs pour chaque référence de produits ». L’un de ces organismes de contrôle, aurait même demandé à l’un des opérateurs le schéma de fabrication d’une carte. Un documents pourtant classé secret par le fabriquant qui l’exporte vers la Tunisie. Un autre exigerait, à chaque arrivage du même produit de la même référence, le déplacement d’un ingénieur pour la présentation du produit à ses contrôleurs. « A croire que l’autofinancement par les prix de référence qu’on paie est plus important chez eux que le souci d’aider l’entreprise à gagner le pari de l’exportation », renchérit un autre opérateur NTIC.
Notons que ces équipements, comme ceux dont l’intégrateur Netcom attend encore la sortie de chez ces organismes de contrôle, étaient importés depuis 1997, avec des délais classiques de dédouanement. Ces organismes, pourtant outillés d’ingénieurs du même secteur, seraient-ils entrain d’outrepasser la simple mission de contrôle technique ? Sont-ils faits pour aider les SSII tunisiennes à s’imposer à l’international ou pour redevenir la bureaucratie que combattent toutes les instances politiques et économiques du pays ? Des interrogations que se font actuellement certaines des SSII qui rencontrent ces problèmes.
Cela fait plus de deux mois que la marchandise, nécessaire à la conclusion de l’un des marchés de l’une de ces SSII, est bloquée chez l’une de ces structures de contrôle. L’entreprise a même essayé de solliciter une autorisation de dédouanement partiel, pour livrer ce qui n’est pas soumis à autorisation spécifique. Elle attend encore !

Khaled Boumiza
© Webmanagercenter
7 avril 2004


Sécurité informatique en Tunisie
Prévenir avant de guérir

Les systèmes et les réseaux informatiques en Tunisie sont, désormais, mis sous la loupe de la prévention pour détecter tout risque d’intrusion virale. Le train de mesures engagées place déjà la Tunisie dans l’avant-garde internationale en la matière.

Au rythme de la multiplication des attaques cybernétiques qui affectent les réseaux et les systèmes informatiques partout dans le monde, il s’est avéré très urgent pour la Tunisie de se doter d’une stratégie de prévention contre toute menace ou intrusion qui peuvent viser le réseau national de l’informatique.
La première étape dans cette démarche consistait à la mise en place d’un cadre législatif qui fixe les règles générales pour protéger les systèmes informatiques et les réseaux.
Le deuxième article de cette loi a donné le mot d’ordre pour créer une unité spécialisée dans le domaine de la sécurité informatique, en l’occurrence l’Agence nationale de la Sécurité Informatique (ANSI). La mission principale de cette structure consiste au suivi des différentes applications de cette structure en oeuvre en matière de sécurité des réseaux.
Depuis 2002, l’ANSI a pris en charge un programme national de sécurité informatique après le choix de la Tunisie d’abriter la deuxième phase du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI). L’Agence assure ainsi la veille technologique dans ce domaine et oeuvre en même temps à encourager le développement des solutions tunisiennes dans le domaine de la sécurité informatique. L’objectif étant d’assurer une autonomie technologique dans ce domaine stratégique et de créer une expertise en la matière.
L’ANSI se charge, d’autre part, de l’audit des systèmes informatiques et des réseaux qui relèvent des différents organismes publics. Le régime de l’audit est ainsi une intervention obligatoire et périodique. Cette opération, qui ne concerne pas d’ailleurs, « les réseaux appartenant aux ministères de la Défense nationale et de l’intérieur et du Développement local », d’après le texte de loi qui fixe son domaine d’intervention.
L’opération d’audit est effectuée par des experts agréés par l’Agence (ANSI).
Dans le cas d’une attaque, d’une intrusion ou de toutes autres perturbations susceptibles, d’entraver l’exploitation d’un autre système ou réseau, l’Agence intervient pour isoler le système affecté jusqu’à ce que les perturbations soient nivelées.
Notons à ce sujet qu’à l’échelle mondiale, l’année 2003 a enregistré une progression de 67% en matière d’attaques cybernétiques. Les pertes économiques dues aux seules attaques virales, ont dépassé 50 millions de dollars en 2003.

Hassen Ghediri
© Le Quotidien
6 avril 2004


La Tunisie en tête des pays qui libéralisent

Selon les experts marocains, c’est la Tunisie qui connaît le meilleur taux de croissance de ses télécom.
La libéralisation des télécommunications est une question qui interpelle tous les secteurs de l’économie nationale. Et en particulier les entreprises utilisatrices des technologies de l’information. Réunis sous la bannière d’une association (AUSIM), ces professionnels multiplient les rencontres avec les ténors aussi bien privés que publics des télécoms pour être à jour sur des dernières avancées technologiques et réglementaires en la matière.
La dernière s’est déroulée mardi 30 mars à Casablanca en présence de Mohamed Ben Châaboun, DG de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT). Outre le rôle que doit jouer l’organe de réglementation dans un contexte rudement concurrentiel, c’est la fameuse libéralisation, dont les contours prennent de plus en plus forme, qui a davantage retenu l’attention des participants.
Ainsi, selon Ben Châaboun, "le contexte sectoriel entre 1999 et 2003 a profondément été marqué par le manque d’investissements en matière de télécoms. Et ce, en raison du surendettement des pourvoyeurs de fonds lié à un surinvestissement de leur part les dernières années". Allusion est faite à l’anticipation du marché de l’Internet et du haut débit en particulier, qui n’a pas été à la hauteur des estimations.
Ainsi, contrairement au développement exponentiel du mobile, le fixe accuse depuis 1999 une nette régression. Un exemple édifiant : le taux de pénétration de la téléphonie fixe est passé de 5 à 4% au cours des 4 dernières années. Reste que les pays qui ont connu la même dévaluation sont nombreux. "Il en est ainsi de l’Afrique du Sud avec une baisse de 12%, mais celle enregistrée par le Royaume, 24%, reste la plus forte", fait observer le DG de l’ANRT. D’après lui, cette régression s’explique par l’agressivité commerciale du mobile, mais aussi et surtout par la pénalisante "faiblesse d’innovation du parc fixe". Celle-ci place d’ailleurs le Maroc dans une position peu enviable face aux États à économie comparable. "L’Égypte a eu une croissance parallèle du fixe et du mobile de 60% sur les dernières années. La Tunisie quant à elle enregistre une évolution de 35% dans les deux parcs", tient à préciser Ben Châaboun. Autre problème, le faible nombre d’abonnés à Internet qui ne dépassent pas les 60.000. Selon les participants, le problème se situe au niveau du contenu. "Il est illusoire de prétendre augmenter les internautes nationaux sans pour autant leur offrir une matière nationale à exploiter", souligne un intervenant. De plus, est-il noté, le nombre des ISP (fournisseurs d’Internet) est en chute libre : "Il est passé de 100 à une dizaine seulement", déplore Ben Châaboun. Toutefois, la stratégie e-Maroc, les études lancées par l’organe de régulation en vue de l’attribution de la 2e licence fixe et le développement de l’accès au Net sous différents débits placent le Royaume dans une perspective de développement certes lente, mais parfaitement maîtrisée.

© Le Temps
6 avril 2004


Entretien avec Karim Ahrès Directeur Général de Netom.
" il est malheureux que les banques ne suivent pas ! "

Economia : Netcom se positionne de plus en plus comme un intégrateur de réseaux intelligents ?
Karim Ahrés : Notre stratégie de développement est cohérente. Nous misons davantage sur le développement des activités exportatrices. Notre principal pôle d’expertise pour la conquête de nouveaux marchés s’appuie sur la sécurité informatique.
Il y a trois ans de cela et lors d’une conférence que j’ai donné au Liban, j’ai eu le plaisir de découvrir que la Tunisie possédait une bonne notoriété au sein du monde arabe en tant que pays qui peut se faire prévaloir d’un savoir faire indéniable dans la maîtrise des nouvelles technologies. La valeur humaine prime sur l’aspect technique. Nous avons réussi à développer des outils importants dans le domaine de la sécurité informatique et nous alignons une génération d’ingénieurs expérimentés, sans doute les plus expérimentés dans la région arabe. Ceci dit, il s’agit là d’arguments précieux que nous devons savoir optimiser et mettre en valeur pour le bien de nos entreprises et de notre économie. Il faut savoir vendre notre savoir-faire.
En pratique comment cela doit-il se traduire ?
Karim Ahrés : La semaine dernière nous étions à Paris dans le but de proposer nos solutions de sous-traitance. Nous sommes confiants dans les résultats des contacts entrepris sur place dans le sens que notre offre est aussi profitable que compétitive et qu’elle technologiquement évolutive. L’entreprise n’agit plus comme un fournisseur de solutions adaptables à plusieurs contextes moyennant une approche prix et qualité adéquate. Aujourd’hui, l’entreprise tunisienne doit au contraire agir comme un acteur agissant dans un contexte géopolitique. L’offre de Netcom, à titre d’illustration, ne se focalise plus seulement sur l’aspect technique. Ici, nous sommes confrontés à de nombreux compétiteurs qui peuvent nous battre sur les marchés internationaux. Dans le domaine des technologies de l’information, nous devons impérativement agir en fonction de notre emplacement géographique et de l’emplacement de l’homme dans notre système. La recherche de partenaires est une stratégie payante car elle permet de mettre en place des relations favorables à la pérennité, la proximité et la confiance pour régir correctement les affaires. Nous tirons notre enseignement des pays qui nous font confiance et qui font confiance à l’ingénierie tunisienne.
Quels sont ici les atouts de votre offre ?
Karim Ahrés : Notre expertise dans le domaine de la sécurité informatique, nous disposons d’un centre d’innovation unique dans le monde arabe. Netcom est actuellement engagé dans un programme de mise à niveau ce qui permettra de renforcer ses capacités à l’export. Il existe malheureusement une série de freins susceptibles de pénaliser lourdement le développement international de l’entreprise. Nous avons récemment demandé des crédits ( l’équivalent de 300 mille dinars) en vue de financer l’exportation de notre de centre de sécurité. L’une des banques impliqués dans un pool, m’à demandé des garanties. C’est grave ! plus de 30% de notre CA est réalisé à l’étranger et cette performance est à revoir à la hausse car nous sommes bons. Il est malheureux de voir que les banques ne suivent pas ce mouvement.

Security Operating Center : une première dans le monde arabe.
Pour les spécialistes de la sécurité informatique, le centre mis en place par Netcom constitue à plusieurs égards une première dans le monde arabe. Ce centre offre en effet une surveillance 24h/24 les éléments cruciaux de la sécurité informatique dans les grandes et moyennes organisations. Il utilise en permanence une ligne privée ou VPN et assure l’analyse des événements ( logs), des équipements de sécurité et de communication ( firwals, routeurs) à travers une console de temps réel et des rapports analytiques. Ces événements sont affichés en temps réel directement sur une console ergonomique configurable et stockés dans une base de données pour l’établissement de rapports périodiques et pour dégager des statistiques analytiques. Un des aspects fonctionnels de cette plate forme est le web Monitoring. Ainsi une "empreinte numérique" de tous les éléments importants d’un site web est réalisée et conservée sur l’un des serveurs hébergés au sein du centre. Le site WEB est automatiquement placé sous surveillance et toute altération est détectée. Les modifications non autorisées sont signalées au webmaster pour la mise en oeuvre des mesures appropriés.

© Le Temps
6 avril 2004


Économie & entreprises
M. Nabil Sahli, Directeur Général de l’unité de sécurité informatique
« Le logiciel libre est une véritable aubaine »

Nabil Sahli
Nabil Sahli

Adopté comme outil de premier ordre dans la stratégie nationale de sécurité informatique, le logiciel libre offre plusieurs avantages permettant le développement de différentes plates-formes informatiques avec un minimum de coût. Toutefois, M. Nabil Sahli, chargé au sein du ministère des Technologies de la Communication et du Transport, du dossier de la sécurité informatique, met en cause l’absence d’une véritable culture du logiciel libre. Ce qui ralentit l’expansion de ce créneau.

• Le Quotidien : L’intérêt des pouvoirs publics pour le développement de nos systèmes de gestion informatique porte de plus en plus sur la sécurité et sur l’encouragement à déployer les applications du logiciel libre. Comment se présente cette stratégie ?
- M. Nabil Sahli : Dans la stratégie nationale en matière de sécurité informatique, le logiciel libre occupe une place prépondérante. Son intérêt revient, en effet, au fait que dans le domaine de la sécurité, on a toujours besoin d’avoir confiance dans nos outils. Le logiciel libre est un logiciel qui fonctionne à travers un système « auditable » c’est-à-dire qu’on a la possibilité de le surveiller et d’en faire le suivi dans toute sa totalité.
Nous avons un programme très ambitieux en matière de sécurisation de nos systèmes informatiques mais le problème est qu’on ne pourra pas atteindre les différents objectifs fixés faute des moyens plus ou moins limités et qui concernent notamment le côté financier. De ce fait, le logiciel libre offre une grande opportunité pour combler ce défaut. Le système d’open source va nous servir à déployer des solutions commerciales, simples à administrer, de maintenance abordable, pouvant être facilement sécurisées et se prêtant à la combinaison avec les logiciels libres. Tout ceci vise à renforcer la sécurité des systèmes.

• Cela veut-il dire que la combinaison entre les systèmes libres et les systèmes commerciaux est tout à fait avantageuse pour la sécurité informatique ?
- La combinaison entre le « libre » et le « commercial » est tout à fait faisable. D’autant plus que l’open source ne comporte aucune limite ni en termes de qualité ni au niveau de la sécurité. Ce qui reste à faire concerne plutôt la responsabilisation et la mobilisation des gens à acquérir la culture du « libre ». Il faut faire un grand effort pour éviter tout genre de confrontation entre les deux systèmes. Honnêtement, nous espérons voir davantage de gens s’intéresser à ce créneau dans la mesure où il offre de grandes opportunités de développement. On pourra créer un créneau pour vendre notre expérience et notre expertise en termes d’assistance, de formation et d’adaptation.

• Le logiciel libre offre-t-il plus d’avantages que les logiciels commerciaux ou propriétaires ?
- On peut le considérer ainsi, mais il peut être aussi un vrai défi. Pour exploiter les avantages qu’il offre, on doit avant tout avoir un très bon niveau de maîtrise. En sécurité, il est très urgent de maîtriser le code source du système. Le premier avantage de l’open source réside dans le fait qu’on est devant un système dont on connaît très bien les composantes. Il ne s’agit pas d’une boite noire fermée et qui fonctionne d’une façon ambiguë. La sécurité en elle-même prédit qu’on sache ce que fait l’outil dans sa totalité et qu’il n’y ait pas de failles, ni de faiblesses cachées.
Par contre, au niveau des logiciels commerciaux, certaines études ont montré que certaines applications commerciales contiennent ce qu’on appelle « Portes cachées » qui permettent à celui qui les a créés de les « revisiter » et de les « détourner » pour des fins plus ou moins illicites.

• Quelles sont les causes qui empêchent l’open source de se développer en Tunisie ?
C’est au niveau de l’information que nous enregistrons le plus d’embûches. La mentalité qui domine actuellement rejette toute idée de complémentarité entre le logiciel commercial et le logiciel libre. Les jeunes doivent être motivés dans le sens d’adopter l’approche de complémentarité et de combinaison entre les deux systèmes.
La communauté de l’open source est convaincue par cette approche et elle oeuvre dans le sens de vulgariser cette culture. La stratégie nationale, qui encourage le développement du logiciel libre, va favoriser la création d’une industrie d’application informatique rapide et avec le moindre coût en devises.

Propos recueillis par Hassen Ghediri
© Le Quotidien
4 avril 2004


Innovations technologiques
Les logiciels libres, vraie source d’emplois

100 entreprises payent leurs taxes mensuelles grâce à la certification électronique
"Les logiciels libres en Tunisie", tel a été le thème du colloque national organisé, hier par le ministère de la technologie, de la communication et du transport, au pôle El Ghazela des technologies de la communication. Symbole de l’innovation technologique et de la pérennité de l’information, le mécanisme à logiciel libre, fait référence à la liberté de création et à l’innovation continue. Il s’agit notamment d’un logiciel dont l’utilisateur possède le code source et dont la licence permet la libre diffusion de ses sources, éventuellement modifiés.

Offrant plusieurs niveaux de liberté (la liberté de modifier le logiciel pour l’adapter à ses besoins, la liberté de partager le logiciel avec autrui et la liberté de distribuer une version modifiée d’un logiciel et d’en faire profiter plusieurs utilisateurs) cette technologie touche différents secteurs et contribue en leurs promotions, notamment l’enseignement, les services, les télécommunications...
A cet effet, M. Adel Gâaloul, directeur général de l’Institut National de bureautique et de micro-informatique (ENBMI), a précisé que ce système permet de résoudre des difficultés et les contraintes auxquelles font face les établissements d’enseignement. Souffrant essentiellement de la mise à jour des systèmes d’informatique, des conditions d’exploitation des logiciels exécutables, de l’exploitation de l’Internet, en plus des risques de sécurité, d’ampleur considérable.
Ainsi, l’intégration de cette technologie dans les système d’enseignement permet de répondre aux besoins du secteur à savoir l’installation simplifiée des réseaux et des systèmes, la gestion flexible de la sécurité et des contenus, ainsi que l’administration à distance, sécurisée
et simplifiée.
Par ailleurs, M. Nabil Sahli, directeur général de l’Unité de sécurité au sein du ministère a précisé que les logiciels libres jouent d’un rôle capital dans le développement de la sécurité informatique.
"Il s’agit notamment d’un programme très sécurisé qui permet de protéger l’utilisateur contre les attaques cybernétiques", selon M. Sahli.
"Ces attaques consistent notamment en l’intrusion à distance d’un PC via l’utilisation d’un cheval de Troie, la contamination via-e-mail et l’attaque d’un site web...", a expliqué M. Sahli.
Et d’ajouter, "les logiciels libres sont le complément des logiciels commerciaux, ce qui permet également de créer de nouvelles opportunités d’emploi". "Or, il faut sensibiliser les jeunes ingénieurs et les assister à créer des entreprises opérant dans le domaine", a tenu à insister M. Sahli.
De son côté, M. Noureddine Boudriga, directeur général de l’Agence Nationale de certification électronique, a précisé que l’agence a lancé sa première génération de certification en 2001.

Des projets pilotes ont été réalisés grâce à cet organisme.
En fait, 100 entreprises payent leurs taxes mensuelles et 30 mille étudiants se sont inscrits dans leurs institutions suite à la mise en place de cet outil.
A noter à cet effet que l’agence assure la vérification, l’identification et l’authentification des utilisateurs.
Des projets innovants verront le jour au bout de l’an 2005. Il est question évidemment des projets de coopération avec les banques, l’école virtuelle ainsi que la poste. L’agence assurera également la protection des chèques, l’identification des enseignants, la protection et l’identification de l’utilisateur du web télégramme.

Sana Farhat
© Le Temps
1er avril 2004


Agrément des services SMS
En attendant que le Ministère accélère les choses

Il n’y a pas si longtemps de cela, plus précisément deux mois, nous écrivions sur ces mêmes colonnes un article intitulé : "Espace Partenariat" en Tunisie : Alcatel à la conquête du multimédia sur GSM " et dont l"objet était de placer le "spotlight" sur les différents partenaires et de montrer l’importance de j’enjeu à quelques mois de la deuxième phase du SMSI. Rappelons que l’initiative était lancée par "Alcatel en Tunisie" et vise les Tunisiens porteurs d’idées novatrices. Elle permet notamment de développer des services multimédia consultables sur les téléphones GSM. (Lire notre édition de 12 au 18 janvier 2004).
Ainsi, trois idées ont été retenues aussi bien par 1"‘Espace Partenariat" que par le Ministère des Technologies de la Communication et du Transport Malheureusement, le mot "retenu" a pris une autre signification du côté des services publics. Les trois idées : "Don du sang", "SMSport" et "123 Soleil" ont été bloquées à cause d’un vide juridique qui a laissé les choses en suspens.

Ingénieux ! ?
Deux mois plus tard, on remarque un changement, un tout petit changement qui ne tient qu’à une page. En réalité, on s’attendait à l’élaboration d’un cahier de charges de la part du ministère des Technologies de la communication et du Transport. On a eu droit à une simple page (format A4) à titre informationnel ; intitulé : "Demande d’exploitation de services à valeur ajoutée dans le domaine des communications courtes de type SMS".
Ce n’est pas tout ! Sur la fiche de renseignement pour l’acquisition d’un serveur vocal, ils se sont contentés d’ajouter une toute petite ligne : " communications courtes de types SMS ". En effet, l’autorité de tutelle voulant faire vite et bien, s’est contentée d’appliquer dans le cadre juridique des services à valeur de types SMS, le modèle déjà utilisé pour les services des serveurs vocaux ! Contactés à ce sujet, les responsables ne nous ont pas fourni une explication.

Le plus "dur" reste à venir !
On attendant le "feu vert" des autorités de tutelle, les auteurs des idées feront face à d’autres obstacles. Que faire après l’acquisition de l’agrément ? Que faire avec les opérateurs ? Tunisie Télécom et Tunisiana sont-ils techniquement prêts à gérer des flux extra de SMS ? Ce type de service sera-il proposé par accès à un numéro de téléphone surtaxé ?

WBY
© Tunis Hebdo
22 mars 2004


Entre deux connexions
Télécom, Internet et nouveaux services...

Lancé en catimini, le SMS en 2O01 est présenté alors comme une nouveauté alors qu’il aurait dû faire partie de la première vague de services offerts par Tunisie Télécom, l’offre n’a guère changé après l’arrivée du second opérateur. Aujourd’hui, le MMS ou SMS multimédia reste toujours dans les cartons. Pourtant, avec plus de 1 million d’abonnés à la téléphonie mobile et un objectif affiché de 2 millions à l’horizon 2005, on aurait pu attendre plus de dynamique de la part des opérateurs autour de ces marchés.
Loin de là, les nouveautés sont distillées au compte-gouttes et se résument, le plus souvent, à une guerre des prix. Tunisiana a lancé le premier service de SMS surtaxé qui offre logos, sonneries et informations pratiques (spectacles). Mais ce service n’est disponible que pour ses abonnés.
Le SMS est, en fait, un exemple typique de l’immobilisme qui perdure dans le secteur des télécommunications en Tunisie. Une lueur d’innovation émerge à l’instar des SMS gratuits sur Internet (dont un des sites a dû mettre la clé sous la porte) mais uniquement sur l’initiative d’investisseurs privés et qui se retrouvent aujourd’hui bloqués, faute de pouvoir disposer de législation favorable. Le SMS surtaxé, également, tarde à venir bien que très attendu par de nombreuses sociétés qui y voient un marché très prometteur et une source de revenus potentielle aussi importante que les serveurs audiotels surtaxés et le modèle économique a bien montré ses preuves. Le marché compte plus de 1 million d’abonnés au réseau mobile et un objectif de 2 millions d’abonnés, sans parler de l’utilisation grandissante du SMS par tous.
D’un autre coté, le GPRS (transfert de données à une vitesse équivalant au réseau téléphonique actuel) maintes fois annoncé (des contrats ont été signés en 2001 pour des sites test !) n’est toujours pas là, pourtant ce dernier constituerait un plus pour les travailleurs nomades et constitue un outil d’appoint pour se connecter aux sites distants d’Internet et pallier le débit faible de 9Kbit - 14Kbit offert par le GSM data actuel. Dans d’autres pays arabes, les forfaits GPRS/Internet sont bien là depuis 2 ans et plus pour certains et en Europe c’est l’UMTS qui débute son déploiement. Loin de la surenchère technologique, le marché est dans l’attente de nouveautés depuis un moment, loin du quasi-statu quo actuel, digne d’un opérateur public englué dans sa bureaucratie.
A l’horizon 2005 et la conférence internationale sur les nouvelles technologies de l’information où il est de plus en plus question de fracture numérique, c’est à se demander où l’on va ?

Mehdi Blagui
© Tunis Hebdo
22 mars 2004


Question de l’heure
Le siècle écoulé fut marqué par une révolution technologique. En l’occurrence les innovations touchèrent la majorité des activités économiques et le commerce n’a pas fait exception. L’ouverture, l’extension du marché et le volume considérable de la transactions ont imposé certaines nouveautés parmi lesquelles on cite la vente sur le "NET" appelé commerce électronique.

Bazar virtuel
La confrontation entre l’offre et la demande se fait d’une manière virtuelle. Il n’est plus nécessaire de s’adresser à un marché réel. Il suffit actuellement que le producteur conçoit un site sur le réseau des réseaux (Internet) dans lequel il expose ses articles et présente son champ d’action, autrement dit la vitrine traditionnelle est remplacée par une vitrine virtuelle. Ce nouveau moyen d’exposition présente un ensemble d’avantages. D’un côté, il permet à l’entreprise des prospecter de nouveaux marchés à moindre coût et rapidement. De l’autre il lui permet de disposer d’une chaîne de distribution virtuelle plus efficace et plus efficiente que la chaîne traditionnelle. Par ailleurs, il présente une opportunité à ne pas rater pour le consommateur dans le sens où il profitera à la fois d’une diversité de choix et d’un prix raisonnable.
Ainsi cette nouvelle application permettra le rapprochement entre l’offre et la demande et facilitera l’adéquation entre les produits proposés par la première partie et les désirs exprimés par la seconde au sein du contrat d’échange. Mais en réalité, la réalisation d’un tel "bazar" virtuel n’est pas aussi parfait qu’il ait l’air d’être en théorie.
En premier lieu, il doit relever certains défis. En effet, la réussite d’une telle expérience n’est possible qu’en présence d’un service marketing de haute qualité et d’une gestion de stock irréprochable puisque convaincre un client virtuel est plus délicat et plus difficile. De même, gérer des flux de marchandises sur le "NET", exige plus de rigueur et de précision de la part du personnel. Et l’entreprise souhaitant l’adhésion au sein de ce club doit au préalable fournir un effort de modernisation et de formation pour qu’elle puisse affronter les nouvelles exigences de ce marché.
Ces difficultés expliquent quelque peu l’état encore embryonnaire de ce marché virtuel. A ce stade, une interrogation s’impose : la situation du marché virtuel connaîtra-t-elle une amélioration au cours des années à venir ? La réponse reste tributaire de la vitesse d’intervention des acteurs économiques, visant le dépassement des entraves qui handicapent la croissance de ce marché.

Wided Ben Said
© Supplément Economia - Le Temps
2 mars 2004


L’accès à la large bande : La prochaine révolution ne va plus tarder

Alcatel a présenté dernièrement à Tunis ses toutes dernières nouveautés en matière de large bande. Selon les spécialistes et experts, dont Bernard Craw qui a présenté la stratégie de l’équipementier français, l’accès à ce genre de technologie va changer inévitablement la manière de vivre des citoyens. Voici ce que propose cette technologie et pourquoi elle constitue la prochaine révolution.
Les équipementiers et leurs chercheurs ont, depuis des lustres, une bonne longueur d’avance sur les opérateurs téléphoniques et, naturellement, sur le grand public, en matière de technologie. Après plusieurs révolutions qui ont touché le secteur des technologies (Internet, ADSL, GSM, UMTS etc), les équipementiers font découvrir leur sac et en sortent ce qu’ils ont créé, longtemps dans les laboratoires, en matière de large bande. Une technologie qui va révolutionner notre quotidien et va nous faire changer notre manière de vivre.
Une petite présentation technique avec un rappel de ce qui existe déjà s’impose. Aujourd’hui, il y a une véritable extension de la connectivité grâce aux multiples technologies existantes : l’Internet haut débit (xDSL) qui va migrer vers la fibre optique, le GSM qui va évoluer vers la téléphonie de troisième génération (UMTS) et la connexion à travers les lignes fixes qui va évoluer vers le sans fil (wifi). Pour des raisons pratiques et économiques, toutes ces technologies vont devoir converger pour que le consommateur final puisse utiliser un maximum d’équipements de nouvelle génération à un coût minimum et en toute simplicité. C’est là qu’on commence à ressentir la nécessité de la large bande. Car, comme chacun sait, demain on va pouvoir regarder la télé et commander des films par Internet, enseigner et prendre ses cours à distance, faire ses courses sans bouger etc. Autant d’aspects pratiques impossibles à réaliser à travers une connexion ordinaire ou même une connexion haut-débit. Une bande large permettant la connexion massive va donc s’avérer nécessaire d’autant plus qu’elle ne va pas seulement répondre aux citoyens consommateurs, mais aussi au grand public. La large bande a en effet, le potentiel d’aider les pays dans plusieurs missions : étendre l’accès à la santé, l’éducation, les loisirs, le social, les programmes culturels etc. Cela va permettre aussi d’augmenter et diversifier l’activité économique grâce au commerce électronique et, conséquemment, d’améliorer la qualité de vie du citoyen. Ce qu’elle va créer, en fin de compte, ce sont de nouvelles habitudes à l’instar de l’Internet, du GSM ou encore des trains à haute vitesse. Un petit dessin ? Imaginez que vous êtes encore dehors, mais que vous pouvez consulter sur votre téléphone mobile une liste de films et la diffuser, à l’instant même, à la maison pour vos enfants. Ou encore regarder votre match préféré (comme celui de la CAN actuellement) au bureau sur votre téléphone parce que votre patron vous a refusé une autorisation pour aller à Rades ! Un match que vous aurez le loisir, ensuite, de regarder chez vous à volonté.
Les grandes entreprises et autres multinationales s’y sont d’ailleurs déjà plongées. Sony et Microsoft ont lancé des interfaces large bande pour leurs consoles Playstation et XBOX. Idem pour Philips et Thomson qui ont tout un portefeuille de produits électroniques de loisirs orientés large bande. Du côté des développeurs de contenu, Movielink (cinéma) ou TF1 ont commencé à mettre à la disposition de leur clientèle (encore naissante) des programmes à contenu à la carte qui constituent à la fois une alternative et qui les protègent, du moins pour un début, d’une concurrence déloyale.
Avant que toutes ces merveilles arrivent aux citoyens et aux entreprises de commerce de contenu ou de « devices », les équipementiers ont mis en place une véritable stratégie et proposent une multitude de solutions pour relever les défis de la large bande.
Ainsi, pour Alcatel, on est en train d’introduire de nouveaux équipements progressivement et de converger vers du multi-standard. On propose, par ailleurs, une même plate-forme pour plusieurs technologies d’accès, ce qui va réduire le coût pour les opérateurs (et par conséquent pour le consommateur) ainsi que plusieurs autres solutions techniques dans la même optique : coût optimal.
Faut-il préciser qu’Alcatel est, sur cette branche d’activité, leader dans le monde. Depuis 1995, déjà, il a investi plus de 13 % de son chiffre d’affaires en recherches et développement. L’équipementier français est également leader de la standardisation de la norme DSL (1996), le premier fournisseur en déploiement de masse (1997) et a depuis 1999 acquis une forte expérience de l’analyse et de l’étude des services large bande. Alcatel a pour objectif, par ailleurs, de demeurer numéro un dans l’accès large bande et propose pour son challenge une série de solutions (de management du système, couverture complète à faible coût, large choix de plateformes multiservices etc.). Concrètement, il a étudié plusieurs marchés pour montrer l’intérêt économique d’offrir des services autres que l’Internet rapide aux clients tout en faisant valoir la nécessité de favoriser l’émergence de services professionnels en remplacement de services déjà fournis au travers des solutions de réseaux fixes.
Seulement, pour pouvoir atteindre toutes ces technologies, un pays doit investir massivement. “C’est un investissement dans les infrastructures qui est au moins aussi important que celui dépensé au niveau des routes, du rail ou des aéroports », évalue Bill Thompson, analyste en TIC à BBC, qui rappelle que cet investissement ne manquera pas d’avoir un effet massif sur l’économie et la vie de tous.
L’entend-on ainsi en Tunisie où l’accès au haut débit reste encore restrictif aux entreprises et uniquement pour certains quartiers ?
Selon quelques indiscrétions, on sait qu’une formule sera lancée d’ici le mois de juin pour les familles (qu’on appellera ADSL light), mais on sait également que cette formule sera, du moins à ses débuts, assez chère et restrictive puisqu’elle ne concernera dans un premier temps que quelques régions et uniquement pour une certaine période de la journée. Or au vu de l’avancée actuelle de la technologie, les retards qu’on peut enregistrer dans ce domaine peuvent se répercuter négativement sur tout le monde et nous avons grand intérêt à gagner du temps en exploitant au mieux et au plus vite ce que la technologie offre de mieux.
Selon les experts, de toute façons, l’évolution vers la large bande va être inévitable (comme cela a été le cas pour la téléphonie mobile, inimaginable pour le commun des mortels il y a à peine dix ans) et les pays doivent s’y préparer sérieusement. Une chose est certaine : dans une décennie la planète ne ressemblera aucunement à celle d’aujourd’hui. Sur le plan technologique cela s’entend !

Nizar Bahloul
© Réalités
26-02-2004


Société de l’information, de Charybde en Scylla

Les technologies de l’information et la communication (TIC), sont devenues de puissants instruments de restructuration de l’économie et de la société mondiales.
La communauté internationale, soucieuse d’harmoniser le système mondial et d’amortir les tensions latentes et les contestations récurrentes d’une part, le système onusien, préoccupé par son inefficacité et la perte conséquente de sa crédibilité d’autre part, ont trouvé dans l’organisation des sommets mondiaux un moyen de légitimer le bien-fondé de la vision de la pensée unique néolibérale dominante dont le but est de faire des biens et des services d’information et de communication des marchandises banales, soumises aux seules lois du marché. Le sommet mondial de la société de l’information (SMSI) devait s’inscrire dans ces préoccupations et innover par rapport aux nombreux sommets mondiaux précédents.
La première innovation a consisté en l’organisation du sommet en deux phases, l’une à Genève en décembre 2003, l’autre à Tunis en novembre 2005. La seconde innovation a été de confier la préparation aux pays hôtes que sont la Suisse et la Tunisie ainsi qu’à l’Union internationale des télécommunications (UIT), institution connue pour sa complaisance à l’égard des politiques de dérégulation, de privatisation et d’appui aux opérateurs privés, surtout les multinationales dominantes dans les secteurs concernés.
La troisième innovation se proposait d’élargir le dialogue et le partenariat entre les délégations gouvernementales et les représentations des institutions internationales et intergouvernementales et celles des opérateurs privés, essentiellement les transnationales, et de la société civile.
Au sein des institutions onusiennes et des rapports de forces qui s’y affrontent, les choix d’abriter les deux phases du sommet à Genève et à Tunis et de promouvoir entre opérateurs privés multinationaux dominants et société civile dominée, un "partenariat" cautionné par les gouvernements et les organisations intergouvernementales, ne pouvaient être dépourvus d’arrière-pensées.
Sécurité oblige, d’autant que des délégations étaient pour beaucoup conduites par des présidents et des chefs d’État, l’impression durant le sommet est que la Suisse a mobilisé autant de participants que d’agents de sécurité omniprésents, surarmés et suractifs.
Les très nombreux portiques de détection des armes et autres explosifset produits dangereux ont fonctionné sous l’oeil vigilant d’agents plus que zélés. Dans l’enceinte du sommet, l’accès des internautes au cyberespace, mis à la disposition des participants, pourtant filtrés et contrôlés en toutes circonstances, a été visiblement sous haut contrôle d’agents " secrets ", facilement repérables, communiquant entre eux de façon ostentatoire par des micros intégrés dans les manches ou dans les cols de leur veston.
Au demeurant, beaucoup de participants se sont interrogés sans réponse sur les dérives possibles quant à l’utilisation inopportune de la base de données constituée lors des opérations d’enregistrement et des raisons pour lesquelles les badges distribués comportaient une puce à fonctions technologiques tenues sécrètes.
Les impératifs de la tolérance zéro pour une sécurité absolue ont été atteints, gageons que la Tunisie n’aura pas de peine à faire autant sinon davantage que ce qui a été fait à Genève. Reste à savoir comment les participants à la rencontre de Tunis ressentiront le même encadrement sécuritaire sur la terre africaine ? Des jeunes Suisses ont voulu organiser, à Genève, dans le cadre des multiples activités d’animation en marge du Sommet, un laboratoire multimédias (Polimedia Lab) et donner un peu plus de visibilité à leurs recherches d’internautes au sein d’un super espace, hostile aux idées dominantes de marchandisation effrénée des services d’information et de communication.
À la veille de l’ouverture du sommet où devaient se discuter des problèmes de liberté d’opinion et d’expression, une expédition de police les a chassés des locaux où se développaient avec succès leurs activités. Les autorités genevoises ont fait savoir qu’ils leur ont promis d’autres locaux qui pourraient peut-être devenir opérationnels un jour, bien après la clôture du sommet...
Soyons certains que la Tunisie prendra exemple pour " assainir " le climat avant et durant le sommet en facilitant la mobilité forcée des lieux de fonctionnement des associations. Reste à savoir comment les participants à la rencontre de Tunis apprécieront les mêmes agissements, si elles venaient à être pratiquées par les autorités de là-bas.
Un groupe de quelques dizaines de personnes ont voulu organiser une manifestation à Genève le 12 décembre, dernier jour de la rencontre, pour exprimer dans le calme, bien loin du lieu de déroulement du sommet, leur opinion au regard des conditions d’organisation et des résultats obtenus. La marche fut stoppée sans ménagement par les forces de police, les manifestants récalcitrant arrêtés pour vérification d’identité.
Le sommet, intelligemment isolé dans le palais des expositions transformé pour la circonstance en véritable blockhaus, est resté sourd aux interdictions de manifester et aux arrestations. Les tentatives et les tentations de création d’activités alternatives à organiser au sein ou hors du sommet ont été savamment et élégamment dissuadées. Seule la société civile, après des tergiversations en son sein, a fini par dénoncer cette atteinte aux droits élémentaires de manifestation.
La sécurité des Genevois anticipée, maîtrisée fut correctement assurée. La tranquillité des participants au sommet fut amplement garantie puisque même les documents à contenu suspect ont été interdits d’entrée et de circulation dans l’enceinte du sommet.
La Tunisie se fera un devoir de faire autant sinon davantage. Reste à savoir comment les participants à la rencontre de Tunis ressentiront les mêmes interdictions de manifester de l’autre coté de la Méditerranée.
Des journalistes membres de l’association Reporters sans frontière (RSF), ont organisé à Genève une conférence de presse en marge du sommet pour exprimer leurs réserves quant aux événements et annoncer leur volonté de s’exprimer durant le sommet, grâce au lancement d’une radio pirate, " Radio non grata ", pour couvrir les activités du sommet et dénoncer les atteintes aux libertés d’expression et d’accès à Internet dans de nombreux pays représentés au sommet.
Au lendemain de l’annonce, les émissions de Radio non grata ont été arrêtées. Gageons que les autorités tunisiennes sauront, le cas échéant, elles aussi bâillonner les émissions et publications anti-sommet. En Suisse, la langue française est importante parmi les autres langues officielles du pays (allemand, italien et romanche). Pourtant, au sommet, la langue anglaise aura été dominante et méprisante pour les autres langues officielles de l’ONU.
À cet égard, lors de la séance de clôture d’un sommet supposé traiter de la place du pluralisme linguistique et culturel dans le paysage médiatique mondial, les délégations officielles chinoise, arabe, espagnole, russe et française se sont officiellement émues et ont manifesté contre le statut réservé à ces langues dites officielles à l’ONU.
Soyons tranquilles, à Tunis, l’anglais continuera sa domination et on relèvera là-bas aussi des insuffisances dans les services d’interprétation et de traduction des documents. Pour des raisons objectives de sécurité et d’ordre public, la première phase du SMSI à Genève a été entachée d’insuffisances quant au respect des droits à l’expression libre des opinions. La société civile aura été, à tout le moins, humiliée et méprisée.
Elle a raté l’occasion d’exprimer avec force et clarté ses réserves sur les nombreuses insuffisances de préparation et d’organisation du sommet. Comment pourra-t-elle le faire à Tunis sans paraître sacrifier aux pratiques de deux poids deux mesures ? Vérité au Nord, mensonge au Sud !
Les gouvernements du Sud s’en accommoderont, leurs populations continueront à désespérer pour le moment, mais pour combien de temps ?

Djilali Benamrane, économiste, membre de l’association Biens publics à l’échelle mondiale
© L’Humanité
24 février 2004


L’Insat se penche sur le cas Internet

Dans le but d’évaluer la réalité de l’Internet en Tunisie, ses handicaps et ses opportunités, un séminaire a été organisé le 18 février 2004 par le Stream (le club des futurs ingénieurs de l’INSAT) et l’INSAT (l’Institut National des Sciences Appliquées et de Technologies) sur le thème "Internet en Tunisie".

État des lieux du réseau local
Le séminaire a été animé par une série de conférences concernant"le modèle tunisien en internet", le "centre de calcul Khawarizmi et ses tâches", "la sécurité des systèmes informatiques et la stratégie nationale dans ce domaine" et finalement "les réseaux d’accès et du transport IP en Tunisie".
Internet : Réalité encourageante mais l’important reste à faire évoquant le premier thème, M. Mohamed Ben Yahia, ingénieur à l’ATI a d’abord mis en revue les différentes tâches assurées par l’Agence Tunisienne de l’Internet tout en parlant de la stratégie du développement d’internet en Tunisie. En fait, il s’agit de développer en premier lieu l’infrastructure.
Pour cela, la bande passante a été augmentée de 12,1 kbps en 1991 à 155 MBps en 2003, un tarif unique pour les communications téléphoniques a été établi dans toutes les régions tunisiennes ainsi qu’une densification du réseau téléphonique et un réseau backbone IP offrant 10points de présence (POP)a été mis en place. Parallèlement au développement de l’infrastructure, il a fallu préparer une plateforme juridique, qui s’est traduit par la divulgation d’une loi sur le commerce électronique et la signature électronique et la publication du nouveau code de télécommunications.
Par ailleurs, un ensemble de projets a été lancé pour promouvoir l’internet en Tunisie, à commencer parla généralisation des publinets en 1998, le lancement du e-dinar en août 2000, le projet de l’ordinateur familial en novembre2000, le lancement de l’inscription universitaire en ligne, la création d’un fonds national pour aider le développement et la création des sites web, le programme de formation dans les TIC (21-21) ainsi que la connexion au réseau internet des universités,des lycées et des administrations. Résultat : l’augmentation du nombre des publinets pour atteindre 281 couvrant 7,5% de la population, l’accroissement du nombre des PC familiaux (25.000) et des abonnés à l’internet (91.000).Quant au nombre des internautes, il a atteint 570.000 en 2003 et il sera de l’ordre de 3.000.000 en 2006.
De même pour le nombre des noms de domaine : 2500 en 2003et il arrivera à 5000 en 2006. Les défis à relever maintenant sont le développement de l’université et de l’école virtuelles ainsi que l’instauration de l’e-gov.

Le centre de Calcul Khawarizmi
Le deuxième thème du séminaire a porté sur le Centre de Calcul Khawarizmi (CCK) et ses tâches. Créé en octobre 1976, son principal rôle était de mettre à la disposition des chercheurs les outils informatiques nécessaires à leur travail. En juillet 1997, il est devenu le fournisseur de services internet pour les universités.
Il assure par ailleurs, la tâche de sécurisation du système et de la connexion ainsi que l’assistance technique notamment dans l’hébergement des sites. A partir de 2000, il a commencé à offrir des services à valeur ajoutée et en 2001, il a mis en place les structures essentielles pour l’inscription en ligne, qui sera généralisée en 2005. Ses projets à long terme étant de développer un portail du réseau national des universités, un portail pour les chercheurs, de mettre des thèses en ligne et des CD-ROM de cours éducatifs ainsi que l’informatisation des bibliothèques universitaires.

La sécurité informatique : un objectif national
Concernant le troisième thème du séminaire sur la sécurité des systèmes informatiques et la stratégie nationale à cet égard, M. Anis Fourati, ingénieur au Secrétariat d’État à l’Informatique a commencé par énumérer les risques qui menacent les systèmes informatiques tels que le dénis de service, le détournement d’information, la contamination et la perte du contrôle du système. Ces menaces ont atteint plus de 320 mille incidents dans le monde jusque là, avec une moyenne de 25 attaques par semaine, provoquant un coût total aux États-unis de 201,8 milliards de dollars en 2003.
Pour y faire face, un ensemble de mécanismes est prévu, que ce soit d’ordre technique par l’utilisation des firewalls, des clés systématiques ou asymétriques et des VPN (mécanismes de décryptage des connections) ou d’ordre organisationnel à travers la réalisation d’audit, la définition d’une politique de sécurisation et la sensibilisation des entreprises. Quant à la stratégie nationale dans ce domaine, elle s’est caractérisée par la création fin 1999 de l’Unité de Sécurité Informatique, orientée principalement vers la sensibilisation, l’ élaboration d’une stratégie nationale dans le même sens en septembre 2002, la mise en place de l’Agence Nationale de Sécurité informatique le 4 février 2004 et l’obligation de l’audit pour les entreprises de leurs systèmes informatiques.

Tout passera via IP
La clôture du séminaire était avec le thème "Réseaux d’accès et du transport IP en Tunisie, où il a été question en premier lieu de montrer les limites du backbone IP national actuel (le backbone est une autoroute d’informations sous forme de boucles pour transporter des informations à haut débit). En fait, avec la croissance du nombre des abonnés et des bandes passantes d’utilisation IP, l’émergence de nouvelles applications IP, la croissance énorme du trafic et la qualité de service non optimale, il est devenu nécessaire de migrer vers un backbone IP MPLS (multiprotocol). Ce nouveau backbone permettra un transport à haut débit de données voix :et images à travers des fibres optiques. Quant aux réseaux d’accès, il existe plusieurs en Tunisie : le réseau d’accès multiple (LS - RNIS - Frame Relay - X25) que couvre 7000 accès sur 250 noeuds, le réseau ATM Frame Relay couvrant actuellement 3000 accès, le réseau ADSL qui atteindra 7800 accès en 2004 et le réseau SDH (le réseau national des fibres optiques) ayant une capacité de 2,5 à 40 Gb/S et qui sera généralisé sur tout le pays en fin 2004.
L’objectif final étant de migrer vers une nouvelle génération des réseaux de télécommunications ou tout passe via IP (all over IP)

Hanène ZBISS
© Supplément Economia - Le Temps
24 février 2004


L’accès à l’information
Une affaire pas toujours facile

Beaucoup de gens voient dans les NTIC un moyen d’améliorer l’accès à l’éducation dans les pays en développement. Alors que beaucoup d’étudiants dans ces pays habitent loin des établissements éducatifs (collèges, lycées, universités), et n’ont pas les moyens de payer un loyer dans une ville, l’enseignement à distance semble prometteur- De grandes universités enseignant à distance se sont développées en Chine, en Thaïlande, en Corée et en Inde.
L’accès à Internet peut également offrir un accès aux publications scientifiques, et permettre une collaboration entre les établissements et entre les pays, par l’intermédiaire de forums de discussion et de sites Web.

Faire partie du « village mondial »
Lorsque le grand public (et les investisseurs) ont pris conscience du potentiel d’Internet, et du fait que ce réseau allait devenir incontournable, les médias se sont mis à parler d’un « village mondial », qui réunirait tous les peuples et toutes les cultures.
Pourtant, force est de constater que la plupart des cultures sont sous-représentées alors que quelques cultures, celles des États-unis et de l’Europe dominent.
Il s’agit alors de permettre la diffusion (et la conservation) du patrimoine artistique et culturel de nombreux pays, en permettant l’accès aux NTIC. En particulier, alors que l’Unesco s’alarme d’un nivellement linguistique mondial, on peut considérer l’accès aux NTIC comme une priorité afin de sauvegarder ces langues et ces cultures.

Liberté d’expression et démocratie
Internet et plus généralement les NTIC semblent difficilement contrôlables. Alors que certains gouvernements essayent, de les censurer (la Chine) ou d’en limiter l’anonymat (les États-Unis, l’Europe...), on peut imaginer que les NTIC soient un moyen de répandre la liberté d’expression là où elle est réprimée.
En effet, les NTIC fournissent les outils nécessaires pour « faire sortir » de l’information d’un pays, même lorsque les moyens de communications sont étroitement surveillés et les médias sous contrôle. Les réseaux de télécommunication permettent de transférer l’information, et les outils cryptographiques permettent d’en assurer la confidentialité et l’anonymat.

Marginalisation dans l’économie mondiale
Dans une économie qui repose de plus en plus sur l’information et l’immatériel, on pourrait penser que les pays en développement seraient moins défavorisés qu’avant. En effet, produire de l’immatériel, comme des logiciels ne nécessite pas de lourds investissements en machines et en main d’oeuvre, de s’approvisionner en matières premières ou de réduire les coûts de production.
Dans un marché mondialisé, peu importe également la position géographique d’une entreprise. Ce qui devient la clé du succès, c’est l’intelligence des employés, face à quoi nous sommes tous égaux... à niveau d’éducation égal. Et nous avons vu que c’est ce qui pose problème.
Un des principaux risques pour les années à venir serait que les pays en développement se retrouvent totalement exclus de cette économie de l’information qui se développe, et qu’ils restent cantonnés à des secteurs en régression ou en stagnation. Au risque de voir les pays du Nord uniques producteurs de biens « supérieurs » (et immatériels), et les pays du Sud producteurs de biens « inférieurs » (et matériels). Actuellement, les pays développés étant de beaucoup les principaux producteurs de brevets, c’est ce qui est en train de se produire.
Oh pourrait voir cette situation comme un moyen pour le Nord, tout en participant à leur développement, de maintenir ces pays en situation de dépendance et d’infériorité, ce qu’il faut éviter à tout prix.

Mise à l’écart de la recherche internationale
De même, le secteur de la recherche est menacé. De plus en plus de publications scientifiques se font par l’intermédiaire d’Internet, et par conséquent ceux qui nont pas accès à Internet se retrouvent mis à l’écart de la recherche internationale. Il est à la fois plus difficile d’accéder aux publications des autres pays et de publier ses propres articles, sans le recours aux NTIC.

Un secteur de développement
Nous avons vu que le manque de contenu « localisé » est un frein à l’adoption des NTIC dans certains pays. Le développement de ces contenus adaptés aux besoins d’un pays, ou d’un secteur d’activités peut constituer une niche dans un marché occupé par les grands éditeurs du Nord.

© Supplément Economia - Le Temps
24 février 2004


Internet : à la recherche de la recette miracle !

L’objectif annoncé par le ministère des technologies du transport et des télécommunications est ambitieux à l’image de la Tunisie : avec à l’horizon 2005, 2 millions d’internautes tunisiens. Mais à la vitesse actuelle ( + 100.000 internautes en une année environ), il faudrait alors décupler la progression actuelle.
Les forfaits internet...
la solution ?

Les nouveaux abonnements pêchent par un excès de prudence, tout d’abord un plafonnement et une seule et unique formule. Les gros consommateurs ne sont pas visés. En plus, la restriction imposée avec le refus « officiel » de proposer ces formules aux entreprises, les FSI ne sont pas intéressés également pour faire fondre leur CA sans augmenter le nombre de clients. En clair, les FSI ne cherchent pas à transformer leurs clients professionnels en pré-payé mais visent plus l’utilisateur à la maison qui utilise « frauduleusement » un code d’accès d’un ami ainsi que les nouveaux qui ont peur de la facture téléphonique. Mais pour que ça marche, il faut plus d’offres, plus de flexibilité et une meilleure communication pour expliquer les véritables avantages. Certains pensent à des cartes prépayées, comme Planet l’a déjà fait et qui n’incluaient pas les frais télecom, c’est une voie mais est ce que ce sera la recette miracle ?
L’autre bataille ?

En fait, il y a 2 batailles, le coût d’accès au net qui reste un frein et la raison pour y accéder. On a ainsi vu 2 plans d’actions se développer pour essayer de gommer le premier obstacle à travers les baisses successives, l’ordinateur familial et la nouvelle formule de ristourne pour financer le contenu.... Mais jusqu’à aujou d’hui, on est encore loin des objectifs. La ristourne n’est pas encore fonctionnelle et pose quelques restrictions tout en étant plafonnée ! Elle semble plus destinée aux sites personnels, délaissant les sites commerciaux qui font un contenu de qualité et drainent un trafic important. L’ordinateur familial a permis d’augmenter le taux d’équipement des ménages mais il reste encore trop bas. Personne d’ailleurs ne démentira aujourd’hui que le gros des accès internet se fait dans le monde de l’éducation et depuis les bureaux.
L’ADSL light :
une solution light ?

Une récente annonce de Tunisie Telecom nous annonçait des plans de mise en place d’une nouvelle formule « light » pour l’accès ADSL a prix intéressant. Mais il ne faut pas oublier que l’ADSL, à bas prix, est intéressant pour les FSI si seulement ils augmentent leur CA d’affaire et non le baisser. Toute baisse type -40% doit s’accompagner au moins d’une croissance similaire du nombre d’abonnés pour les FSI même si les telecom baissent leurs tarifs pour la bande passante. Il ne faut pas oublier que les FSI sont privés et, par conséquent, ont un objectif financier et ne sont pas partants pour perdre de l’argent, pour augmenter le nombre des abonnés. L’autre handicap pour l’ADSL light ou l’ADSL tout court pour les intimes, restera la bande passante. Avec le haut débit, il faut s’attendre à un changement des habitudes et une prolifération du P2P pour le téléchargement ce qui ne manquera pas de surcharger substantiellement un réseau qui n’est pas dimensionné pour un tel trafic. Et sans oublier que la couverture de l’ADSL laisse à désirer.

Mehdi Blagui
© Tunis Hebdo
23 février 2004


Publication
« Transport magazine »
Publinets : pour le respect de la déontologie

Transport magazine, publication du ministère des Technologies de la communication et du Transport, propose dans son 8éme numéro un sommaire alléchant et des sujets d’actualité.
Ainsi « en prévision du Sommet de l’information », qu’abritera la Tunisie en 2005 et pour en « garantir les meilleures conditions de réussite, l’article en ce sens nous rapporte entre autres la résolution adoptée par le Conseil exécutif de l’Union africaine relative à ce Sommet, qui « réaffirme la grande importance du sommet et lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle contribue activement à sa préparation, favorise l’établissement d’un véritable partenariat entre tous les acteurs concernés et transforme la fracture numérique en perspective numérique », cela outre la décision du conseil « d’appuyer la candidature de la Tunisie au Conseil économique et social des Nations unies pour la période de 2004-2006 lors des élections qui auront lieu à l’occasion de la 58e session de l’Assemblée générale de l’ONU ».
Une autre information qui ne manque pas d’intérêt concerne les services des télécommunications et du réseau de téléphonie mobile. M. Sadok Rabeh, ministre des Technologies de la communication et du Transport, a indiqué, lors d’une cérémonie organisée en l’honneur du millionième abonné au réseau GSM, que « les prévisions du nombre d’abonnés de Tunisie Télécom tablent sur 1.500.000 abonnés d’ici à la fin de l’année ».

Exhaustive est l’étude réalisée sur les publinets.
L’auteur de l’article relève « quelques dérapages » et signale que le cahier des charges relatif aux centres publics d’internet « fait encore l’objet de révisions dans les services concernés du ministère des Technologies de la communication et du Transport » : « Des promoteurs engagés à respecter les clauses du cahier des charges et à se consacrer à l’encadrement des internautes fréquentant ces centres tout en en assurant la gestion ont confié certains publinets à des personnes non qualifiées pour encadrer les internautes qui sont, de ce fait, livrés à eux-mêmes (Sic !) ».
L’appui éducatif n’étant plus assuré conformément au cahier des charges, « des dispositions ont été prises par l’État pour réviser le cahier des charges qui serait commun aux publipostes, aux publinets et aux publitels. Désormais, et à la faveur du nouveau cahier des charges, le promoteur pourra grouper dans un seul espace, les publipostes, publitels et publinets pour proposer dans un même endroit plusieurs services de communications », l’intérêt de l’usager primant avant tout, sans parler de la création de postes d’emploi que le nouveau cahier engendrerait et de l’émergence de la culture numérique ; cela, bien entendu, dans « le respect de la déontologie [qui] est la règle d’or de l’emploi du numérique ».

Mounira Aouadi
© La Presse
24 décembre 2003


Quelles sanctions pour le piratage informatique

Le piratage informatique est une infraction aux lois régissant les droits de la propriété intellectuelle, le droit d’auteur, et la protection juridique des programmes et des applications informatiques. Durant ces dernières années, le nombre des infractions a connu une évolution exponentielle donnant lieu à des interrogations multiples. Ces interrogations tournent autour des différentes formes de contrefaçon, des procédures de contrefaçon, ainsi que les sanctions prévues pour les pirates.
Les formes les plus redondantes de contrefaçon sont au nombre de trois. La première forme c’est la vente des copies pirates par les revendeurs sur des supports magnétiques (CD, disquette) ou bien la vente de logiciels installés sur des ordinateurs vendus aux clients. La deuxième forme de piratage, c’est l’installation sur plusieurs ordinateurs du même logiciel et avec la même licence au lieu d’acquérir autant d’ordinateurs que de licences. La dernière forme est offerte par l’Internet à travers le téléchargement des copies de logiciels et des applications pirates.
Compte tenu de la gravité du piratage, le législateur tunisien a jugé opportun de prévoir des sanctions aussi bien civiles que pénales.
En ce sens, la loi n° 94-36 du 24 février 1994 relative à la propriété littéraire et artistique a prévu que le tribunal fixe librement le montant des dommages et intérêts que le contrefacteur doit payer à l’auteur, en fonction de la gravité du préjudice subi par ce dernier. Il n’y a pas d’échelle de peine prévue par les textes, mais le montant des dommages et intérêts peut atteindre des montants imaginaires.
Quant aux sanctions pénales, prévues par les articles 52 à 55, elles sont multiples : d’abord la destruction de toutes les copies faites. Encore plus grave, le pirate risque une peine d’emprisonnement pouvant atteindre 6 mois (12 mois en cas de récidive). En plus, il est possible de fermer définitivement sa société.
Sur le plan procédural, l’auteur d’un logiciel ou ses ayants-droit sont les seuls habilités à engager une action en contrefaçon.
Généralement, il existe quatre actions : la saisie-contrefaçon, la saisie-contrefaçon diligentée sur la simple demande d’un auteur de logiciel, la saisie-contrefaçon diligentée sur ordonnance et l’action en justice.

Trabelsi Slaheddine
© Tunis Hebdo
Du 21 au 27 avril 2003



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