Ca ne m’étonne guère de me réveiller un lundi matin, jour férié, (ici on dit vive la Reine juste pour cette journée, mais de la reine on s’en fiche royalement), et de voir que c’est parti en cacaouettes (pour reprendre J. Debbouze).
Il parait que la démocratie n’est pas désirable chez les Tunisien et peut être aussi trop désirable chez d’autres. J’ai bien remarqué (avis personnel) qu’il y a un gap énorme dans les points de vues concernant les affaires tunisiennes dans le microcosme de l’opposition. (Je pense à Nawaat pour sonder les opinions concernant le sujet SBS ou autres sujets controversés, bonne idée n’est-ce pas).
La première chose à dire concernant ce gap, si l’on peut le nommer ainsi, est générationnel, les anciens : majoritairement au bord du gouffre et qui rejoignent facilement les méthodes déjà instaurées en politique tunisienne d’antant et de maintenant ; magouilles et 7ar9an : "grillade" en d’autres termes. Ca ne change pas, on s’enfonce. Il parait que ceux qui ont un peu de notoriété, il l’exploite pour dérailler toutes les tentatives, qu’elle soient bonnes ou mauvaises. Je pointe du doigt plusieurs auto-proclamés, auto-élus, et les soi-disants démocrates.
D’ailleurs ce n’est pas du tout mauvais à mon sens, ça nous permettrait de voir clair, de savoir qui roule pour qui et pour quoi, ou plutôt qui roule pour lui-même. Les anciens sont généralement expérimentés, mais expérimentés en dictature. Je le dis et le redis, les jeunes il faut que ça bouge de notre côté. A-t-on besoin de sacrifier notre énergie ? Je ne pense pas. Et alors si l’on n’est pas du même bord ?
La plupart des accusations enregistrées jusqu’à maintenant relèvent des règlements de comptes personnels, de l’extrapolation non-fondée ou du désaccord, bien que le désaccord est une bonne chose, il manque de transparence c’est ce qu’on n’a pas compris en Tunise, on n’a pas besoin de tout savoir, mais s’il y a des choses à dire et à prouver, pourquoi ne pas étaler le tout. Qu’on crève l’abcès ! On n’est pas loin du jeu :"je t’accuse", mais de quoi ? "Euhhhh je ne sais exactement".
L’autre génération, l’orpheline, l’indésirée des grands, tergiverse encore. Non, on ne va pas tous se lancer en politique (clin d’oeil à Mithgareb), mais au moins qu’il ait du nouveau, une nouvelle ère. Ne pensez-vous pas que les jeunes peuvent répondre aux attentes des jeunes Tunisiens plus qu’on ne le fait maintenant ?Personnellement, je préfère voir ça que d’être tout le temps en conflit avec le vieux qui ne me comprend pas. C’est quoi ça ? encore une crise d’ado ?